Tuesday, May 10, 2016

Décentralisation : Nicolas Berlanga-Martinez appelle les Togolais à un débat citoyen responsable

A l’avant-garde de l’appel incessant lancé au Togo à évoluer dans son processus de décentralisation afin que des élections locales soient organisées, le Chef de la Délégation de l’Union européenne (UE) au Togo, Nicolas Berlanga Martinez a, au cours d’un cocktail organisé ce jeudi à la Résidence de l’UE à Lomé, à l’occasion de la Journée de l’Europe, appelé les acteurs de tous les niveaux à « un débat citoyen responsable ».

Il faut, selon lui, que les apports des uns et des autres puissent contribuer à chercher les réponses adéquates et les plus proches de la vie quotidienne des hommes et des femmes, s’agissant surtout de l’accès aux services publics de base et de la participation à un système démocratique qui doit viser un juste équilibre entre les compétences à décentraliser et les compétences régaliennes assurant la cohésion sociale et la sécurité de l’Etat.

« Ceux qui, de tous bords, penseraient qu’il vaut mieux temporiser, qui spéculeraient pour que l’immobilisme favorise leurs intérêts politiques ou économiques, qui décideraient de traiter la question de la décentralisation comme une affaire partisane, risquent de s’installer dans  la nostalgie paralysante du passé donnant des solutions d’antan à des problèmes d’aujourd’hui », a lancé le chef de la Délégation de l’UE au Togo

« La diversité des opinions devrait par conséquent accompagner le processus de décentralisation aidant à diluer les inerties identitaires, parfois pernicieuses, et participer à l’émergence d’une conscience nationale togolaise composée des citoyens », a-t-il ajouté.

Il n’a pas manqué de saluer la récente Lettre pastorale de la conférence des évêques du Togo qui, selon lui, « a montré le chemin pour atteindre des réponses à la série de questions raisonnables et cruciales qui se connectent avec la majorité sociale du Togo ».

Telli K.

