Tuesday, March 25, 2014

TOGO::Le Togo confirme sa participation au sommet UE-Afrique



Lors d’un point de presse co-animé lundi à Lomé par le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey et l’Ambassadeur de l’Union européenne au Togo, Nicolas Berlanga Martinez, la participation du Togo est confirmée au 4è sommet UE-Afrique qui se tiendra du 2 au 3 avril 2014 à Bruxelles en Belgique.

Le ministre des Affaires Etrangères, Robert Dussey a même annoncé que le chef de l’Etat togolais, Faure Gnasingbé sera à ce sommet où il donnera une allocution sur les questions sécuritaires dans la sous-région, notamment sur la question des pirates dans le golfe de Guinée.

« Le Togo va s’exprimer sur la question de la piratérie maritime et fera également le point de ses interventions au Mali et dans d’autres pays en crise de la sous-région », a laissé entendre M. Dussey.

Outre la question sécuritaire, plusieurs thématiques seront débattus par les chefs d’Etat et de gouvernement à ce sommet de Bruxelles qui a pour thème : « Investir dans les populations, la prospérité et la paix ».

M. Martinez a précisé que la question de la prospérité en Afrique sera au coeur des échanges soulignant qu’au-delà des préoccupations sur la démocratie et la bonne gouvernance, les peuples d’Afrique doivent vivre décemment.

Pour rappel, le 4è sommet UE-Afrique intervient après celui du Caire, de Lisbonne et de Tripoli où les pays européenns resserent les liens séculaires de coopération avec le continent Africain.

Togoinfos.com vous propose l’intégralité de l’intervention de l’Ambassadeur de l’UE au Togo lors de ce point de presse 

Suite aux sommets UE-Afrique du Caire, de Lisbonne (2007) et de Tripoli (2010), le quatrième sommet UE-Afrique se tiendra les 2 et 3 avril à Bruxelles, Belgique, sur le thème ’Investir dans les Populations, la Prospérité et la Paix’.
Depuis le dernier sommet Union européenne-Afrique à Tripoli, les deux continents ont subi des transformations importantes au niveau politique et économique. L’UE a entrepris des réformes indispensables pour sortir de la crise économique alors que l’Afrique a fait preuve d’un dynamisme économique et démographique soutenu. 
Face aux défis communs, dont notamment la poursuite d’une croissance économique durable et la nécessité de créer des emplois, l’UE et l’Afrique doivent renouveler leur engagement pour une coopération efficace. Le sommet de Bruxelles 2014 représente ainsi une opportunité unique pour l’Europe et l’Afrique de démontrer à leurs populations les bénéfices réelles d’une coopération plus étroite, en travaillant ensemble sur des sujets d’intérêts partagés.

Le Sommet de Bruxelles de 2014
La Stratégie Conjointe Afrique-UE (JAES), adoptée lors du deuxième sommet UE-Afrique de Lisbonne en 2007, établit un partenariat entre égaux ayant pour vocation d’aller au-delà de l’aide au développement afin de s’attaquer ensemble aux problèmes et défis communs.
Sur la base de ces principes communs, la stratégie commune Afrique‑UE définit huit domaines de coopération spécifiques :
1. paix et sécurité ;
2. gouvernance démocratique et droits de l’homme ;
3. commerce, intégration régionale et infrastructures ;
4. objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ;
5. énergie ;
6. changement climatique et environnement ;
7. migration, mobilité et emploi,
8. science, société de l’information et espace.

Le sommet constituera le forum approprié pour un dialogue politique au plus haut niveau et pour l’adoption de nouvelles initiatives conjointes dans le cadre du partenariat UE-Afrique. De nombreux observateurs internationaux de haut rang seront associés et contribueront à la réussite du sommet.

Thème du Sommet
Le thème agréé du sommet est "Investir dans les Populations, la Prospérité et la Paix" :

  • Investir dans les populations est un domaine clé du partenariat UE-Afrique. Le sommet devrait traiter des façons de valoriser le capital humain, y compris les jeunes, par l’éducation, la formation et promouvoir la création d’emplois. L’Afrique et l’UE ont été profondément touchées par les tragiques pertes de vie de ceux cherchant à rejoindre l’Europe, surtout par la mer. Notre intérêt est de travailler ensemble, de renforcer notre coopération de manière constructive et proposer des avancées conjointes.

  • Investir dans la prospérité est également vital pour les deux continents afin de poursuivre le développement socio-économique et le redressement économique suite à la crise financière. Nous souhaitons discuter des moyens d’attirer des investissements, stimuler une croissance créatrice d’emplois et capable de libérer le potentiel productif et entrepreneurial de nos populations. Une coopération plus étroite dans le domaine de l’investissement et du commerce bénéficierait incontestablement aux deux continents en leur permettant de jouir d’une croissance durable et inclusive renforcée. La promotion du développement agricole pourrait également faire partie des discussions.

  • Investir dans la paix comme précurseur du développement et pour la protection de nos populations est essentiel. L’UE est déjà le premier partenaire de l’Afrique pour développer ses propres capacités de gestion des crises. Nous souhaitons nous pencher sur les façons d’approfondir le soutien de l’UE aux capacités africaines de gestion de la sécurité sur le continent.

