Un homme a été condamné à 10 ans de prion pour avoir causé la mort d’une personne suite à une gifle. Le jeune Komlangan a été jugé pour le meurtre d’un homme suite à une bagarre.
Voici les faits.
Le jeune Komlangan a été cogné par le disparu sur un trottoir d’un quartier populaire de Lomé, la capitale Togolaise. Une dispute s’en est suivie et le jeune n’a pas manqué de donner une gifle à son interlocuteur ‘’qui ne voulait pas reconnaitre son tort’’. Celui-ci tombe et rend l’âme sur le champ à la grande surprise des témoins de la scène.
La justice a donc tranché et le jeune va purger sa peine.
Assurément, l’homme doit faire attention à ses gestes et la colère ne doit pas dicter les actes de violence.
Le
partenariat public-privé dont les autorités togolaises veulent en faire
un « véritable outil de développement » capable d’accroître
l’efficience économique et de susciter une plus forte implication du
secteur privé dans le financement de l’économie a encore fait parler de
lui en Chine où le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé participe depuis
dimanche à un forum Chine-Togo.
D’ici la fin de l’année 2016, une
société privée chinoise du nom de Poly Group va démarrer la construction
de 10.000 logements sociaux au Togo. Les documents de ce partenariats
ont été signés côté togolais par le ministre des Infrastructures et des
transports, Ninsao Gnofam en présence de Faure Gnassigbé.
Selon le Président de la République,
l’accord s’inscrit dans la droite ligne de la politique de l’habitat
promue dont la phase pilote a démarré en 2014 avec la réalisation de
50.000 logements en faveur des fonctionnaires.
« La demande est forte et solvable et
nous devons la soutenir » a reconnu Faure Gnassingbé au cours de la
cérémonie de signature avec les dirigeants de Poly Group.
Comme le prévenaient les députés de l’opposition à l’Assemblée
nationale, la loi relative à la création de nouvelles préfectures a été
adoptée ce vendredi par le parlement togolais. Il s’agit des
préfectures de Mô, Agoé-Nyivé, Oti-Sud et Kpendjal-Ouest.
La préfecture de Mô aura pour chef-lieu Djarkpanga avec comme ressort
territorial, Djarkpanga, Tindjassi, Boulohou, Saiboudè, Kagningbara.
La préfecture d’Agoè-Nyivé aura pour chef-lieu Agoè-Nyivé. Son
ressort territorial comprend les cantons d’Agoe-Nyivé, Vakpossito,
Togblékopé, Légbassito, Sanguéra, Adétikopé.
La préfecture de Kpendjal-Ouest aura pour chef-lieu Naki-Est et son
ressort territorial comprend, Naki-Est, Nayéga, Ogaro, Namoudjoga,
Papri, Pogno et Tambonga
La préfecture de l’Oti-Sud aura pour chef-lieu de préfecture Gando.
Son ressort territorial comprend les cantons de Gando, Sagbiébou,
Mogou, Tchamonga, Takpamba, Nali, Koumongou et Kountoiré.
Les députés de l’opposition ont boycotté la séance de vote
La loi adoptée s’inscrit dans un projet de décentralisation que
propose le gouvernement. Le pays a adopté trois niveaux de
décentralisation dont la Région, la Préfecture et la Commune. Le Togo
compte désormais 39 préfectures.
Le Temps
Démarré le 02 mai dernier, par le vote de
l’Assemblée nationale pour l’élection de cinq des neuf membres du
bureau de la HAAC (Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la
Communication) conformément à la loi fondamentale, le processus de
renouvellement du bureau de cette institution de la République affiche
complet depuis jeudi dernier avec la communication des quatre autres
personnes à être nommées par le Chef de l’Etat.
Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé a porté son choix sur quatre anciens
journalistes chevronnés qui ont fait leur preuve dans le monde
médiatique togolais dont deux ont eu à occuper le poste de ministre de
la communication. Il s’agit de Pitang Tchala (ancien ministre de la
Communication), Komlan Agbeka (ancien ministre de la Communication),
Babaka Badibassa et Kanak Lalle.
Avec ces nominations, la liste est complète et est composée comme suit :
Zeus Aziadouvo, Aminata Adrou, Pierre Sabi Kasséré, Mathias Ayena,
Octave Olympio, Pitang Tchala, Komlan Agbeka, Babaka Badjibassa et Kanak
Lalle.
Ces neuf membres éliront en leur sein le bureau qui aura à réguler le
monde médiatique togolais pour les cinq prochaines années. Certains déjà
depuis jeudi dernier constatent un retour à la vieille école et
prédisent un nouveau verrouillage de cette institution.
Un verrouillage dont le couronnement pourrait être complété par
l’élection de l’ancien ministre de la Communication et promoteur des
chaînes de télévision TV2 et Télé Sports, Pitang Tchalla, ou encore de
son autre collègue Komlan Agbéka.
Le ministère de l’Urbanisme avec l’aide
de l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique a lancé
le projet de « Lomé beach clean » dans le but de sensibiliser le plus
grand
nombre de personnes aux problèmes liés à la pollution et à l’environnement.
Cette opération de salubrité qui a débuté le 26 mai prendra fin le 28
mai. 500 agents bénévoles munis de piquets, de balais et de sacs
poubelles sont mobilisés pour nettoyer une portion de la plage allant de
la frontière avec le Ghana jusqu’à l’hôtel Sarakawa.
«Cette plage doit redevenir un lieu de loisirs et de détente. Par cette
opération, nous nous y attelons», a déclaré Fiatuwo Sessenou, le
ministre de l’Urbanisme.
Une quantité assez impressionnante de sachets plastiques, de canettes,
de capsules de boissons et autres déchets qui la polluent ont été
ramassé par les volontaires.
Dans un souci d’améliorer continuellement la qualité de la plage, des
patrouilles de police auront comme mission de surveiller le site et
veiller à ce que les citoyens soient conscients de leurs devoirs sur ses
lieux.
C’est l’une des recommandations que le chef de file de l’opposition a faite à ses militants samedi dernier lors du meeting du Combat pour l'Alternance Politique (CAP) 2015.
Comme bon nombre d'acteurs politiques de l’opposition, Jean-Pierre Fabre lance un appel vibrant à tous le peuple togolais à la lecture de la « lettre pastorale » publiée par les évêques de l’église catholique à l’occasion de la célébration du 56e anniversaire de l’indépendance du Togo, le 27 avril.
Tirant chapeau aux prélats pour avoir confirmé et réitéré ce qu’il a toujours dénoncé et réclamé dans la gouvernance de Faure Gnassingbé, le président national de l’ANC a galvanisé et incité ses militants à se lever pour « prendre leur destin en main» et arracher de force les réformes.
« Ce livre, je vous en prie, achetez-le et lisez-le. Mes camarades qui ont pris la parole avant moi, ont déjà tout dit sur le contenu de cette lettre. Cette fois-ci, ce n’est plus le CAP 2015 qui le dit, ce sont les prêtres. Et j’avoue que les prélats ont tout dit sur la situation sociopolitique dans laquelle végète ce pays », a-t-il lancé.
Selon lui, cette lettre est plus qu’un un appel à la mobilisation, « c’est un appel à la responsabilité citoyenne».
Rappelons que le 4 juin prochain aura lieu une autre marche de protestation du CAP 2015.
Le secrétariat permanent du Conseil National de Lutte contre le VIH/SIDA et les Infections Sexuellement Transmissibles (CNLS-IST), a lancé officiellement la campagne nationale de distribution des préservatifs, édition 2016, mardi 24 mai. L’objectif de cette campagne est de renforcer la communication autour du port des préservatifs. Une manière d’amener la population à changer de comportement en vue de contribuer à la prévention des MST et éviter les grossesses non désirées.
La jeunesse est la cible de cette édition 2016 de la campagne de distribution des préservatifs. Au total, dix millions de préservatifs seront distribués. Cette campagne de sensibilisation est une manière selon le CNLS-IST, de contribuer à la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées. « Notre grande vision est de parvenir à une génération sans VHI-SIDA d’ici 2020 au Togo», a déclaré Professeur Vincent PITCHE, Coordonnateur National du CNLS-IST. pub-ti
La campagne va couvrir Lomé, Tsévié, Notsè, Tagbligbo, Kpalimé, Atakpamé, Anié Sokodé, Kara, Dapaong ; au total dix villes sur l’étendue du territoire national. L’idée nourrie par les organisateurs est de toucher le plus de jeunes et les inviter à une sexualité responsable. «Ces villes sont traversées par des axes routiers, et certaines sont minières. Par l’attroupement des populations et avec les activités commerciales qui s’en suivent, les relations se multiplient», une raison qui, selon le Professeur Vincent PITCHE, a retenu l’attention des organisateurs pour le choix des villes précitées pour accueillir la campagne.
Le processus de cette campagne qui vient après celle de 2013 et de 2014, a démarré depuis avril et prendra fin en juin 2016.
Octave Nicoué Broohm, ministre de l’enseignement supérieur et de la RechercheLes autorités togolaises viennent de prononcer l’interdiction de deux
diplômes délivrés par les établissements privés d’enseignement
supérieur: Il s’agit du DTS (diplôme de technicien supérieur) et du DUT
(diplôme universitaire de technologie).
« Ces diplômes ne respectent pas la réglementation », explique le
ministre Octave Nicoué Broohm de l’enseignement supérieur et de la
Recherche. « Le seul qui fait foi est le Brevet de technicien supérieur
(BTS)».
Si certains y voient un assainissement pur et simple du secteur,
d’autres préfèrent une reforme progressive, plutôt qu’une suppression
dans l’immédiat.
C’est l’avis notamment des promoteurs d’établissements privés qui
jusque-là, entretiennent un mutisme sur le sujet : « Regardez dans les
autres pays notamment la France dont le Togo a copié le système de
formation. Le DUT et le DTS existent en bonne et due forme», avance un
directeur d’école. « Au lieu de le supprimer, il nous semble qu’il faut
le réglementer si la délivrance souffre des vices ».
