Thursday, April 10, 2014

TOGO:: Le CST organise une marche le 26 avril pour exiger les réformes


Un mois après la rencontre entre le chef de l’Etat Faure Gnassingbé et le chef de file de son opposition, Jean-Pierre Fabre, il revenait, selon le « Collectif Sauvons le Togo », au pouvoir sur la base des préoccupations des uns et des autres, exprimées au Premier ministre, de convoquer rapidement le dialogue envisagé.

cst conf de pressC’est dans l’attente de l’ouverture du dialogue, que le président de l’Assemblée nationale, a annoncé lors de l’ouverture de la première session, que le cadre du dialogue politique reste l’assemblée nationale.
Or, le Collectif « Sauvons le Togo », l’a toujours martelé, l’Assemblée nationale ne saurait être le cadre approprié pour démarrer le dialogue politique dans l’esprit et la lettre de l’APG.

Le Collectif a encore réitéré sa position au cours d’une conférence de presse ce mercredi à Lomé.
Pour ce Collectif l’impossibilité juridique du pouvoir à ouvrir ce dialogue s’explique par la volonté calculée de saboter ledit dialogue en le menant vers une impasse aux multiples conséquences, notamment le Togo sera toujours régi par le statu quo politique et institutionnel pour encore de nombreuses années ; dans la communauté de l’UEMOA de la sous région, le seul pays à ne pas avoir une limitation du mandat présidentiel est le Togo ; le Togo demeure le seul pays de la sous région à ne pas avoir une élection présidentielle à deux tours.

C’est pourquoi pour le leader de l’ANC, Jean-Pierre Fabre, « aujourd’hui nous lançons la mobilisation parce que nous perdons trop de temps » pour dit-il que le statu quo profite au pouvoir en place.
Sur la même lancée, le vice Coordonateur du CST, le prof Wolou Komi, estime que « le gouvernement ne veut pas faire bouger les choses alors qu’avant les élections, ils ont insisté sur le fait que les réformes ne se feront qu’après les élections législatives ».
Le CST a, par ailleurs, lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle aide le gouvernement et la classe politique à mettre en œuvre, de manière consensuelle, les réformes politique appropriées et à organiser des élections locales et présidentielles justes, transparentes, crédibles et apaisées.

Au peuple togolais, il les invite à une marche le 26 avril 2014 pour exiger les réformes institutionnelles et constitutionnelles prescrites par l’APG.
« Cette démarche naturellement doit être interprétée comme une volonté du gouvernement de gagner du temps, gagner le temps pour éviter ensuite de faire des réformes (…) dans ces conditions, il appartient au peuple de lui dire non, parce qu’il arrive à un moment où chacun doit revenir à la raison. Mais on dirait de manière obstinée que notre gouvernement refuse de manière radicale de revenir à la raison et au bon sens », a conclu le professeur Wolou Komi. 

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