Saturday, March 15, 2014

TOGO:: A la sortie des discussions à la Primature / Les délégués des partis se sont prononcés


Comme prévues, les concertations ont débuté ce jeudi à la Primature. Au menu des discussions, le cadre approprié pour les débats devant aboutir aux réformes constitutionnelles et institutionnelles. C’est l’Alliance nationale pour le Changement (ANC) qui a ouvert la balle suivie de la Coalition Arc-en-ciel et de l’UFC. Tour à tour, les délégations se sont confiées à la presse au sortir de l’audience. Si l’ANC et l’Arc-en-ciel parlent d’une même voix en réclamant un cadre pour un dialogue, l’UFC par contre pense que tout a été déjà discuté au CPDC rénové et qu’il faille tout simplement ramener les conclusions des travaux, quitte aux partis absents d’y verser leurs propositions.
Patrick Lawson de l’ANC : « Je voudrais vous rappeler que c’est la suite de la rencontre qui a lieu entre le Chef de l’Etat et le chef de file de l’opposition. Il s’agit de voir le cadre approprié pour un futur dialogue. La proposition est faite de mener ces discussions au sein de l’Assemblée nationale. Pour le chef de file de l’opposition, la meilleure façon de mener ces discussions c’est dans un cadre ouvert. Aujourd’hui, nous avons échangé pour rapprocher les positions et trouver la meilleure manière de pouvoir discuter entre Togolais et trouver les solutions à tous les problèmes qui ont été déjà retenus dans l’Accord Politique Global. D’un côté, il est proposé que les discussions soient menées à l’Assemblée nationale, de l’autre côté il est proposé que cela soit fait dans un cadre formel. Il s’agit maintenant de trouver la synthèse qui permette de le faire. Cela peut être les partis parlementaires élargis à d’autres ou les partis parlementaires qui vont discuter mais pas comme les parlementaires parce que la règle du parlementaire c’est le vote majoritaire. Or l’APG prescrit le large consensus. Cela veut dire que c’est deux notions qui s’opposent. Comment trouver le juste milieu entre la loi de la majorité et le consensus ? Nous sommes persuadés que nous auront des résultats. Etant donné que ce sont des concertations, nous ne sommes qu’au premier contact. D’autres contacts se feront et qui éclaireront les uns et les autres. Vous verrez qu’il y a une volonté d’achever ce que nous avons laissé en suspens jusqu’à présent qui est l’Accord Politique Global. Nous avons recherché l’assainissement du climat politique qui permette de mener des discussions claires qui aboutissent à des résultats probants. Nous n’avons jamais posé de préalables en l’air pour faire plaisir. CPDC 1er, tout le monde a la mémoire courte, nous y avons pris part parce que c’est par décret que ce cadre a été créé et cela correspondait à ce que l’APG avait préconisé. C’est par la suite qu’il y a eu le CPDC rénové, le CPDC élargi, et comme nous n’aimons pas tout ce qui est compliqué, nous nous sommes retirés. Mais lorsque les choses étaient claires et conformes à ce que l’APG a préconisé, nous y avons adhéré. »
