Tuesday, May 5, 2015

Faure Gnassingbé félicité par François Hollande qui insiste sur la question des réformes


« Alors que votre élection vient d’être confirmée par la Cour constitutionnelle du Togo, je tiens à vous exprimer mes sincères félicitations. Je vous souhaite plein succès dans l’accomplissement de votre mission, pour le bénéfice de l’ensemble de la population togolaise ».

C’est à travers ses mots que François Hollande, le président français a adressé ses félicitations à Faure Gnassingbé, élu, selon les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle, avec 58,77% des voix.

Le président français a rassuré son homologue togolais de la disponibilité de la France à se tenir aux côtés du Togo dans le processus de consolidation démocratique engagé par Faure Gnassingbé, indique le courrier.

« En particulier pour conduire des réformes institutionnelles renforçant la cohésion du pays », a ajouté M. Hollande.

Dans son courrier, le président français a également abordé la question du terrorisme et de l’insécurité maritime dans laquelle Faure Gnassingbé est très impliquée. « Face aux menaces que représentent pour nos deux pays le terrorisme et l’insécurité maritime, notre coopération contre ces fléaux doit être préservée et enrichie », a-t-il précisé.

Le Togo organise en novembre prochain, une conférence internationale sur l’insécurité maritime.

Telli K.

Monday, May 4, 2015

La Cour Constitutionnelle « redresse » les irrégularités

La Cour Constitutionnelle s’est prononcée sur les différentes irrégularités relevées dans le vote du 25 Avril 2015.

Au moins trois irrégularités essentielles ont fait bloquer à un moment donné, le processus de compilation des voix à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Le président de la Cour constitutionnelle, Aboudou Assouma fait comprendre que la Cour a procédé les 29 et 30 Avril de même que le 1er et 02 Mai 2015, au “ contrôle du recensement sur l’ensemble du territoire, préfecture par préfecture; région par région “. Il sera constaté que certains suffrages dans la préfecture de la Binah, du Zio et de Dankpen n’ont pas été comptabilisés et d’autres ajoutés.

Pour la Cour, l’écart de 41432 voix observé sur le fichier s’explique par le nouveau comptage des votants. Dans la préfecture de Zio, l’équipe à Aboudou Assouma indique que 3 bureaux de vote ont été ” enregistrés deux fois, par erreur “. Après retranchement des voix, Jean-Pierre Fabre se retrouve avec 46662 voix dans cette préfecture, suivi de Essozimna Faure Gnassingbé avec 43004, Komandega Taama avec 1223, Tchabouré Gogué avec 2073 et Tchassona Traoré qui ferme la boucle avec 729 voix.

En ce qui concerne les 17 spécimens de bulletin de vote retrouvés dans les urnes, la Cour précise qu’ils ont été considérés comme bulletins nuls.

TOGO : ‘Chaleureuses et sincères félicitations’ d’Agbéyomé Kodjo

L’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo, leader du parti Obuts (opposition) a adressé lundi ‘ses plus chaleureuses, vives et sincères félicitations’ au président élu Faure Gnassingbé.

‘Obuts exprime sa satisfaction de voir reconduit à la plus haute fonction de l’État, Monsieur Faure Gnassingbé dont le bilan au cours du quinquennat écoulé et le projet de société par lequel il sollicita la confiance des électrices et des électeurs, emportèrent la conviction d’une large majorité du corps électoral’, écrit M. Kodjo.

Le chef d’Obuts estime que le président élu ‘proposa aux Togolaises et aux Togolais, un projet de société structuré et sérieux qui permettra certainement à notre pays de remonter la pente sur le plan économique et social pour un mieux vivre ensemble (…).

Togo: le système Faure


Par Olivier Rogez

Le président togolais, Faure Gnassingbé, au palais présidentiel de Lomé, avant l’annonce de sa réélection pour un troisième mandat, le 28 avril 2015.

Le président sortant Faure Gnassingbé a remporté l’élection présidentielle du 25 avril au Togo. Une victoire qu’il doit en grande partie à la toute-puissance d’un système politique qui neutralise toute forme d’opposition.

