Tuesday, September 17, 2013

TOGO::Le Togo a un nouveau gouvernement emputé du portefeuille de la Santé

 L’attente a été longue, mais les Togolais connaissent désormais les hommes et femmes qui présideront à la destinée de leur pays pour les mois, voire années à venir.
Le Togo connait à partir de ce mardi le gouvernement plus d’un mois après les élections législatives et 15 jours après la démission de Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu suivie de sa reconduction au poste de Premier ministre.
Ils sont au total une vingtaine de personnes à composer la nouvelle équipe gouvernementale contre une trentaine dans l’ancienne équipe. Les portefeuilles de l’Économie, des Affaires étrangères, de la Sécurité, de l’Administration territoriale, sont respectivement allés à Adji Otéth Ayassor, Robert Dussey, Col Yark Damehane et à Gilbert Bawara.
La Défense ne change pas de main et reste toujours la chasse gardée du Président de la République en personne. Une grande nouveauté, le ministère de la Santé, selon le communiqué présidentiel, restera « provisoirement » rattaché à la Primature ce qui met hors jeu, le Prof Agba Charles Kondi.
Malgré la fronde d’un groupe de ses cadres, l’Union des forces de changement (UFC) fera partie du gouvernement Ahoomey-Zunu II avec l’entrée d’André Johnson, précédemment conseiller du président national de l’UFC Gilchrist Olympio qui hérite du portefeuille de l’Environnement et des Ressources forestières.
Précédemment ministre d’État, ministre des Enseignements Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation, Solitoki Magnim Esso est nommé ministre d’État chargé des affaires présidentielles.
Olivier A.
AFREEPRESS

TOGO::Kodjo Anahlui promu docteur en psychologie suite à une étude sur le syndrome de la porte tournante


Le cercle des psychologues docteurs s’est élargi le samedi 14 septembre dernier par la promotion d’un doctorant au rang de docteur avec mention « très honorable » par un jury international.
Le tout nouveau docteur en psychologie est Kodjo Anahlui. Il est promu à la suite d’une étude sur le thème « Contribution à la prévention du syndrome de la porte tournante observé chez les malades mentaux au Togo ».
Il a expliqué dans l’étude que le syndrome de la porte tournante est le constat des allers-retours des patients mentaux à l’hôpital. « Malgré la prise en charge assurée, on revoit les mêmes patients. C’est un constat alarmant d’autant plus que le risque est grand de voir les Togolais souffrir sans possibilité d’en guérir totalement, bref, d’y rester », a estimé l’impétrant.
L’étude a montré entre autres que 81.96% des patients réadmis ont moins de 40 ans dont 56.28% moins de 30 ans et 25.68% ont un âge compris entre 30 et 39 ans contre 1.64% qui ont plus de 60 ans. 52,50% des patients sont célibataires. Les patients, très pessimistes représentent 66,70% de l’échantillon.
Il a recommandé, au terme de l’étude, la création des structures de réadaptation, de réinsertion socioprofessionnelle et d’insertion sociale des malades mentaux, la création d’un hôpital psychiatrique et le découragement de la discrimination et les formes de rejet à l’endroit des malades mentaux.
Pour les accompagnants, le docteur Anahlui recommande d’éviter la stigmatisation et le renforcement du soutien affectif et social.
Le thème est « original et pertinent, a travaillé sur une corde de 3 ou 4 personnes », a estimé le jury composé d’éminents professeurs et présidé par le Professeur Mellier de l’université de Rouen qui a décerné le grade de Docteur à Kodjo Anahlui.
G.M, Lomé (Telegramme228)

