Sunday, August 24, 2014

TOGO:: Prélèvements négatifs sur 2 cas suspects / Toujours pas de cas de virus Ebola au Togo




Le laboratoire ghanéen a rendu public les résultats de deux cas suspects de la maladie Ebola trouvés au Togo.

Selon le gouvernement, qui a commandité les recherches, les résultats des prélèvements analysés sur les deux cas suspects, sont négatifs.

Ces résultats sont également confirmés par les responsables de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) au Togo.

Rappelons qu’un Philippin et une étudiante togolaise constituent les deux cas suspectés à Lomé, la semaine dernière.

TOGO:: Agrandissement du corps des greffiers / Dix nouveaux membres font leur entrée



Une dizaine de greffiers issus de la promotion 2011-2013 du Centre de Formation des Professions de Justice (CFPJ) regagne le corps des greffiers. Ils ont prêté serment le 22 août dernier au Palais de justice de Lomé.

Lors de leur prestation de serment, les nouveaux greffiers ont juré devant le procureur de la République, le président du tribunal de Lomé et le public d’accomplir leur mission avec respect, amour et dignité.

Les récipiendaires ont été appelés au respect des règles d’éthique et de déontologie de leur métier par ALI Joseph, juge au tribunal de Lomé, avant d’être renvoyés à l’exercice de leur fonction.

Parmi les nouveaux greffiers, figure un handicapé visuel. Pour les responsables de la justice, ce dernier est également apte à exercer ce métier, raison pour laquelle il a été accepté.

Ebola : Drame humain et économique


ebola« 
Le déclenchement de l’épidémie risque d’avoir un impact financier direct sur les budgets des gouvernements via une augmentation des dépenses de santé
 », a récemment indiqué l’agence de notation américaine Moody’s, citée par AFP. Et elle n’a pas tort.
Déjà les pays directement touchés, le Libéria, la Guinée et la Sierra Leone révisent leurs perspectives de croissance à la baisse et craignent de sérieux soucis d’équilibre budgétaire, vu la croissance vertigineuse des dépenses en santé.
L’agence américaine évoque par exemple le cas du Liberia dont les dépenses liées au virus Ebola ont coûté 12 millions de dollars au deuxième trimestre de l’année et qui devraient inévitablement augmenter parallèlement à la diffusion de l’épidémie au troisième trimestre. Et les trois pays ne sont pas les seuls à devoir craindre pour leur économie. Toute l’Afrique de l’Ouest a des soucis à se faire.
Déjà, la première économie de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique et dont les flux démographiques et commerciaux avec les voisins sont importants, est aussi désormais touchée. La Côte d’Ivoire, première économie de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), jusqu’ici épargnée (version officielle) partage des kilomètres de frontières avec le Libéria et la Guinée, pays touchés, et se situe donc au cœur de la zone épidémique. Tout comme le Sénégal, deuxième économie de l’UEMOA, lui aussi partageant des frontières avec la Guinée.
L’une des plus graves manifestations des conséquences économiques est la suspension des vols en direction des pays touchés. « Le Cameroun qui n’a aucun cas signalé, a toutefois ordonné la fermeture de toutes ses frontières avec le Nigeria qui est son principal partenaire commercial. De leur côté, les autorités ivoiriennes ont suspendu lundi 11 août toutes les liaisons aériennes vers et depuis les pays affectés, interdisant à toutes les compagnies de transporter les passagers de ces pays. La compagnie aérienne Kenya Airways a suspendu provisoirement ses vols commerciaux vers la Sierra Leone et le Liberia, à compter de mardi à minuit. La Guinée ne fait pas partie des pays qu’elle dessert en Afrique de l’Ouest », constate le confrère BBC sur son site Internet.
Et selon france24.fr, « la compagnie Emirates fut la première à annoncer, jeudi 31 juillet, une suspension de ses vols à destination et en provenance de la Guinée. Le mardi 5 août, British Airways, a, quant à elle, interrompu jusqu’au 31 août ses liaisons avec le Liberia et la Sierra Leone «en raison de la détérioration de la situation sanitaire dans les deux pays»…La Côte d’Ivoire a annoncé lundi 11 août, la suspension des vols de sa compagnie nationale vers et depuis les pays affectés par le virus. Le pays a également interdit aux autres compagnies de transporter des passagers en provenance de ces pays vers la Côte d’Ivoire. Les compagnies panafricaines Arik et Asky avaient auparavant suspendu leur vols vers et depuis le Liberia et la Sierra Leone après la mort d’un passager libérien fin juillet à Lagos, au Nigeria».
Autant de suspensions de vols et autant de pertes pour ces compagnies, et de complications pour les passagers en direction et venant des pays ciblés. Et le Togo n’est pas épargné par la crise. La compagnie Asky qui a fait de Lomé son hub, a déjà été échaudée la semaine dernière à Douala (Cameroun). Elle a vu ses passagers bloqués à bord d’un de ses appareils, alors qu’ils étaient arrivés à destination. La Police refusant d’accepter que la compagnie débarque ses passagers, évoquant une décision du gouvernement camerounais. Et pourtant le Togo n’avait pas encore déclaré de cas confirmés ni suspects.
Depuis hier, on le sait, le Togo a actuellement sous les bras deux encombrants cas suspects d’Ebola. Avec cette information qui fait déjà le tour du monde, le Togo risque de figurer sur la liste des pays indésirables ; ce qui sera économiquement catastrophique pour le pays qui constitue une véritable terre de transit pour des millions de passagers et de tonnes de marchandises par la route, les airs et la mer. Des compagnies comme Asky risquent de connaître un ralentissement de leurs activités. Et avec la propagation qui ne semble pas s’arrêter, c’est toute la sous-région qui retient son souffle.
Maxime DOMEGNI
Alternative Togo

