Au Togo, revendiquer son droit,
rime à une guerre sans merci que les forces de l’ordre appuyées
quelquefois des forces de défense livrent aux pauvres et innocentes
populations en quête d’un minimum de liberté. Il est ainsi avéré que
pour revendiquer leurs droits, les populations togolaises doivent se
rebeller, s’insurger ou battre le pavé avant que les autorités du pays
ne les satisfassent. Dans bien des situations, naissent des
affrontements avec comme bilan, des blessés graves, des mutilés et
quelquefois des morts comme c’est le cas des élèves de Gléï, des
populations de Mango et aujourd’hui celles d’Abobo-Zéglé.
N’est-il pas vrai que les populations de
Zéglé n’ont pas de centre de santé ou de dispensaires où elles doivent
se faire soigner ? Oui ! N’est-il pas vrai qu’une localité telle que
Zéglé, où on extrait la première ressource minière du pays, ressource
qui fait la force de l’économie du pays ne dispose pas d’établissements
scolaires pour permettre aux jeunes de s’instruire ? Oui ! N’est-il pas
vrai que les populations de Zéglé ne s’abreuvent pas d’eau potable et
que celle existante n’est remplie que de débris de phosphate et d’autres
matériaux miniers ? Oui ! N’est-il pas aussi vrai que c’est seulement
la zone où le phosphate est extrait et exploité qui est électrifiée dans
cette localité? Oui !
Et alors que reproche-t-on ces
populations qui revendiquent leurs droits sociaux ? Pourquoi
cherche-t-on à réduire toute la population togolaise à l’esclavage en la
soumettant aux situations contraignantes ? Alors qu’est-ce qui justifie
exactement l’intervention musclée, barbare et lâche des forces de
l’ordre et de défense qui ont une fois encore exercé des voies de fait,
molesté, bastonné les pauvres et innocentes populations de Zéglé ? Ce
qui choque et rend perplexe les populations, c’est que tout ça se passe
dans un pays où le chef de l’Etat dit avoir axé son mandat en cours sous
le sceau du « social ». c qui veut dire qu’au Togo, le mandat social
rime à l’oppression et à l’esclavage des populations qui forment la
société togolaise. Cynisme !!!
S’il y a un artiste musicien au Togo
dont le charisme contraste avec le vécu quotidien et immédiat de ses
concitoyens, c’est sans aucun doute le Reggaemaker, Tschassmann et the
winners, Améwokounou Kossivi à l’état civil.
Après son 1er album intitulé, « Dans mon quartier », le natif d’Afagnan vient de sortir son 2ème
opus. Composé de douze (12) titres, l’album dénommé « Jah Glory » a été
officiellement lancé ce mardi à Lomé, a constaté un reporter de
l’Agence de presse Afreepress.
Fruit d’un travail de longue marche, cet
album Reggae raffiné et chanté en quatre (4) langues notamment, le
Mina, le français, l’anglais et l’allemand, s’accorde non seulement aux
attentes des avertis de la musique rasta mais aussi se veut une musique
dénonciatrice.
« La musique est pour adoucir les mœurs
dit-on souvent, mais la mienne est pour corriger les mœurs. Ma vision,
c’est de corriger les mœurs. Mettre mon art au service de la correction
des mœurs. Je ne serai jamais esclave de qui que ce soit donc je ne suis
pour x ou y mas je suis pour mes principes. L’engagement n’est pas
seulement de dénoncer les déboires des politiciens, selon moi être
engagé veut tout simplement dire corriger les mœurs », a laissé entendre
l’artiste.
Selon lui, la musique Reggae est le
genre musical ou le canal approprié pour faire passer un message
important qui est celui de dénoncer les maux et les tares qui minent la
société africaine et partant de celle du Togo.
« Jah glory parce que sur terre nous
avons tous une mission bien définie et une fois que celle-ci est en
train d’être réalisée, nous devons rendre gloire à Dieu. Mon album est
destiné à l’humanité mais dédier à Dieu », a-t-il conclu.
Il faut rappeler que Tschassmann et the
winners se produit en concert dédicace ce samedi 27 août au club 54 sur
le boulevard du 13 janvier.
Pour agir efficacement sur les
changements climatiques, sujet d’actualité dans le monde entier
actuellement, les pays de la Communauté économique des Etats de
l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) se donnent pour politique d’atteindre 35% à
l’horizon 2020 et 48% à l’horizon 2030 de part des énergies
renouvelables dans le total de la capacité de production d’électricité
installée dans la région de la CEDEAO, ou encore de porter à 10% en 2020
et à 19% petites centrales hydroélectriques et la biodiversité.