La scène se déroule chez un ami d’enfance du président Faure Gnassingbé. Dans une villa cossue du nord de Lomé, une dizaine d’amis sont réunis autour d’un joli buffet au bord d’une piscine. Il y a là des industriels, des militaires, des responsables politiques. Tous ou presque sont membres du parti au pouvoir, Unir (Union pour la République). La conversation tourne autour des résultats de l’élection présidentielle et de la victoire du président sortant. L’ambiance est détendue, l’humeur est gaie, le soulagement est palpable. Malgré le fait que le leader de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, conteste les résultats sortis des urnes, nul ne semble trop s’en inquiéter.

Soudain, l’un des convives provoque un éclat de rire général en faisant remarquer que Jean-Pierre Fabre a manifestement choisi de ne pas lancer ses militants dans la rue. « Ce n’est pas lui qui tient la rue, c’est nous ! » rectifie l’un des invités. « C’est nous qui depuis des mois avons envoyé nos militants faire du porte-à-porte dans les quartiers de l’opposition. Nous avons tissé des liens, nous avons prôné le calme. Grâce à ce travail de fond, l’opposition n’a plus la possibilité de jeter les masses dans la rue ». Derrière la forfanterie des propos, il y a un constat : le régime de Faure Gnassingbé repose depuis dix ans sur un système puissant et sophistiqué de contrôle du corps social. Un système moderne et multidimensionnel qui utilise un mélange de ruse, de force, de clientélisme et d’influence.

Le matraquage de la communication

La plus visible de ces dimensions est sans conteste la communication. Nul ne saura jamais combien le président Faure a réellement dépensé pour sa communication de campagne, mais la capitale Lomé a littéralement été inondée d’affiches vantant les mérites du président et de sa politique. Une grande partie de la presse privée a relayé durant des mois les thèmes identifiés par des cabinets de communication souvent étrangers comme Havas. Le but était de présenter Faure Gnassingbé comme l’homme de la modernité et du changement, en rupture totale avec l’ère Eyadema, désormais identifiée à un passé presque honteux.

L’idée n’est pas tant de convaincre les irrédentistes de l’opposition - et ils sont nombreux dans le sud du Togo - que de montrer à la jeunesse que la génération actuellement au pouvoir est mieux à même de répondre aux défis de la modernité. Il n’est pas certain que cela fonctionne, mais le matraquage incessant à un autre effet, il rend quasiment inaudible les voix de l’opposition, et archaïse le discours de Jean-Pierre Fabre, souvent présenté par les thuriféraires du pouvoir comme arc-bouté sur une posture revancharde et intransigeante.

D’ailleurs, l’artifice de communication préféré de l’entourage présidentiel, souvent relayé par les chancelleries étrangères d’ailleurs, consiste à inverser les images. Jean-Pierre Fabre est dépeint comme un homme colérique, irascible et incapable de compromis, alors même qu’il subit depuis des années, ainsi que son parti, les assauts parfois violents du système. C’est ainsi qu’en janvier 2013, à quelques mois des législatives, de nombreux militants et quelques députés de l’opposition ont été arrêtés et inculpés dans l’incendie du marché de Lomé. Jean-Pierre Fabre lui-même a été inculpé avant que le principal accusateur ne se rétracte.

Cela met en lumière une dimension essentielle du système Faure Gnassingbé : la méfiance constante vis-à-vis de l’opposition conduit les héritiers du général Eyadema à la maintenir sous une contrainte multiforme qui va de la pression financière à la répression judiciaire.

Mais le pouvoir sait aussi parfaitement utiliser les appâts du prestige et de l’argent. Ainsi, Jean-Pierre Fabre s’est vu attribuer un statut de chef de file de l’opposition, au lendemain des législatives de 2013. Statut qui lui donne un rang protocolaire important et quelques avantages en nature. De plus, certains de ses adversaires d’hier ont été récupérés par la galaxie Faure et gravitent désormais comme Agbéyomé Kodjo autour du gouvernement, espérant y figurer à la faveur du remaniement ministériel qui se profile.

