Thursday, May 5, 2016

Togo :: « Ascension », l’élévation du Christ dans la gloire de Dieu vivement célébrée à Saint Kisito

Les fidèles chrétiens du monde entier commémorent ce jeudi la énième fête de l’ « Ascension », c’est-à-dire la montée du Christ rs le ciel, quarante (40) jours après sa résurrection d’entre les morts, selon la Bible.

Comme à l’accoutumée, la paroisse catholique Saint Kisito de Tokoin Doumassessé à Lomé  a honoré la tradition en célébrant avec ses fidèles l’entrée du Christ dans la gloire de Dieu, a constaté un reporter de l’Agence de presse Afreepress.

« Ascension signifie montée, élévation et désigne le fait pour Jésus de s’élever vers le ciel après avoir parlé à ses apôtres une dernière fois.  Cet événement signifie à la fois la fin du séjour terrestre du Christ, mais aussi son entrée dans la gloire de Dieu. Il fait ainsi entrer l’humanité dans la nouvelle Alliance et fait de la résurrection la promesse faite à tous les citoyens », a déclaré Jean-Baptiste Aladé, Curé de ladite paroisse.

L’Ascension, selon lui, est également  l’ouverture que donne Jésus aux croyants et ouvre la porte aux chrétiens.

Il n’a pas manqué de retracer les raisons de cette commémoration par le chrétiens d’après l’événement et d’aujourd’hui.

« Le choix de ces 40 jours correspond à la période indiquée dans les Actes des Apôtres, les Evangiles de Marc et Luc ne donnant aucune précision sur la durée du séjour terrestre du Christ après sa résurrection et l’Evangile de ce jour tiré de Saint Luc au chapitre 24 versets 44 à 53 nous appelle à témoigner », a-t-il indiqué.

Selon le Nouveau Testament (l’une des deux parties de la Bible), l’Ascension est un moment charnière qui marque la fin des évangiles et le début de la prédication des apôtres. C’est une fête importante pour les chrétiens, qui vient clore la période qui suit la Pâques.



Bernadette A.
Afreepress

Togo : ADDI s’indigne de l’accueil réservé à la lettre des évêques du Togo

L’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) s’offusque. La raison, l’injonction de la lettre pastorale de la Conférence des Evêques du Togo (CET) est vite tombée dans les oubliettes.

Le Prof Aimé Gogué, président de l’ADDI est mécontent du fait que des points entre autres, la participation démocratique, la justice sociale, l’organisation des élections locales, la prise en compte de la dignité humaine soient restés lettres mortes.

Il regrette que ces sujets soient occultés par l'actualité, notamment la participation du Chef de file de l’opposition aux festivités du 27 avril et l’élection des membres de la HAAC à l’Assemblée nationale.

Le parti ADDI exhorte donc les autorités togolaises ainsi que la société civile à s’approprier les recommandations faites par les hommes de Dieu. Pour cela, il suggère la mise en place d’un groupe de réflexion et de concertation par rapport aux recommandations des Evêques.

A l’occasion du 56ème anniversaire de l’indépendance du Togo, les Evêques du Togo ont adressé une lettre au gouvernement, à l’ensemble de la classe politique togolaise, la société civile et à la population.

« Arrêtons de tergiverser ou de nous laisser emprisonner par le passé, osons aller de l’avant », telle est en substance le message.
icilome

Togo-Journée internationale des sages-femmes : Des difficultés subsistent malgré les efforts

Initiative de l’Internationale confédération des sages-femmes, cette journée a pour objectif de permettre à la sage-femme de s’arrêter et de réfléchir à sa pratique, de voir ce qu’elle fait de bien et qui contribue à la promotion de la vie et d’avoir l’honnêteté de retenir également ce qui ne vas pas et chercher les voies et moyens pour les corriger.

Selon une enquête réalisée par l’Internationale confédération des sages-femmes appuyée par le Système des Nations Unies, si toutes les femmes enceintes avaient accès au service d’une sage-femme, les taux de mortalités maternelle, infantile et néonatale seraient réduits à néant.