Ayant jugé lente la mise en œuvre de
cette politique sous régionale, sept (7) organisations de la société
civile basées dans sept (7) pays en Afrique de l’Ouest ont initié un
projet dénommé « Accélérer la mise en œuvre des Politiques régionales
sur les énergies propres en Afrique de l’Ouest » (projet ACE-WA).
Ce projet a fait l’objet ce mardi à Lomé
d’un atelier à l’endroit des représentants des départements
ministériels, des Organisations non gouvernementales, des sociétés
œuvrant dans le domaine de l’énergie au Togo et des professionnels de
médias, a constaté l’Agence de presse Afreepress.
L’objectif , selon l’Organisation pour
l’environnement et le développement (OPED), organisateur de cette
rencontre, c’est de présenter cette initiative afin de renforcer la mise
en œuvre des politiques régionales en Afrique de l’ouest sur l’accès à
l’énergie durable en faveur des pauvres dans le cadre de l’atténuation
des changements climatiques, de prendre connaissance des stratégies et
des priorités nationales en ce qui concerne l’accès à l’énergie pour les
populations pauvres et défavorisées et d’échanger sur les mesures
pouvant permettre un meilleur déploiement et une plus large diffusion
des énergies renouvelables au Togo.
« Au niveau de la sous-région, des
politiques ont été déjà élaborées et adoptées par les chefs d’Etat des
pays membres et ces politiques visent à atteindre des objectifs assez
importants en ce qui concerne le développement des énergies
renouvelables et l’efficacité énergétique. Cependant, force est de
constater que la mise en œuvre de ces politiques est très lente, ce qui
nous rend pessimistes par rapport à l’atteinte des objectifs fixés », a
indiqué Joseph Yaovi Kogbé, Directeur exécutif de l’ONG OPED.
Représentant le ministre de
l’Environnement et des ressources forestières à l’ouverture de cet
atelier, Sama Boundjouw, Secrétaire général dudit ministère a d’entrée
déclaré que le changement climatique est un véritable enjeu du siècle.
« Bien que l’Afrique contribue très faiblement aux émissions de gaz à
effet de serre, elle est pourtant l’un des continents les plus
vulnérables aux impacts négatifs des changements climatiques », a-t-il
lancé tout en ajoutant qu’ « il ne fait l’ombre d’aucun doute que la
plupart des modes actuels de satisfaction des besoins en énergie dans
les pays de l’Afrique de l’ouest, contribue à l’aggravation du phénomène
de réchauffement climatique à travers la déforestation, l’activité
industrielle, le transport et l’agriculture ».
Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, la
production et l’utilisation de l’énergie doivent être pensées
autrement. « Le Togo, en ce qui le concerne, s’est résolument engagé à
faire de la transition énergétique le moyen le plus sûr pour lutter
contre ces changements climatiques », a-t-il ajouté.
Comment renforcer l’action douanière aux
différentes frontières contre les flux illicites faits par des
trafiquants de plus en plus futés ? Pour répondre à cette question, les
douaniers s’arment depuis ce lundi à Lomé de nouvelles techniques
opérationnelles d’analyse, de risque, de ciblage et de sélection à
travers une formation organisée par le Commissariat des douanes et des
droits indirects de l’Office togolais des recettes (OTR).
Selon Kodjo Adédjé, Commissaire des douanes et des droits indirects,
l’OTR a inscrit dans son agenda d’offrir aux opérateurs économiques des
services de qualité et les formations semblent indispensables pour aller
offrir ce service de qualité.
«Notre port est en train de devenir un hub logistique et on ne peut pas
tout contrôler. Ce que nous voulons donner à nos douaniers, c’est
contrôler moins mais de façon efficace », a-t-il ajouté.
«Dans le cadre de la facilitation du commerce international qui est très
importante, il faut que nous puissions doter les administrations
douanières de nouvelles armes qui vont permettre de détecter les trafics
illicites.
