Tuesday, February 28, 2017

Togo/ OTR: le départ de Gaperi vu par la Presse

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Le changement à la tête de l’Office togolais des recettes (OTR) fait la UNE des journaux de ce lundi. La quearion principale, Gaperi: limogé ou arrivé en fin de contrat? Les avis divergent dans la Presse en l’absence d’une explication officielle après le remplacement de M. Gaperi à la tête de l’OTR depuis samedi par le conseil des ministres.
Ce lundi, libre cours aux commentaires sur le changement à la tête de l’office Togolais des recettes (OTR). La Presse salue à l’unanimité cette décision qui ramène le Togolais Kodzo Adedze à la tête des deux régies financières.
Mais sur les raisons du départ du commissaire Henry Gaperi, chaque rédaction évoque ses arguments. Pour Forum de la semaine, Henry Gaperi est « viré pour Nepotisme ». Une information que le journal tire des indiscretions selon laquelle Henry Gaperi  a commis des faits qui lui sont reprochés dont le nepotisme et l’emploi de ses compatriotes aux diplôme douteux, écrit le journal.
Liberté s’exclame: « Henry Gaperi enfin débarqué… ». Le journal trouve que « après l’échec et les malversations, un audit s’impose pour situer les responsabilités. Liberté se réjouit du fait que « le temps lui ait donné raison ». Il rappelle ses dénonciations: « Henry Gaperi sur le départ », un article de septembre 2016 dont des extraits sont ressortis pour montrer que la fumée était visible bien longtemps. Liberté pense que « les vraies déboires de l’OTR ont commencé depuis que l’arbre qui cachait la forêt a été déplacé…(ndlr: allusion à la sortie du puissant ministre de l’Economie et des finances Ayassor du gouvernement en août 2016) ».
Pour Nouvelle Opinion, c’est la « fin de mission pour Gaperi ». En revenant sur le communiqué du conseil des ministres, le journal rappelle:  » au départ, beaucoup avait du mal à cerner les contours et la gestion de cette réforme économique opérée par les autorités togolaises (ndlr: en parlant de la mise en place de l’OTR) ».
Temps Nouveaux trouve que « Henry Gaperi est viré de l’OTR ». « Un chamboulement des plus inattendus s’est opéré à la tête de l’OTR », écrit le journal.
Togoreveil évoque aussi un limogeage du rwandais. Germain Pouli est revenu sur « le recrutement à polémique d’un étranger », tout en évoquant « les nouvelles perspectives à l’OTR »
Et Symphonie qui conclut:  » Gaperi out… ». Le bimensuel note que cette décision est favorablement accueillie par l’opinion.
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Liberté - N° 2386


Monday, February 27, 2017

La priorité n’est pas la même entre Enseignants et Gouvernants


En toile de fond des différentes revendications syndicales des enseignants, depuis quelques années, l’amélioration des conditions de vie et de travail. Mais apparemment, le Gouvernement ne semble pas être prêt à résoudre tous les problèmes. Deux raisons expliquent cette position de l’Exécutif togolais : le manque de moyens et la question de priorité dans les revendications. C’est ce qu’a fait comprendre le ministre Gilbert BAWARA.
« Il y a plusieurs problèmes qu’il faut régler », a reconnu le ministre BAWARA dans l’émission « D-12 » sur Pyramide Fm. Et ces problèmes sont selon lui, l’effectif insuffisant des enseignants, manque d’infrastructures, le renforcement de la formation et du système de recyclage et de perfectionnement des enseignants, manque d’équipements et de matériels didactiques et scolaires, et l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.
Malheureusement, le ministre en charge de la Fonction Publique dit regretter qu’« à ce jour, nous ne disposons pas de moyens pour répondre à certaines des revendications ». Raison évoquée : « c’est une question de moyens et de hiérarchisation des priorités », a-t-il justifié.
En d’autres termes, Gilbert BAWARA fait comprendre que la volonté du Gouvernement est d’aller certes vers une éducation de qualité qui voudrait qu’on résolve tous ces problèmes susmentionnés. « C’est en ce sens que nous sommes en train de travailler au niveau du groupe qui a été mis en place par le Gouvernement », a-t-il rassuré, tout en prévenant que tout ceci se fera «  dans la limite des moyens et des ressources dont notre pays dispose  ».Telegramme228

