Tuesday, December 17, 2013

TOGO:: Jean Adolehoumé s’engage : « ...on peut être amené à harmoniser les primes dans toutes les industries extractives du Togo en fonction de ce qui est meilleur pour que l’employé y trouve pour son compte »



Le 15 Novembre 2013, il a été porté sur les fonts baptismaux une association professionnelle des industries extractives au Togo (APIET). Composée d’entités morales telles que SCANTOGO MINES, la SNPT, de POMAR Togo, de Togo carrière, de RRCC, de GB African Ressources, de MM- Mining et de Voltic Togo, APIET a été présentée à la presse pour dans une vision de devenir une force de proposition pour les pouvoirs publics et pour le bien-être des ressources humaines des industries extractives au Togo.
Le président M. Jean Adoléhoumé parle d’association pour le partage des bonnes pratiques dans plusieurs domaines. Nous sommes tournés à lui pour mieux comprendre la vision d’APIET.

pa-lunion.com : Jean Adolehoumé bonjour

Jean Adolehoumé : Bonjour !


Vous êtes le président de « APIET » association des Professionnels de l’Industrie extractive du Togo. Une association née et présentée à la presse il y a quelques semaines. Remontez-nous, s’il vous plaît, à la définition de votre association ?
Je vous remercie pour l’opportunité. APIET, comme vous l’aviez définie, est l’association professionnelle des industries extractives du Togo. Une association créée cette année et qui regroupe des représentants des industries extractives du Togo. Pour le moment il y a huit représentants dans le bureau. La présidence est revenue à SCAN-Togo Mines, la vice-présidence à attribuée à la SNPT, le secrétariat est arrivé à POMAR-Togo, la trésorerie à Togo Carrière et des conseillers que sont les représentants de RRCC, G et B African Ressources, VOLTIC et MM-Mining. Le but de notre association est d’avoir un cadre de concertation et d’échange sur les bonnes pratiques. D’abord sur les ressources humaines. Vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes dans un domaine où il y a très souvent des remous. Parce qu’on estime que c’est des activités qui font appel à beaucoup d’énergie, et les employés demandent de plus en plus de bonnes conditions de travail. Ensuite, nous nous assignons à être des collaborateurs des gouvernants en matière de législation concernant les industries extractives. Vous savez par exemple que le nouveau code minier est toujours en discussion. On peut être une source d’information du pouvoir public dans ce domaine-là. Enfin la loi du 5 mai 2011 oblige les industries extractives à financer le développement social des populations autochtones et là aussi, nous pouvons être très utiles dans l’application de cette loi.


De façon concrète, que dit la loi du 05 mai 2011 ?

La loi du 05 mai 2011 fait obligation aux industries extractives à financer le développement des localités des zones d’extraction, de participer au bien-être social de ces populations. En gros, il faut financer tout ce qui peut permettre le développement de ces localités. Il y a donc une dotation financière à mettre en jeu, une programmation d’un nombre d’actions à mettre en œuvre et à prouver. Un budget est donc nécessaire et ce budget est fixé par le ministère des mines selon la taille des industries concernées.


Si c’est le cas, pourquoi le travail là n’est pas fait directement par les entreprises, autrement dit pourquoi il a fallu mettre en place cette association ?
Non, le but de l’association n’est pas de faire ce travail. Mais d’être un cadre d’échange de bonnes pratiques. Quand on parle de bien-être, les problèmes étant immenses, on ne peut pas dire qu’il y a trop d’initiatives dans ce sens-là. Plus il y a des sources de financement, donc de mise en action des projets de développement, mieux ce sera pour les populations. Mais comme je vous le dit, nous ne finançons rien. Nous sommes dans le cadre d’échange de bonnes pratiques. Par exemple, des choses qui marchent bien ailleurs, nous pouvons les recopier dans les entreprises.


Aussitôt né, des gens pensent que vous vous êtes organisés en association pour mieux vous servir des employés et contre leurs intérêts ? Vrai ou faux ?
Ecoutez, je vous ai dit que nous sommes des représentants de nos sociétés ou entreprises. Dans ce bureau-là vous ne verrez pas de directeurs généraux. Chaque représentant est certes un cadre dans son entreprise d’origine, mais nous ne sommes pas un conglomérat de directeurs généraux qui se liguent contre les intérêts de quelque employé que ce soit. Au contraire.