Au Togo, malgré les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires et la présence de ces hommes et femmes, les chiffres sur la mortalité restent relativement élevés. Selon la dernière Enquête démographique et de santé au Togo (EDST 2013), la mortalité maternelle, néonatale et infantile, sont respectivement de 401 décès pour 100.000 naissances vivantes, 27 pour 1.000 naissances vivantes et 49 pour 1.000 naissances vivantes.

Pour Eloïse Adandogou d’Almeida, Présidente de l’Association des sages-femmes du Togo (ASSAFETO) intervenant ce jeudi sur la radio Victoire FM, beaucoup de facteurs concourent à ces chiffres.

« C’est vrai que la sage-femme est le pivot des acteurs de la santé de la mère et de l’enfant mais il faudrait que sa sélection et sa formation soit bien faites et que la formation se déroule dans de bonnes conditions parce que la rigueur qui accompagnait cette formation, l’importance même de l’art qui était inculqué aux élèves, ne sont plus ce qu’ils étaient. Lorsque la sage-femme est mise sur le terrain pour exercer sa pratique, il faut qu’elle puisse travailler dans de bonnes conditions à travers l’équipement et le matériel au point », a-t-elle déclaré.

A ces raisons, s’ajoute le fait que les femmes ou les filles qui arrivent à la profession ne viennent pas de première intention. Aussi, les géniteurs ne sont-ils pas informés et suffisamment instruits sur ce dans quoi ils se sont engagés.

Autre raison, le ratio entre le nombre de sages-femmes et les femmes enceintes n’est pas encore équilibré. Pour information, la maternité du CHU Sylvanus Olympio, le plus grand centre hospitalier du Togo, fait en moyenne 900 accouchements par mois, dont 700 par voie basse et 200 par césarienne. En moyenne par jour, il y a 30 accouchements pratiqués par cinq (5) sages-femmes. Selon les normes, une sage-femme ne doit pas faire plus de deux (2) accouchements par jour.

Créée en novembre 1966, l’Association des sages-femmes du Togo (ASSAFETO) fait la promotion de la pratique de sage-femme.

Telli K.

Tuesday, May 3, 2016

Togo :: Journée mondiale de la liberté de la presse : Guy Madjé Lorenzo salue le thème retenu au plan mondial

Le monde entier célèbre ce 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de presse placée sous le thème : « Accès à l’information et aux libertés fondamentales, c’est votre droit ».

Ce thème, selon le ministre togolais en charge de la Communication, Guy Madjé Lorenzo intervenant dans un message de circonstance, est « évocateur » en ce qu’il y a deux (2) mois, l’Assemblée nationale a adopté la loi portant liberté d’accès à l’information et à la documentation publique.

Tout en espérant que cette législation doit permettre d’éviter de tomber dans les pièges de la calomnie, de la diffusion des rumeurs et de fausses informations, M. Lorenzo rappelle aussi que le Togo dispose au niveau continental, de l’un des codes de la presse les plus unanimes libéralisés et qui consacre le principe de la non-privation de liberté des acteurs de la presse dans l’exercice de leur mission.

Selon lui, le code de la presse et de la communication sera renforcé dans les prochains jours, conformément aux recommandations des états généraux de la presse tenus du 30 juin au 2 juillet 2014 à Kpalimé (120 km au nord-ouest de Lomé).

Le professionnalisme, a-t-il souligné, est la seule condition pour garantir à la presse togolaise la liberté totale dans l’exercice de sa mission.

« Il est à rappeler que si la liberté de la presse renforce la démocratie et le travail de journaliste, c’est d’abord et avant tout le caractère professionnel du journalisme qui détermine l’espace de liberté d’expression à acquérir. Ne nous méprenons pas, la liberté se renforce et se nourrit du professionnalisme, de l’éthique et de la responsabilité. Travailler à accorder cette responsabilité à la presse, à respecter les règles communes de l’exercice de la profession du journaliste au Togo, c’est bien accompagner celle-ci à grignoter et à conserver jalousement chaque espace de liberté acquis », a-t-il relevé.