Les aventures de deux cordonniers ambulants nigériens à Lomé


cordonnierk    Ils déambulaient dans les ruelles d’Avédji, ce mardi 19 août vers 12h, sacoches au dos, vêtus de pantalons Jeans et de T-shirts, causant, ricanant aux éclats et tapant par moments sur leurs  tablettes de bois en signe d’appel aux clients.  Eux, ce sont deux jeunes nigériens en aventure à Lomé et qui servent comme cordonniers. Un périple depuis le Niger, très long et pénible, disent-ils, avec des journées de marches fatiguantes… ils se sont retrouvés à Lomé.
Le plus âgé, Hassan 18 ans, est peuhl. Le plus petit, mais de grande taille, Mohamed, alias 2Pac (fan de 2Pac) est, lui, touareg et a 16 ans.     Tous deux sont cordonniers ambulants. Un métier peu valorisant selon le commun des mortels, mais qui nourrit son homme, disent-ils. Ils se promènent ainsi chaque jour de quartier en quartier à la recherche de clients. Et ce mardi 19 août, ils étaient dans le quartier Avédji, une banlieue de la capitale. Ils triment chaque jour pour survivre. Et par jour, ils peuvent sillonner de fond en comble  3 à 4 quartiers, et peuvent faire un chiffre d’affaires de plus de 1000 F CFA.           «Jusqu’alors, on n’a fait que 400 FCFA. On espère jusqu’au soir, Inch Allah, ça va aller », déclare 2Pac.  Hassan, lui, habitué des rues depuis un an déjà, sait qu’il y a des jours fastes et des jours de vaches maigres. « Lui, c’est mon petit. Il n’est pas encore habitué  aux jours difficiles. Au moins, on gagne 1000 FCFA par jour, de quoi nous nourrir en attendant de voir l’avenir. 2Pac est là ça fait presque cinq mois », déclare-t-il. Ce travail de cordonnier a trait plus au rafistolage où les jeunes n’utilisent que de l’aiguille pour coudre, de la colle pour encoller, des cirages pour donner à nouveau l’éclat à de vieilles chaussures.  « Avec un cirage de 200 FCFA, on peut gagner 1000 CF par jour. Surtout le samedi, on gagne bien parce que les zens vont aller à l’église le dimanche », note Hassan. Un chiffre d’affaires qui peut valoir le salaire mensuel d’un employé togolais.
Les deux jeunes ont quitté individuellement le Niger, leur pays d’origine. Ils n’ont même pas eu la chance d’être instruits. Ils ont chacun leurs aventures à raconter. Hassan, lui,  a quitté sa pauvre famille de 11 enfants, dont il est le cadet,  à Tchirozérine, une ville au centre du Niger pour une destination inconnue. Au départ, il voulait se rendre à Cotonou au Bénin, mais au finish il se retrouve à Lomé. Avec son sac contenant des fromages au lait, des dattes et trois bidons remplis d’eaux, Hassan débuta ainsi son aventure avec deux de ses amis. Mais ces derniers n’ont pas tenu longtemps. Avant d’arriver à la frontière avec le Bénin, ils ont marché pendant de longs jours, dormi à la belle étoile ; ils ont fait face à la pluie, aux vents violents,  aux rayons solaires très brulants, à des affrontements avec des petits clans de gangs.   Le plus dur était d’être confrontés à la faim et à la soif. Ils proposaient à chaque ville et quartier de petits services moyennant quelques pièces pour tenir la route avant d’arriver à  la frontière béninoise. Et là, ils deviennent vendeurs ambulants pour pouvoir s’infiltrer dans le pays. Hassan a ensuite réussi à rejoindre Cotonou en procédant de la même manière. Et là, il devient vendeur ambulant de cigarettes, de bonbons et autres gadgets jusqu’au jour où il tombe sur un ressortissant nigérien résidant au Togo qui effectue le voyage Cotonou-Lomé pour ses affaires.
Celui-ci l’a fait venir au Togo en l’intégrant à la petite communauté nigérienne. « J’avais 17 ans lorsque ze suis venu au Togo pour chercher de l’argent et aider ma famille au Niger. Inch Allah, je suis sûr que je vais réussir. J’ai fait le métier de cordonnier un an, guidé par un frère comme je le fais à 2Pac ; et aujourd’hui il a une boutique qu’il gère lui-même. C’est mon tour de guider 2Pac à connaître les quartiers de Lomé et ensuite, il va être lui-même », rétorque-t-il, tout fier. Grace à la solidarité dont cette petite communauté fait preuve, Hassan a économisé en un (1) an plus de 100.000 F, une somme avec laquelle il compte monter une petite affaire sous la tutelle de son bienfaiteur.
Ils sont nombreux, ces jeunes nigériens à Lomé, à quitter leurs pays pour des vendeurs ou cordonniers ambulants, des petits métiers dans lesquels ils font pourtant de grandes choses en vivant dans des conditions très peu désirables.  « On est  6 jeunes à louer une chambre de 7000 fcfa à Totsi. A chaque fin du mois, on cotise pour payer le loyer, l’électricité et l’eau ; ce qui nous revient moins cher que si ze prends une chambre seul. Cela nous permet d’économiser, surtout qu’on prépare nous-mêmes nos repas », confie Hassan. Ce que confirme 2Pac : « Ze paie aussi hein. Ze zère moi-même mon argent tout en économisant aussi », glose le petit touareg, l’aîné de 5 enfants qui s’est sevré tôt  de la chaleur familiale.  Lui par contre est venu à Lomé avec son cousin en faisant des escales au Burkina-Faso et ensuite dans les villes et hameaux du Togo.
Autrefois, le travail de cordonnier ambulant était l’apanage des Ghanéens qui rentrent chez eux une fois après avoir gagné de  l’argent pour monter une affaire. Mais aujourd’hui, de plus en plus de jeunes nigériens, burkinabés, guinéens, camerounais, maliens, sénégalais, etc.  s’adonnent à ce travail. La solidarité, principe de ces communautés est érigée en règle. « On se serre les coudes entre nous. On s’aide à avancer et on réussit »,  conclut Hassan.
Annie-Stevia