Le séminaire va se dérouler en deux phases, une phase théorique
d’apprentissage à notamment comment élire et détecter les erreurs sur
les documents de transport et une phase pratique dans le port où tout ce
qui a été enseigné sera démontré d’une manière beaucoup plus pratiquée
», a indiqué Christophe Zimmerman, expert formateur à cette rencontre. Afreepress
La santé financière du Port autonome de Lomé
(PAL) est-elle au beau fixe ? Pas sûr, au regard de la Note de
Conjoncture du 1er trimestre 2016. Malgré les investissements engagés
pour son agrandissement, le PAL peine à attirer les opérateurs
économiques qui préfèrent accoster dans des ports voisins. Les mesures
anti-économiques y seraient pour beaucoup dans cette chute des recettes. Lome Contenainer Terminal, Port Autonome de Lomé | Infog : RT / 27avril.com
Dans la dernière note de conjoncture du 1er trimestre 2016, il est
établi que le trafic portuaire total s’établit à 3.137,4 milliers de
tonnes contre 3.680,9 milliers de tonnes au dernier trimestre 2015 et
3.866,1 milliers de tonnes un an plus tôt, soit une diminution
respectivement de 14,8% et 18,8%.
Du point de vue des marchandises débarquées au premier trimestre
2016, la quantité débarquée au PAL s’élève à 1.171,9 milliers de tonnes,
en régression de 24,4% et 40,0% respectivement par rapport au trimestre
précédent et à la même période de 2015. Et pour expliquer ces chutes,
la Direction de l’Economie estime que « la régression des marchandises
débarquées en variation trimestrielle est imputable à la baisse des
importations des produits alimentaires, des matériaux de construction et
des autres produits respectivement de 27,5%, 21,6% et 53,2%. La baisse
en glissement annuel s’explique essentiellement par le recul de
l’importation des produits pétroliers, des matériaux de construction et
du transit respectivement de 75,9%, 14,6% et 22,9% ». Marchandises débarquées Source : Liberté
S’agissant des marchandises embarquées au premier trimestre 2016,
elles ont augmenté de 51,8% par rapport au quatrième trimestre 2015 pour
s’établir à 271,8 milliers de tonnes. En glissement annuel, elles sont
en hausse de 0,5%. La quantité des produits agricoles exportés s’établit
à 101,2 milliers de tonnes, soit une progression de 138,7% et 10,2%
respectivement en variation trimestrielle et en glissement annuel. Tonnage moyen par navire Source : Liberté
Le transbordement et les navires accostés faisant partie intégrante
des activités du PAL, le transbordement de marchandises s’établit à
1.693,7 milliers de tonnes au premier trimestre 2016, en régression de
13,2% par rapport au trimestre précédent et en progression de 3,1% par
rapport à la même période de 2015. Le nombre de navires ayant accosté au
PAL au premier trimestre 2016 s’est chiffré à 335, en régression de
6,9% et 0,6% respectivement en variation trimestrielle et en glissement
annuel. Sur la même période, le tonnage moyen par navire est de 9,4
milliers de tonnes, en baisse de 8,4% et 18,4% respectivement en
variation trimestrielle et en glissement annuel.
Voilà en quoi se résument les activités au PAL au 1er trimestre 2016.
Et lorsqu’on se rappelle les investissements colossaux engagés pour son
agrandissement, et la mise en place des mesures de l’Office togolais des recettes (OTR) pour booster les activités, il y a lieu de se poser des questions sur la pertinence de ces mesures.
En analysant le graphe des marchandises débarquées depuis le 1er
trimestre 2011, c’est-à-dire bien avant l’avènement de l’OTR et des «
réformes », jamais le PAL n’a enregistré pareille baisse. Et quand on
réalise que c’est après la construction du 3ème Quai et de Lomé Container Terminal (LCT)
que ces résultats sont enregistrés, il est légitime de se demander les
études de rentabilité qui ont été menées avant la mise en chantier de
ces travaux. Caricature : Donisen Donald / Liberté
L’OTR était censé catalyser les recettes douanières et fiscales, mais
ses réformes brutales et sans adhésion de la part des opérateurs
économiques font que ceux-ci préfèrent débarquer leurs produits sous
d’autres cieux plus cléments. On n’en veut pour preuve que la
participation du Togo à l’essor de l’économie éburnéenne. En effet, un
article du Financial Afrik du 13 juillet 2016 fait ressortir que le Togo
figure parmi les premiers pays qui concourent à l’amélioration du
guichet unique ivoirien. « Les investissements enregistrés au CEPICI,
l’agence gouvernementale de promotion des investissements, au premier
semestre ont bondi de 25% à 219 milliards FCFA, par rapport aux six
premiers mois de 2015. L’information a été donnée ce mardi au cours de
la conférence animée par Emmanuel Essis, le directeur général de
l’agence. Le fait notable est que hormis le secteur privé local qui
représente 31% de ces investissements, le Togo devient le principal
investisseur étranger au guichet du CEPICI avec 18% des ressources,
détrônant le Maroc (qui recule à 15%) et la France (7%). Suivent ensuite
le Sénégal (6%), l’Ile Maurice (4%) et le Liban (3%). Globalement, 80%
des investissements enregistrés sur la période proviennent du continent,
relèvent les chiffres du CEPICI », lit-on.
