Wednesday, January 29, 2014

TOGO::Les 62 licenciés de la STTS, partenaire exclusive de Moov Togo, sur le pied de guerre


Dénonciation, colère et amertume le tout enveloppé dans une détermination à aller jusqu’au bout et jouir de leurs droits dans cette affaire que les 62 employés licenciés de la STTS (Société Togolaise de Télecommunication et services), partenaire exclusive de Moov Togo qualifient « de licenciement abusif », tel est le constat que fait ce mardi par un journaliste de Telegramme228 qui a assisté à une conférence de presse organisée par ces derniers.
Au cours de cette rencontre avec les hommes de médias, les employés licenciés, à travers un récit des faits qui ont conduits à leur licenciement le 24 décembre dernier par leur employeur, ont dénoncé les méthodes esclavagistes de ce dernier. Selon un extrait de la description des évènements qui a été livré à la presse, on pouvait lire que, « depuis 34 mois, nous avons travaillé les dimanches et jours fériés sans repos hebdomadaire prévu par la loi. Il était demandé à ceux qui ne veulent pas travailler les dimanches de rendre les matériels de travail et de ne plus revenir. Nous avons essayé en vain de convaincre notre employeur à nous accorder un repos hebdomadaire. C’est ainsi que durant 34 mois nous avons croupi sous le soleil 7 jours sur 7, même les jours de fête. Tout ceci a conduit à une grogne en août 2012 dont la plateforme revendicative était le repos hebdomadaire, la déclaration à la CNSS, la domiciliation des salaires à la banque, l’augmentation de salaire, l’assurance, crédit de communication pour relancer nos flottes, les portables pour les transferts ». Ce sont là des revendications qui ont permis d’ouvrir les discussions et des promesses ont été faites, mais, ne seront jamais, à en croire les licenciés, tenues. A preuve, ce sont d’ailleurs les mêmes réclamations qui, un an plus tard ont engendré la situation qui a conduit au licenciement.
Situant la conférence de presse dans son contexte, le porte-parole des employés licenciés, Komi Dégnon, a indiqué que c’est « pour mettre un point sur les autorités en leur disant qu’il y a beaucoup de sociétés dans ce pays qui gèrent les Togolais plus que des esclaves, qui n’ont même pas droit à des droits élémentaires à en jouir. Donc nous voulons leur mettre la puce à l’oreille pour que le droit soit dit, pour que la justice soit faite pour ces 62 licenciés  ». Et ceci, poursuivent-ils, « non pas seulement pour nous, il y a aussi nos frères qui sont dans d’autres sociétés qui subissent même pire plus que nous. Nous voulons dire à l’autorité que nous aimerons un changement, nous disons à tous les licenciés de la STTS qu’ils soient forts, faut pas qu’ils prennent cette situation comme une situation de dépression, que nous sommes la porte. Si c’est nous qui allons sauver les togolais dans cette situation, nous sommes prêts à le faire ». A noter que les employés ont aussi dénoncé le rôle sombre qu’aurait joué Moov Togo, dont la STTS est le partenaire exclusive, dans ce bras de fer qui les oppose à leur employeur direct.
Présent aux côtés des employés licenciés de la STTS, le MMLK (Mouvement Martin Luther King, la voix des sans voix) ne monnaye pas son soutien. « Nous appuyons ces compatriotes parce que leurs droits sont violés. Nous ne pouvons comprendre que dans un pays comme le notre, le code du travail n’est pas respecté et que les gens se permettent de faire du n’importe quoi », a martelé son président, Pasteur Edoh Komi. « Nous avons compris dans ce dossier que les employeurs véreux de complicité avec des inspecteurs du travail véreux et indélicats se permettent de licencier des Togolais qui n’ont réclamé que leurs droits. Je crois que c’est une dernière fois que ces genres de chose se passent, nous n’allons plus accepter que cela se passe au Togo », a-t-il poursuivi.
Le dossier étant pendant devant la justice togolaise, ces deux voix se sont jointes pour interpeller le ministre du Travail et le juge du tribunal du travail à faire respecter le code du travail et la convention collective interprofessionnelle. Tout ceci inclut le paiement des dommages et intérêts à ces employés licenciés sans d’ailleurs un préavis et remplacés à pieds levés par d’autres agents recrutés en pleine crise. Des droits que l’employeur, aux dires des licenciés, indique n’être pas prêt à verser. Wait and see !
G.K, Lomé (Telegramme228)

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