Sunday, May 3, 2015

Scrutin présidentiel de 2015 : La Cour constitutionnelle reçoit le serment de Faure Gnassingbé ce lundi

Scrutin présidentiel de 2015 : La Cour constitutionnelle reçoit le serment de Faure Gnassingbé ce lundi    
 Les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 25 avril 2015 seront donnés ce dimanche par la Cour constitutionnelle.

Le lendemain, c’est-à-dire le lundi 4 mai 2015, le président élu va donner son serment à la Cour constitutionnelle.

C’est ce qu’a appris ce samedi l’Agence de presse Afreepress d’un communiqué de ladite cour.

Les résultats provisoires du scrutin présidentiel du 25 avril 2015 ont été proclamés le 28 avril dernier par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Selon ces résultats, c’est le président sortant, Faure Gnassingbé au pouvoir depuis 2005 qui a été donné gagnant de cette élection avec 58,75% des suffrages exprimés.

C'est la troisième fois que Faure Gnassingbé va prêter serment pour conduire la destinée du Togo pendant cinq (5) nouvelles années.

Bernadette A.
 Afreepress

Saturday, May 2, 2015

Présidentielle/Togo: pas de recours de l’opposition contre les résultats

L’opposition togolaise, qui affirme avoir remporté l’élection présidentielle face au sortant Faure Gnassingbé déclaré vainqueur,
a indiqué vendredi n’avoir intenté aucune action légale pour contester le scrutin qu’elle juge "frauduleux".

"Nous n’avons pas fait de recours, nous considérons que la Cour
constitutionnelle est inféodée" au régime togolais, a déclaré à l’AFP Eric Dupuy, porte-parole du principal candidat de l’opposition Jean-Pierre Fabre.

"Si la Cour constitutionnelle faisait son travail, elle se serait auto-saisie", a critiqué M. Dupuy. Les recours pour contester les résultats de la présidentielle du 25 avril pouvaient être déposés jusqu’à jeudi minuit devant la Cour constitutionnelle.

Celle-ci étudie le rapport de la Commission électorale nationale
indépendante (Céni) contenant les chiffres du vote et les éventuels
contentieux électoraux. Une fois ce rapport validé, elle devrait proclamer d’ici quelques jours les résultats définitifs.

Les résultats officiels provisoires donnent vainqueur, avec 58,75% des
suffrages, le président sortant Faure Gnassingbé, dont la famille dirige le Togo depuis 48 ans, contre 34,95% à Jean-Pierre Fabre. Trois autres candidats d’opposition se présentaient, dont aucun n’a atteint 4%.

Le camp Fabre a rejeté ces résultats, dénonçant un scrutinc"frauduleux" et affirmant avoir remporté la victoire, selon son propre décompte. M. Fabre a dit mercredi se considérer comme le président élu du Togo.

Aucun incident n’a depuis été signalé dans le pays. En fin de journée, le CAP 2015 (Combat pour l’alternance politique,
coalition de plusieurs partis d’opposition), la formation de M. Fabre, a fourni lors d’une conférence de presse les résultats qu’elle estime crédibles pour la présidentielle. Elle n’avait jamais fourni de chiffres jusque-là.

Ces chiffres portent sur 26 Commissions électorales locales indépendantes (Céli) "qui ne présentent pas d’irrégularités majeures", selon un porte-parole, sur un total de 42 Céli dans le pays. Pour les 16 autres Céli, généralement situées dans des fiefs du pouvoir, le CAP 2015 a souligné des
"irrégularités majeures".

Dans les 26 Céli retenues par l’opposition, Jean-Pierre Fabre aurait obtenu 52,20% des voix, contre 43,90% pour Faure Gnassingbé, selon CAP 2015.

Les différentes missions d’observation électorale - ONU, Union africaine, Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, Concertation nationale de la société civile (ONG togolaise financée par l’Union européenne) - ont estimé le scrutin libre et transparent, sans signaler de fraudes.

Faure Gnassingbé avait été porté au pouvoir par l’armée en 2005 à la mort de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui régna d’une main de fer pendant 38 ans. Une présidentielle calamiteuse avait suivi la même année, entachée de fraudes massives et de violences (400 à 500 morts, selon l’ONU).
M. Gnassingbé avait été réélu en 2010 lors d’un scrutin contesté par l’opposition mais jugé acceptable par la communauté internationale.

TOGO: : Les résultats de CAP 2015 qui donnent Fabre vainqueur de la présidentielle 2015

Le CAP 2015 a proclamé vendredi ses résultats de l’élection présidentielle du 25 avril 2015. Les chiffres lus par le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), membre du CAP 2015, Francis Pedro Amuzun concernent 26 CELI ne présentant pas d’irrégularités majeures.