Toutefois, il fait une nuance au sujet du DUT : « seuls les
établissements constitués en forme universitaire peuvent délivrer ce
type de diplôme. Les écoles supérieures ne sauront délivrer le DUT à
condition qu’elles aient une forme universitaire». Nephthali Messanh Ledy
La Médiatrice de la République (une fois de plus) interpellée
Le week-end a été mouvementé, occupé par la tenue de la marche du Combat
pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015) pour réclamer les
réformes et l’organisation consensuelle du processus de la
décentralisation et des élections locales. Mais avant cette
manifestation, au cours de la semaine, c’est le rebondissement dans
l’affaire des incendies, avec des disculpations qui a défrayé la
chronique. Il est annoncé un (simulacre de) procès dont on imagine
d’ores et déjà l’issue. Mine de rien, c’est une autre tragicomédie qui
se joue dans ce dossier éminemment politique.
Vers une parodie de procès
C’était un souhait partagé que l’instruction qui devenait un serpent de
mer soit vite clôturée et que le procès organisé afin qu’on sache les
tenants et les aboutissants dans cette affaire des incendies qui traine
depuis plus de trois ans. Amnesty International, à l’occasion du 3e
triste anniversaire de ces sinistres d’origine criminelle, a remis la
pression sur le gouvernement togolais. Il y a eu enfin des avancées dans
le dossier. Le Doyen des juges d’instruction, Idrissou Tchagba a rendu
une ordonnance définitive de non-lieu partiel, de requalification et de
transmission de pièces en date du 9 mai 2016 annonçant la clôture de
l’instruction. L’essentiel à retenir, c’est la disculpation d’une
vingtaine de personnes dont le Directeur de Publication de Liberté, Zeus
Aziadouvo, inculpées dans ce dossier sur un coup de tête des seigneurs
de la Justice togolaise et leurs mandants, et la libération d’Hervé
Senou. Mais cette bonne nouvelle est accompagnée d’une mauvaise, le
maintien des inculpations de certains dont l’ex-député Kwami Manti, le
Coordonnateur du Collectif “Sauvons le Togo” (CST) Zeus Ajavon et trois
(3) députés à l’Assemblée nationale, Alphonse Kpogo, Ouro Akpo
Tchagnaou et Jean-Pierre Fabre. L’ordonnance a été transmise au
Procureur général près la Cour d’Appel de Lomé qui renvoie ainsi les
inculpés aux assises.
Parodie de procès, c’est à cela que l’on tend irréversiblement dans ce
dossier signalé. On s’en convaincrait mieux si l’on considère toutes les
péripéties mouvementées qui le caractérisent : instruction
exclusivement orientée contre les militants et leaders des partis
membres du CST, preuves fallacieuses présentées par l’Inspecteur Colombo
togolais – suivez les regards -, non orientation de l’instruction vers
les barons du pouvoir cités par le CST dans le rapport de ses
investigations et les premiers responsables de l’Etablissement public
autonome de gestion des marchés de Lomé (EPAM), non prise en
considération des mouvements suspects d’évacuation de marchandises par
certaines personnes visiblement avisées du plan machiavélique…
Le plus cocasse, la Justice togolaise n’a pas cru devoir prendre en
compte le rapport de l’enquête scientifique des experts français du feu
requis par le gouvernement togolais et qui ont évoqué le kérosène comme
le combustible utilisé pour faire consumer aussi vite les bâtiments. Et
pourtant la prise en compte de ce paramètre serait importante pour
orienter vers les vrais auteurs de ces incendies ! A chacun de
comprendre pourquoi le Doyen des Juges d’instruction a fermé les yeux
là-dessus. Selon les sources, le procès serait programmé à la mi-juin.
Une tragicomédie en préparation
Le Togo avait déjà du mal à faire route avec la démocratie. Mais le
procès annoncé dans cette affaire ne devrait pas l’ennoblir. On
l’évoquait tantôt, les résultats des experts français du feu, Hervé
Bazin et Major François Deblasi, ayant conclu à l’usage du kérosène – un
produit pas accessible sur le marché – ne sont curieusement pas pris en
compte par le Juge d’instruction et ne le seront sans doute pas par les
juges aux assises. A contrario, on se contentera des preuves et corps
du délit (sic) fournis à l’époque par le ministre de la Sécurité et de
la Protection civile, le Col Yark Damehame et constitués de bidons de 5
litres bleus, des boites d’allumettes, des bouteilles et un dispositif
présentés comme des cocktails Molotov, les préparations mystiques
qu’auraient effectuées les pyromanes…
Lors de l’audience, il y aura sans doute encore des révélations
accablantes des inculpés contre les personnes qui les ont
instrumentalisés à coups de promesses, les séances de tortures qu’ils
auraient subies afin de plonger les leaders de l’opposition, toutes
choses à même de faire annuler un procès sous d’autres cieux. On se
rappelle surtout la volte-face de Mohamed Loum, le principal accusateur
qui, dans une lettre adressée à Jean-Pierre Fabre le 16 mars 2013,
avouait avoir été conditionné pour accuser les leaders du CST et le
leader de l’ANC. « (…) Tout ce que j’ai déclaré sur les réunions du 5 au
8 Janvier tenues au siège de l’ANC sont faux et archifaux. Tout comme
les prétendues cérémonies auxquelles furent soumis les jeunes requis
pour l’incendie du Grand Marché de Lomé, au cimetière de Kamalodo ne
sont que des mensonges (…) Tout ce que j’ai déclaré devant le Procureur
m’a été dicté par les soins des trois capitaines, et mémorisé, par des
entrainements répétitifs. A vrai dire, tout cela ne constitue que des
montages pour accabler les personnes visées. Ils m’ont remis de l’argent
et ont promis de m’extrader après la procédure judiciaire, et que je
serai le héros de ces enquêtes mensongères, et que j’aurai une grosse
récompense de la part du Chef de l’Etat.
Le Procureur de la République m’a affirmé qu’il prendra des soins
particuliers pour assurer ma sécurité », déclarait-il. Mais tout cela ne
vaudra même pas un pet de lapin. Les juges iront au bout et
prononceront la sentence qui leur est remise (sic). Le procès dans le
dossier Kpatcha Gnassingbé en septembre 2011 en est une illustration
palpable. Les ex-inculpés disculpés par l’ordonnance du 9 mai dernier
auraient pu apporter beaucoup de témoignages vivants au procès. Mais il
leur est interdit de l’ouvrir, au risque de se revoir inculper. « Il y a
des gens qui ont été disculpés et qui sont venus raconter en public
comment on a essayé de les suborner (…) On les a appelés à Kara et on
leur a dit : « Avouez que c’est Fabre qui vous a envoyés » », révélait
le chef de file de l’opposition jeudi dernier lors de la conférence de
presse organisée conjointement avec Me Zeus Ajavon.
Parlant de sentence, les indiscrétions rapportent un plan de
condamnation de Jean-Pierre Fabre et de Zeus Ajavon à de lourdes peines
de prison, 20 ans notamment. Pour le leader du CST, ce serait une façon
de le punir pour son culot (sic) à emmerder le pouvoir avec ce
regroupement politique. Quant à Fabre, ce serait une manière pour le
pouvoir RPT/UNIR de coincer son plus farouche opposant. Ces deux leaders
iront sans doute passer des années en détention. Lorsqu’on sait
l’emmerde qu’ils ont créée pour le pouvoir, on a toutes les raisons de
craindre pour leur intégrité physique. Faut-il le rappeler, dans ce
dossier, l’un des inculpés, Etienne Yakanou a rendu l’âme après quelques
mois de détention. Hervé Senou, le dernier inculpé libéré a vu sa femme
et son enfant mourir…
Au-delà des têtes de Jean-Pierre Fabre et de Zeus Ajavon qui sont
décidément mises à prix, il est aussi prévu la dissolution de l’ANC, le
parti qui, en à peine cinq ans d’existence, s’est imposé comme le plus
populaire de l’opposition, marchant dans les cendres de l’Union des
forces de changement (UFC), et ainsi décapiter l’opposition. Au finish,
Faure Gnassingbé sera débarrassé des ronces (sic) et pourrait désormais
régner librement…Voilà le scénario échafaudé dans les arcanes du
pouvoir, l’épilogue attendu dans cette affaire. Jean-Pierre Fabre et
compagnie paieront ainsi pour des actes dont les auteurs sont d’ailleurs
facilement identifiables. Lui, ses partisans et les nombreux
admirateurs de la lutte légitime menée pour l’affranchissement du peuple
vont-ils accepter d’être mangés à cette sauce indigeste ?
C’est la question légitime qu’il urge de poser. « Ils peuvent toujours
rêver de m’envoyer en prison», a déclaré, tout flegmatique et l’air sûr
de lui le chef de file de l’opposition jeudi dernier. Des observateurs
voient même, à tort ou à raison, le risque de susciter un 5 octobre bis,
avec ce simulacre de procès annoncé…Il urge au demeurant que la
Médiatrice de la République, Mme Awa Nana intervienne pour éviter cette
tragicomédie qui se prépare tout en silence…
Les autorités togolaises ont annoncé la baisse du prix de quelques produits pétroliers pour compter du mercredi 25 mai 2016.
Il s’agit du Super Sans Plomb, du gazole, du pétrole lampant et du
mélange , dont les prix reviennent respectivement à 452 F CFA, 455 F
CFA, 403 F CFA et 537 F CFA. Des baisses que l’execuif explique par,
entre autres facteurs, la fluctuation des cours mondiaux des produits
petroliers.
« C’est l’occasion pour nous de féliciter le gouvernement pour cette
action qu’il vient de poser », commente Emmanuel Sogadji, président de
la Ligue des Consommateurs du Togo (LCT). Quant aux autres produits qui
n’ont pas subi de baisse jusqu’à présent, la LCT estime que « le fait de
maintenir le prix du gaz butane à 520 F le kg est à revoir. Nous
voulons protéger l’environnement, et pour lutter contre le rechauffement
climatique, nous devons faire la promotion de l’utilisation du gaz
butane dont le non usage contribue à la destruction de l’environnement.
Et il faut que cela se fasse très prochainement (…)».
En dehors de celle observée en décembre 2015 c’est la troisième
baisse en l’espace de 2 mois, la première ayant été opérée le 28 mars
et la seconde le 26 avril 2016 avec réduction du prix du super et le
gaz-oil.
Organiser
les populations riveraines du Lac Togo, notamment les pêcheurs et
agriculteurs autour des activités économiques viables pour lutter contre
les trafics illicites de tous genres sur le Lac Togo. C’est le rêve et
l’ambition de la Délégation à l’Organisation du Secteur Informel (DOSI).