TOGO::Le projet « Lyseconcept », présenté à la presse



La salle de conférences d’Amnesty International-Togo, a servi de cadre le samedi dernier à la présentation du projet Lyseconcept au Togo. C’est lors d’une conférence-débats sur le thème, « La revalorisation des eaux usées domestiques pour une Agriculture Biologique Productive en Afrique », que ce concept a été présenté à la presse. Ce rendez-vous d’informations sur ledit concept a été l’œuvre de l’association Journalistes pour l’Ecologie et la Scolarisation (J.E.S), de l’Association de Secours et d’Orientation Lisungi-Togo (Asol-Togo) et des associations et ONG membres du Groupe de Réflexions des Organisations Ecologistes du Togo(GROETO).
Dans son mot de bienvenue, la Directrice du Projet, Rolande Aziaka, Secrétaire Générale de J.E.S, a reposé la problématique des eaux usées domestiques au Togo. Selon elle, « Chaque jour, nous produisons des eaux usées dans nos ménages. Mais comment ces eaux sont-elles gérées » ? s’est-t-elle interrogée. « Elles sont déversées dans la nature et deviennent des sources de maladies pour nous-mêmes », a-t-elle indiqué. « Or ces eaux usées, que nous croyons inutiles, sont de l’or. Elles constituent une grande richesse, dont nous pouvons nous servir, si elles sont traitées », a fait comprendre la directrice. Elle n’a pas passé sous silence, les éléments nutritifs que contiennent ces eaux. Selon des études réalisées par des experts, a-t-elle rappelé, « ces eaux peuvent contenir de grandes quantités d’éléments nutritifs pour les cultures tels que l’azote et le phosphore, qui sont des substances très importantes pour les plantes, donc bénéfiques pour l’agriculture ».
C’est dans le souci de faire ressortir cette richesse et les faire profiter aux agriculteurs que le projet Lyseconcept, initié en France et en cours d’exécution dans seize autres pays africains, sera expérimenté au Togo pour le bien des agriculteurs togolais. Pour Mme Aziaka, « Ce projet est l’aboutissement d’un long travail de recherche et de développement ». En ce qui concerne la réalisation dudit projet au Togo, la directrice a rappelé « Au Togo, le projet se résume en trois étapes : la collecte des eaux usées, leur traitement par le procédé biologique Lyseconcept dans un centre d’épuration, qui sera mis en place et la mise à disposition des agriculteurs des eaux traitées ».
En vue de permettre à la presse et à la population de mieux cerner tous les contours du concept, les organisateurs ont requis le concours de deux experts, l’un du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche et l’autre du Ministère de l’Environnement et des ressources forestières. Ces deux techniciens ont animé des débats enrichissantssur les thèmes « La problématique de la gestion des eaux usées au Togo et leurs impacts sur l’environnement et les vivants » et « Quelles manœuvres pour les eaux usées dans la production de l’Agriculture Biologique : Cas du Togo ».
Dans son discours de circonstance, le Directeur Exécutif de J.E.S, Koffi K. Amegah a tiré chapeau aux deux experts, qui ont bien voulu partager avec l’auditoire leurs expertises avant de les inviter à servir de courroie de transmission entre les organisateurs et le gouvernement pour l’appui institutionnel et technique dont ils auront besoin dans la réalisation du projet. Il a invité « les protecteurs de l’environnement à redoubler d’efforts dans leur lutte afin qu’un jour l’Homme arrête d’être le bourreau de la nature ». Il a émis le vœu « qu’au sortir de cette salle chacun, d’entre nous ait une autre vision de la problématique des eaux usées domestiques, qui ne seront plus versées dans la nature, mais connaîtront une autre destination, pour la survie de l’espèce humaine ».
Le Coordonateur International d’Asol-Togo, Ruben Bossendju a saisi l’occasion pour lancer les activités de la journée internationale de la Paix, célébrée le 21 septembre dans le monde entier. La célébration de cette journée qui sera couplée de la première édition de la journée du Repas au Togo, connaîtra son apothéose le samedi 21 septembre prochain. Nous y reviendrons.
K.A-W / F.S (Telegramme228)