Téléphoner sans payer, c’est à partir du 31 mars 2017

Ce que l’on sait est qu’un Togolais à l’étranger, a la possibilité d’utiliser encore sa carte SIM du Togo pour communiquer grâce au « roaming ». Mais, à compter du 31 mars 2017, le « roaming » sera gratuit, c’est-à-dire, il n’y aura plus de frais supplémentaires à payer autres que les tarifs nationaux normaux de communication. Mais attention, cette mesure ne concerne, pour le moment, que six pays de l’Afrique de l’Ouest.
Un protocole d’accord à l’initiative du « free roaming » pour le Togo a été signé le 03 janvier 2017 à Dakar par la Ministère des Postes et de l’Économie Numérique. Pour cela, à partir du 31 mars 2017, « cet accord permettra aux Togolais qui se déplaceront au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Burkina-Faso, au Mali, en Guinée ou au Sierra Léone de ne plus payer de frais de roaming. Concrètement, il leur sera désormais possible d’utiliser leur carte SIM Togolaise au sein de ces pays sans payer de frais de communication supplémentaires », indique un communiqué dudit ministère.
L’objectif de ce « free roaming » est de faciliter la mobilité des populations à travers les télécommunications en réduisant les coûts de communication lorsque l’on se trouve dans la zone des États membres et favorise la cohabitation et la promotion d’un marché commun. La suppression des frais de roaming est régi le protocole d’accord sur les principes de base pour la mise en œuvre du « free roaming » fait à Abidjan le 28 novembre 2016.
Mais attention, pour l’heure, seuls les appels téléphoniques sont pris en compte par ce protocole d’accord ; les messages et la connexion à Internet n’en sont pas encore compris. Aussi ne faudra-t-il pas confondre le « roaming » à l’appel international. C’est une mesure qui concerne le « roaming » et non l’appel à l’international.
Le roaming est une fonctionnalité permettant d’utiliser son téléphone mobile, un Smartphone, une tablette, etc. même si le réseau de votre opérateur n’est pas disponible. Pour y souscrire, c’est simple au niveau des deux opérateurs de téléphonie mobile au Togo.
Chez « Moov », il n’y a pas de conditions particulières car tous les numéros prépayés disposent automatiquement des options Appel international et Appel en roaming. Et chez Togocellulaire, il suffit de composer « *104# » et lancer l’appel pour accéder à une liste d’options dont celle relative au roaming.
Jacques GAGNON

Sunday, February 26, 2017

Communiqué de l’ANVT


Le mardi 21 février 2017, un collectif d'anciens volontaires ont réclamé à travers des actions médiatiques leur maintien dans le système du volontariat, à travers des actions médiatiques, leur maintien dans le volontariat ou leur recrutement dans la fonction publique par le biais d’un concours qui leur serait spécialement dédié.


L’ANVT, dont la mission est d’offrir à la jeunesse togolaise des opportunités de participer aux solutions de développement du pays, tout en se faisant une première expérience du travail, tient à apporter une fois encore, des éclaircissements sur certains points importants.


• Le volontariat n’est pas un emploi.

Le volontaire est une personne qui s’engage en toute liberté et en toute connaissance de cause pour une cause désintéressée non rémunérée (Confère article 2, chapitre 1er de la Loi n°2011-001). Il ne peut donc s’identifier ni à un fonctionnaire, ni à un stagiaire mais se rapproche plus d’un bénévole. L’article 27 de la Loi n°2011-001, du 17 février 2011 portant institution et règlementation du volontariat national au Togo dispose en effet que : « Le contrat de volontariat ne relève ni du code du travail, ni du statut général de la fonction publique, sauf dispositions contraires expresses prévues par la présente loi».


Ainsi vu, l’agence n’a pas pour objectif d’offrir des emplois aux volontaires nationaux qui s’engagent mais de leur offrir un créneau pour se faire une première expérience du monde du travail et améliorer leur employabilité. Une employabilité qui leur permettra de décrocher des opportunités d’emploi ou de s’auto-employer dans l’avenir.