Selon la Directrice de la DOSI, Ingrid
Awadé, cette démarche a pour finalité de développer le transport fluvial
régulier et sécurisé pour les personnes et les biens et lutter plus
efficacement contre le trafic de carburant de contrebande. A ce propos,
plusieurs projets de reconversion des acteurs du trafic de carburant, et
autres produits dans la zone du Lac Togo, sont en cours de réalisation.
L’objectif à l’arrivée, est de rendre
plus rentable la pêche et ses activités connexes ainsi que l’activité
agricole et le tourisme. La Délégation entend mettre en place des
mesures de coordination et d’auto-prise en charge, d’orientation et
d’accompagnement des acteurs pour leur permettre d’accéder aux moyens de
travail adaptés ainsi qu’aux services sociaux de base. Il faut aider au
développement des unités de productions non-formelles (Upnf) et
favoriser la production, l’accroissement du taux de transformation et
d’exportation des produits de pêche et agricole, soutient la Directrice
générale de la DOSI.
Le projet « Boudè Sécurisé » entre dans
ce cadre. Il consiste, selon la DOSI à mettre en place des mini stations
d’essence dans les parties du Togo où l’approvisionnement en carburant
licite pose problème. Ces mini-stations d’essence seront chargées
d’assurer l’approvisionnement régulier des zones concernées.
Dans la mise en œuvre de ce projet, la
DOSI dit avoir obtenu l’appui technique et financier de l’Union
économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de l’ONG Afrique
Vision. Ces soutiens ont permis à la Délégation de mener une enquête
« fouillée » sur les activités économiques informelles dans ces
localités. A la fin, les enquêteurs ont recommandé la promotion des
micro-entreprises et de l’économie sociale locale, le développement des
chaînes de valeur agricole et halieutiques…
Il est prévu, dans le cadre du projet
« Boudè Sécurisé », la mise en place de stations-services containers,
l’achat de tricycles citernes, de stations mobiles moyenne et petites
quantités.
La DOSI est une structure de l’Etat
chargée de l’organisation du secteur informel au Togo. Elle a, à sa tête
Ingrid Awadé, nommée le 31 janvier 2014 par décret Présidentiel. Elle
était avant cette nomination, Directrice Générale des Impôts.
y Réuni à Paris le 11 mai 2016, le conseil d’administration
d’Oragroup a désigné Binta Touré Ndoye au poste de directeur général du
groupe basé à Lomé. Elle remplace à ce poste le français Patrick
Mestrallet dont le départ est annoncé pour juin prochain.
Actuelle directrice générale adjointe – poste qu’elle occupe depuis
septembre 2015, la malienne de 45 ans vient prendre les rennes d’une
institution faite surtout d’acquisition, et qui continue de connaitre
une croissance en Afrique de l’Ouest et du Centre.
En effet, Oragroup a enregistré fin 2014, un total bilan de 1.239.047
millions de FCFA, soit près de 2 milliards d’euros, et un PNB de 81484
millions de FCFA, soit 124,2 millions d’Euros, au 31 décembre 2014.
Pour rappel, Binta Toure Ndoye est un produit Ecobank, groupe dont
elle a dirigé les filiales malienne et togolaise. Elle fut d’ailleurs la
directrice du Groupe Gestion des Projets Stratégiques (SPIO) de la
première banque panafricaine. Nephthali Messanh Ledy / le temps
Au
Togo, dans le petit village de Vo-Asso Djogbédji dans le préfecture de
Vo au sud du pays, voici l’eau que les habitants sont obligés de boire.
Le reste est sans commentaire…| Crédit Photo : Liberté
L’Egypte est l’armée la plus puissante en Afrique, suivie par
l’Algérie, l’Ethiopie, le Nigeria et l’Afrique du Sud selon un index
qui vient d’être publié par le Global Firepower (GFP) qui mesure l’armée d’un gouvernement, en date du 1er avril 2016 Faure
Gnassingbé incrédule que sa mini armée, les FAT, ne figure pas parmi le
Top 30 des armées les plus puissantes en Afrique | Caricature : Donisen
Donald / Liberté
Sur 30 pays africains, la GFP a conclu que l’Egypte est le pays
leader en Afrique en matière de puissance militaire et 12e sur 126 pays
dans le monde. L’Egypte a la main-d’œuvre, l’équipement qui couvre
l’air, la terre, la puissance navale et le pétrole pour soutenir son
armée, voici entre autres des facteurs pris en compte dans ce
classement. Deuxième sur la liste, l’Algérie, suivie par l’Ethiopie, le
Nigeria et l’Afrique du Sud.
L’indice annuel de la GFP se vante d’utiliser un algorithme qui tente
de fournir une toile équitable qui présente un classement impartial et
des perspectives réalistes sur la puissance militaire conventionnelle et
la force des pays. Leur système se concentre sur la diversité des
systèmes d’armes et fournit des primes et des pénalités pour des choses
comme les armes nucléaires, la diversité des structures de force, et les
alliances (comme l’OTAN).
1- Égypte
2- Algérique
3- Éthiopie
4- Nigéria
5- Afrique du Sud
6- Angola
7- Maroc
8- Soudan
9- Libye
10- République Démocratique du Congo
11- Kenya
12- Tunisie
13- Zimbabwe
14- Zambie
15- Tchad
16- Ouganda
17- Tanzanie
18- Soudan du sud
19- Ghana
20- Cameroun
21- Mozambique
22- Niger
23- Côte d’Ivoire
24- Mali
25- Madagascar
26- Gabon
27- République du Congo
28- Namibie
29- Somalie
30- République centrafricaine
L’armée militaire la plus puissante du monde est aux États-Unis,
suivie par la Russie, la Chine, l’Inde et le Royaume-Uni. Les Etats-Unis
a la plus forte armée du monde depuis 1945.
27 avril
Le projet de rénovation des
infrastructures sanitaires du canton de Kovié (30 km au nord de Lomé),
lancé depuis 2014, a été couronné ce lundi par l’inauguration du Centre
médico-social (CMS) rénové et retapé à coût de 150 millions de francs
CFA.
La cérémonie d’inauguration a été
présidée par la ministre du Développement à la base, de l’artisanat, de
la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomégah-Dogbé en lieu et
place du chef de l’Etat, en présence de ses collègues de la santé et de
la protection sociale, Pr Moustapha Mijiyawa et de l’Enseignement
technique et de la formation professionnelle, Georges Aïdam, des
autorités locales et des cadres du milieu, a constaté l’Agence de presse
Afreepress.
Désormais composé d’un nouveau bâtiment
comportant huit (8) salles pour la consultation, l’accouchement et la
pharmacie avec des toilettes internes, un bloc de latrines de six (6)
cabines et deux (2) douches, des équipements matériels et des
médicaments, une ambulance flambant neuve, un mur de clôture sur les 300
m² de surface et la rénovation complète de l’ancien bâtiment servant de
dispensaire, le CMS de Kovié a été rénové par l’Agence nationale
d’appui au développement à la base (ANADEB), le bras opérationnel du
ministère du développement à la base, en charge de la mise en œuvre de
la politique de développement à la base au Togo.
« Pour mettre en place cette
infrastructure, nous avons été en communion avec les cadres du milieu
et en communication permanente avec la population », a déclaré la
ministre qui a profité de l’occasion pour rappeler le contenu de la
politique du Président de la République.
« La politique prônée par le chef de
l’Etat vise l’amélioration continue des conditions de vie des
populations, l’assurance à tous et à chacun l’accès au minimum vital,
manger, s’éduquer, se soigner, avoir accès à l’eau potable, permettre
aux populations de vaquer à leurs occupations à travers des pistes
rurales bien construites, aux jeunes d’avoir l’emploi. Aujourd’hui, la
politique du développement à la base, c’est de répondre aux besoins des
populations, impliquer tout le monde. Nous notons que la communauté de
Kovié a si bien compris cette politique, elle y adhère pleinement »,
a-t-elle indiqué.
Victoire Tomégah-Dogbé a également fait
allusion au Programme d’urgence pour le développement communautaire
(PUDC), un projet cher au gouvernement et qui, dans les prochaines
années permettra de répondre encore plus aux attentes des populations.
« Toute politique n’a d’importance que
si elle va dans le sens des intérêts des populations et il n’y a pas de
bien-être et de développement sans un système de santé robuste. C’est ce
qui justifie l’implantation des infrastructures sanitaires et la
réhabilitation des anciennes. C’est dans ce cadre que ce situe ce projet
de rénovation du centre de santé de Kovié. Le meilleur moyen de dire
merci au chef de l’Etat, c’est de faire de cette infrastructure et tout
ce qui l’accompagne, une utilisation efficiente », a relevé le ministre
de la santé.
Pour les cadres de cette localité du sud
du Togo, le nouveau centre de santé dans la vie des populations
signifie que les problèmes de santé seront amoindris.
La cérémonie d’inauguration de ce centre de santé a laissé la place à la commémoration de la 15ème édition de la fête traditionnelle de ce canton, une fête dénommée « Kovié Dzuko Kpédaza ».
Avant cette cérémonie à Kovié, les trois
(3) ministres ont doté ce samedi le Centre hospitalier régional (CHR)
de Tsévié (35 km au nord de Lomé) d’une ambulance.
Un agent officiant dans la police togolaise, a tenté de se
débarrasser d’un journaliste indépendant dans son sommeil alors qu’ils
s’étaient tous rendus à un tournoi de football à Sokodé.
Le sous-brigadier de la police Houngbo Dosseh rentrait plutôt de
cette soirée de vendredi 13 mai 2016 légèrement arrosée après un voyage
de près de quatre heures qui l’a amené de Lomé à Sokodé (centre du Togo)
pour participer à un tournoi de football qui a lieu tous les ans à
Pentecôte. Il partageait sa chambre d’hôtel (et le même lit) ce soir-la
avec Abass Issaka, directeur de publication de l’hebdomadaire togolais,
‘Le Magnan Libéré’.
Une fois en chambre, ils ont échangé les chargeurs de portables.