TOGO::Plusieurs maisons démolies sans ménagement à Amadanhomé


Scène de désolation et d’émotion, samedi dernier à Amadanhomé, localité située dans la banlieue nord-ouest de Lomé. En fait, c’est de façon impuissante que les populations de cette localité ont assisté à la démolition de leurs maisons (plus d’une dizaine selon les informations recuiellies) par des bulldozers dépêchés sur les lieux par l’administration des différents services en charge du foncier au Togo. Rencontré sur les lieux, un des occupants qui s’est confié a dit avoir cru en voyant les engins et véhicules de la gendarmerie en une decsente habituelle. Ce n’est que lorsque les membres de l’équipe qui s’est déplacée sur les lieux, les informeront de la mise à exécution des précédents avertissements qu’ils se sont rendus compte de ce qui les arrivait.
Bien que déplorant la situation, ces responsables de l’administration des services en charge du foncier disent n’avoir trouvé autres moyens que de procéder à la démolition de ces maisons qui seraient construites dans une réserve administrative et dont les occupants ont été à plusieurs reprises avertis depuis 2009. La dernière sommation a été faite le 30 février 2013. Selon des informations fournies par Atsoutsè dotsèvi, Chef section des travaux généraux et contentieux à la division des cadastres, et confirmées par le Directeur des Affaires Domaniales et Cadastrales Toyi Abbi, ce domaine qui a fait l’objet de déblayage par les bulldozers, d’une superficie d’environ 5 hectares (plus précisment 4 ha 91a 99ca), « a été approuvé en 1983 par le schéma directeur de la ville de Lomé. Et cette réserve a été régulièrement constituée en 1983 par l’Arreté 006 du 23 février 1983 / ministère de l’Equipement, des Postes et Télécommunications / Direction générale de l’Urbanisme et de l’Habitat ». Ainsi, outre les panneaux d’avertissements et aussi les bornes qui y ont été installés depuis plusieurs années, les occupants, s’ils ont suivi les voies ou procédures normales, sont à même de se rendre compte qu’ils sont en train d’envahir une réserve de l’Etat. C’est donc l’interprétation que l’on pouvait faire de ces propos.
M. Abbi a toutefois déploré le fait que « les victimes ne soient pas les vrais auteurs. Les victimes ce sont peut-être les locataires, les acheteurs qui n’ont pas vérifié ».
Selon toujours ses explications, l’espace ainsi débarrassé de ces maisons doit servir à « ériger la maison des jeunes pour la préfecture et toute la nation togolaise ». Ce qui est déjà entamé sur l’espace non occupé et qui doit évoluer sur le terrain autrefois occupé illégalement, selon ses dires, par la population. Il s’est refusé à envisager un quelconque dédommagement dans la mesure où il ne s’agissait pas d’une expropriation. « Depuis 2009, les gens se sont entêtés. Parfois de ces cas arrivent et il y a l’accompagnement qui se fait. Mais, dans ce domaine il n’y en a pas. Il n’y a plus de dédommagement à faire. Sinon on aurait pu le faire si c’est dans de bonnes conditions. Dans ces conditions on est obligé d’aller par la force », a lâché le Directeur des Affaires Domaniales et Cadastrales.
Face à une telle scène de désolation comme vécue samedi dernier dans cette banlieue de Lomé, l’on ne peut-être amené qu’à appeler une nouvelle fois à la vigilance des acheteurs de terrains afin qu’ils puissent vérifier avant d’acheter. Ceci non pas seulement pour éviter d’être dans une réserve administrative mais aussi pour éviter d’être dans un domaine public ou privé. Pour procéder à de telles vérifications, il faudra dès lors se déplacer vers les services techniques qui sont l’urbanisme, l’agro-foncier et la direction des affaires domaniales et cadastrales.
G.K, Lomé (Telegramme228)

TOGO:: Formation du gouvernement Ahoumey-Zunu II Le Cst et Arc-en-ciel déclinent l’offre


Responsables de l’opposition togolaise
La Coalition Arc-en-ciel et le Collectif ‘’Sauvons le Togo’’ ont refusé de faire leur entrée dans le prochain gouvernement.
Dans le cadre des consultations pour la formation du gouvernement Ahoumey-Zunu II, le Cst et la Caec ont reçu des lettres du nouveau premier ministre. Mais, les responsables de ces deux regroupements ont décliné l’offre.
La liste des nouveaux ministres, si tout se passe bien, ne va pas tarder à être rendue public cette semaine.
PA LUNION

TOGO::FORMATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT : L’UFC trop gourmande ?

Plusieurs jours après la reconduction à la Primature du Premier Ministre sortant, Arthème Ahoomey-Zunu, le nouveau gouvernement n’est toujours pas formé. Annoncée pour le milieu de semaine puis pour le week-end dernier par plusieurs sources, l’équipe gouvernementale sera rendue publique dans les prochaines heures, selon certaines sources. Ce sont les exigences de l’UFC (Union des Forces de Changement) qui seraient à l’origine de ce retard.
 