Quand on se penche sur le tonnage moyen, il apparaît dans le tableau
que depuis le 1er trimestre 2015, les chiffres sont en augmentation et
sont en moyenne de 10 mille tonnes alors qu’ils tournaient en dessous de
8 mille tonnes auparavant. Dans des conditions normales de pressions et
de températures, ce tonnage moyen devrait rejaillir sur les quantités
de marchandises, mais les chiffres de ces marchandises indiquent que ce
n’est pas tant la moyenne des tonnages, ni la quantité de navires ayant
accosté que la régularité des navires et leur remplissage qui
importent. Puisqu’au 1er trimestre 2015, le nombre de navires était de
337 et de 335 à la même période un an plus tard ; et pourtant, la
quantité de marchandises est passé de 3.866,1 milliers de tonnes en 2015
à 3.137,4 milliers de tonnes au 1er trimestre de 2016. Soit une chute
de 18,84%.
L’OTR serait-il devenu l’épouvantail qui ferait fuir les opérateurs
économiques? Tenez, en janvier 2014, les importations de marchandises
étaient estimées à 347,40 milliers de tonnes pour 71,9 milliers de
marchandises exportées. Le pic a été atteint en mars de la même année
avec 394,8 milliers de tonnes pour 77,9 milliers de marchandises
exportées. Même après le plein déploiement des services de l’OTR, ce pic
n’est toujours pas dépassé. C’est à croire que cet office, au lieu de
dynamiser l’économie togolaise, la plombe plutôt. Si les informations en
notre possession s’avéraient, alors des services au sein de
l’administration togolaise seraient aussi en train de fuir le PAL pour
faire débarquer leurs marchandises dans d’autres ports voisins afin de
voir les frais y afférents réduits. A quand donc le plein régime promis
au lancement au forceps de l’OTR qui, après avoir mis sur le carreau des
centaines d’agents, peine à engranger les ressources et à élargir
l’assiette fiscale ? Si au moins les émoluments des agents, y compris le
Commissaire général, et les infrastructures de l’office étaient alignés
sur les performances à réaliser, on comprendrait. Malheureusement, le
salaire ne varie pas, que ce soit en temps de vache maigre ou de vache
grasse, laquelle tarde à se profiler à l’horizon. Et les infrastructures
fleurissent dans l’enceinte de l’OTR et dans toutes les localités au
point que certaines autorités ont mis leurs immeubles en location à
l’OTR. Et dire que le désormais ex-ministre avait fait croire qu’avec
cet outil, les finances du Togo retrouveraient les couleurs.
Source : Godson K., Liberté avec 27 avril
L’Union européenne veut renforcer les capacités régionales de
prévention et d’intervention face aux épidémies qui menacent depuis
quelques années la sous région ouest africaine. Pour faire face à ces
épidémies, le projet quarante-huit (48) regroupant onze (11) pays dont
le Togo a été lancé.
C’est un projet demandé par des pays situés le long de la façade
atlantique de l’Afrique et qui font partie d’un grand programme mis en
place par l’Union Européenne. Une initiative pour réduire les risques
liés aux matières chimiques, biologiques et nucléaires. Dans le cadre du
projet 48, ce qui a été demandé à ces pays, c’est de contribuer à
améliorer la gestion des crises épidémiologiques.
Cette initiative est prise par l’ensemble de ces pays partenaires à ce
projet à la suite de la crise de la pandémie à virus Ebola pour se tenir
prêt au cas où cette maladie se pointe encore à l’horizon.
Les acteurs impliqués dans la gestion des crises épidémiologiques du
Togo ont partagé avec les experts de l’Union européenne des
connaissances et tiré des leçons des récentes épidémies Ebola, de
méningites, et de fièvres Lassa qui ont menacé récemment la sous région.
« Ebola s’est passé dans certains pays africains et rien n’empêche
qu’un jour on se retrouve avec cette maladie chez nous au Togo. Donc il
faut se préparer pour faire en sorte que nous n’ayons jamais cette
maladie et si jamais cette pandémie arrivait, que nous puissions être
efficace de la gérer », a déclaré Ladjo Ladou, point focal national.
Joseph Ahodo