• Le volontaire reste un demandeur d’emploi


Un volontaire national est toujours au chômage, même en exerçant sa mission de volontariat dans une structure donnée. C’est pour cette raison que l’ANVT conseille toujours les volontaires de continuer les recherches d’emploi. Cette information est inscrite et mise en exergue sur toutes les fiches de candidature au volontariat national et est également présente sur la page des inscriptions en ligne sur le site web www.togoanvt.org .


Ainsi, les volontaires ayant fini leur mission ne « retournent » pas au chômage, puisqu’ils y sont depuis même leur entrée dans le volontariat.
Mais l’agence sensibilise régulièrement les structures d’accueil à offrir des opportunités d’emploi aux volontaires autant que possible.



• Le volontariat n’a pas pour finalité l’intégration tacite dans la fonction publique
Un volontaire mobilisé et déployé par l’ANVT a une mission bien déterminée qu’il doit remplir au sein d’une structure clairement identifiée et dans un délai d’un an. Au terme du délai d’un an, le contrat de volontariat peut –être renouvelé ou non, en fonction des disponibilités de la mission et des opportunités de l’agence (Confère article 28 de la loi n°2011-001 susmentionné).



Le volontaire cesse donc toute activité de volontariat à partir du moment où n’existe aucune convention entre lui et l’ANVT. Il n’est précisé nulle part que les volontaires en fin de mission devront « intégrer la fonction publique pour service rendu à la Nation ».


L’article 38 nouveau de la même loi stipule plutôt que « des prix d’excellence sont décernés aux volontaires nationaux, sur proposition du Ministre chargé du volontariat national par l’agence chargée de la gestion du volontariat, pour ses services et mérites rendus».

En ce sens, l’agence a décerné des prix à 5 meilleurs volontaires de l’année 2016 et espère poursuivre cette action en 2017 pour en faire une tradition.