La Journée mondiale de la liberté de la presse a été instituée en 1993 par l’Assemblée générale des Nations Unies.

Telli K.

Monday, May 2, 2016

L'Alternative - N° 519


Liberté - N° 2184


Togo :: Pourquoi les autorités écclésiales du Togo autorisent-elles l’entrée des hommes armés au sein d’une Eglise?

La paroisse Notre Dame de la Rédemption de Klikamé a connu ce dimanche 24 avril 2016, un mouvement inhabituel. Et pour cause. Cette paroisse a été choisie par le clergé catholique du Togo pour abriter la célébration eucharistique marquant la commémoration du 56e anniversaire du Togo à la souveraineté internationale. Pour cela, ladite paroisse a été complètement militarisée, y compris l’intérieur de l’Eglise à cause de la présence des membres du gouvernement et surtout du chef de l’état, Faure GNASSINGBE.


«Tous les Hommes sont égaux devant Dieu », nous enseigne le Catéchisme de l’Eglise catholique et surtout les Saintes Ecritures. Ce passage biblique, les hommes de Dieu de l’Eglise catholique du Togo l’ignorent parfois. Surtout lorsqu’il est question d’une solennité à laquelle doit prendre part le chef de l’Etat. On oublie vite ce passage biblique et on met tout le monde aux pas, y compris les célébrants mêmes (les prêtres pour la plupart du temps).


C’est justement ce qui s’est passé hier dimanche à la paroisse Notre Dame de la Rédemption de Klikamé où tous les abords ainsi que toutes voies menant à cette paroisse, ont été bouclés par des bérets verts et des individus en tenue civile armés jusqu’aux dents. Cela n’est pas encore grave. Toutefois, si pour des raisons protocolaires dues à la présence du chef de l’Etat, la messe qui doit être dite à 6 heures, est ramenée à 5h45 sans que les fidèles chrétiens qui y prennent part ne soient pas informés, cela devient dans ce cas grave. Ceci est d’autant plus grave parce que la messe a débuté avant que la majorité des fidèles chrétiens n’arrivent puisqu’ils n’étaient pas informés à temps. Pourquoi cela ? Les indiscrétions ont fait état de ce qu’il fallait vite démarrer la première messe et vite l’achever pour permettre une mise en place des autorités au sein de l’Eglise avant l’arrivée du chef de l’Etat. Alors pour cela, on a précipité les choses. Dans ce cas, tous les Hommes ne sont plus égaux devant Dieu. Ou bien ?

Non seulement il y a eu de nombreux retardataires mais surtout ces retardataires étaient plus nombreux que ceux qui étaient à l’intérieur au début de la messe. Le fait marquant, c’est l’impressionnant dispositif de sécurité aux abords et devant les entrées principales de l’Eglise. Tous étaient ébahis parce que soumis aux fouilles minutieuses. Les sacs à mains des femmes sont passés au peigne fin.


Nombreuses sont celles qui poussaient des jurons une fois qu’elles ont été priées par les bérets verts positionnés aux entrées d’ouvrir leurs sacs pour des fouilles. Interdiction de passer par les autres entrées à part les deux principales où les fouilles minutieuses sont faites. La place réservée au stationnement des engins et véhicules rasés et remplacés par des bérets verts et hommes en costumes armes au point. C’est la menace djihadiste que l’on craint ainsi ? Se demandent les fidèles. Non ! C’est une habitude propre aux services de sécurité du chef de l’Etat.

Un fait à dénoncer vigoureusement

Il s’agit de l’entrée dans l’Eglise des hommes en costumes qui avaient des armes de gros calibres en mains et qui jouaient au rodéo. Les responsables de l’Eglise catholiques n’arrivent pas à dénoncer cet état de chose et laissent entrer au sein même de l’Eglise des individus armés pendant que le prêtre dit la messe. Ils se donnent même le loisir de se promener dans l’Eglise. Ils ne cachent même pas les armes comme cela se fait ailleurs. Une manière de terroriser les gens jusque dans l’enceinte d’une Eglise.