Voici l’intégralité du Discours pour le jour de l’Europe 2016
Chers citoyens européens au Togo, chers togolais amis de l’Europe, bienvenus une année de plus à la résidence de l’Europe à Lomé.
Je voudrais commencer mon intervention en remerciant toute l’équipe de la Délégation et tous ceux qui rendent possible la réception de ce soir et les autres évènements que nous organisons autour du jour de l’Europe 2016, comme la visite de lycées aux projets de développement et le forum de femmes sous le thème « La contribution des femmes et la cohésion nationale ».
Formellement ce soir nous célébrons le 66ème anniversaire de la « déclaration Schumann », le texte qui marque le lancement d’un projet d’avenir commun qui consolide la paix, la prospérité et la démocratie sur notre continent.  
Comme un clin d’œil pour l’histoire récente du Togo, la « déclaration Schumann » bannissait la nostalgie, évitait de se tourner exagérément vers le passé pour se lancer vers l’avenir. Elle ne voulait pas que les morts de la guerre décident du futur de ceux qui étaient en vie.
Depuis l’année dernière, les faits ont confirmé que les atteintes à la sécurité, notamment le terrorisme et le radicalisme, constituent des épées de Damoclès devant lesquelles nous devons montrer une mentalité ferme d’action, en travaillant collectivement. Chers amis togolais, l’Union européenne est profondément choquée et en deuil après les attaques terroristes de Paris, Bamako, Bruxelles ou Abidjan. Il s’agit des attaques contre nous tous, Africains et Européens. Nous ferons face à cette menace ensemble, avec tous les moyens nécessaires et une détermination sans faille.
Nous ne devons pas ignorer non plus que la crise économique et les défis posés par les conflits au-delà de nos frontières ont aussi déclenché ces dernières années des réflexes identitaires, des impulsions de repli en Europe.
Pourtant, le projet européen demeure toujours notre meilleur atout pour y donner une réponse de manière efficace aux crises. Le projet européen nous fait plus forts, plus respectueux de notre diversité et à la fois plus solidaires avec nos voisins. Malgré toutes les difficultés, l’Union européenne reste le projet d’intégration régionale le plus réussie de l’histoire contemporaine et l’espace au monde avec plus de liberté pour opiner, pour aimer, pour se déplacer, pour prier ou ne pas prier, pour voter et choisir notre destin. Le patriotisme européen devient par conséquent et avant tout celui d’une expression de partage de souveraineté qui aspire à réunir des individus autour d’un modèle de société et non à organiser des masses derrière un drapeau. Ces idées, chers concitoyens européens, nous sommes convaincus, persistent toujours. Oui, nous avons des raisons valables pour fêter le 9 mai.
Comme votre voisin et partenaire, nous pensons que l’Afrique doit elle aussi faire face aux grands défis. La croissance et le rythme de réduction de la pauvreté doivent être renforcés et en bénéficier à tous davantage. Cela nécessitera plus d'écoles, plus d'infrastructures, de meilleures conditions pour faire des affaires et plus d'investissements. Il réclame mettre un terme aux conflits et aux guerres civiles. Il faudra également des démocraties plus fortes.
Ces défis auxquels vous êtes confrontés, vous n'allez pas y faire face seuls. Vos défis sont les nôtres. La diplomatie européenne édifiée tout au long des dernières décennies, libérée du lourd fardeau du passé, est déterminée à explorer notre avenir commun d’une manière pragmatique et responsable.
Et si nous, Européens, voulons vraiment ouvrir un nouveau chapitre, nous ne devrions pas nous demander ce que nous pouvons faire pour l'Afrique. La bonne question à se poser est plutôt : que pouvons-nous faire avec l'Afrique?
Dans cet esprit de partenariat, Monsieur le ministre, Mesdames et Messieurs,
Que veut faire l’Union européenne avec le Togo ?
Permettez-moi d’esquisser quelques exemples.
La semaine du 27 avril, le Président de la République a procédé à l’inauguration de grands ouvrages : une aérogare flambant neuve qui va certainement impacter positivement le nombre d’arrivées, un hôtel haut de gamme nécessaire pour couvrir un créneau du marché propice à des rencontres et à des sommets internationaux, et finalement les travaux pour l’aménagement du 4ème lac et la construction d’un système d’assainissement dans des quartiers périphériques à Lomé, habités par 300.000 personnes et où l’accès aux services publics n’est pas encore suffisant.
Nous sommes reconnaissants et satisfaits d’associer le nom de l’Union européenne à cette dernière action à fort contenu social qui montre un partenariat caractérisé par des travaux financés avec les dons des citoyens européens à la hauteur de 43 millions d’euro (c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de contrepartie financière de l’état togolais), et qui seront réalisés par un consortium d’entreprises européennes et togolaises qui ont été sélectionnés suite à un processus concurrentiel transparent avec la maitrise de l’Agence française de développement. Cet engagement reflète surtout notre priorité de répondre aux besoins de base d’une tranche de population défavorisée.  
L’Union européenne avec le Togo.
Un autre exemple : On a tendance parfois à oublier l’importance de la compétence et de la formation, l’aspect humain essentiel pour le progrès. Nous investissons autant d’effort et d’intérêt dans ces actions qualitatives que dans la construction d’infrastructures, si flamboyantes qu’elles puissent être.