Fatigué par le voyage, le journaliste est vite allé en sommeil pendant
que le policier s’occupait à recevoir un coup de fil. M. Abass Issaka
affirme n’avoir pas bougé de l’hôtel depuis leur arrivée. C’est dans son
sommeil qu’il senti une agression au cou, il se sentait étouffé. Quand
il a pu ouvrir les yeux, il a vu le policier lui tordant le cou en lui
intimant l’ordre de s’éloigner de la porte déjà fermée à clef. Leur
altercation a alerté les voisins. Le journaliste s’en sort avec des
blessures au cou et le majeur du bras droit cassé et le policier, bouche
déchirée. De retour de l’hôpital, les dirigeants du club sont passés à
l’interrogatoire.
Le policier, en ne niant pas les faits, dit avoir vu dans son rêve un
fantôme avec qui il voulait en finir. Ce ne fut que son coéquipier de
longue date des «Gaillards d’Avédji». Ils partagent chaque dimanche leur
souffle sur les terrains de football dans la capitale togolaise. Membre
du comité dirigeant du club, le journaliste avait conduit la délégation
des joueurs qui est allée défendre son titre au tournoi avec une
médaille de bronze à la fin. Le policier (visiblement sympathique)
appartient à la brigade anti criminalité (BAC), habitué à la cagoule et à
la traque des criminels de la ville de Lomé. Il a dû se débarrasser de
sa casquette de policier avant de se déplacer à Sokodé. Il y était en
tant que simple joueur de club, lui aussi souffleur. Le temps
Couassi L. Afi, directrice de la detteOn en sait un peu plus sur le profil et les chiffres officiels de la dette togolaise à la fin 2015.
D’après le rapport annuel de la direction nationale de la dette
publique, l’encours de la dette extérieure est passé de 470,47 milliards
de francs Cfa à fin 2014 à 604,18 milliards à fin 2015. Une variation
de 28,48% due « notamment à l’effet conjugué des tirages sur les
conventions déjà signées, des remboursements et des fluctuations de taux
de changes des principales devises dans lesquelles sont libellés les
prêts ».
Quant à la dette intérieure, elle s’échelonne à 780,76 milliards de
francs Cfa (fin 2015) contre 696,39 milliards fin 2014. Cette hausse de
12,12% est essentiellement due aux emprunts obligataires et bons du
Trésor émis sur le marché financier de l’UEMOA (Union économique et
monétaire ouest-africaine).
L’on retient que la dette globale s’élève à 1.384,94 milliards de
franc CFA à la fin 2015, contre 1.166,86 de francs à la fin de l’année
précédente. Soit une hausse de 18,69%. le temps
Malick Natchaba a pris définitivement les commandes de la société
aéroportuaire de Lomé Tokoin, société en charge de la gestion de
l’aéroport international Gnassingbé Eyadema de Lomé (Salt). Le jeune
conseiller juridique à la présidence de la République a annoncé son
entrée en fonction sur le réseau Twitter, où il est très actif.
« Je remercie les équipes de la Salt
pour leur accueil ce matin. Cette ambiance empreinte d'humanité m'a
beaucoup inspiré », a-t-il écrit sur son compte Twitter.
Nommé le 12 mai dernier, Directeur
général de la Salt en remplacement d’Akrima Kogoé, Malick Natchaba a une
idée exacte du travail qui l'attend à la tête de cette société. Il
estime que plusieurs « défis » seront à relever par lui et l’équipe de
la Salt, mais toujours dans la « continuité du travail accompli » par
l’ancienne équipe.
« Mais jour après jour, nous y arriverons Inch Allah », écrit-il.
Il ne manque pas de distribuer des
tonnes de remerciements à l’endroit de « tous ceux » qui l’ont soutenu
et félicité. « C'est un grand honneur et une grande responsabilité. Je
remercie les autorités pour cette marque de confiance. J'espère en être
digne », conclut-il.
Malick Natchaba, fils de l’ancien
président de l’Assemblée nationale Fambaré Ouattara Natchaba était
jusqu’à son nomination, conseiller auprès du Président de la République
Faure Gnassingbé. Il est diplômé de l’Ecole nationale d’administration
(ENA de France) et juriste de formation.
Depuis
2007, année dévaluation de l’aviation civile du Togo par l’Organisation
de l’aviation civile internationale (OACI), il n’y a eu aucun cas
d’accident d’avion. Une autre mission de l’OACI a démarré ce mercredi
une réunion de validation du système de sécurité de l’aviation civile du
Togo et ce pour six (6) jours.
A la fin, la mission va recueillir et
évaluer les progrès réalisés par le Togo dans la mise en œuvre de son
plan d’action correctrice pour une meilleure sécurité de l’aviation au
Togo. Cette évaluation sera faite par des experts en audit de l’OACI qui
vont analyser le niveau de performance du Togo en matière de sécurité
de l’aviation civile pour relever le progrès réalisé et ce qui reste à
faire.
« Nous sommes en mission de validation
coordonnée pour mesurer les progrès accomplis par le Togo en matière de
sécurité. C’est le but de l’audit qui a été conduit par l’OACI en
2007 », a déclaré Papa Issa Mbègue, expert de l’OACI.
Pour le colonel Dokissime Gnama Latta,
Directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC),
cette mission se situe dans le cadre du programme d’audit et de
supervision que l’OACI mène dans les Etats membres régulièrement pour,
dit-il, « voir si toutes les normes sont mises en application ».
« Le Togo s’est donné pour objectif,
zéro accident. Aucun pays n’est à l’abri d’un accident mais il faut
mettre toutes les chances de son côté pour réussir cela », a-t-il
ajouté.
Pour atteindre cet objectif, l’ANAC met
un accent très important sur la formation, la qualification du
personnel, le maintien des compétences, l’agrément des ateliers, la
formation des pilotes, le contrôle et la médecine.
Une
équipe africaine du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs
(MAEP), un mécanisme établi par les pays africains pour promouvoir la
démocratie, la bonne gouvernance, arrive au Togo bientôt.
L’annonce a été faite ce mardi par Pr
Edouard Maloka, Directeur exécutif Afrique du MAEP, à sa sortie de
l’audience que lui a accordée le Premier ministre, Komi Sélom Klassou.
« Nous sommes venus pour soutenir la
commission et le Togo en se préparant pour le processus du MAEP. Nous
sommes aussi venus voir le PM pour discuter de comment on va s’entendre
pour travailler avec le pays. Les autorités togolaises ont déjà fait
beaucoup pour l’implantation de la commission nationale du MAEP mise en
place par un décret. Elle dispose aussi des moyens pour fonctionner. On a
déjà fait beaucoup pour faire démarrer le processus du MAEP. Ce qui
reste, c’est de commencer le processus d’auto-évaluation qui sera gérer
par la commission nationale », a déclaré M. Maloka.
La Commission nationale du MAEP est présidée par Pr Charles Condi Agba.
L’adoption par les chefs d’Etat et de
gouvernement en juillet 2002 à Durban en Afrique du Sud de la
Déclaration sur la gouvernance démocratique, politique, économique et
des entreprises a donné naissance au MAEP). Le Togo y a adhéré en 2008.
Tous
les candidats ayant composé dans les centres d’écrit de Tsévié (35 km
de Lomé) et de Dapaong (600 km de Lomé), dans le cadre du concours
d’entrée dans les six (6) Ecoles normales d’instituteurs (ENI) organisé
le 12 février dernier par le gouvernement vont devoir reprendre leur
examen le 7 juin 2016 prochain dans les mêmes centres d’écrit. C’est ce qu’a indiqué ce mercredi le gouvernement dans un communiqué rendu public. Et
pour cause, il avait été constaté une « similitude de réponses et donc
de notes dans certaines salles des centres d’écrit de Dapaong et de
Tsévié, une forte présomption de fraude a fait surface », selon les
résultats des investigations de la gendarmerie. « Toutes
les personnes coupables de ces malversations ont écopé des sanctions
immédiates et exemplaires. Le gouvernement, dans un souci de justice et
d’équité a décidé de la reprise partielle du concours pour les candidats
ayant composé à Tsévié et à Dapaong à 7 heures », indique le document
du gouvernement. Au
cours de cette reprise des épreuves, ajoute le communiqué, tous ceux
qui tenteront de commettre toutes sortes de fraudes, « subiront » la
rigueur de la réglementation en vigueur. Ce
concours initié par le gouvernement périodiquement vise à répondre
efficacement à la demande de scolarisation et offrir une éducation de
qualité aux apprenants avant leur déploiement. Au total 1500 élèves
instituteurs vont être recrutés à la fin de ce concours. Joseph Ahodo La voix de la nation
Une
équipe africaine du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs
(MAEP), un mécanisme établi par les pays africains pour promouvoir la
démocratie, la bonne gouvernance, arrive au Togo bientôt.
L’annonce a été faite ce mardi par Pr
Edouard Maloka, Directeur exécutif Afrique du MAEP, à sa sortie de
l’audience que lui a accordée le Premier ministre, Komi Sélom Klassou.
« Nous sommes venus pour soutenir la
commission et le Togo en se préparant pour le processus du MAEP. Nous
sommes aussi venus voir le PM pour discuter de comment on va s’entendre
pour travailler avec le pays. Les autorités togolaises ont déjà fait
beaucoup pour l’implantation de la commission nationale du MAEP mise en
place par un décret. Elle dispose aussi des moyens pour fonctionner. On a
déjà fait beaucoup pour faire démarrer le processus du MAEP. Ce qui
reste, c’est de commencer le processus d’auto-évaluation qui sera gérer
par la commission nationale », a déclaré M. Maloka.
La Commission nationale du MAEP est présidée par Pr Charles Condi Agba.
L’adoption par les chefs d’Etat et de
gouvernement en juillet 2002 à Durban en Afrique du Sud de la
Déclaration sur la gouvernance démocratique, politique, économique et
des entreprises a donné naissance au MAEP). Le Togo y a adhéré en 2008.
C’est dans une surprise totale que nous apprenons
la décision prise, mercredi dernier en conseil des ministres en faveur
de la création d’une Agence Togolaise des Grands Travaux (ATGT).