Dodji Apévon de la Coalition Arc-en-ciel : "Nous avons rencontré le Premier ministre et l’objet de la rencontre porte sur les réformes qui sont un boulet que nous trainons depuis des années dans ce pays. Le Premier ministre a voulu écouter notre position sur le sujet parce que s’agissant des réformes, nous avons écouté le Chef de l’Etat dire qu’elles doivent se faire à l’Assemblée. Nous avons réagi en disant que depuis la signature de l’Accord Politique Global, nous nous sommes entendus au niveau de la classe politique que ces réformes doivent être discutées dans un cadre qui puisse permettre le consensus et lorsque le consensus est réalisé, on peut aller tranquillement à l’Assemblée parce que là c’est la loi de la majorité. Nous voulons que le cadre permette d’avoir ce consensus avant d’aller à l’Assemblée. Le Premier ministre a voulu mieux comprendre ce que nous exprimons, et c’est ce qui a fait l’objet de la rencontre de ce matin. Nous sommes revenus abondamment sur ce cadre pour lui expliquer sa nécessité pour permettre de réaliser ce que l’Accord Politique Global a dit à savoir la réalisation du consensus avant que l’Assemblée nationale ne se saisisse de ce dossier. Le Premier ministre a dit qu’ils n’ont pas encore pris une position sur le sujet, c’est pour cela qu’ils ont voulu écouter les partis qui ont des élus à l’Assemblée nationale puisqu’en fin de compte, c’est ceux-là qui vont y adopter le texte. Nous pensons qu’il faut absolument que ce cadre soit institué pour que chaque parti politique exprime clairement sa position sur les grands sujets de réformes qui nous attendent dans ce pays. Des cadres antérieurs ont travaillé sur le sujet, mais il faut qu’on aille dans un cadre pour que finalement on connaisse la position de tout le monde sur le sujet. Les cadres antérieurs ont travaillé sur la question. Tous ces travaux doivent être rassemblés pour que tout le monde ait la même lecture de ces réformes avant que le sujet ne soit envoyé à l’Assemblée. Si nous avons la volonté, on peut boucler cette affaire en moins d’une semaine."
Jean-Claude Homawoo de l’UFC : « L’Union des Forces de Changement vient de rencontrer le Premier ministre et certains ministres qui étaient avec lui pour débattre un peu du sujet qui préoccupe l’opinion nationale en ce moment, notamment les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Nous avons, au nom de l’UFC, dit au Premier ministre que l’Union des Forces de Changement, avec le réalisme et le pragmatisme qui la caractérisent aujourd’hui, pense que les réformes sont très importantes et doivent être faites assez rapidement. Pour ce faire, l’Union des Forces de Changement ne veut plus se retrouver dans des prétendus cadres de dialogue où on va perdre du temps à décider du sexe des anges, de savoir pourquoi X a initié le cadre, qui doit composer le cadre. C’est pourquoi nous avons dit au Premier ministre que nous trouvons dans le CPDC rénové un travail important qui a été fait concernant les principaux thèmes en l’occurrence les réformes constitutionnelles et institutionnelles d’autant plus que dans ce cadre se retrouve la plupart des partis parlementaires, les partis significatifs de la scène politique togolaise. Nous avons eu dans ce cadre à débattre de tous les sujets et surtout ceux qui préoccupent à savoir la limitation de mandat présidentiel et le mode de scrutin. Nous avons indiqué au Premier ministre que nous souhaiterions que les travaux élaborés, consignés, compilés par le CPDC, qui ont été remis au gouvernement, puissent être repris et que les partis qui n’ont pas pu participer aux travaux du CPDC soient informés des conclusions qui sont là et d’aventure s’ils ont des compléments à apporter, qu’ils le versent au dossier pour qu’au niveau du gouvernement, cela soit réétudié pour l’envoyer enfin au niveau de l’Assemblée nationale pour qu’ils deviennent loi de la nation. En clair, c’est au parlement que la plupart des choses doivent se faire. L’UFC n’ira plus perdre le temps à quelque cadre que se soit. »
pa lunion