Un faible espace politique pour l’opposition

Globalement, face à la toute-puissance du système, les forces de l’opposition paraissent dérisoires. Les maires des communes et les conseils municipaux ayant été remplacés depuis 2001 par des délégations spéciales nommées par l’administration, les partis politiques n’ont pas la possibilité de se forger des relais locaux et des réseaux politiques. De plus, ils ne se frottent guère à la gestion des administrations locales et se retrouvent donc déconnectés des réalités du pouvoir. Ceci affaiblit considérablement des partis comme l’ANC (Alliance nationale pour le changement) de Jean Pierre-Fabre qui pourrait en cas d’élections locales remporter les communes de Lomé, son fief historique, et donc en tirer d’immenses bénéfices politiques. Le pouvoir a vu le danger et repousse sans cesse l’organisation des élections locales.

Lors des élections législatives de 2013, l’opposition a dû, là encore, se plier aux règles biaisées édictées par le gouvernement. Ainsi le découpage électoral a été taillé sur mesure pour permettre au parti présidentiel Unir de remporter la majorité. Les fiefs de l’opposition se sont vus attribuer moins de sièges de députés que les bastions du pouvoir. Un exemple, la région maritime qui pèse 42% de la population n’a que 29% des sièges de députés.

La sophistication des méthodes employées par le pouvoir n’a plus rien à voir avec l’ère Eyadema où la violence était souvent la seule réponse que recevaient les adversaires politiques. Le régime actuel a su policer ses méthodes et présenter un visage plus en accord avec les règles prônées par l’Union africaine et les bailleurs de fonds.

Aujourd’hui, le régime joue à la fois sur le cadre constitutionnel et l’environnement politique pour assurer la victoire de son candidat. Ainsi l’absence de réformes du mode de scrutin présidentiel, dont Jean-Pierre Fabre est en partie responsable pour avoir obstinément réclamé un codicille à la Constitution interdisant à Faure Gnassingbé de briguer un troisième mandat, fait perdurer cette anomalie qu’est le scrutin à un seul tour.

Sachant que le président sortant bénéficie à la fois de moyens financiers supérieurs à ceux de ses adversaires et peut compter sur l’appui d’une grande partie de l’appareil administratif, il s’assure donc dès avant même l’ouverture de la compétition d’un avantage sur ses adversaires. Ceux-ci lui ont certes facilité la tâche en s’entredéchirant, mais les divisions de l’opposition sont aussi le résultat d’une action de la majorité qui a par exemple réussi à ramener dans l’orbite présidentielle le chef de file de Obuts (organisation pour bâtir dans l’unité un Togo solidaire), Agbéyomé Kodjo.

Des électeurs résignés

La société civile togolaise, très puissante en 2012 n’est aujourd’hui plus que l’ombre d’elle-même, divisée entre tendances devenues hostiles, et dont certaines figures ont, elles aussi, rallié le régime. Ce qui semblait constituer une force importante lors des grandes manifestations de 2012 a quasiment disparu de la scène socio politique en 2015. Le lien entre société civile et syndicats ne fonctionne pas. Du coup, les grandes grèves de la fonction publique du début d’année n’ont pas été relayées par le mouvement social. Le pouvoir a eu vite fait d’isoler les revendications catégorielles de la Synergie des syndicats du Togo et de les présenter à l’opinion comme les revendications d’une poignée de privilégiés.

Avec une société civile amorphe, une opposition affaiblie, un mode de scrutin favorable et un contrôle de l’administration, le pouvoir en place abordait donc cette élection avec un certain optimisme. La résignation des électeurs togolais a fait le reste. Car avec 47% d’abstention environ dans le sud du pays et notamment le Grand Lomé, régions favorables à Jean-Pierre Fabre, la tâche de l’opposant devenait impossible. L’ampleur de cette abstention a d’ailleurs surpris jusqu’à la présidence, selon les confidences d’un proche collaborateur du chef de l’Etat.

C’est cette résignation face à un système bien en place, puissant et parfaitement rodé qui constitue la véritable source de l’échec du candidat de CAP 2015 et à contrario la raison première de la victoire de son adversaire. Dans la région maritime, la lassitude et le « à quoi bon voter » sont les sentiments les plus partagés par les électeurs. L’autre réflexion que l’on entend dans la bouche des habitants de Lomé c’est la peur d’une réédition des violences de 2005, où la présidentielle a coûté la vie au bas mot à 500 personnes.