Faure-vi
crée l’Agence de Déplacement des Problèmes de Corruption dans les
Travaux Public au Togo | Caricature : Donisen Donald / Liberté
Au moment où Faure Gnassingbé vient juste d’achever une « tournée
d’inaugurations », on comprend mal le sens de ce décret. Lorsqu’on
revisite les maintes critiques portées sur les ouvrages, leur qualité et
les conditions de leur financement, il est aisé de conclure que
l’actuel locataire de la présidence n’est pas insensible à la gestion
approximative des chantiers dans le pays. Mais se
contentera-t-il de cette fuite en avant ou osera-t-il mettre en branle
la machine de contrôle derrière tout ce qui a englouti autant de
milliards des citoyens Togolais ?La rigueur dans la
gestion des finances publiques ne mérite-t-elle pas qu’on fouille dans
les poches de ceux à cause de qui ce nouveau décret est pris ?
La goutte d’eau persistante finit toujours par creuser la roche, même
si de prétendus hommes de médias, plutôt que de s’adonner aux mêmes
obligations de recherche de l’information, préfèrent remettre en
question le travail citoyen d’autres. S’il est une décision qui a
surpris plus d’un, c’est bien le premier décret pris en conseil des
ministres mercredi dernier. « Créée en application de la loi n°2014-014
du 22 octobre 2014, l’Agence Togolaise des Grands Travaux a pour
missions d’assister le gouvernement dans l’identification, la conduite
et le contrôle des grands projets de travaux publics, d’infrastructures
ou d’équipements prioritaires, puis d’assurer la maîtrise d’ouvrage
déléguée pour leur réalisation », dit le décret qui donne les raisons
ayant conduit à cette décision. « En effet, la priorité du gouvernement
est de créer les conditions d’une croissance soutenue, durable et plus
inclusive pour le bien-être des populations. L’atteinte de cet objectif
passe par la réalisation d’infrastructures en matière d’énergie, de
transport, de télécommunications et de services sociaux de base. Ce
décret traduit l’engagement manifeste du gouvernement d’imposer une
nouvelle dynamique forte dans la conception, la réalisation, la conduite
et l’exécution des projets prioritaires ».
« Better late than never » ou « mieux vaut tard que jamais »,
estiment les Anglophones. Si, comme doivent le penser beaucoup de
citoyens, ce sont les vagues créées dans les médias par les
approximations dans la conception, la réalisation et surtout le suivi
des travaux qui ont décidé Faure Gnassingbé à changer d’épaule à son
fusil, c’est à moitié à son honneur. Lorsqu’on analyse la qualité des
travaux par rapport aux énormes investissements consentis, qui sur le
budget de l’Etat, qui par préfinancements, on court le risque d’être
atteint de la maladie de Parkinson, tellement le rapport qualité/prix
est inexistant. Tenez par exemple :
115 milliards F CFA pour l’aérogare de Lomé alors que le budget de départ était de 75 milliards,
l’hôtel Radisson Blu 2 Février dont les coûts sont partis de moins de 14 milliards à 40 milliards,
les travaux de contournement d’Alédjo et de Défalé dont les voies
ont été refermées après l’ouverture pour des défauts de réalisation,
le bassin de rétention de Klikamé dont les parois ont été refaites par suite d’affaissements,
certaines voies de la capitale dont les chaussées ou les trottoirs
démontrent que « trop de commissionnaires se sont léchés trop de doigts
», etc.
Mais comme nous le disions plus haut, c’est à moitié à
l’honneur de Faure Gnassingbé, car il reste une autre décision à prendre
s’il veut conférer plus de respectabilité à la fonction de premier
magistrat.
Si autant de milliards ont été mal utilisés, raison pour laquelle la
mise en place d’une agence des travaux publics devient une exigence,
c’est à cause d’hommes ne s’étant pas acquittés de leurs tâches, malgré
les parcelles de pouvoir dont ils disposent.
Par ailleurs, afin d’avoir une idée de la manière dont les travaux
d’infrastructures ont été conduits jusqu’à récemment, seuls des audits
et des contrôles d’envergure peuvent situer les responsabilités de tous
les acteurs de la commande publique, depuis les autorités contractantes
jusqu’aux circuits de financement en passant par la direction de
contrôle des marchés publics. Mais manquer de demander des redditions de comptes à ces
acteurs serait un aveu de faiblesse, en même temps qu’il constituerait
une forme de justice à plusieurs vitesses. Car on a encore en mémoire le contrôle effectué par exemple à la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET)
ou au sujet de fonds dont les objectifs ont été détournés dans le
secteur de la santé et que des coupables sont sommés de rembourser.
Le texte lu par le ministre Guy Madjé Lorenzo, bien
que diplomatique, signe un aveu d’échec de la gestion des travaux
publics. « …engagement du gouvernement d’imposer une nouvelle dynamique
forte dans la conception, la réalisation, la conduite et l’exécution des
projets prioritaires », dit le communiqué.
Que s’est-il passé pour que le conseil des ministres en arrive à
cette décision, puisque le ministère des Infrastructures et des
Transports, existe déjà et celui des Finances aussi ? Quelle dynamique
ces deux structures, respectivement pilotées par Ninsao Gnofam et Adji Otèth Ayassor, impulsaient-elles au secteur avant cette décision ?
En ce moment, beaucoup de chantiers sont toujours en cours dans le
pays et dont les modes de financement ont été déjà ficelés. Les
conclusions d’une mission conjointe de la Banque Mondiale et du FMI sont
en possession des autorités et dont le contenu s’est largement consacré
au mode de financement des travaux publics, lequel mode constitue un gouffre financier dans lequel le pays s’est enfoncé. Et
il est presque certain qu’un sentiment de satisfaction aurait animé
plus d’un Togolais si le décret pris en conseil des ministres exigeait
des contrôles de tous les travaux déjà réalisés, de ceux en cours de
réalisation, ainsi que leurs conditions de financement. Aujourd’hui, c’est le ministre de l’Economie, des Finances et
de la Planification du Développement, Adji Otèth Ayassor, qui est
l’ordonnateur des dépenses publiques. A ce titre, lui, tout comme celui
des Infrastructures Ninsao Gnofam devraient répondre de l’état des
ouvrages ainsi que des engagements pris au nom de l’Etat togolais.
Le communiqué est resté évasif quant à la primauté de cette agence
sur les prises de décision des ministères qui seront concernés par les
travaux. Pourra-t-elle s’opposer à certains actes pris par des ministres ou deviendra-t-elle une vassale des suzerains ? Autant de remarques qu’il paraît important de clarifier aux contribuables. Mais savez-vous que la même structure créée au Bénin, vient d’être dissoute par Patrice Talon ?
« Elle n’existe plus. L’Agence Béninoise des Grands Travaux (ABGT)
créée pour « appuyer techniquement les Ministères dans la mise en œuvre
efficace et efficiente des grands travaux d’infrastructures en vue de la
maîtrise des coûts, de la qualité des travaux et des délais d’exécution
dans un but d’intérêt général » n’existe plus », écrit La Nouvelle Tribune le 5 mai dernier. Pendant qu’un président, soucieux de ne pas s’éterniser au
pouvoir en affirmant ne devoir faire qu’un seul mandat, dissout cette
structure pour des raisons de transparence, Faure Gnassingbé vient de
prendre un décret portant création de la même agence version togolaise. Et
de par les pratiques qui ont cours dans la cité Togo, on ne sera point
surpris de voir un de ses proches parachuté à la tête de l’ATGT. Ainsi, on accordera l’absolution à ceux qui se rendent coupables de légèretés dans la gestion de la chose publique. Au final, on
ne fait que déplacer les problèmes, mais dans la réalité, on prend les
mêmes et on recommence. La reddition de comptes n’est apparemment pas
pour demain. Parce qu’ici c’est Togo.
Source : [13/05/2016] Abbé Faria, Liberté N°2193
La Banque Mondiale a fait une publication, faisant état des statistiques internationales de dette (International Debt Statistics –IDS). Le Togo se positionne au 12ème rang des pays africains les plus endettés et 2ème dans la sous-région.
Avec 61,1% de son Produit Intérieur Brut (PIB) qui s’élève à 3 milliards de Dollars US constant, le Togo est le 12ème des pays africains les plus endettés. La dette du Togo s'élève donc à environ 1061 milliards de F C FA.
L’Erythrée est en tête du classement avec 126% d’un PIB de 1,4 milliards de dollars.
Dans la sous-région, le Ghana est le pays le plus endetté selon le rapport, avec 74,1% de son PIB qui s’élève à 23 milliards de Dollars US. Le Bénin et Burkina-Faso occupent respectivement la 31ème pour 39,5% d’un PIB de 7 milliards de Dollars US et la 38ème pour 32,6% d’un PIB de 10 milliards de dollars US.
L’Afrique du Sud occupe la 21ème place avec 51,4% d’un PIB de 342 milliards.
C’est le Nigéria, la première puissance économique du continent qui est le pays le moins endetté avec seulement 13,3% d’un PIB de 212 milliards de Dollars US, soit un montant de 25 milliards d'euro de dette.
Cette réalité vient démentir les théories spéculant que les pays les plus riches seraient les plus endettés. icilome
Dans le cadre des activités de la
célébration du 56eme anniversaire de l’indépendance du Togo, la
formation politique Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo
Solidaire (OBUTS), a rencontré les professionnels des medias, ce samedi
14 mai dans les locaux de son siège, pour partager et échanger sur
l’actualité sociopolitique et économique nationale et internationale.
Entre autres sujets évoqués la décentralisation, la sécurité intérieure
et sous régionale, le dossier des incendies des marches de Lomé et de
Kara, la lutte contre les inégalités sociales.
Dans son exposé liminaire sur l’actualité nationale et internationale,
le président de OBUTS Agbéyomé Kodjo a tout de suite salué le faite que
la célébration du 56ème anniversaire de l’accession à la souveraineté
internationale du Togo fut marquée par une série d’inaugurations
d’infrastructures grand public allant des transports aériens, à
l’assainissement en passant par l’industrie hôtelière et l’intermédiaire
financière, sans oublier le lancement des prestations en matière
d’assurances pour les bénéficiaires du FNFI.
Parlant de la sécurité intérieure il a souligné qu’il n’y a de
développement durable sans la paix et la sécurité et a salué le climat
de paix qui règne dans le pays. Il invite par ailleurs chaque citoyen
togolais à contribuer à son renforcement.
« Pour se faire, le dialogue et la recherche permanente de compromis
doivent inspirer nos choix citoyens et nos inclinations politiques est
dans la confiance mutuelle que nous devons ensemble relever les défis
auxquels la nation est confrontée ».