Friday, March 14, 2014

TOGO:: Me Dodzi Apévon : la proposition de l’UFC est une « dérive »

Alors que l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et la Coalition Arc-en-ciel passées tour à tour devant le premier ministre Arthème Ahoomey-Zunu réclament l’ouverture d’un cadre « formel » ou « ad hoc » pour que les parties s’entendent sur ces réformes avant de passer à l’Assemblée nationale, l’Union des Forces de Changement (UFC) dit que « c’est une perte de temps ».

« Nous avons au nom de l’UFC, dit au premier ministre, avec le réalisme et le pragmatisme qui la caractérise aujourd’hui, que les réformes sont très importantes et doivent être faites assez rapidement. Pour ce faire, l’UFC ne veut plus retourner dans un prétendu cadre de dialogue où on va perdre du temps à décider du sexe des anges, de savoir pourquoi X a initié le cadre et qui devra composer le cadre », a laissé entendre Jean-Caude Atsou Homawoo, chef de la délégation de l’UFC.

C’est de la « dérive » et de « l’archaïsme », a déclaré vendredi sur les ondes de la radio Victoire FM Me Dodzi Apévon de la coalition Arc-en-ciel.

Pour lui, le consensus est « nécessaire ». « On ne peut pas aller à l’Assemblée nationale et qu’on va utiliser la loi de la majorité pour dire qu’ils sont plus nombreux ».
La concertation continue ce vendredi entre le premier ministre et deux autres partis politiques, à savoir UNIR et ADDI. A la fin des travaux, une synthèse sera sortie.

Telli K.
Afreepress

Thursday, March 13, 2014

TOGO::Nicolas Lawson échappe de peu à une agression physique



On était aux environs de 14 h 30, quand, le leader du PRR (Parti pour le Renouveau et la Rédemption) descendait les marches des escaliers de la radio Kanal fm, après avoir participé à une émission éwé. Quand soudain, il sera pris à partie par des jeunes qui auraient pu porter atteinte à sa personne n’eût été l’interposition des agents de la radio et de leurs agents de sécurité. Malgré cette interposition, il sera traité de tous les noms et essuiera des injures.
Sa faute serait qu’au cours de cette émission, il s’en est pris au leader de l’ANC (Alliance Nationale pour le Changement), Jean-Pierre Fabre. Tout en saluant la rencontre avec Faure Gnassingbé et les discussions ouvertes aujourd’hui entre le pouvoir et les partis de l’opposition parlementaires, il n’a pas été du tout tendre avec Jean-Pierre Fabre. Il aurait demandé que ce dernier présente des excuses publiques au peuple togolais, dans la mesure où, son refus de dialogue par le passé aurait occasionné des morts.
Ce sont là quelques unes de ses positions et peut-être d’autres injures comme on le lui connait qui lui ont valu le lynchage verbal qui aurait pu se transformer en lynchage réel si entre temps des forces de l’ordre et de sécurité n’ont pas été appelées à la rescousse. Reste à savoir si la meilleure manière est de s’attaquer à un leader politique pour ses prises de position.
P.S, Lomé (Telegramme228)

Desmo Design présente sa collection « Water »


« Water », c’est la nouvelle collection couture de Desmo Design qui sera présentée le 22 mars prochain à l’espace Vlisco de l’Hôtel Mercure Sarakawa à Lomé.
Selon les promoteurs, ce défilé de mode sera l’occasion d’interpeler tous les acteurs sur l’eau et partager un message d’optimisme sur la place de cette ressource dans nos vies.
Au cours de la présentation de la ligne de vêtements « Water », plus de 60 pièces des plus simples aux plus sophistiquées vont être déclinées en trois (03) tableaux distincts : l’eau omniprésente : modèles originaux, décalés et avant-gardistes ; l’eau usurpée : modèles de prêt-à-porter audacieux aux accents vintage ; l’eau voluptueuse et vertigineuse : modèles haute couture selon Desmo Design.
Le défilé sera précédé d’une exposition photos dénommée « Be…Water » de Frédéric de la Chapelle, photographe de mode.
Modeste Mensah affirme en ces termes : « Je m’inspire du monde qui m’entoure et je souhaite aussi mettre en œuvre ma notoriété pour développer une sensibilisation à des problématiques qui nous touchent tous ».
« L’eau est choisie tout simplement parce que le problème d’eau est crucial non seulement au Togo mais un peu partout dans le monde », soutient le styliste.
Ce dernier précise que 50% des recettes du défilé seront reversés pour la construction des puis dans la ville de Sokodé et ses environs. Un geste qui s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de l’eau.
Grace à son savoir-faire et sa recherche permanente d’originalité, Desmo Design se présente aujourd’hui comme un des fers de lance de la génération montante des stylistes africains de renommée internationale.