Alors que ce sont les mêmes autorités ecclésiales qui enseignent aux fidèles chrétiens que l’Eglise est la « Maison de Dieu. » Pourquoi donc entrer dans la maison de Dieu avec des armes ? Les Saintes Ecritures permettent-elles cet état de chose ? Ou bien c’est l’Eglise catholique du Togo seule qui fait l’exception ? Sinon au Vatican on ne les voit pas les gardes rapprochés du Pape, les armes dans les mains. Qu’on entre dans une Eglise avec des armes au vue et au su de tous les fidèles ? Sur certaines paroisses, il suffit juste que des fidèles soient un peu en retard et entrent dans l’Eglise pendant que le prêtre dit la messe que le célébrant l’arrête ou le fasse sortir carrément. Mais dans le cas d’espèce où des individus se donnent le plaisir de faire des va-et-vient dans l’Eglise armes aux points, on n’a pas le courage de rappeler à l’ordre ces messieurs comme cela a été le cas hier dimanche à la paroisse Notre Dame de la Rédemption où le chef de l’Etat Faure GNASSINGBE est venu assister à la célébration eucharistique marquant la commémoration du 56e anniversaire de la fête nationale du Togo.

On dirait que la maison de Dieu, c’est-à-dire l’Eglise du Togo n’a plus de valeur s’il faut accepter qu’elle soit à longueur de journée violée par des hommes armés. Ce dimanche donc, des fidèles ébahis et désabusés avaient de la peine à suivre le célébrant de la première messe, c’est-à-dire celle qui a débuté à 5h45 parce que justement des hommes en costume sombre pour la plupart, armes aux points (fusil à lunette pour certains, fusils mitrailleur pour d’autres) se sont introduits au sein de cette Eglise.


Certains se sont postés en haut de l’Eglise où restent d’habitude les enfants qui viennent à la messe de 8 heures. D’autres au sous-sol puisque ladite Eglise en dispose. D’autres encore se sont confondus aux fidèles. Alors que la messe battait son plein. Ce qui était incompréhensible est que la messe à laquelle le chef de l’Etat devait assister, est prévue pour 8 heures. Si déjà la première de 5h45, les fidèles sont bousculés de la sorte, qu’adviendrait-il à ceux qui participeront à celle de 8 heures ? « Jusqu’à quand ?» lança d’une voix basse une vieille dame qui venait de faire son entrée dans l’église après avoir été soumise aux fouilles par les bérets verts. D’ailleurs les tracasseries se faisaient dehors aussi. Ce qui a fait que toute l’attention des fidèles était aussi câblée sur ce qui se passait dehors où on entendait des voix qui disaient : « Eh ! Mon ami, quitte là-bas », ou «Eh ! Passez par ici » ou encore « Retournez vite ». Faut-il faire tout cela pour la sécurité d’un seul individu quand on sait que, quand le Seigneur décide quelque chose, il le fait ? En tout cas, le célébrant a fini par envoyer quelques piques. Dans un style ironique, en clôturant les annonces, il a dit en substance: « Comme vous le voyez, notre paroisse a été choisie par Mgr l’Archevêque pour abriter la messe d’action de grâce marquant la célébration de la fête nationale. C’est d’ailleurs pour cela que vous voyez cette présence massive des soldats.



N’ayez pas peur. Ils sont là pour notre sécurité. Mais je dois vous dire une chose. A la fin de la messe, il n’y aura pas de prise de photos comme vous le faites d’habitude sur le parvis de l’Eglise. Aussitôt la messe finie, rentrez rapidement chez vous. Je dis bien fuyez dans vos maisons. » Allusion faite aux comportements des hommes en treillis et en costume armés parce que le spectacle était vraiment désolant. Le comble arriva à la fin de cette première messe quand le sacristain demandait aux fidèles de ne plus passer par les portes centrales mais celles des extrémités. Ce dernier n’a pas terminé la phrase quand des huées accompagnées de murmures et de jurons se sont abattus sur lui.