S’agissant de la sécurité sous régionale, la formation politique OBUTS
se réjouit de la tenue ce 14 mai 2016 à Abuja d’un sommet international
sur la sécurité pour faire le bilan de la lutte contre Boko Haram avec
la participation de plusieurs chefs d’Etat de la sous-région, dont le
chef de l’Etat togolais.
«OBUTS exprime le vœu de ce que les conclusions et les engagements qui
seront issus des travaux d’Abuja renforcent le dispositif de lutte
contre le terrorisme, source de haine et de barbarie dans un monde à la
quête de paix, de fraternité et de quiétude », a souligné le président.
Parlant de la déplorable affaire relative aux incendies des marchés de
Lomé et de Kara, sous toutes réserves, Agbéyomé Kodjo note avec
satisfaction que les juges d’instruction en charge de ce dossier ont
pris une ordonnance de non-lieu pour défaut de preuves, au bénéfice d’un
certain nombre de personnes jusqu’à lors placées sous contrôle
judiciaire.
«Il urge de mobiliser et de rechercher des sources de financement
additionnel pour faire renaitre de leurs cendres le grand marché de Lomé
et celui de Kara véritables carrefours de développement du commerce
régional et de boosteurs de l’économie », a-t-il ajouté.
Pour remédier au chômage des jeunes, l’OBUTS préconise qu’un protocole
de thérapie soit imaginé pour redonner de l’espoir à cette frange de la
société qui ne demande qu’à libérer son génie au profit de la
collectivité nationale ; qui ne demande qu’ à être à l’initiative comme
ressort de l’économie nationale.
Selon le président de l’OBUTS, la décentralisation apparait aujourd’hui
comme un système d’administration qui permettra au pouvoir central de se
concentrer sur l’essentiel de ses attributs régaliens.
La Concertation nationale de la société
civile au Togo (CNSC-Togo) a célébré samedi à Lomé l’édition 2016 de la
journée mondiale de l’Action citoyenne placée sous le thème : «Liberté
d’association, d’expression et de réunion au Togo».
L’organisation de cette rencontre fait suite au constat selon lequel,
l’espace civique et même la société civile sont menacés dans bons
nombres de pays du monde. Certains pays sont allés jusqu’à voter des
lois limitant les libertés des citoyens ou rendant difficiles les
opérations ou le financement des groupes de la société civile dans
certains cas.
Même si au Togo la situation s’est améliorée, selon la CNSC-Togo, il
reste encore à faire d’où combien important que la société civile
continue de réfléchir sur le respect de l’espace civique. Et c’est pour
attirer l’attention des autorités sur la liberté d’association,
l’organisation de la vie associative et de tracer la limite sur la vie
civique et politique et mieux informer les citoyens sur leurs droits et
devoirs qu’un tel forum est initié.
«Il s’agit de donner aux citoyens la parole et leur permettre de croire
que tout peut se faire partout dans le monde. Ici au Togo nous sommes
regroupés au sein de la CNSC-Togo pour témoigner de notre vivacité et
redonner confiance aux gens. Nous voulons leur dire que, qui veut porter
sa pierre à contribution, doit prendre la parole, poser des actes parce
que tout ce qui se fait en toute objectivité ne peut que contribuer à
l’avancement de la démocratie », a déclaré la Présidente du Conseil
d’administration de la CNSC-Togo Jeannine Agounké.
L’espace civique au Togo selon cette dernière, est en train d’avancer
même s’il y a certaines restrictions et des entraves qui pointent à
l’horizon. Et le rôle de la CNSC-Togo est de faire en sorte que tout ce
qui peut être lié à la liberté de réunion puisse être observé car
dit-elle « les citoyens dans un régime d’information ont le droit de se
former, de se réunir, de programmer les choses comme leur cœur et leur
engagement le leur dit »
Peuple Togolais, notre pays est en
danger. Mobilisons-nous ! L’ANC, la CDPA, le PSR et l’UDS-Togo, réunis
au sein de CAP 2015, invitent toutes les forces vives de la Nation
togolaise à prendre massivement part, à la marche suivie de meeting
qu’ils organisent à Lomé, le Samedi 21 Mai 2016 à partir 8h00, pour
exiger les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales
telles que prévues par l’Accord Politique Global (APG) ainsi que
l’organisation transparente, participative et consensuelle de la
décentralisation, nécessaires à l’édification de l’Etat de droit, à la
démocratie à la base et à la bonne gouvernance dans notre pays.
Partis politiques, organisations de défense des droits de l’homme, associations de presse, syndicats
et associations de la société civile, travailleurs des secteurs public
et privé, élèves, étudiants, revendeuses des marchés, populations
togolaises, soyons tous au grand rendez-vous de CAP 2015, ce samedi 21
Mai 2016 à partir de 08h00, à Bè Kondjindji, pour une marche
républicaine qui nous conduira, suivant l’itinéraire ci-dessous, à la
plage face Ancien Palais de la Présidence, où se tiendra un grand
meeting d’information. Itinéraire : Bè Kondjindji, Marché de Bè, Bd
Félix Houphoët Boigny, Immeuble Fiata, Bd Circulaire côté ouest,
Ancienne Fontaine Lumineuse, Place Anani Santos, RAMCO, ancien SGGG, rue
Koumoré, Hôtel Palm Beach, Bd de la République, Ancien Palais de la
Présidence côté plage.
Le cycliste togolais Abdou Raouf Akanga a
remporté vendredi la troisième étape du 13ème Tour cycliste
international du Bénin, d'une distance de 115 km (Bohicon-Ouidah),
a-t-on appris samedi auprès de la Fédération béninoise du cyclisme.
Abdou Raouf Akanga était suivi du Nigérian Emmanuel Innocent et du Burkinabè Hamidou Yaméogo.
La 4ème étape est un critérium qui sera courue samedi à Porto-Novo, la capitale politique du Bénin.
Au total, 53 coureurs provenant ont pris le départ de ce tour, avec la
participation des équipes venues du Burkina Faso, du Ghana, de Côte
d'Ivoire, de RD Congo, du Togo, de Belgique, de France et du Bénin.
Cette édition du Tour cycliste international du Bénin se déroule du 11
au 15 mai en cinq étapes: Parakou-Savè (150 km), Dassa-Bohicon (80 km),
Bohicon-Ouidah (115 km), Critérium à Porto-Novo et Critérium à Cotonou. XINHUA
Le directeur des Affaires publiques de
l’Ambassade des Etats-Unis à Lomé, David Meron a dévoilé la liste des 12
participants togolais sélectionnés au Washington Mandela Fellowship.
La bourse Mandela Washington Fellowship permet de suivre des cours de
six semaines dans des universités renommées des États-Unis. Les
participants auront le choix entre trois thématiques d’études : affaires
et entrepreneuriat, leadership civique ou gestion publique.
Ils seront aussi invités à participer au sommet des jeunes leaders
africains pendant une semaine avec le Président des Etats-Unis, Barack
Obama. Ces jeunes leaders pourront avoir des stages facultatifs de six à
douze semaines dans des organismes en adéquation avec les spécialités
demandées. Ils auront également la possibilité de voyager dans des pays
africains pour partager leur capacité en matière de leadersh Dépêches Togo
Les leaders syndicaux des sept centrales du Togo réfléchissent depuis
mardi autour de l’organisation et la structuration d’une centrale
syndicale pour l’efficacité des actions. La Synergie des Travailleurs du
Togo (STT) et la Confédération Générale des Travailleurs (CGT) de
France facilitent cette rencontre pour amener les délégués à mieux
comprendre le concept de syndicalisme, les conditions de création et de
fonctionnement d’un syndicat dans une entreprise.
Experts et syndiqués travaillent sur les outils légaux et
conventionnels pour l’action syndicale ainsi que sur les éléments pour
construire le rapport de force devant les autorités et les outils à
faire valoir dans une négociation collective.
Pour la coordinatrice générale de la STT, Mme Lawson-Oloukounle
Nadou, « cette formation vise à repérer les freins à la syndicalisation
et proposer des solutions pour pérenniser l’adhésion aux syndicats».
Les réflexions apporteront de la lumière aux leaders syndicaux de la STT
mais aussi à l’ensemble des premiers acteurs des centrales syndicales.
Pour l’autorité, « la formation est d’une acuité indéniable pour les
acteurs censés être des éclaireurs de la masse dans un contexte où les
incompréhensions et positions divergentes sont légions » et donc une
formation pluridisciplinaire est plus importante pour la réalisation de
la lourde responsabilité confiée.
Avec Atop
Les
activités de la célébration de la journée internationale des infirmiers
et infirmières du Togo ont été ouvertes ce jeudi à Lomé par la
représentante du ministre de la santé, Gilberte Sablikou Houngbénou.
Elles ont été couplée avec la 2ème journée scientifique
nationale de l’Association nationale des infirmiers et infirmières du
Togo (ANIIT), a constaté l’Agence de presse Afreepress.
Placées sous le thème : « les
infirmières : une force pour le changement pour des systèmes de santé
plus résilients », ces activités ont été initiées par l’ANIIT).
Les informations et les idées qui
sortiront de ces réflexions auront pour objet d’aider et d’encourager
les infirmiers à s’engager dans la formulation des politiques de santé.
« La santé joue un rôle central dans le
développement. Elle est tout à la fois une condition, un indicateur et
un résultat du développement durable. La santé contribue beaucoup au
développement économique, les populations en bonne santé vivant plus
longtemps et étant plus productives. Au contraire, la mauvaise santé des
populations risque d’effacer les progrès économiques d’un pays », a
indiqué Mme Houngbénou.
L’une des ressources importantes sur
lesquelles compte le gouvernement pour atteindre cet objectif, selon
elle, c’est les ressources humaines un des grands piliers de tout
système de santé.
« L’infirmière est donc la personne qui
s’occupe de ses hôtes dans le besoin. Ce mot utilisé dès 1878 pour
désigner les femmes destinées par la profession à soigner, devra
attendre le 20ème siècle pour être reconnu comme une
profession à part entière : la profession infirmière », a déclaré Séna
Agué, président de l’ANIIT, infirmier d’Etat.
En
conseil des ministres ce mercredi, le gouvernement crée par décrets
deux (2) agences : l’Agence togolaise des grands projets (ATGP) pour
assister le gouvernement dans l’identification, la planification, la
conduite et le contrôle des grands projets de travaux publics,
d’infrastructures ou d’équipements prioritaires et l’Agence togolaise
d’électrification rurale et des énergies renouvelables.