A cet égard, le partenariat européen comprend un travail discret et patient pour le renforcement des capacités de l’administration (ministère de la justice, du plan, de l’économie, de l’eau et de l’assainissement, bientôt de l’énergie, la nouvelle école de police, etc.), pour la formation des planificateurs dans les différents ministères,  pour accompagner l’institut national de la statistique et des études économiques et démographiques – INSEED – afin qu’il  serve d’outil à la prise des décisions politiques, enfin pour améliorer la transparence dans la gestion des finances publiques de telle sorte que les ressources propres soient maximisées pour rendre plus efficaces les services publics sur tout le territoire.
L’Union européenne avec le Togo.
Là encore il s’agit d’un dernier exemple quand nous venons de clôturer un projet d’appui à la société civile, actif pendant 5 ans, et connu sous le nom de PASCRENA.  Tout au long ses années d’activité, il a appuyé financièrement et accompagné la « Commission vérité, justice et réconciliation » du début à la fin de sa mission, et a aussi soutenu plus d’une centaine d’actions, par exemple pour l’amélioration de l’accès des femmes aux terres cultivables, pour outiller la chefferie traditionnelle à la résolution de conflits, pour rétablir les personnes handicapées dans leurs droits, pour encourager la participation des comités de quartiers dans la gestion des communes, pour la formation au civisme et à la veille citoyenne avant les élections, etc.
PASCRENA a été un instrument central de notre « diplomatie de proximité », pour que, au-delà des tâches traditionnelles de représentation, nous puissions faciliter les débats publics qui jalonnent la société togolaise, pour affermir les actions des acteurs du milieu d’affaires, des médias, des universités, des organisations non étatiques qui contribuent à développer l’opinion publique et par conséquent sont des « moteurs d’avenir »…par conséquent à faire devenir normal dans le débat public ce qui l’est déjà dans les rues des villages et des villes au Togo…dans le respect, que le dialogue rationnel et adéquat conduit avec justice vers la solution des problèmes économiques, politiques et sociaux les plus pressants. Nous sommes convaincus, par ce que notre propre histoire nous le confirme, que le dialogue en continu, qui remplace l’affrontement par le débat, qui surmonte les différences par les accords, est l’expression la plus honnête de la politique.
Prenons comme exemple la discussion sur la décentralisation qui s’est bien implanté ces derniers mois et où la volonté politique semble plus raffermie que jamais à transformer la réflexion en action.  Nous nous réjouissons de ces pas en avant et nous encourageons tous les acteurs, les « moteurs d’avenir », à contribuer chacun dans son rôle à cette discussion dans un esprit où l’intérêt national prime sur la méfiance, et en évitant l’aveuglement intellectuel consistant à penser que quelqu’un est le seul dépositaire de la raison.
Pour son esprit constructif, nous saluons la récente Lettre pastorale de la conférence des évêques du Togo qui a montré le chemin pour atteindre des réponses à la série de questions raisonnables et cruciales qui se connectent avec la majorité sociale du Togo.
Ceux qui, de tous bords, penseraient qu’il vaut mieux temporiser, qui spéculeraient pour que l’immobilisme favorise leurs intérêts politiques ou économiques, qui décideraient de traiter la question de la décentralisation comme une affaire partisane, risquent de s’installer dans  la nostalgie paralysante du passé donnant des solutions d’antan à des problèmes d’aujourd’hui.
Les apports des uns et des autres, un débat citoyen responsable, contribueront à chercher les réponses adéquates et les plus proches de la vie quotidienne des hommes et des femmes, s’agissant surtout de l’accès aux services publics de base et de la participation à un système démocratique qui doit viser un juste équilibre entre les compétences à décentraliser et les compétences régaliennes assurant la cohésion sociale et la sécurité de l’état. Ceci est d’autant plus vrai au regard des menaces barbares de l’époque tourmentée que nous traversons.  
La diversité des opinions devrait par conséquent accompagner le processus de décentralisation aidant à diluer les inerties identitaires, parfois pernicieuses, et participer à l’émergence d’une conscience nationale togolaise composée des citoyens.
Je l’avais déjà dit l’année dernière après les élections présidentielles de 2015: les Togolais que nous croisons partout (les éleveurs de Koundjouré, les femmes de Dapaong, le personnel de l’hôpital à Mango ou à Niamtougou, les jeunes universitaires à Kara, les prisonniers de la prison de Sokodé, les ouvriers des mines de fer à Bangelí ou de marbre à Pagalá, les nouveaux préfets, les travailleurs de la TDE à Notsé, les habitants des quartiers à Lomé de Baguida, Kanyikopé, Akodéssewa ou Anfamé bénéficiaries du 4ème lac) leurs visages ne sont pas ceux de la haine, mais plutôt du désir de paix. Hommes et femmes, jeunes et personnes âgés, expriment un refus de l’extrémisme. Ils ne cachent pas pour autant le malheur d’un accès limité à la santé, l’adversité de ressources insuffisantes pour l’éducation, le scepticisme vers une justice éloignée, ou le désespoir face au manque d’opportunités. C’est ici que l’on voit que démocratie et développement économique se rejoignent. 
Ce soir nous fêtons surtout une manière de faire de l’Europe dans le monde qui offre notre solidarité dans la recherche des solutions et qui encourage le partage des regards d’espoir pour renforcer  l’amitié entre les hommes et femmes du Togo et de l’Europe.
Vive l’avenir du Togo ! Longue vie à notre partenariat !