Cette peur des violences et cette résignation face à un scrutin qui pour beaucoup semblait joué d’avance sont les résultats de l’action du régime et de son vecteur politique, le parti Unir, héritier du RPT (Rassemblement du peuple togolais) de Gnassingbé Eyadema. La vraie force du système mis en place par Faure est donc cette capacité à orienter les électeurs soit vers l’abstention soit vers un vote pour le président. Mais c’est aussi sans doute un constat terrible pour la classe politique togolaise. Car dans un système verrouillé de la base au sommet, la désaffection des électeurs pour les urnes est un signal d’alarme que personne, à commencer par les pays voisins et les partenaires traditionnels comme la France, ne devrait prendre à la légère.

UNIR fête la victoire de Faure Gnassingbé à la présidentielle

Les militants du parti UNIR (Union pour la République) ont envahi les rues de Lomé, à la suite de la proclamation de la victoire de leur leader Faure Gnassingbé, le 3 Mai. Convois de voitures, camions sonorisés, klaxons,… femmes et hommes habillés aux couleurs du parti n’ont pas hésité à manifester leur joie.


Certains militants portent des pancartes avec diverses inscriptions.

Cette manifestation visiblement bien organisée est encadrée par les agents des forces de l’ordre.

Lomé est le fief de l’opposition togolaise, où le candidat Jean-Pierre Fabre a réalisé plus de 80% des suffrages exprimés.

Ce dimanche, la cour constitutionnelle du Togo a confirmé la victoire de Faure Gnassingbé à l’élection présidentielle à un tour, tenue le 25 Avril. La prestation de serment du président réélu est prévu pour ce lundi 4 Mai à 10 heures.

Sunday, May 3, 2015

Message de Kamboli à Jean-Pierre Fabre: le peuple togolais a soif du changement

1er mai 2015 : Lydia Ludic-Togo donne à ses employés la possibilité d’être plus performants

Ce vendredi 1er mai, journée internationale des travailleurs, a été célébré de manière spéciale à la société  Lydia Ludic-Togo, une filiale de jeux et de loisirs du Groupe espagnol PEFACO implantée au Togo depuis décembre 1996.

1er mai 2015 : Lydia Ludic-Togo donne à ses employés la possibilité d’être plus performants Afin de permettre à ses employés de marquer un nouvel élan dans l’approche et le service de ses clients dans les salles de jeux, ladite société  a offert ce vendredi, à ses agents la chance de se mettre dans le corps des clients dans un espace de jeux créé pour la circonstance au Centre aéré du CERFER à Lomé.

« A partir de  cette occasion, vous vous mettrez dans un nouvel état d’esprit pour faire mieux jouer les clients à l’avenir et faire en sorte qu’ils soient satisfaits à chaque fois », s’est adressé Alexandre Qader à ses 450 employés.

Cela permettra selon lui, de récompenser les employés et les corps de métiers qui seront performants et plus dynamiques.

Toujours dans la droite ligne de primer mensuellement  les employés qui se démarquent et excellent dans leur travail, la société de jeux et de loisirs a initié « l’employé du mois » depuis le mois d’avril dernier.  

Selon M. Qader, l’initiative de regrouper les agents autour de divertissements, permettra de rapprocher les différents corps de métier  et de créer de nouveaux liens entre les employés  qui ne se voient pas quotidiennement.

Pour se divertir, les agents de Lydia Ludic-Togo ont le choix entre le quiz, l’Awalé, les cartes, le lancer de cerceau, le scrabble, le ludo, le lancer de boules, l’adresse de ballon, le massacre, le poker sur table, la course dans les sacs à patate, la chasse au trésor, la tombola et le parcours de l’œuf.

L’espace de jeux et de loisirs Lydia Ludic est présents dans plusieurs pays africains, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, la Côte d’Ivoire, le Niger, la République démocratique du Congo et le Togo.

Telli K.