En quoi cette association va donc pouvoir profiter aux employés des industries extractives alors ?
Ne serait-ce qu’au niveau des primes par exemple, on peut être amené à harmoniser les primes dans toutes les industries extractives du Togo en fonction de ce qui est meilleur pour que l’employé y trouve pour son compte. Parce que comme je l’ai toujours dit, la première richesse d’une entreprise ce sont des ressources humaines. S’il n’y a pas d’hommes, il n’y a pas de production, donc il n’y a pas de richesse, il n’y a pas aussi de la consommation. Donc tout ce qui est bonne pratique pour mettre à l’aise ces hommes assurer leur bien être pour qu’ils constituent des forces de production assez régulière, on prend.


Mais s’il n y’a pas de directeurs généraux, vos propositions s’imposeront quand même aux DG. C’est ça ?
Bien sûr !!


Mais là, est ce qu’il n’y a pas amalgame ?
Non, pas du tout. Nous restons une association et nous n’avons pas une force coercitive. On fait des propositions et l’adhésion est libre et réglementée. APIET est une association comme n’importe toute autre. Une association qui regroupe des gens de bonnes volonté pour le bien être de leur salariés et pour que l’ambiance sociale soit apaisée et que la production puisse continuer dans les conditions beaucoup plus sereine.


Donc Médiateur des crises répétitives dans le secteur ?

Pourquoi pas. Parce que nous sommes une force de proposition. Puisqu’il y a les frères des autres entreprises qui pourront bénéficier de l’expertise des autres pour ramener le calme. APIET va à coup sûr éteindre les crises en amont.


Que feriez-vous dans les jours à venir pour vous imposer dans votre domaine ?
D’abord dans une logique d’une campagne de communication, nous faire connaître du public, ensuite, nous rapprocher des pouvoirs publics, étant donné que nous ambitionnons d’être une force de proposition, donc pour présenter nos propositions en direction du nouveau code des mines par exemple. Il y a aussi la convention collective des mines qui est en préparation. Là aussi il faut situer les responsabilités parce que dans ce domaine on fait un peu trop d’amalgame entre les industries qui utilisent les produits minéraux. Un seul exemple, on a tendance à classer CIMTOGO par exemple sous le ministère des mines alors que ce n’est pas le cas. Il est sous l’industrie. Il y a des définitions précises pour cela. Donc il faudra que ce soit compris. Et ce n’est pas fini. On devra réfléchir à ce que les revendications collectives soient raisonnables pour ne pas casser la machine de profit. Parce que, comme vous le savez bien, les investisseurs n’aiment pas trop de remous. Et si c’est le cas, on risque de fermer nos entreprises. Parce que comme un proverbe le dit chez nous, à force de tailler la mine, elle finit par casser.


Ça fait quelques mois maintenant que vous avez présenté cette association à la presse, est-ce que vous avez fait la même chose aux ouvriers que vous défendrez sur vos sites ?
Non, nous n’avons pas à présenter cette association aux employés. Parce que le faire serait comme si on cherchait des adhérents parmi eux. D’ailleurs l’adhésion n’est pas ouverte aux individus. C’est réservé aux personnes morales exerçant dans les industries minières. C’est stricto sensu.


Qui peut être membre ?
Par exemple, il y a des industries extractives des carrières de sables qui foisonnent çà et là. Elles peuvent être membres. Dans ce domaine précisément, et vous avez vu, il y a eu besoin que l’état intervienne pour réglementer le secteur. Parce que ça foisonnait avec les travaux du nouvel quai et les grands travaux sur nos routes. Et là nous sommes d’accord qu’il faut discipliner la profession et voilà. On espère qu’on aura beaucoup d’adhésion.


Donc vous êtes là pour faire la discipline ?
Pas pour discipliner. Mais pour participer. Naturellement l’état insuffle la dynamique, et nous de divulguer les bonnes pratiques pour être en accord avec les lois et le bien-être de nos ressources humaines. Car je n’arrêterai jamais de le dire, les ressources humaines constituent les premières ressources de nos entreprises.


M. Jean Adolehoume, merci !

C’est moi

 

  Transcription Jean Adolehoumé

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