gilchristD’après nos informations, le parti de Gilchrist OLYMPIO exigerait le maintien au minimum des 7 portefeuilles qu’il détient aujourd’hui. Mais surtout, que cette deuxième phase de collaboration soit inscrite dans un nouvel accord qui définirait une base de partenariat, les modalités de son entrée au gouvernement et aborderait d’autres sujets dont l’attribution de postes dans les différentes administrations ou sociétés d’Etat.
Ces demandes dont la prise en compte pèserait sur la composition de la future liste, sont soutenues par une partie des cadres de la formation politique qui estiment que l’application de l’accord de 2010 a été mitigée. Ils disent en avoir tiré les leçons mais aussi celles des élections législatives. Pour eux, vu la nouvelle donne politique et la disparition du RPT ( Rassemblement du Peuple Togolais) au profit d’UNIR ( Union pour la République), sont autant d’éléments qui plaideraient pour une convention new look ; au risque sinon que l’opinion ne comprenne pas la démarche. «  En tant que grand parti et formation politique responsable, nous ne pouvons pas participer à l’action gouvernementale sans une base minimum ; c’est –à-dire un accord de partenariat à défaut de celui de gouvernement » , résume ainsi un de ces cadres.
LA MAIN TENDUE :
Dans l’entourage du Chef de l’Etat, on indique que l’idée générale qui va gouverner la composition du prochain gouvernement est l’ouverture : «  Pour Faure GNASSIGNBE, il s’agit de tendre la main à toutes les sensibilités désireuses de s’engager sur l’objectif de développement de notre pays ; mais pas seulement. Le Président veut allier l’ouverture à la compétence » confie un des conseillers.
Partenaire du pouvoir depuis 2010 suite à l’accord postélectoral, l’UFC bénéficie donc de cette démarche du Chef de l’Etat qui souhaite un gouvernement inclusif, pour peu que les acteurs politiques soient prêts à y mettre des leurs. Pour autant, les exigences du parti Détia, notamment sur le nombre de portefeuille paraissent démesurées relativement aux conséquences politiques des dernières élections. En effet, avec 3 députés alors qu’elle en avait obtenu 27 précédemment, il est sorti très affaibli du scrutin. Il lui est donc politiquement difficile, d’avoir des prétentions d’une formation charnière, à fortiori en position de force. Une nouvelle participation au gouvernement renforcera l’image d’une cohésion et d’une réconciliation sur les rails, décrispera davantage le climat politique. Mais cela devrait peser peu au final devant une majorité aussi forte, devant qui se profilent des échéances électorales importantes comme celles des locales ou majeures comme la présidentielle de 2015.
En tout état de cause, les divergences sont en voie d’être aplanies et la liste serait imminente, avec un jeu de chaises musicales entre les ministres actuels et « 2 à 3 surprises » à en croire certaines indiscrétions.

Monday, September 16, 2013

TOGO::La complicité entre Fabre et Zeus dérange Agbéyomé



Agbéyomé Kodjo, Président de Obuts
Depuis sa mise en place, les responsables du Collectif Sauvons le Togo (CST) avaient crié sur tous les toits du Togo que le CST n’est pas un parti politique mais un regroupement des organisations de la société civile et de partis politiques. Ce qui ne lui donne pas le droit de former un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.
C’est plutôt le contraire que dit un membre de ce collectif. Dans une interview accordée à un site internet, le président de l’OBUTS, Agbéyomé Kodjo dévoile l’intention cachée du CST au peuple.
« Le CST est un appareil politique de combat commun et collectif, construit dans la douleur autour d’un pacte fondateur porteur d’une quintessence politique  », a déclaré Agbéyomé Kodjo dans son interview.
Il a également abordé le sujet de la création du groupe parlementaire ANC au détriment du CST, des complicités au sein du collectif.
« Je ne crois pas qu’il existe au sein du CST une guerre de leadership entre Zeus Ajavon et Jean Pierre Fabre. En revanche, il y a entre les deux hommes une forme implicite de complicité qui souvent donne l’impression que Zeus Ajavon, dans l’orientation des activités du CST s’aligne sur les positions exprimées par l’ANC », a révélé M.Agbéyomé Kodjo
Selon Agbéyomé Kodjo, « il y a au sein du CSTollectif des intentions feintes ou inavouées de certains animateurs du CST, que nombreux n’arrivent pas encore à décrypter. Tout cela est illusoire, la seule question essentielle qui vaille reste entière : sommes-nous prêts à réaliser dans une dynamique unitaire et loyale, l’alternance en 2015 ? La réponse se trouve en nous-mêmes, car il ne s’agira plus d’aller à un match de classement, mais d’affronter un adversaire politique retors et le vaincre une fois pour toute  ».
PA LUNION