Thursday, January 23, 2014

Togo: Persistance de la commercialisation illicite du carburant par une frange de la jeunesse

LOME - La commercialisation du carburant dans le secteur informel est devenue depuis presqu'une décennie une activité rémunératrice de revenus à une certaine frange de la jeunesse togolaise dont la majorité est en proie au chômage.
Selon des investigations menées par la société civile togolais et corroborées par le ministère togolais en charge de la jeunesse et de l'emploi des jeunes, le problème de l'emploi demeure récurent.
L'Etat togolais en a pris conscience en initiant un programme de l'emploi et de l'auto-emploi des jeunes qui prend en compte cette problématique, et ne cesse de prendre des initiatives pour pallier ce fléau.
Aussi, les jeunes non diplômés et diplômés, sortis des écoles techniques, des établissements d'enseignement général sont-ils encouragés à prendre des initiatives privées à soumettre au financement du ministère en charge de la jeunesse qui, par le truchement du gouvernement et des partenaires en développement, pourront monter leurs propres projets créateurs de richesses.
La ministre en charge de la jeunesse n'a pas fait cas d'une frange de cette couche sociale diplômée ou non diplômée en quête du vivre quotidien pour ne pas dire du bien-être.
Et parmi cette frange, d'aucuns se livrent à la vente de carburant aux bords des rues. On les appelle communément vendeurs de "boudè".
Boudè s'entend du carburant provenant d'une source douteuse et dont la commercialisation peut être à l'origine de dégâts imprévisibles.
Mardi, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame, a rappelé que le gouvernement, ayant pris la décision d'interdire la vente illicite du carburant, n'avait pour souci que de protéger les citoyens contre les risques matériels et surtout en termes de pertes en vies humaines que peut causer ce trafic.
Jusque-là, le commun des Togolais ne sait d'où provient le carburant de la rue qualifié de mauvaise qualité, mais généralement vendu à un coût parfois légèrement inférieur à l' essence vendu aux pompes agrémentées, et en d'autres temps, à coût un peu plus élevé que celui des pompes autorisées.
Dans une radio trottoir effectuée par un correspondant de Xinhua sur plusieurs artères de Lomé et auprès des conducteurs de taxi-motos (communément appelés Zémidjans), plusieurs des interwiés ont confié que la hausse impromptues du prix des carburants les obligent le plus souvent à s'approvisionner chez les vendeurs informels.
D'autres déclarent que l'éloignement des stations de carburant de leurs résidences les contraint occasionnellement à pourvoir leurs engins de carburant vendu aux bords des rues.
"J'habite à Sagbado à environ 20 kilomètres du centre-ville. Il y a une station d'essence à 7 km de mon domicile. Mais, la plupart des fois que je m'y rends, on me fait entendre que le camion d' essence n'est pas encore arrivé et que je dois attendre quelque quinzaine de minutes pour approvisionner", a confié sous anonymat un motocycliste.
Celui-ci dit souhaiter que l'Etat installe plusieurs stations d' essence dans tous les quartiers pour décourager le trafic illicite,en subventionnant la commercialisation du carburant, pour que toutes les bourses puissent y avoir accès.
Mais de sources gouvernementales, la hausse du prix du carburant est ajustée au prix du baril au niveau mondial.
De leur côté, les propriétaires agrées de station d'essence se plaignent de ce que la vente informelle du carburant font chuter leurs chiffres d'affaires.
"Avec les hausses successives du prix du carburant, nos chiffres d'affaires ne cessent de chuter. Il s'est développé un peu partout dans la ville de Lomé ainsi qu'à l'intérieur du pays, des points de vente du carburant illicite. Malgré la contribution des pétroliers et distributeurs pour lancer l'opération +Entonnoir II+, qui consiste à freiner la commercialisation illicite, rien n' a changé. Le phénomène s'est plutôt amplifié. Si la situation demeure ainsi, nous risquons tous de mettre la clé sous le paillasson", s'est indigné un propriétaire de station d'essence.
XINHUA

Wednesday, January 22, 2014

TOGO:: Les membres des COGEP formés sur la procédure


« Organisation Dynamique Communautaire et Communication », c’est le module autour duquel, les membres des Comités de Gestion des Ecoles Primaires (COGEP), ont été formés à Lomé au cours d’un atelier démarré le 21 janvier dernier.

La formation qui va durer quatre jours, vise le développement des compétences des acteurs à la base en matière d’auto-organisation de leurs structures communautaires pour une meilleure prise en charge des procédures de gestion de leurs activités.

Elle rentre dans le cadre de la phase additionnelle du Projet Education Renforcement Institutionnel (PERI), qui fera bénéficier de 15 salles de classe et des blocs latrines ; en plus des 18 salles de classes déjà exécutés dans les localités de, Kpédévicopé, Alinka ;Dallko, Aflao Sagbado et d’Adakpam
PA LUNION

TOGO:: Fonds national de la finance inclusive - Rapprocher les services financiers des populations



Créé par décret pris en conseil des ministres en décembre dernier, le Fonds national de la finance inclusive a fait l’objet de débat ce mardi à l’Hôtel Sancta Maria à Lomé quant à son schéma directeur assorti de plan d’actions 2014-2018.

