Wednesday, May 21, 2014

Pax Africana dénonce la duplicité du MNLA au nord-Mali

Pax Africana dénonce la duplicité du MNLA au nord-Mali 
PAX AFRICANA, fondation basée à Lomé, vient de s'insurger contre la position ambiguë du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) dans les différends historiques au nord-Mali, à la faveur d'une visite du PM malien Moussa Mara le week-end écoulé au nord-est du Mali. Voici la teneur de cette Déclaration. Elle est intitulée: "Plus de recours à la logique guerrière au Mali". 

"PAX AFRICANA (Forum Panafricain pour la Paix et le Développement) a suivi avec une profonde inquiétude les scènes d'une rare violence qui ont marqué la visite du Premier Ministre malien, Moussa Mara, à Kidal (1.500 km au nord-est de la capitale Bamako) entre le 16 et le 18 mai 2014.
Ces violences qui ont engendré la mort de 36 personnes (dont 08 militaires et plusieurs fonctionnaires locaux) et qui se sont soldées par des enlèvements suivis d'élargissements de fonctionnaires illustrent la situation de ni paix ni guerre que connaît le nord-Mali, en dépit du retour à la stabilité politique depuis août 2013. Ces nouvelles pertes en vies humaines au Nord-Mali appellent de la part de PAX AFRICANA une vive condamnation et dénonciation de la position ambiguë du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad)dans le cadre des efforts de réconciliation entrepris au Nord-Mali. La Fondation PAX AFRICANA exprime à ce titre son profond étonnement devant les réactions molles provenant de la communauté internationale autour du développement du différend au Nord-Mali, en l'occurrence toutes les Organisations internationales et puissances mondiales qui ont œuvré pour un rapide retour à l'ordre constitutionnel sur le sol malien, au lendemain de "l'Opération Serval".
Aujourd'hui plus que jamais, tout doit être mis en œuvre auprès des partenaires du Mali par la communauté internationale, dans le cadre de pourparlers inter-maliens, pour une clarification de la situation. Aucune partie aux négociations visant le Nord-Mali ne peut s'arroger le droit de s'insurger contre ou de défier un emblème du pouvoir central de Bamako, alors qu'au même moment, elle reconnaît l'exercice de la souveraineté des actuelles autorités maliennes sur l'ensemble du territoire national. Dans cette logique, les actes de violences imputables au MNLA ces derniers mois ne doivent plus être passés sous silence par la communauté internationale qui au même moment, ne rate aucune occasion pour inciter régulièrement toutes les parties maliennes à se remettre autour de la table du dialogue.
Cette nouvelle montée des enchères dans le nord-Mali constitue en outre des violations répétées des accords conclus en juin 2013 à Ouagadougou, entre le pouvoir transitoire de Bamako et les rebelles du MNLA, en prélude à la présidentielle 2013 dans ce pays.
PAX AFRICANA salue toutefois la libération de 28 otages par le MNLA ce 19 mai 2014. Leur rapt a eu lieu durant les affrontements armés de la fin de semaine dernière entre MNLA et forces maliennes de défense. Hâter la réconciliation entre tous les fils et filles du Mali à travers la mise en oeuvre d'une solution consensuelle et cohérente doit demeurer le principal leitmotiv de tous les acteurs engagés dans la recherche d'une paix durable au nord-Mali.
 
Fait à Lomé, le 20 mai 2014
La Fondation « PAX AFRICANA»
 
 ** Portée sur les fonts baptismaux en juillet 2010 à Lomé (Togo) et présidée par Edem KODJO, ancien Secrétaire général de l’OUA (devenue Union Africaine), ancien Premier Ministre du Togo, Membre fondateur de la CEDEAO, « PAX AFRICANA» est une Fondation à but non lucratif à vocation internationale dont l’objectif essentiel est de garantir la paix et le développement en Afrique par la construction de l’Unité du Continent.
 Elle fait du panafricanisme la pierre de touche de ses actions. Elle procède à l’analyse des conflits et à leur prévention au moyen de la négociation ou de la médiation. Elle s’est illustrée dans un passé récent dans des pays comme la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, Madagascar, le Mali, etc.".
Par E. G.
 

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