Selon le communiqué du gouvernement,
l’ATGP créée en application de la loi n°2014-014 du 22 octobre 2014
permettra au gouvernement de créer les conditions d’une croissance
soutenue, durable et plus inclusive pour le bien-être des populations.
« L’atteinte de cet objectif passe par
la réalisation d’infrastructures en matière d’énergie, de transport, de
télécommunication et de services sociaux de base », indique le
communiqué.
A travers cette agence, il s’agit
d’imposer une nouvelle dynamique forte dans la conception, la
réalisation, la conduite et l’exécution des projets prioritaires.
Quant l’Agence togolaise
d’électrification rurale et des énergies renouvelables, elle permettra à
une frange importante des populations rurales et périurbaines d’avoir
accès aux services énergétiques et dans la logique d’accroître le
maillage électrique du pays.
« L’Agence sera chargée de la mise en
œuvre de la politique de l’Etat en la matière et de mobiliser plus
facilement les ressources financières pour l’accélération de
l’électrification en milieu rural et la promotion des énergies
renouvelables, conformément aux Objectifs de développement durable et
aux recommandations de la COP 21 tenue à Paris », souligne le conseil.
A
l’avant-garde de l’appel incessant lancé au Togo à évoluer dans son
processus de décentralisation afin que des élections locales soient
organisées, le Chef de la Délégation de l’Union européenne (UE) au Togo,
Nicolas Berlanga Martinez a, au cours d’un cocktail organisé ce jeudi à
la Résidence de l’UE à Lomé, à l’occasion de la Journée de l’Europe,
appelé les acteurs de tous les niveaux à « un débat citoyen
responsable ».
Il faut, selon lui, que les apports des
uns et des autres puissent contribuer à chercher les réponses adéquates
et les plus proches de la vie quotidienne des hommes et des femmes,
s’agissant surtout de l’accès aux services publics de base et de la
participation à un système démocratique qui doit viser un juste
équilibre entre les compétences à décentraliser et les compétences
régaliennes assurant la cohésion sociale et la sécurité de l’Etat.
« Ceux qui, de tous bords, penseraient
qu’il vaut mieux temporiser, qui spéculeraient pour que l’immobilisme
favorise leurs intérêts politiques ou économiques, qui décideraient de
traiter la question de la décentralisation comme une affaire partisane,
risquent de s’installer dans la nostalgie paralysante du passé donnant
des solutions d’antan à des problèmes d’aujourd’hui », a lancé le chef
de la Délégation de l’UE au Togo
« La diversité des opinions devrait par
conséquent accompagner le processus de décentralisation aidant à diluer
les inerties identitaires, parfois pernicieuses, et participer à
l’émergence d’une conscience nationale togolaise composée des
citoyens », a-t-il ajouté.
Il n’a pas manqué de saluer la récente
Lettre pastorale de la conférence des évêques du Togo qui, selon lui,
« a montré le chemin pour atteindre des réponses à la série de questions
raisonnables et cruciales qui se connectent avec la majorité sociale du
Togo ».
Telli K.
Voici l’intégralité du Discours pour le jour de l’Europe 2016
Chers citoyens européens au Togo, chers
togolais amis de l’Europe, bienvenus une année de plus à la résidence de
l’Europe à Lomé.
Je voudrais commencer mon intervention
en remerciant toute l’équipe de la Délégation et tous ceux qui rendent
possible la réception de ce soir et les autres évènements que nous
organisons autour du jour de l’Europe 2016, comme la visite de lycées
aux projets de développement et le forum de femmes sous le thème « La
contribution des femmes et la cohésion nationale ».
Formellement ce soir nous célébrons le 66ème anniversaire de la « déclaration Schumann », le texte qui marque le lancement d’un projet d’avenir commun qui consolide la paix, la prospérité et la démocratie sur notre continent.
Comme un clin d’œil pour l’histoire
récente du Togo, la « déclaration Schumann » bannissait la nostalgie,
évitait de se tourner exagérément vers le passé pour se lancer vers
l’avenir. Elle ne voulait pas que les morts de la guerre décident du
futur de ceux qui étaient en vie.
Depuis l’année dernière, les faits ont
confirmé que les atteintes à la sécurité, notamment le terrorisme et le
radicalisme, constituent des épées de Damoclès devant lesquelles nous
devons montrer une mentalité ferme d’action, en travaillant
collectivement. Chers amis togolais, l’Union européenne est profondément
choquée et en deuil après les attaques terroristes de Paris, Bamako,
Bruxelles ou Abidjan. Il s’agit des attaques contre nous tous, Africains
et Européens. Nous ferons face à cette menace ensemble, avec tous les
moyens nécessaires et une détermination sans faille.
Nous ne devons pas ignorer non plus que
la crise économique et les défis posés par les conflits au-delà de nos
frontières ont aussi déclenché ces dernières années des réflexes
identitaires, des impulsions de repli en Europe.
Pourtant, le projet européen demeure
toujours notre meilleur atout pour y donner une réponse de manière
efficace aux crises. Le projet européen nous fait plus forts, plus
respectueux de notre diversité et à la fois plus solidaires avec nos
voisins. Malgré toutes les difficultés, l’Union européenne reste le
projet d’intégration régionale le plus réussie de l’histoire
contemporaine et l’espace au monde avec plus de liberté pour opiner,
pour aimer, pour se déplacer, pour prier ou ne pas prier, pour voter et
choisir notre destin. Le patriotisme européen devient par conséquent et
avant tout celui d’une expression de partage de souveraineté qui aspire à
réunir des individus autour d’un modèle de société et
non à organiser des masses derrière un drapeau. Ces idées, chers
concitoyens européens, nous sommes convaincus, persistent toujours. Oui,
nous avons des raisons valables pour fêter le 9 mai.
Comme votre voisin et partenaire, nous
pensons que l’Afrique doit elle aussi faire face aux grands défis. La
croissance et le rythme de réduction de la pauvreté doivent être
renforcés et en bénéficier à tous davantage. Cela nécessitera plus
d'écoles, plus d'infrastructures, de meilleures conditions pour faire
des affaires et plus d'investissements. Il réclame mettre un terme aux
conflits et aux guerres civiles. Il faudra également des démocraties
plus fortes.
Ces défis auxquels vous êtes confrontés,
vous n'allez pas y faire face seuls. Vos défis sont les nôtres. La
diplomatie européenne édifiée tout au long des dernières décennies,
libérée du lourd fardeau du passé, est déterminée à explorer notre
avenir commun d’une manière pragmatique et responsable.
Et si nous, Européens, voulons vraiment
ouvrir un nouveau chapitre, nous ne devrions pas nous demander ce que
nous pouvons faire pour l'Afrique. La bonne question à se poser est plutôt : que pouvons-nous faire avec l'Afrique?
Dans cet esprit de partenariat, Monsieur le ministre, Mesdames et Messieurs,
Que veut faire l’Union européenne avec le Togo ?
Permettez-moi d’esquisser quelques exemples.
La semaine du 27 avril, le Président de
la République a procédé à l’inauguration de grands ouvrages : une
aérogare flambant neuve qui va certainement impacter positivement le
nombre d’arrivées, un hôtel haut de gamme nécessaire pour couvrir un
créneau du marché propice à des rencontres et à des sommets
internationaux, et finalement les travaux pour l’aménagement du 4ème
lac et la construction d’un système d’assainissement dans des quartiers
périphériques à Lomé, habités par 300.000 personnes et où l’accès aux
services publics n’est pas encore suffisant.
Nous sommes reconnaissants et satisfaits
d’associer le nom de l’Union européenne à cette dernière action à fort
contenu social qui montre un partenariat caractérisé par des travaux
financés avec les dons des citoyens européens à la hauteur de 43
millions d’euro (c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de contrepartie
financière de l’état togolais), et qui seront réalisés par un consortium
d’entreprises européennes et togolaises qui ont été sélectionnés suite à
un processus concurrentiel transparent avec la maitrise de l’Agence
française de développement. Cet engagement reflète surtout notre
priorité de répondre aux besoins de base d’une tranche de population
défavorisée.
L’Union européenne avec le Togo.
Un autre exemple : On a tendance parfois
à oublier l’importance de la compétence et de la formation, l’aspect
humain essentiel pour le progrès. Nous investissons autant d’effort et
d’intérêt dans ces actions qualitatives que dans la construction
d’infrastructures, si flamboyantes qu’elles puissent être.
A cet égard, le partenariat européen
comprend un travail discret et patient pour le renforcement des
capacités de l’administration (ministère de la justice, du plan, de
l’économie, de l’eau et de l’assainissement, bientôt de l’énergie, la
nouvelle école de police, etc.), pour la formation des planificateurs
dans les différents ministères, pour accompagner l’institut national de
la statistique et des études économiques et démographiques – INSEED –
afin qu’il serve d’outil à la prise des décisions politiques, enfin
pour améliorer la transparence dans la gestion des finances publiques de
telle sorte que les ressources propres soient maximisées pour rendre
plus efficaces les services publics sur tout le territoire.
L’Union européenne avec le Togo.
Là encore il s’agit d’un dernier
exemple quand nous venons de clôturer un projet d’appui à la société
civile, actif pendant 5 ans, et connu sous le nom de PASCRENA. Tout au
long ses années d’activité, il a appuyé financièrement et accompagné la
« Commission vérité, justice et réconciliation » du début à la fin de sa
mission, et a aussi soutenu plus d’une centaine d’actions, par exemple
pour l’amélioration de l’accès des femmes aux terres cultivables, pour
outiller la chefferie traditionnelle à la résolution de conflits, pour
rétablir les personnes handicapées dans leurs droits, pour encourager la
participation des comités de quartiers dans la gestion des communes,
pour la formation au civisme et à la veille citoyenne avant les
élections, etc.