Tout cela à cause d’une seule personne. Ces faits se passent au sein d’une Eglise, c’est-à-dire dans la maison de Dieu. Ça s’appelle « Culte de la personnalité ». Bizarrement, les choses sont allées si vite puisque la messe qui a débuté à 5h45 a pris fin à 7h05. Ailleurs, ce n’est pas le cas. Et c’est malheureusement l’image de l’Eglise catholique du Togo actuellement. Faire la part belle aux autorités du pays oubliant que tous les Hommes sont égaux devant Dieu. Ce sont ces scènes auxquelles assistent nombre de fidèles chrétiens catholiques qui leur font dire que leurs pasteurs ont été achetés par les autorités du pays parce qu’ils n’arrivent pas à leur dire la vérité. D’autres martèlent même que les autorités ecclésiales ne pourront rien dire parce que : « La bouche qui mange ne parle plus. »

Au-delà de toutes les considérations

Il est dans l’ordre normal des choses qu’on assure la sécurité et la protection à la plus autorité de l’Etat. Chose normale. Même le Pape, chef de l’Etat du Vatican a droit à une protection sécuritaire. Cependant, le service rapproché et celui chargé de la sécurité du Pape ne se font pas voir et ne terrorisent pas les gens qui cherchent à voir le Souverain pontife avec leurs armes comme cela a été le cas hier dimanche à la paroisse Notre Dame de la Rédemption de Klikamé. Il y a lieu de se demander s’il est normal, en suivant les règles ou la doctrine de l’Eglise catholique, qu’on joue au rodéo au sein d’une Eglise? Non ! Le spectacle désole plus d’un. Il est même répugnant et n’est pas à l’image même de celui qui dit avoir a été plébiscité par un si grand nombre de ses compatriotes. De quoi ont-ils peur les gouvernants et surtout le chef de l’Etat togolais en déployant tout une armada de moyen de sécurité pour assurer leur sécurité lors de ces cérémonies, si tant est qu’ils ont vraiment le soutien et l’adhésion du peuple ?

Pourquoi celui qui dit avoir l’adhésion populaire a-t-il si peur au point de se déplacer avec tout un camp militaire et faire autant peur à ceux qui l’ont élu à ce haut poste de responsabilité ? Le Togo devient de plus en plus une curiosité étonnante dans tous les domaines. Cette scène des hommes en armes, on peut l’accorder aux cérémonies politiques mais aux cérémonies religieuses ? Pardon qu’on évite de terroriser les fidèles jusque dans l’enceinte d’une Eglise. Pauvre Togo, pays de paradoxe !

Si le chef de l’Etat a si peur au point d’accepter que son service de sécurité brandisse des armes pour faire peur aux fidèles chrétiens dans les Eglises, qu’il demande pour qu’on lui construise une Eglise dans sa résidence privée ou dans son palais puisqu’il est en bon terme avec le Vatican. Il suffit juste d’en parler avec son ministre des affaires étrangères, un adepte de Saint Egidio et le tour est joué. Comme ça, certains prêtres et Evêques acquis à sa cause se relayeront pour lui dire la messe.

Et le peuple de Dieu que son service de sécurité terrorise sera l’abri de toute peur et de toute frustration. Cela fera d’ailleurs la part belle à ces religieux acquis à sa cause. Cela mettra ensuite à l’abri l’Eglise, des critiques et diatribes que leur lancent depuis un moment, leurs fidèles en vivant ces scènes immondes. Si le Christ a pu dire: « Ne faites pas de la maison de mon Père un lieu commerce », et qu’il a fini par rouer de coups ces gens-là qui se livraient à ces choses, que fera-t-il à ceux qui jouent au rodéo dans la maison de son Père, armes aux points faisant peur à ses enfants?

Le mutisme des autorités ecclésiales togolaises devant ces choses est suicidaire et rime à une complicité. Les autorités ecclésiales du Togo doivent prendre leurs responsabilités pour éviter que ces genres de situation ne se produisent dans les Eglises. Sinon, elles verront que les forces de l’ordre et de sécurité n’hésiteront pas à récidiver en pénétrant jusque dans l’enceinte des paroisses pour tirer des gaz lacrymogène sur les fidèles.

La Gazette du Togo