TOGO::LES ETUDIANTS CONVIES A L’ENTREPREUNARIAT


Un forum d’échange d’expériences a regroupé les jeunes entrepreneurs, directeurs de sociétés et étudiants ce mercredi 12 mars 2014 à Lomé. Une initiative de Uk and Partners.
Les étudiants des universités du Togo ont besoin de conseils et d’appuis pour entreprendre quelque chose et ne plus toujours attendre le gouvernement, c’est ce qui a motivé les organisateurs de ce forum d’échange.
Après l’ouverture du forum par le ministre de l’enseignement supérieur, Octave Nicoue Broohm, Epiphane Comlan N. Yakpey, Claire Nagnimari, Eric Late et Steven Amouzou Folligan, des entrepreneurs, ont partagé leurs expériences avec les étudiants.
Epiphane Comlan Yakpe a, au cours de sa présentation, incité les étudiants à l’entrepreunariat, parce que le marché de l’emploi est saturé. « Je suis fils de paysan, mon village est situé à 150 kilomètres de Lomé. Mon premier métier était l’enseignement, mais avec mon désir et mon ambition j’ai changé de métier. Un entrepreneur doit être imaginatif et attentif », a-t-il témoigné.
Une patronne de restaurant, Mme Claire Nagnimari a tenu en haleine l’assistance avec son ambition et dynamisme. « Après mon Bpec, je n’ai plus les moyens de continuer mes études. Je me suis lancée dans la restauration. Aujourd’hui, j’ai créé mon propre entreprise et je gère 15 salariés » a –t-elle déclaré.
La ministre des sports, Mme Angèle Amouzou Drakey, a ensuite convié les étudiants à cultiver l’excellence et à invité les jeunes filles à la persévérance dans le travail.
Le forum s’est poursuivi avec les échanges de questions et réponses.
PA LUNION

Wednesday, March 12, 2014

TOGO:: Le dernier appui financier en date de Paris à Lomé

LOME  – Partenaire privilégié du Togo depuis plus de cinq décennies, la France, à travers l’AFD (Agence française de développement), vient d’injecter 6 milliards de fcfa dans la formation d’instituteurs togolais. Une aide que détaille ce communiqué de l’AFD. 
« Le Ministre des Enseignements primaire et secondaire du Togo, Florent Badjam Manganawe a procédé, ce 28 février 2014 à Tabligbo, en présence du Chargé d’Affaires à l’ambassade de France au Togo, Guillaume Lemoine, du Directeur de l’AFD Lomé, Philippe Collignon, et d’autres bailleurs et personnalités  invités, à la remise de Certificats d’aptitude à la fonction d’enseignants (CAFE) à 296 élèves-maîtres en fin de formation de l’École normale d’instituteurs (ENI) de Tabligbo. Près de 1.011 jeunes instituteurs au total sortiront, cette année 2014, des trois ENI (Dapaong, Notsè et Tabligbo) avec un statut " d’Instituteur-adjoint."
Dans le cadre du projet Éducation pour tous au Togo (EPTT)– 10 M€ - 6.5 Mds FCFA  - en cours d’achèvement – l’AFD a fortement appuyé la relance de la formation initiale des instituteurs. Pour rappel, durant les années 90 et 2000, les enseignants togolais ont principalement été recrutés par les communautés, le plus souvent sans aucune formation préalable.
Avec l’appui de l’AFD, le MEPS a ainsi donc procédé à :
i)  la refonte des programmes de formation, la formation des professeurs des ENI. Sur ce plan, l’accent a été mis sur la professionnalisation des futurs instituteurs et la maîtrise des techniques de pédagogies actives ;
ii) la construction et l’équipement des ENI de Tabligbo et Dapaong, de deux écoles primaires d’application et la réhabilitation de l’ENI de Notsè.
La participation de l’AFD s’élève au total pour cette seule opération à 1.3 M€, soit 873 millions de FCFA.
L’AFD a ainsi contribué à réhabiliter et construire un réseau de six ENI réparties dans le pays. Trois sont déjà fonctionnelles, le reste le seront d’ici fin 2014, avec l’appui cette fois-ci du Partenariat Mondial de l’Éducation. Au total, la capacité globale d’accueil sera de 1.900 places.
La formation des instituteurs a repris dès 2009, avec une première cohorte de 511 Élèves-maîtres (EM), formée à l’ENI de Notsè. Une deuxième cohorte de 1370 EM a été formée en 2011-2012 dans les ENI de Notsè et de Dapaong. La troisième, de 1011 élèves, a été recrutée en 2013 dans les ENI de Notsè, Dapaong et Tabligbo et termine sa formation fin février 2014. Les élèves-maîtres sont recrutés sur concours parmi les titulaires du Baccalauréat ou parmi les enseignants volontaires en poste, possédant le CAP (Certificat d’aptitude pédagogique) d’environ 950 EM (selon les besoins du modèle de simulation et les indications du Secrétariat général duCAP.
Après neuf mois de formation à l’ENI, avec des séquences alternées dans les écoles associées de la région, les élèves-maîtres seront ensuite affectés, à la rentrée scolaire suivante, dans les écoles primaires publiques du pays. La prochaine cohorte devrait être recrutée pour un démarrage effectif à la rentrée scolaire octobre 2014.
Projet d’appui à la réforme du collège (PAREC)
Le prochain concours de l’AFD, le Projet d’Appui à la Réforme des Collèges (PAREC), comporte une composante dédiée au prolongement de cet appui à travers un accompagnement technique sur le pilotage administratif des ENI et l’amélioration de la qualité de la formation.
Le représentant de l’ambassade de France a exprimé sa vive émotion face à ces futurs instituteurs qui iront bientôt exercer leur profession dans les quatre coins du Togo. Il a également félicité les équipes du MEPS pour la mise en place effective de cette ambitieuse opération qui figurait parmi les réformes clés du PSE. Il a enfin exhorté les autorités à poursuivre leur effort en lançant sans plus attendre un nouveau concours de recrutement d’élèves-maîtres pour la rentrée à venir ».
Établissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis soixante-dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique définie par le Gouvernement français.
 