PASCRENA a été un instrument central de
notre « diplomatie de proximité », pour que, au-delà des tâches
traditionnelles de représentation, nous puissions faciliter les débats
publics qui jalonnent la société togolaise, pour affermir les actions
des acteurs du milieu d’affaires, des médias, des universités, des
organisations non étatiques qui contribuent à développer l’opinion
publique et par conséquent sont des « moteurs d’avenir »…par conséquent à
faire devenir normal dans le débat public ce qui l’est déjà dans les
rues des villages et des villes au Togo…dans le respect, que le dialogue
rationnel et adéquat conduit avec justice vers la solution des
problèmes économiques, politiques et sociaux les plus pressants. Nous
sommes convaincus, par ce que notre propre histoire nous le confirme,
que le dialogue en continu, qui remplace l’affrontement par le débat,
qui surmonte les différences par les accords, est l’expression la plus
honnête de la politique.
Prenons comme exemple la discussion sur
la décentralisation qui s’est bien implanté ces derniers mois et où la
volonté politique semble plus raffermie que jamais à transformer la
réflexion en action. Nous nous réjouissons de ces pas en avant et nous
encourageons tous les acteurs, les « moteurs d’avenir », à contribuer
chacun dans son rôle à cette discussion dans un esprit où l’intérêt
national prime sur la méfiance, et en évitant l’aveuglement intellectuel
consistant à penser que quelqu’un est le seul dépositaire de la raison.
Pour son esprit constructif, nous
saluons la récente Lettre pastorale de la conférence des évêques du Togo
qui a montré le chemin pour atteindre des réponses à la série de
questions raisonnables et cruciales qui se connectent avec la majorité
sociale du Togo.
Ceux qui, de tous bords, penseraient
qu’il vaut mieux temporiser, qui spéculeraient pour que l’immobilisme
favorise leurs intérêts politiques ou économiques, qui décideraient de
traiter la question de la décentralisation comme une affaire partisane,
risquent de s’installer dans la nostalgie paralysante du passé donnant
des solutions d’antan à des problèmes d’aujourd’hui.
Les apports des uns et des autres, un
débat citoyen responsable, contribueront à chercher les réponses
adéquates et les plus proches de la vie quotidienne des hommes et des
femmes, s’agissant surtout de l’accès aux services publics de base et de
la participation à un système démocratique qui doit viser un juste
équilibre entre les compétences à décentraliser et les compétences
régaliennes assurant la cohésion sociale et la sécurité de l’état. Ceci
est d’autant plus vrai au regard des menaces barbares de l’époque
tourmentée que nous traversons.
La diversité des opinions devrait par
conséquent accompagner le processus de décentralisation aidant à diluer
les inerties identitaires, parfois pernicieuses, et participer à
l’émergence d’une conscience nationale togolaise composée des citoyens.
Je l’avais déjà dit l’année dernière
après les élections présidentielles de 2015: les Togolais que nous
croisons partout (les éleveurs de Koundjouré, les femmes de Dapaong, le
personnel de l’hôpital à Mango ou à Niamtougou, les jeunes
universitaires à Kara, les prisonniers de la prison de Sokodé, les
ouvriers des mines de fer à Bangelí ou de marbre à Pagalá, les nouveaux
préfets, les travailleurs de la TDE à Notsé, les habitants des quartiers
à Lomé de Baguida, Kanyikopé, Akodéssewa ou Anfamé bénéficiaries du 4ème
lac) leurs visages ne sont pas ceux de la haine, mais plutôt du désir
de paix. Hommes et femmes, jeunes et personnes âgés, expriment un refus
de l’extrémisme. Ils ne cachent pas pour autant le malheur d’un accès
limité à la santé, l’adversité de ressources insuffisantes pour
l’éducation, le scepticisme vers une justice éloignée, ou le désespoir
face au manque d’opportunités. C’est ici que l’on voit que démocratie et
développement économique se rejoignent.
Ce soir nous fêtons surtout une manière
de faire de l’Europe dans le monde qui offre notre solidarité dans la
recherche des solutions et qui encourage le partage des regards d’espoir
pour renforcer l’amitié entre les hommes et femmes du Togo et de
l’Europe.
Vive l’avenir du Togo ! Longue vie à notre partenariat !
Le Togo a célébré le 27 avril dernier le 56ème
anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Le Pape
François n’a pas oublié le Togo. Dans un message adressé ce lundi au
chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, le souverain pontife a formé
des « vœux fervents » à l’ensemble des Togolais.
Il a également invoqué « l’abondance des
bénédictions divines » sur la personne du Président de la République et
sur tous les Togolais.
« Je demande à Dieu d’assister le peuple
togolais dans ses efforts de bâtir une société juste et fraternelle,
soucieuse des plus faibles et des plus démunis », indique le courrier.
Pour rappel, Faure Gnassingbé a
rencontré le souverain pontife au Vatican en janvier dernier. Les deux
(2) personnalités ont eu un tête-à-tête.
Les
propositions des partis politiques pour la réussite du processus de
décentralisation en cours et l’organisation des prochaines élections
locales continuent de tomber. La dernière en date, est celle du parti
politique de l’opposition, Organisation pour bâtir dans l’union un Togo
solidaire (OBUTS).
« La décentralisation étant
consubstantielle à tout processus de développement local, sa réussite
exige des préalables, notamment une répartition intelligente des
pouvoirs, une autonomie financière, et des ressources humaines
qualifiées », annonce d’entre de jeu Agbéyomé Kodjo, président dudit
parti intervenant dans un message à la nation à l’occasion de la
célébration du 56ème anniversaire de l’indépendance du Togo.
Pour l’ancien Premier ministre soutient
« il faut hâter le pas sans précipitation pour engager le processus de
décentralisation du Togo, avec méthode et intelligence ».
Pour cela, propose-t-il, il faut définir
les grands axes du processus de la politique de décentralisation, fixer
l’horizon et avancer graduellement, en impliquant les associations
locales de la société civile et en assurant un relai auprès des
populations locales et à l’échelle nationale au moyen d’une
communication politique dédiée.
Bref, selon lui, un chronogramme des
activités à mener consensuellement adopté ne serait pas mal. Celui-ci
servira de « levier en vue de fixer la date des élections locales »,
ajoute M. Kodjo.
A l’occasion du 56ème anniversaire de
l’indépendance du Togo, les évêques ont adressé une lettre sous forme de
réquisitoire à l’ensemble de la classe politique togolaise. Divers
points dont l’alternance a été abordée par les prélats.
L’alternance au pouvoir. C’est ce qui singularise le Togo dans la
sous-région ouest-africaine. Les pays voisins du Togo à l’instar du
Ghana, du Bénin et du Burkina Faso ont tous connu l’alternance. Mais au
Togo, le parti au pouvoir RPT recyclé UNIR ne songe pas quitter le
pouvoir pour lancer le pays sur la voie d’une réelle démocratie.
Ce sujet d’alternance au pouvoir est abordé par les hommes de Dieu dans
leur message. « Les gouvernants sont à notre service, il est légitime de
les remplacer quand nous estimons qu’ils ne remplissent plus leur
mission ou qu’ils ont atteint une limite qui ne leur permet ou ne leur
permettrait plus de bien remplir cette mission », ont fait savoir les
évêques.
Pour eux, « L’alternance politique, avant d’être une valeur démocratique, est surtout une exigence de droit naturel ».
Malheureusement, la minorité qui a accaparé le pouvoir et qui pille le
pays soumet la population à un joug permanent. Les aspirations des
Togolais au changement à la tête du pays sont toujours usurpées par un
clan à la solde d’une seule et même famille.
Cela semble dénoter que la minorité parle d’un langage désuet. Celui
d’un parti- Etat où tout est centralisé. Tout part du chef et lui
revient. Pas question pour le régime bientôt cinquantenaire d’opérer les
réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales prévues
par l’Accord politique global (Apg). Même l’organisation des élections
locales révèlent déjà les magouilles qui ont toujours caractérisé le
pouvoir en place. icilome
Quelle mouche a donc piqué Mgr Philippe Kpodzro, archevêque de Lomé,
valeureux guerrier de la lutte pour la démocratie au Togo dans les
années 1990, de vouloir aujourd’hui édulcorer notre hymne national. Il
propose que la phrase « vainquons ou mourons mais dans la dignité » soit
remplacée par « vainquons et vivons dans la dignité ». C’est une
invitation à la lâcheté ou à la médiocrité, soit une émasculation des
vaillants combattants de la liberté que sont les Ablodévio. Cet hymne
qui invite au don de soi reflète la détermination des Togolais dans leur
lutte pour une indépendance sans concession. Nos parents ont su
s’adapter aux colons allemands puis imposer notre indépendance à
l’administration coloniale française… La liberté ne se donne pas, elle
s’arrache.
Depuis Sylvanus Olympio, père de l’indépendance du Togo et le seul
président démocratiquement élu des Togolais assassiné en 1963 par
Etienne Eyadéma serviteur de l’armée coloniale française, notre pays est
sous le joug de la dictature de cette famille Eyadema – Gnassingbé. Ce
pouvoir clanique militaro-civil perdure toujours.
Pour nous libérer de ces oppresseurs, OUI, « vainquons ou mourons mais dans la dignité »
Par Venavino d’Alves
Terre de nos aïeux est l'hymne national du Togo. Il a été écrit et composé par Alex Casimir-Dosseh
Salut à toi, pays de nos aïeux
Salut à toi pays de nos aïeux,
Toi qui les rendait forts,
Paisibles et joyeux,
Cultivant vertu, vaillance,
Pour la postérité
Que viennent les tyrans,
Ton cœur soupire vers la liberté,
Togo debout, luttons sans défaillance,
Vainquons ou mourons, mais dans la dignité,
Grand Dieu, toi seul nous a exaltés,
Du Togo pour la prospérité,
Togolais viens, bâtissons la cité.
Dans l'unité nous voulons te servir,
C'est bien là de nos cœurs, le plus ardent désir,
Clamons fort notre devise,
Que rien ne peut ternir.
Seul artisan de ton bonheur, ainsi que de ton avenir,
brisons partout les chaînes de la traîtrise,
Et nous te jurons toujours fidélité,
Et aimer servir, se dépasser,
Faire encore de toi sans nous lasser,
Togo chéri, l'or de l'humanité.
Salut, Salut à l'Univers entier
Unissons nos efforts sur l'immense chantier
D'où naîtra toute nouvelle
La Grande Humanité
Partout au lieu de la misère, apportons la félicité.
Chassons du monde la haine rebelle
Finis l'esclavage et la Captivité
A l'étoile de la liberté,
Renouons la solidarité
Des Nations dans la fraternité.
Letogolais