Tuesday, February 10, 2015

La 2ème journée nationale de sensibilisation sur les maladies cardiovasculaires lancée : des dépistages gratuits au programme

Trois (3) Togolais sur dix (10) sont hypertendus, 3/10 sont exposés à la fumée du tabac et 9 sur 10 personnes  n’ont jamais mesuré leur taux de sucre dans le sang. Au centre hospitalier universitaire de Kara, 40% des patients sont hypertendus,  22% à Kpalimé et 21% à Atakpamé. En 2000, un milliard de personnes dans le monde étaient  hypertendus et en 2025, 1,5 milliards le seront si rien n’est fait.

C’est face à ce constat que  la 2ième journée nationale de sensibilisation sur les maladies cardiovasculaires et de dépistages gratuits a été officiellement lancée ce lundi à Lomé, a constaté l’Agence de presse Afreepress.

Plusieurs activités sont inscrites au programme de cette journée organisée depuis l’année dernière pour amener la population togolaise à prendre conscience des dégâts causés par les maladies cardiovasculaires.

Du 10 au 13 février, les populations togolaises se feront dépistées gratuitement au marché de Hédzranawoé à Lomé. Le samedi 14 février, une course populaire aura lieu à la plage de l’hôtel Ibis à Lomé.

« Les maladies non transmissibles, les maladies cardiovasculaires ne cessent de faire des victimes innocentes, des handicapés, des veuves et veufs et des orphelins dans les familles et communautés. C’est pourquoi, nous avons organisé cette journée pour apporter l’information sur les facteurs de risque contre ces maladies à la population et surtout les aider à connaître les chiffres tensionnels », a déclaré docteur Agoudavi Kokou, Coordonnateur national du Programme national de lutte contre les maladies non transmissibles (PNLMNT).

Le sport, selon lui, pour montrer à la population qu’en plus de connaître ses chiffres tensionnels, il faut savoir que l’exercice physique contribue à prévenir ces maladies. 

Le tabagisme, la consommation nocive de l’alcool, l’inactivité physique et la mauvaise alimentation sont reconnus comme étant les principaux facteurs de risque pouvant entraîner chez l’individu la survenue des maladies non transmissibles comme l’hypertension artérielle.

« Toute personne doit comprendre que les facteurs de risque d’aujourd’hui sont des maladies de demain. Quelqu’un qui a les facteurs de risque, il n’est pas encore malade mais s’il ne fait rien, il va tomber », a insisté le responsable du programme national de lutte contre les maladies cardiovasculaires Jean-Marie Domorou.

Au bout de dix ans, le programme ambitionne dépister les patients hypertendus sur toute l’étendue du territoire, les autres malades cardiovasculaires, les patients à risque, prendre en charge les cas dépistés, faire baisser la fréquence de l’hypertension artérielle de 10%, faire baisser la fréquence des Accidents vasculaires cérébraux (AVC) à 20%, inverser la pente de la courbe d’évolution des maladies cardiovasculaires, former les spécialistes et recycler le personnel soignant.

Joseph A.
Afreepress

No comments:

Post a Comment