Monday, March 6, 2017

Togo : Même les migrants ont droit au syndicalisme

Les migrants, travaillant dans les différents secteurs, dont celui des Transports, savent dorénavant qu’ils ont droit au syndicalisme et les conditions dans lesquelles ils peuvent faire valoir cet acquis. Ils ont été formés sur la question pendant deux jours par la Fédération Syndicale des Travailleurs des Transports du Togo (FESYTRAT).
« Droits et devoirs des travailleurs migrants des compagnies des cars inter-états et le mouvement syndical » ; c’est le thème de ces deux jours de formation qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’éducation ouvrière de la FESYTRAT. et le choix de cette catégorie de travailleurs migrants est fondé.
Selon Emmanuel AGBENOU, Secrétaire Général de la FESYTRAT, c’est un choix qui s’explique par le fait que son organisation syndicale « travaille depuis plusieurs années avec les compagnies des cars inter-états dans le cadre du projet de la libre circulation des personnes et des biens de la CEDEAO  ».
A la clôture des travaux, les participants se sont félicités du plus-value que les travaux leur ont apporté, dont la découverte de la quintessence des dispositions complémentaires de la convention N° 143 de l’OIT sur les travailleurs migrants. Aussi les participants ont-ils eu l’occasion de mieux connaitre la FESYTRAT et d’avoir une idée claire du mouvement syndical.
Mawusi K. DOUAMENYO, Directeur général du Travail et des Lois Sociales, Koku ATADI, Directeur des Relations professionnelles à la Direction Générale du Travail et des Lois Sociales et Emmanuel AGBENOU, Formateur Syndical ont été les formateurs. Et c’est sur une note satisfaction totale que ces derniers et les organisateurs ont clôturé les travaux ce vendredi.T228

Friday, March 3, 2017

Togo / Groupe de Travail : Le rapport final attendu ce vendredi

Toutes les dispositions avaient été prises pour finir les travaux hier ; mais pris par le temps, les commissaires du Gouvernement et les centraux syndicats ont souhaité conclure les choses ce vendredi et tenir une conférence de presse pour rendre compte à l’opinion nationale et internationale.

Selon le confrère « republicoftogo.com », le ministre Gilbert BAWARA s’est félicité de l’avancement satisfaisant des travaux depuis que le groupe a été mis en place le 18 janvier par le Premier Ministre. Cet avancement a fait que les choses ont été prévues prendre fin hier ; mais le temps a finalement joué contre eux.

« Nous avions prévu clôturer les réflexions aujourd’hui ; mais on a été pris par le temps. On se retrouvera demain vendredi pour finaliser les choses », a-t-il déclaré, selon le confrère.
Ce Groupe de Travail a pour objectif de réfléchir sur les problèmes minant le secteur de l’Education et proposer des approches de solutions. La rencontre de ce jeudi était la 3ème du genre. Alors, les conclusions attendues ce vendredi seront-elles à la hauteur des attentes des uns et des autres ? Wait ad see !
Telegramme 228

Thursday, March 2, 2017

TOGO : Agbéyomé Kodjo veut voir le gouvernement traduire le mandat social dans les actes

« Un déficit de communication », c’est ce qui est à l’origine selon Agbéyomé Kodjo, président du parti Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), des heurts et mouvements de mécontentement que Lomé et ses quartiers environnants ont connus le 28 février dernier après un ajustement technique des prix des produits pétroliers à la pompe. Dans un communiqué rendu public mercredi, la formation politique dirigée par l’ancien président de l’Assemblée nationale estime que les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, sont essentiellement causés par « l’absence d’explication préalable des autorités sur les raisons d’une telle décision, qui forcément renchérit le coût de la vie face à un pouvoir d’achat qui est à la peine depuis des mois ». Il faut privilégier le recours à la « communication, à la concertation avec les acteurs concernés notamment l’association des consommateurs, les syndicats avant la prise des décisions qui engagent leur responsabilité, et leur vie au quotidien », recommande M. Kodjo qui interpelle les dirigeants du pays à prendre en compte les « exaspérations des populations dans la conduite des politiques publiques et à traduire factuellement, le vœu exprimé par le Chef de l’Etat de faire de ce quinquennat un mandat social, pour le bonheur et la prospérité partagée de l’ensemble du peuple togolais ». A.Y. Afreepress

Togo : Accord UFC-RPT/UNIR Un septennat plein de satisfactions

Sept ans après l’accord entre l’Union des Forces de Changement (UFC) et le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), devenu Union pour la République (UNIR), Gilchrist OLYMPIO se réjouit que l’objectif visé ait été atteint.
« Nous avons atteint notre objectif immédiat : c’es d’apaiser le pays, qu’il y ait la discussion et que tous les citoyens, qu’ils soient à gauche, à droite au centre ou au nord, puissent descendre au pays et apporter leurs contributions », s’est félicité le président national de l’UFC.
Selon ce dernier, il n’est pas question d’aller avec précipitation ou il ne s’agit pas de renverser la tendance en un clin d’œil ; cela pourrait entrainer des violences, comme c’est le cas de par le passé. « Comme tous les accords, il faut aller étape par étape comme-ça les choses vont se faire sans violences », a-t-il fait savoir. « Nous avons bâti cet accord à partir de l’Accord Politique Global (APG)  », a-t-il déclaré ; car, a poursuivi Gilchrist OLYMPIO, « notre position est bien connue : éviter les amalgames, allons aux réformes  ».
C’est pourquoi, sur la question des réformes institutionnelles et constitutionnelles qui fait polémiques aujourd’hui, le parti « Détia » appelle au dépassionnement des débats, pour viser plutôt l’intérêt national. « Les réformes constitutionnelles et institutionnelles doivent dépasser les clivages et les intérêts personnels et partisans pour une vision pour le Togo », a indiqué M. OLYMPIO à la presse, ce mercredi.Telegramme 228

Wednesday, March 1, 2017

TOGO / La population attaque et le gouvernement contre-attaque

L’attente de la plupart des Togolais, en apprenant l’annonce d’un communiqué du gouvernement, était que l’Exécutif allait revenir sur sa décision portant à la hausse les prix des produits pétroliers. Mais hélas ! Le gouvernement n’a fait que justifier cette décision et il a déploré les manifestations de rue qui ont eu lieu suite à l’entrée en vigueur des nouveaux prix.
« Le réaménagement des prix a provoqué des manifestations de rue occasionnant des blessés ainsi que des dégâts matériels  », souligne le communiqué du gouvernement, faisant ainsi allusion au débrayage spontané des conducteurs de véhicules et de taxi-motos à des divers endroits de la ville de Lomé.
Le gouvernement poursuit en déplorant et en condamnant ces manifestations de rue qui ont, selon lui, « fait malheureusement un (01) mort et un (01) blessé par arme à feu parmi les manifestants et plusieurs blessés dans les rangs des forces de sécurité »
En invitant la population au calme, l’Exécutif togolais rassure les uns et les autres « qu’il a toujours continué de subventionner les prix des produits pétroliers, quelles que soient leurs fluctuations. A titre d’exemple, pour les deux premiers mois de l’année 2017, le montant de cette subvention a dépassé deux milliards (2 000 000 000) de francs CFA  ».
Concernant la révision-même des prix, ce 28 février à 00h, le gouvernement donne deux raisons : l’augmentation du prix du baril sur le marché international (passant de 38,38 dollars US en janvier 2016 à 55 dollars US en janvier 2017) et la hausse du coût du dollar américain qui est la devise du paiement des produits pétroliers.
Marie-Madeleine KPATAGNON