Monday, December 29, 2014

TOGO : Les réformes ne vont pas dans l'intérêt d'une partie de l'opposition, selon Agbéyomé Kodjo

Invité dimanche dans l’émission « œil sur l’actualité » de la télévision LCF, le président de l’Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (OBUTS, opposition), Agbéyomé Kodjo a estimé qu’après analyse des différentes postures au sein de l’opposition, une partie de cette famille ne recherche pas la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles avant la présidentielle de 2015.

Selon lui, « l’avènement de ces réformes ferait perdre à certains, des statuts ou des avantages ».

Après avoir rappelé que sur le plan constitutionnel, rien n’empêche le président de la République actuel de faire acte de candidature pour un 3ème mandat en 2015,  l’ancien président de l’Assemblée nationale a convié l’opposition qui souhaite la démocratie au Togo, au respect des lois de la République, « qui plus est la Constitution, quelle qu’elle soit ».

« La Constitution de 1992 n’a pas court aujourd’hui, on ne peut pas statuer sur un texte qui n’est pas à l’ordre du jour pour décider si Faure Gnassingbé doit participer aux élections ou pas. Dans une démocratie, la minorité n’impose pas son point de vue à la majorité. Cela n’est pas la démocratie mais le jeu de la minorité », a-t-il relevé.

Que Faure Gnassingbé soit candidat pour la prochaine élection n’est pas un problème, selon lui. Le seul problème qu’il y a à son avis,  c’est comment l’opposition doit s’organiser en seul bloc pour le sortir.

« Au lieu de réfléchir à comment elle va constituer une union sacrée pour aborder les élections ensemble, il y a la multiplication des candidatures, les gens s’invectivent dans les médias et une partie dit qu’elle peut battre sans le concours des autres le président de la République au prochain scrutin. Ces genres de démarches ne rassurent pas la population », a-t-il précisé.

L’ancien militant de premier rang du Collectif Sauvons le Togo (CST) pense pour part que l’opposition doit prendre acte de la candidature de Faure Gnassingbé à la présidentielle prochaine pour éviter de donner l’occasion au chef de l’Etat actuel de disposer de deux ou trois chances pour se représenter dans l’avenir ou pour faire du poste de président « un bail ».

Depuis le 19 novembre 2014, une proposition de loi de réformes a été déposée sur la table de l’Assemblée nationale mais les positions des partis parlementaires sont jusqu'ici inconciliables.

Pour les initiateurs de ce projet, en l’occurrence le Comité d’action pour le renouveau (CAR) et l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), la candidature de Faure Gnassingbé à cette échéance électorale ne posera pas de problème. Mais le Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015) ne veut pas voir Faure Gnassingbé à cette élection.

Telli K.
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