TOGO::Les membres du Patronat de la Presse Togolaise déjà en action

LOME – Lancé il y a deux semaines à Lomé, le PPT (Patronat de la Presse Togolaise, dernière-née des Organisations professionnelles dans le secteur des médias) veut s’atteler à ses priorités le plus tôt possible. D’où son plan d’actions dévoilé en ce début de semaine. 

« Réunis en séance de travail le vendredi 07 Mars 2014, les membres fondateurs du Patronat de la Presse Togolaise (PPT) ont planché sur les stratégies leur permettant d’atteindre les objectifs visés. A l’issue des échanges, une feuille de route a été élaborée pour le mandat du Bureau exécutif. Axée sur treize points, cette feuille de route établit le plan d’actions du PPT à court, moyen et long termes.
A- Les actions à court terme
1- Faire l’état des lieux de la presse togolaise
Il s’agit d’établir un bilan exhaustif de la situation de la presse dans son ensemble à partir d’une étude de marché. Une telle étude permettrait de pallier l’inexistence de base de données sur la presse au Togo, un élément important pour les annonceurs et les partenaires en développement qui s’appuient sur les médias.
2- Mettre en place la messagerie
La mévente à laquelle la presse écrite est confrontée est en partie liée à l’inexistence d’une messagerie efficace. Les éditeurs s’adressent à des distributeurs qui n’ont pas les moyens de couvrir l’ensemble du territoire. Même Lomé où sont distribués les 90% de journaux n’est desservie que partiellement alors que l’ensemble des tirages par jour ne dépasse guère dix mille exemplaires.
Le PPT entend donc engager un dialogue avec les distributeurs pour examiner les problèmes qui se posent afin d’y remédier et d’envisager les voies et moyens pour créer une messagerie viable.
3- Assainir le milieu de la presse
La presse est livrée à tout venant et certains comportements sur les lieux de reportage sont de nature à la décrédibiliser. Des journalistes imaginaires ou fantômes qui sillonnent les salons d'hôtels et autres lieux de conférences pour racketter les organisateurs d'événements. Le mercenariat, l’arnaque, les chantages et la corruption tendent à se généraliser et prennent le pas sur la déontologie de la profession de journaliste. Le PPT s’engage à faire en sorte que de telles pratiques cessent.
4- Nouer des contacts avec les partenaires en développement
Le PPT s’engage à collaborer avec les organisations nationales et internationales qui inscrivent les médias dans leur ligne d’action.
5- Créer un site web pour le PPT
Par ce site, le PPT va disposer d'une vitrine institutionnelle et optimiser le pôle fonction de communication et d'information.
B- Les actions à moyen terme
6- Constituer une centrale d’achat
Le matériel entrant dans la production des journaux et des émissions de radio et télévision coûte de plus en plus cher, entraînant des goulots d’étranglement dans la recherche de la rentabilité des entreprises de presse. Dans l’esprit de la convention de Florence et son protocole additionnel de Nairobi, le PPT se propose de créer une centrale d’achat chargée de rechercher les fournisseurs qui proposent les meilleurs prix au profit des entreprises de presse.
7- Renforcer les capacités des membres en gestion d’une entreprise de presse