Saturday, August 23, 2014

TOGO:: Les "Amis" de Pascal Bodjona interdits d’activité à Atakpamé

Les "amis" de pascal Bodjona se sont encore mobilisés vendredi à Atakpamé pour mettre en place un bureau de leur mouvement dans cette ville, en vue de soutenir l'ancen ministre Pascal Bodjona, actuellement déposé à la prison civile de Tsévié, mais les autorités locales ont interdit cette rencontre, a constaté l'Agence de presse Afrique-Monde.

Selon nos sources, les "amis" de Pascal Bodjona ont mobilisé les jeunes de la ville d’Atakpamé pour une réunion au centre social, pour expliquer les objectifs du mouvement et après mettre en place un bureau, mais le président de la délégation spéciale de cette ville à la dernière minute a interdit la rencontre. les jeunes mobilisé ont indiqué qu’ils feront tout pour mettre ne place le bureau. Ce samedi, un sit-in sera organisé non loin du domicile de Pascal Bodjona le soutenir.

(KC/2014)

TOGO: : La performance économique du Togo en nette amélioration


La performance économique du Togo est sur la bonne voie. Et pour cause, la 4e revue de la réforme, Plan d’Action de la Réforme de la Gestion des Finances Publiques (PA-RGFP) du premier semestre de l’année 2014, se révèle très positive pour le Togo, puisque la performance économique du Togo s’est vue renforcée.

Ceci avec l’application d’une meilleure politique économique et surtout à l’assainissement des finances publiques.

La revue, financée par le projet conjoint Union Economique-Fonds Monétaire International (UE-FMI) est une initiative du ministère togolais des finances et de l’économie via le secrétariat permanent chargé des réformes

L’Assemblée nationale togolaise avait voté en juin dernier, la loi portant code de transparence dans la gestion des finances publiques et la loi organique relative aux lois de finances. Et les décrets d’application de ces lois, selon Mongo Aharh-Kpessou, représentant Adji Oteth Ayassor, prendront en compte ces différentes lois.

L'Alternative - N° 353