Thursday, May 14, 2015

TOGO :: Ebola : une étude anthropologique unique commandité par le gouvernement togolais

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Ebola : une étude anthropologique  unique commandité par le gouvernement togolais  
 Parmi les mesures prises par le Togo pour mieux se prévenir et lutter convenablement contre la maladie à virus Ebola, le gouvernement a commandité une étude anthropologique sur cette épidémie qui a fait plus de 11.000 morts dans la sous-région ouest africaine en 14 mois.

Les résultats de cette étude ont été présentés ce mercredi à Lomé au premier ministre, Arthème Séléagodji Ahoomey-Zunu, a appris l’Agence  presse Afreepress.

Menée par l’équipe anthropologue  du Professeur Awesso de l’Université de Lomé dans tout le pays, cette étude a permis de déterminer les représentations de la population en matière d’Ebola, notamment ce qu’elles pensent de la maladie et  des messages qui lui ont été transmis et comment elle agirait si Ebola se produisait dans le pays.

« Cette étude montre que nous ne devons pas baisser la garde. Certains peuvent être tentés en raison du fait que les pays touchés commencent à sortir de l’épidémie. C’est maintenant qu’il nous faut maintenir la garde très haute, garder les bonnes attitudes et réfléchir à la manière dont nous pouvons garder ce comité qui s’occupe d’Ebola, à la prévention des grandes crises et des grandes épidémies qui continuent à menacer et à se renouveler dans notre région », a déclaré le premier ministre.

Mais à partir de maintenant, a-t-il ajouté, on ne doit plus se comporter comme s’il est impossible d’avoir accès à une épidémie aussi grave. « Maintenant, il faut envisager le budget de la santé en termes  d’objectif, savoir ce que nous voulons régler dans les cinq prochaines années, les moyens dont nous disposons, ceux que nous devons rechercher, en termes de ressources financières, humaines, de matériels et d’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel de la santé, un instrument d’amélioration de l’action du gouvernement au niveau de la santé », a-t-il précisé.

Selon le professeur Bernard Seytre de l’équipe anthropologique, au Libéria, en Guinée et en Sierra Leone, « des idées fausses » reçues par la population ont justifié les comportements « extrêmement négatifs » développée par elle, ce qui faisait que des gens  ne croyaient pas qu’Ebola existait ou  qu’il avait été créé on ne sait pas par qui, « ce qui faisait que les gens ne suivaient pas les mesures de prévention, cachaient leurs malades et voire même recouraient à la violence », a-t-il indiqué.

« Appuyé sur cette enquête, j’ai fait des propositions, deux communications différentes pour éviter de créer l’anxiété et la peur. D’abord, Ebola n’est pas toujours une maladie mortelle, entre 1/3 et la moitié des personnes malades survivent, s’ils sont pris en charge par un centre de soins. Le Togo a mis en place des centres de soins au cas où Ebola surgirait. Cela dit, s’il jamais il y a un cas d’Ebola, il ne faut pas dire qu’il est mortel et garder le malade chez soi mais l’emmener aux soins », a conseillé M. Seytre.

Depuis l’avènement de cette maladie, aucun cas avéré n’a été détecté au  Togo, aussi bien selon les autorités sanitaires que cette étude anthropologique.

Le Liberia a été déclaré exempt d’Ebola depuis le 9 mai dernier. Les deux autres pays durement touchés par cette épidémie, à savoir la Guinée et la Sierra Leone continuent les efforts pour l’éradication complète de la maladie.

Telli K.
Afreepress

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