Le PPT entend organiser des colloques et s’offrir des opportunités afin de doter les patrons de radios, télévisions et de presse écrite d’outils pédagogiques pour la création et la gestion de véritables entreprises de presse.
8- Renforcer les capacités des journalistes professionnels
La plupart des jeunes étudiants s’engagent dans la profession sans maîtriser les rudiments du métier. Ceux qui sortent des écoles de formation ont des connaissances théoriques qui doivent être renforcées par des ateliers pratiques. Le PPT entend donc se donner les moyens avec l’appui des partenaires pour renforcer les capacités des jeunes journalistes de radio, de télévision, de presse écrite et en ligne afin d’accomplir leur travail dans le respect des textes qui régissent la profession.
9- Favoriser l’adoption d’une convention collective et créer une mutuelle
La situation des employés dans les organes de presse n’est pas reluisante. Le PPT va engager des discussions avec les représentants des journalistes en vue de relancer l’étude et l’adoption d’une convention collective et créer une mutuelle de la presse togolaise.
10- Instituer des rencontres périodiques avec les annonceurs
La publicité constitue de nos jours la principale source de revenu de la presse de même que les médias sont indispensables aux annonceurs et aux partenaires qui en ont besoin pour accroître leur visibilité ou vendre leurs produits et services. Or les deux parties se connaissent peu. Mais le très faible volume publicitaire ajouté à la mévente, menace la survie des organes de presse, instruments pourtant indispensables à la participation citoyenne. Il importe donc de créer un cadre d’échanges entre le PPT et les promoteurs de sociétés ainsi que les partenaires en développement à travers le patronat en vue d’un partenariat profitable à tous.
11- Explorer des pistes pour la vente des informations en ligne
A l’ère d’internet et des réseaux sociaux, les médias en ligne se créent et se développent. Les organes de presse traditionnelle (radio, télévision et presse écrite) sont amenés à migrer sur internet. Le traitement, la gestion et la publication des informations en ligne engendrent des coûts. Le PPT va donc s’employer à rechercher des opportunités en vue de rentabiliser la publication des informations en ligne.
C- Actions à long terme
12- Faciliter le passage des radios et télévisions de l’analogique au numérique avant Juin 2015
Le dernier délai pour l’avènement de la Télévision numérique Terrestre (TNT) est fixé au 17 Juin 2015 conformément à l’Accord CEO6 signé à Genève en Juin 2006. Cette révolution va changer radicalement le mode de production de transmission et de diffusion dans l’Audio-visuel. Les médias togolais ne semblent pas préparés à cette éventualité et risquent de subir le triple choc conjoncturel, structurel et comportemental. Le PPT entend initier une rencontre des acteurs de médias en vue de rechercher les voies et moyens pour faire face aux défis liés à la révolution numérique.
13- Construire un centre médico-social pour les journalistes
Il s’agira de permettre aux journalistes ainsi qu’à leur famille de se faire consulter à coûts réduits et d’accéder aux produits pharmaceutiques à des prix abordables.
Le PPT va entreprendre incessamment des démarches auprès des institutions de la République, du gouvernement, des chancelleries et partenaires en développement pour leur présenter le Bureau exécutif et la mission à lui confiée ».