Ces assises s’avèrent indispensables afin de recueillir les observations des acteurs (bailleurs, organisations internationales) et intervenants notamment les bénéficiaires potentiels que sont l’administration publique, les banques, les institutions de microfiance, les ONG.

Le statut d’établissement public à caractère financier de ce fonds national permet de lui assigner la mission qui est de rendre accessibles à l’aide des banques et des institutions de microfinance les services financiers aux populations surtout les plus pauvres généralement exclus des services financiers classiques.

C’est un fonds qui permettra de renforcer les capacités financières et opérationnelles de ces institutions financières afin de leur permettre de faire face à la demande d’un plus grand nombre de personnes.

Selon les prévisions, le projet financé actuellement par l’Etat sur fonds propre, devrait diversifier ses sources de financement en tournant un regard vers les partenaires techniques et financiers notamment la BOAD, la BAD, la BIDC, le système des Nations unies qui, d’ailleurs, ont donné leur accord de principe.
pa lunion

TOGO::Un grand bol d’air gouvernemental pour la microfinance : Le FNFI

LOME – Après avoir resserré le vice de la surveillance autour des IMF (Institutions de microfinance) ces derniers mois, le gouvernement togolais s’apprête à leur apporter un important soutien financier à travers le FNFI (Fonds national de la Finance inclusive).
27,3 milliards de fcfa : c’est la dotation réservée dans le budget 2014 pour mettre en œuvre les activités du FNFI (Fonds national de la Finance inclusive). Ce Fonds sera lancé le vendredi 24 janvier au nord du Togo (à Kara). Les IMF ont un taux de pénétration de 20 à 30% dans la population togolaise.
Ce Fonds est donc destiné à les conforter dans leur rôle d’acteurs phares dans la mobilisation de ressources internes. « Ce FNFI est un pas osé pour sortir les populations togolaises à la base/vulnérables de la pauvreté », assure Mme Dogbé, ministre en charge du Développement à la base au Togo. L’un des majeurs objectifs assignés à ce FNFI est d’aider les IMF à accroître d’ici 2019 le nombre des bénéficiaires de leurs prestations. Pour l’heure, ces clients des IMF sont estimés à environ 1,5 millions de personnes sur 6 millions d’âmes vivant au Togo.
Selon les professionnels de ce secteur, l’engouement de ces institutions de crédit auprès des populations togolaises (tout comme dans plusieurs pays de l’UEMOA) se justifie par la proximité de ces IMF de leur clientèle habituelle, mais aussi de la flexibilité qu’elles offrent en matière d’ouverture de compte ou d’octroi de crédit. Contrairement aux banques classiques. Généralement, indique-t-on auprès d’APIM-Togo (Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés du Togo), un seul agent des IMF peut gérer le portefeuille/crédit de 500 clients. Des crédits liés le plus clair du temps à la vie quotidienne de leur clientèle.
Au 31 décembre 2012, selon l’APIM, les IMF en terre togolaise ont totalisé une clientèle de 1million 500 mille personnes sur une population d’un peu plus de 6 millions d’âmes en interne, contre entre 1,5 et 2 millions dans la diaspora (répartie aux quatre coins du monde). Ces IMF, au terme de leur bilan 2012, ont mobilisé 116 milliards de fcfa de crédit contre 110 milliards de fcfa d’épargne.

Afriquinfos
 (Par E. G.)

Tuesday, January 21, 2014

TOGO:: Un bateau battant pavillon togolais aux mains des pirates au large de l’Erythrée


Selon une information du ministère égyptien des Affaires étrangères rapportée par nos confrères de Republicoftogo, depuis lundi dernier, un navire commercial battant pavillon togolais est aux mains des pirates au large de l’Erythrée dans la Mer rouge.
« Le bateau a été attaqué par des pirates à 400km du port érythréen de Massawa », a informé le porte-parole du ministère, Badr Abdel-Ati.
Le dossier fait l’intérêt de l’Egypte parce que, l’équipage de ce navire est essentiellement constitué de marins égyptiens.
Avant ce navire dont le nom n’a pas été révélé ainsi que son immatriculation, deux autres navires ayant des relations avec le Togo avaient déjà fait les frais des attaques de pirates. Il s’agit du « MV Khaled Muhieddine » capturé en 2011 et du « MV Sea Horse » capturé en 2009.
G.K / F.S, Lomé (Telegramme228)

TOGO:: Noupokou Dammipi : « L’objectif n’est pas de sanctionner mais de faire prendre conscience à tous des menaces pour l’environnement »