La stratégie commune Afrique‑UE a permis d’obtenir des résultats dans de nombreux domaines de coopération.
En voici quelques exemples parlants :
-La facilité de soutien à la paix pour l’Afrique (FPA)
La FPA est l’outil opérationnel du partenariat Afrique‑UE pour la paix et la sécurité. C’est au moyen de cet instrument que l’UE aide l’UA et d’autres organisations régionales africaines à trouver des « solutions africaines à des problèmes africains ». Les missions financées au titre de la facilité sont dirigées par des Africains et composées d’Africains également. Depuis la création de la FPA en 2004, l’UE a mobilisé plus de 1,1 milliard d’EUR pour les opérations de soutien de la paix, les programmes de renforcement des capacités et le mécanisme de réaction rapide.
-Le Fonds fiduciaire UE‑Afrique pour les infrastructures (AITF)
Le partenariat UE‑Afrique pour les infrastructures constitue l’un des piliers de la stratégie de l’UE pour l’Afrique. Le partenariat tend à accroître les investissements européens et africains dans les infrastructures et les services connexes. Il associe subventions et prêts pour faire gonfler l’enveloppe totale consacrée aux projets d’infrastructures en Afrique. Il est doté de 746,4 millions d’EUR au total. À ce jour, l’AITF a consacré plus de 80 subventions à des projets d’infrastructures représentant au total plus de 6,5 milliards d’EUR dans la phase d’investissement. D’après les estimations, chaque euro investi par l’AITF dans le financement de subventions génère 12 EUR en investissements totaux.
-Le programme de soutien à l’Union africaine (PSUA)
L’UE a alloué, au titre du PSUA, 55 millions d’EUR sur le Fonds européen de développement afin d’apporter un soutien aux institutions de l’UA, notamment pour aider la Commission de l’Union africaine (CUA) à accélérer le processus de réforme des institutions.
-Le programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA)
L’UE a appuyé le processus du PDDAA à l’échelon continental, régional et national dans le cadre du Fonds européen de développement (FED) et de l’instrument de financement de la coopération au développement et du programme thématique de sécurité alimentaire. Il ressort de la mise en œuvre au niveau national que figure, parmi les grandes réussites, le renforcement de la capacité des États membres à concevoir et à mettre en œuvre des plans d’investissement dans l’agriculture et la sécurité alimentaire basés sur le PDDAA ainsi qu’à coordonner l’élaboration et l’harmonisation des politiques en vue d’une conception et d’une application efficaces des politiques, stratégies et programmes nationaux.
-Climat pour le développement de l’Afrique (CLIMDEV Afrique)
L’UE a débloqué une somme en faveur de l’initiative ClimDev Africa afin d’appuyer la réponse africaine à la variabilité et au changement climatiques. Dans le cadre de cette aide, la première étape a consisté à créer le Centre africain de politique climatique (CAPC), qui aide la Commission de l’Union africaine et ses États membres à concevoir des politiques dans le domaine du changement climatique et s’attaque au besoin d’amélioration substantielle des informations climatiques en Afrique.
-Le mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP)
Les principaux objectifs du MAEP sont d’encourager l’adoption de politiques, de normes et de pratiques propices à la stabilité politique, à une croissance économique solide, au développement durable et à une intégration économique sous‑régionale et continentale accélérée grâce au partage d’expériences et au renforcement des pratiques concluantes et des pratiques d’excellence, dont le recensement des lacunes et l’évaluation des besoins en matière de renforcement des capacités.
-Le programme Nyerere
Cette initiative vise à contribuer au développement et au maintien de ressources humaines africaines de haut niveau, possédant des diplômes de master et de doctorat dans des domaines clés pour le développement socio‑économique de l’Afrique, en favorisant la mobilité universitaire et étudiante à l’intérieur de l’Afrique et en participant au renforcement des capacités.
-L’initiative d’harmonisation et d’ajustement de l’enseignement supérieur africain
Dans le cadre de sa mise en œuvre du plan d’action relatif à la deuxième décennie de l’éducation en Afrique, la Commission de l’UA a commencé à promouvoir l’assurance de qualité et l’instauration d’un cadre en vue de l’harmonisation des programmes d’enseignement supérieur en Afrique. La contribution potentielle de la méthode visant à « harmoniser les structures et les programmes d’enseignement », un instrument d’harmonisation des programmes d’études et des profils de diplômes en Europe, au soutien de la stratégie d’harmonisation de l’enseignement supérieur africain a été reconnue par les parties prenantes des deux continents. Une initiative pilote impliquant 60 universités africaines et portant sur cinq matières (éducation, médecine, agriculture, génie mécanique et civil).
-Dialogue UA‑UE sur les droits de l’homme
L’Union européenne et l’Union africaine entretiennent un dialogue sur les droits de l’homme depuis 2008, lequel permet aux deux entités de se tenir au courant des initiatives régionales de l’une et de l’autre, de discuter de thèmes sensibles et de définir des actions conjointes dans certains domaines.
Le dernier dialogue UA‑UE sur les droits de l’homme était axé sur des questions d’intérêt commun, y compris le racisme, le droit au développement, la peine de mort, les droits des migrants, et la mise en œuvre des principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. De nature prospective, le dialogue a relevé des thèmes nécessitant une intensification de notre coopération, à savoir les actes de violence à l’encontre des femmes et la liberté d’association.
-Le dialogue stratégique Afrique‑UE sur les sciences, les technologies et l’innovation
La recherche et l’innovation constituent un pilier important de la stratégie commune Afrique‑UE. En effet, l’Afrique arrive aujourd’hui en première position des régions tierces sur le plan de la participation au septième programme‑cadre de recherche de l’Union européenne. Quelque 400 projets, portant sur des défis d’intérêt commun tels que la sécurité alimentaire, le changement climatique ou les énergies renouvelables et dotés d’environ 140 millions d’EUR alloués par l’UE, regroupent aux alentours de 1 000 participants africains.




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