Le Pape François invoque l’abondance des bénédictions divines sur le Togo

Le Togo a célébré le 27 avril dernier le 56ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Le Pape François n’a pas oublié le Togo. Dans un message adressé ce lundi au chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, le souverain pontife a formé des « vœux fervents » à l’ensemble des Togolais.

Il a également invoqué « l’abondance des bénédictions divines » sur la personne du Président de la République et sur tous les Togolais.

« Je demande à Dieu d’assister le peuple togolais dans ses efforts de bâtir une société juste et fraternelle, soucieuse des plus faibles et des plus démunis », indique le courrier.

Pour rappel, Faure Gnassingbé a rencontré le souverain pontife au Vatican en janvier dernier. Les deux (2) personnalités ont eu un tête-à-tête.

Bernadette A.
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Monday, May 9, 2016

Décentralisation et élections locales : Agbéyomé Kodjo opte pour un « chronogramme consensuel des activités à mener »

Les propositions des partis politiques pour la réussite du processus de décentralisation en cours et l’organisation des prochaines élections locales continuent de tomber. La dernière en date, est celle du parti politique de l’opposition, Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (OBUTS).

« La décentralisation étant consubstantielle à tout processus de développement local, sa réussite exige des préalables, notamment une répartition intelligente des pouvoirs, une autonomie financière, et des ressources humaines qualifiées », annonce d’entre de jeu Agbéyomé Kodjo, président dudit parti intervenant dans un message à la nation à l’occasion de la célébration du 56ème anniversaire de l’indépendance du Togo.

Pour l’ancien Premier ministre soutient « il faut hâter le pas sans précipitation pour engager le processus de décentralisation du Togo, avec méthode et intelligence ».

Pour cela, propose-t-il, il faut définir les grands axes du processus de la politique de décentralisation, fixer l’horizon et avancer graduellement, en impliquant les associations locales de la société civile et en assurant un relai auprès des populations locales et à l’échelle nationale au moyen d’une communication politique dédiée.

Bref, selon lui, un chronogramme des activités à mener consensuellement adopté ne serait pas mal. Celui-ci servira de  « levier en vue de fixer la date des élections locales », ajoute M. Kodjo.

Telli K.
Afreepress

Même les Evêques du Togo appellent à l’alternance

A l’occasion du 56ème anniversaire de l’indépendance du Togo, les évêques ont adressé une lettre sous forme de réquisitoire à l’ensemble de la classe politique togolaise. Divers points dont l’alternance a été abordée par les prélats.


L’alternance au pouvoir. C’est ce qui singularise le Togo dans la sous-région ouest-africaine. Les pays voisins du Togo à l’instar du Ghana, du Bénin et du Burkina Faso ont tous connu l’alternance. Mais au Togo, le parti au pouvoir RPT recyclé UNIR ne songe pas quitter le pouvoir pour lancer le pays sur la voie d’une réelle démocratie.