Publié le mercredi 22 janvier 2014

Depuis le 1er novembre 2013, le gouvernement togolais a ordonné la fermeture des carrières sauvages d’extraction de sable. Une interdiction pour laquelle avec ses services techniques, le ministère des Mines est passé au contrôle depuis le lundi 13 janvier dernier. Ceci afin de constater si la mesure est respectée. Selon les indications des services techniques que nous avons d’ailleurs eu courant semaine dernière à rencontré au niveau de certaines de ces carrières fermées mais également de celles autorisées à fonctionner, la descente a permis de fermer jusqu’à hier mardi 90% des carrières de sable exploitées en toute illégalité. Information d’ailleurs confirmée par le ministre des Mines et de l’Energie, Noupokou Dammipi qui intervenait mardi sur une radio privée de Lomé.
Selon toujours ses explications, la démarche du gouvernement se veut avant tout pédagogique. « L’objectif n’est pas de sanctionner mais de faire prendre conscience à tous des menaces pour l’environnement », a d’abord indiqué M. Dammipi avant de promettre que, « si un camion est intercepté avec du sable qui provient d’une carrière sauvage, il devra tout simplement rapporter sa cargaison là où il l’a trouvé ».
Après l’arrêt de l’exploitation du sable marin et de ces carrières sauvages, les alternatives offertes aux constructeurs sont la carrière de Dalavé et celle d’extraction du sable lagunaire dirigée par la société SAD (Société Africaine de Dragage), située à Bè Adanlékponsi. L’on indique que celle de Bè pourrait répondre efficacement aux besoins des populations de Lomé et de ses environs alors que celle de Dalavé est mise à la disposition des populations de la préfecture de Zio et environ. On annonce dans la foulée que d’autres structures seront mises en place dans les jours à venir pour le dragage du côté ouest de la lagune de Bè, du Lac Togo et enfin du fleuve Zio.
Toutes ces mesures sont les alternatives trouvées par les autorités pour la préservation de l’environnement.
G.K / F.S, Lomé (Telegramme228)

TOGO::2ème Congrès ordinaire électif du CNJ - Kolani Gartieb succède à Thierry Lakougnon


La longue et difficile marche du processus de renouvellement des instances du CNJ (Conseil national de la Jeunesse) a connu son épilogue hier lundi au terme du Congrès ordinaire électif national qui a eu lieu à l’hôtel le Berceau de Notsè. Au terme des travaux de ce congrès, dont le thème principal était « Apprenons à faire de la démocratie, le fondement du mouvement associatif des jeunes au Togo », c’est le vice-président, chargé des Affaires Extérieures, sortant, Kolani Gartieb, qui a été élu par ses pairs pour présider aux destinés de cette faitière nationale des mouvements de jeunes, pour succéder à Thierry Lakougnon, le président sortant.
Au total, 17 postes étaient à pourvoir pour ce 2e Congrès ordinaire électif du Conseil National de la Jeunesse Togo (CNJ-Togo). Après plus de six heures d’horloge des travaux, suivis d’élection, Kolani Gartieb a battu son adversaire du jour, Ismaël Tanko, un autre membre du bureau sortant, par 28 voix contre 21. Il succède à Thierry Lakougnon. Ainsi, Kolani Gartieb prend donc le poste de président pour un mandat de trois ans renouvelable comme le stipule les nouveaux textes en vigueur, à en croire les organisateurs, et contrairement au mandat précédent qui était normalement de quatre ans renouvelable.
Une grande satisfaction pour le nouveau président qui a dédié son élection à Dieu. Considérant le CNJ comme un cadre de concertation, M. Kolani a laissé entendre qu’il « fera de telle sorte que dans les jours à venir, tous les membres du Conseil National de la Jeunesse puissent se concerter afin de définir une vision commune pour cette structure ». C’est d’après lui la voie royale pour obtenir « un CNJ plus fort, plus participatif, plus inclusif ; un CNJ qui est connu de toute l’opinion publique et qui force l’admiration des partenaires, du gouvernement et de toutes les forces vives de la Nation ».
De son côté, Thierry Lakougnon, le président sortant, tout en reconnaissant le nouveau président, a fait savoir que « le Conseil National de la Jeunesse se veut un cadre fédérateur de l’ensemble des associations des jeunes » avec pour « mission d’assurer le plaidoyer de la jeunesse sur l’insertion économique et professionnelle des jeunes ». il rappelait par là l’une des missions principales du CNJ.
Dans son allocution, Yaotsè Vovor, Directeur de Cabinet, représentant du Ministre du Développement à la Base, a reconnu les mérites de la jeunesse togolaise qu’il a qualifiée de richesse pour le Togo. « L’une des richesses pour le Togo est la jeunesse de sa population », a-t-il dit. « Les jeunes deviennent de plus en plus un partenaire et un atout incontournable pour le développement durable, la paix et la prospérité de notre pays », a-t-il ajouté.
P.S / M.A, Lomé (Telegramme228)