Pour toutes informations complémentaires,

Le Rendez Vous - N° 298


Saturday, February 25, 2017

Adhésion au Commonwealth : Puérile réaction de l’ANC

Une mission du Commonwealth a séjourné à Lomé pour évaluer la candidature du Togo, l’ANC n’est pas franchement emballé par cette perspective. A la demande du Togo d’adhérer au Commonwealth, une mission de l’organisatin en séjour dans la capitale togolaise a rencontré les officiels, les partis politiques ainsi que les organisations de la société civile. L’Alliance nationale pour le changement (ANC), le plus grand parti d’opposition, n’est pas vraiment enchanté par cette vision de la diplomatie togolaise conduite Robert Dussey. Cette adhésion n’est pas une « préoccupation de l’heure », selon l’ANC, une claire allusion aux revendications de l’opposition pour les réformes constitutionnelles et institutionnelles. L’essentiel, c’est « rendre le Togo crédible », a déclaré Kossi Sévéaménou Dra, chef de la délégation de ce parti ayant rencontré les experts de cette institution. Une crédibilité qui passerait par l’application des réformes. «Il faut faire en sorte que le Togo puisse devenir un Etat qui respecte les principes démocratiques et où l’alternance est effective avant d’intégrer ces organisations », affirme le chef de la délagation ANC. Traduction : Le Commonwealth doit s’assurer de l’ancrage de la démocratie avant d’accepter leur adhésion. «(…) pour le Commonwealth, la première règle d’intégration est de s’assurer que les pays respectent les droits de l’Homme, que la démocratie est en marche où qu’il y a des efforts qui se font pour l’atteindre », ajoute-t-il en guise Kossi Sévéaménou. L’ANC a tout faux Les leaders de l’ANC doivent savoir raison garder et ne pas s’enthousiasmer de regarder le monde par le petit bout de la lorgnette. Une vision holistique de la situation mériterait leur attention. La surenchère droit-de-lhommiste est une vision enfantine de la politique, des relations inter-Etats et même de ce qu’est un Etat moderne. La démocratie est une question de timing, et le retard à l’allumage du Togo ne doit pas être un handicap pour son développement économique et le bien-être des populations. Ignorer les fonctions insoupçonnables que peut jouer la diplomatie dans le progrès des nations, c’est faire preuve de cécité politique. Les Togolais ne doivent pas attendre l’avènement de la démocratie avant de chercher la voie voire la voix du développement. Certes, le Commonwealth, communauté de 52 Etats ayant ou non un passé colonial avec le Royaume Uni, est un vaste marché ayant des atouts indéniables, même si le Togo sur le plan économique est quasi inexistant. Mais cette situation de dénuement industriel n’enlève rien à l’intérêt de l’offre. Au contraire. Les avantages du Commonwealth Tout d’abord, il suffit d’aller sur Wikipedia– Ah, partisans du moindre effort !- pour connaître des avantages. Et le premier objectif est politique : « Le Commonwealth fait la promotion d’une série de valeurs communes à ses membres telles que l’égalité, la non-discrimination, la démocratie et la primauté du droit. La déclaration de Harare de 1992 a reconnu l’importance particulière accordée aux droits de la personne, à l’éthique démocratique, à l’égalité des hommes, au développement durable et à la protection de l’environnement. » On pourra objecter qu’il ne s’agit que d’une vue de l’esprit. La réalité est loin d’être aussi idyllique : sur le plan des droits de l’homme, le bilan est mitigé. Le Commonwealth n’accorde aucun avantage et ne dispose pas de moyens de pression sur ses membres. En réalité, pour des raisons d’ordre budgétaires, l’organisation ne fait que recenser les violations des droits de l’homme et peine à agir. C’est d’ailleurs cette disposition qui pousserait le cynique régime togolais, spécialiste en violations des droits de l’homme à intégrer l’anglophonie. Mais ce n’est pas un groupe où l’impunité est garantie, les membres peuvent aller jusqu’à la très contraignante ONU. Ensuite, pour les ressources humaines indispensables pour le développement des nations, il y a de l’espoir. Sur le plan du développement, les Etats bénéficient de l’appui de réseau d’organismes privés, bénévoles et professionnels. Il comprend entre autres des associations juridiques, médicales, d’universités et de parlementaires, des professionnels et des organisations médiatiques et sportives . Puis, encore sur le plan économique, il y a un rôle important pour le progrès social et économique de ses membres. Le CFTC (Fonds du Commonwealth pour la coopération technique) soutient les efforts des pays membres en développement afin d’accélérer le rythme de leur croissance économique. Il fournit des assistances techniques manquantes ou insuffisantes aux pays et un éventail de programmes de formation dans les secteurs considérés comme les piliers du développement économique. Par exemple le Guyana a bénéficié dans ce cadre de la coopération de la Norvège pour protéger sa forêt équatoriale. Ce n’est pas rien ! Jean-Pierre Fabre, président de l’ANC, « chef de file de l’opposition » Sortir du ghetto francophone Bref, on pourra objecter qu’on trouve cet attirail dans n’importe quelle coopération multilatérale. Mais abondance de biens ne nuit pas. La multiplication des réseaux de coopération multilatérale, permet à la diplomatie togolaise d’offrir des moyens diversifiés à l’Etat du Togo mais aussi aux populations. Enfin, une adhésion au Commonwealth peut permettre au Togo de sortir du ghetto de la Francophonie. Faut-il encore l’avouer, la francophonie est un frein pour les Etats africains restés dans un face-à-face avec la France. Les perspectives d’entrer en anglophonie sont immenses, ne serait-ce que sur le plan culturel et scientifique. Le Rwanda, concours de circonstance, certes, – le génocide et l’arrivée massive de citoyens anglophones en provenance d’Ouganda- mais aussi acuité de vision de Paul Kagame, a réussi à s’extraire de la sphère française et à s’ouvrir au monde extérieur. Loin des tares de la culture managériale à la française! Le Rwanda a réussi à imposer la langue anglaise comme l’une des langues officielles, faisant de ces citoyens de bilingues. Les habitants de ce pays jouissent ainsi des avantages incommensurables en termes culturels et scienfitiques que d’avoir l’anglais comme langue de travail. le temps