Ce sujet d’alternance au pouvoir est abordé par les hommes de Dieu dans leur message. « Les gouvernants sont à notre service, il est légitime de les remplacer quand nous estimons qu’ils ne remplissent plus leur mission ou qu’ils ont atteint une limite qui ne leur permet ou ne leur permettrait plus de bien remplir cette mission », ont fait savoir les évêques.

Pour eux, « L’alternance politique, avant d’être une valeur démocratique, est surtout une exigence de droit naturel ».

Malheureusement, la minorité qui a accaparé le pouvoir et qui pille le pays soumet la population à un joug permanent. Les aspirations des Togolais au changement à la tête du pays sont toujours usurpées par un clan à la solde d’une seule et même famille.

Cela semble dénoter que la minorité parle d’un langage désuet. Celui d’un parti- Etat où tout est centralisé. Tout part du chef et lui revient. Pas question pour le régime bientôt cinquantenaire d’opérer les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales prévues par l’Accord politique global (Apg). Même l’organisation des élections locales révèlent déjà les magouilles qui ont toujours caractérisé le pouvoir en place. icilome

Liberté - N° 2189


Sunday, May 8, 2016

Togo : : Nous sommes fiers de notre hymne national...OUI « vainquons ou mourons mais dans la dignité »

Quelle mouche a donc piqué Mgr Philippe Kpodzro, archevêque de Lomé, valeureux guerrier de la lutte pour la démocratie au Togo dans les années 1990, de vouloir aujourd’hui édulcorer notre hymne national. Il propose que la phrase « vainquons ou mourons mais dans la dignité » soit remplacée par « vainquons et vivons dans la dignité ». C’est une invitation à la lâcheté ou à la médiocrité, soit une émasculation des vaillants combattants de la liberté que sont les Ablodévio. Cet hymne qui invite au don de soi reflète la détermination des Togolais dans leur lutte pour une indépendance sans concession. Nos parents ont su s’adapter aux colons allemands puis imposer notre indépendance à l’administration coloniale française… La liberté ne se donne pas, elle s’arrache.

Depuis Sylvanus Olympio, père de l’indépendance du Togo et le seul président démocratiquement élu des Togolais assassiné en 1963 par Etienne Eyadéma serviteur de l’armée coloniale française, notre pays est sous le joug de la dictature de cette famille Eyadema – Gnassingbé. Ce pouvoir clanique militaro-civil perdure toujours.

Pour nous libérer de ces oppresseurs, OUI, « vainquons ou mourons mais dans la dignité »

Par Venavino d’Alves


Terre de nos aïeux est l'hymne national du Togo. Il a été écrit et composé par Alex Casimir-Dosseh


Salut à toi, pays de nos aïeux

Salut à toi pays de nos aïeux,
Toi qui les rendait forts,
Paisibles et joyeux,
Cultivant vertu, vaillance,
Pour la postérité
Que viennent les tyrans,
Ton cœur soupire vers la liberté,
Togo debout, luttons sans défaillance,
Vainquons ou mourons, mais dans la dignité,
Grand Dieu, toi seul nous a exaltés,
Du Togo pour la prospérité,
Togolais viens, bâtissons la cité.

Dans l'unité nous voulons te servir,
C'est bien là de nos cœurs, le plus ardent désir,
Clamons fort notre devise,
Que rien ne peut ternir.
Seul artisan de ton bonheur, ainsi que de ton avenir,
brisons partout les chaînes de la traîtrise,
Et nous te jurons toujours fidélité,
Et aimer servir, se dépasser,
Faire encore de toi sans nous lasser,
Togo chéri, l'or de l'humanité.

Salut, Salut à l'Univers entier
Unissons nos efforts sur l'immense chantier
D'où naîtra toute nouvelle
La Grande Humanité
Partout au lieu de la misère, apportons la félicité.
Chassons du monde la haine rebelle
Finis l'esclavage et la Captivité
A l'étoile de la liberté,
Renouons la solidarité
Des Nations dans la fraternité.
Letogolais

Liberté - N° 2187