C’est au Quartier général de Jean-Pierre Fabre que les résultats des 26 CELI ont été publiés par Francis Pédro Amuzun qui était entouré des autres membres de la CENI représentant CAP 2015.

"Nous sommes dans l’obligation de situer le peuple togolais et la Communauté internationale en rendant publics les chiffres que nous avons à notre possession. Ces résultats concernent 26 CELI qui ne présentent pas d’irrégularités majeures", a déclaré M. Amuzun.

Dans les 16 CELI mises à l’écart, le CAP 2015 pointe du doigt, des milliers de vote sans carte d’électeurs, de vote par usage abusive de procuration et de dérogation, de convoyage d’étrangers, d’achat de vote, de bastonnades de militants de CAP 2015, d’enlèvement et de bourrages d’urnes, de substitution d’urnes et de procès-verbaux, etc.

Ainsi, les chiffres communiqués par le CAP 2015 donnent Jean Pierre Fabre vainqueur de l’élection présidentielle du 25 avril avec 52,20% et Faure Gnassingbé est deuxième avec 43,90%. Le Professeur Aimé Gogué s’en sort avec 1,45%. Il est suivi de Mohamed Tchassona Traoé avec 1,23% et Gerry Taama recueille 1,22%.

Selon les résultats publiés mardi dernier et rectifiés mercredi, Faure Gnassingbé remporte l’élection avec 58,73% des voix contre 35,19% pour Jean-Pierre Fabre. Le CAP 2015 conteste les résultats de 7 CELI et réclame leur annulation pour que M. Fabre puisse l’emporter. Jean-Pierre Fabre n’a pas déposé de recours et la Cour Constitutionnelle s’apprête à donner les résultats définitifs. .

TOGO : une démocratie tétraplégique


Togo: une démocratie tétraplégique
Dans un voisinage où tous les Etats engrangent de remarquables avancées démocratiques (Nigeria, Bénin, Burkina, Ghana…) le Togo, s’il doit être appelé démocratie, est alors une démocratie triste et plus que boîteuse…
La proclamation des résultats de la présidentielle togolaise a donné lieu, ce jeudi 28 avril, à un psychodrame, en direct à la télévision nationale, captée à l’étranger, hélas ! Et Jean-Pierre Fabre, le challenger du président Faure Gnassingbé, a aussitôt contesté ces résultats. L’image de la démocratie togolaise n’en sort pas vraiment renforcée…

A vrai dire, l’on est mal à l’aise, pour parler du Togo comme d’une démocratie. Ce 28 avril, dans le décompte des résultats des Commissions électorales locales, on n’en était à à peine quinze circonscriptions - sur quarante-deux- lorsque, en catimini, le président de la Céni s’en est allé proclamer la victoire du président sortant dans la présidentielle du 25 avril. Etait-ce un oubli ou un stratagème ? Toujours est-il que Taffa Issifou Tabiou, le président de la Céni, avait convoqué, à la même heure, une séance plénière. Les membres de la Commission l’attendaient dans une autre salle.

La diffusion de la proclamation venait de commencer, en direct à la Télévision nationale, quand, faisant un détour par le studio aménagé au sein de la Céni, Francis Pédro Amouzou, vice-président de ladite Céni, surprend son président en train de donner « des » résultats. Il interpelle alors, en le tutoyant, le président Tabiou, lui demande à quoi il joue et d’où il sort ces résultats, étant donné que la Commission n’a pas encore fini le décompte. Dans son affolement, le présentateur, complice ou victime, demande précipitamment à la régie de couper la diffusion. Ce qui est fait, mais les téléspectateurs togolais et tous ceux qui, à l’étranger, suivaient alors cette chaîne, en avaient suffisamment entendu pour comprendre que la présidentielle au Togo, cette année encore, se soldait par ce que d’aucuns, sur les réseaux sociaux, s’empressent de qualifier d’embrouille.

Comme si le Togo, décidément, ne pouvait jamais offrir que ce spectacle désolant, au goût d’autant plus amer que, dans le voisinage de ce pays, tous les Etats engrangent de remarquables avancées démocratiques.

Il n’empêche qu’après avoir sécurisé le studio, le président Tabiou est réapparu à l’écran, pour donner les résultats qui proclament Faure Gnassingbé vainqueur, avec 58, 75 %, contre 35,23 % à son challenger, Jean-Pierre Fabre…

« Sécurisé », c’est bien le mot, puisqu’il a fallu maîtriser le vice-président Amouzou et l’éloigner définitivement. Le studio est alors placé sous la garde vigilante d’hommes en treillis, armés. Jean-Pierre Fabre, après s’être proclamé à son tour vainqueur, mettra trois jours pour publier ses propres chiffres, dans un document censé être le compte rendu d’une conférence de presse. Où l’on apprend que seuls les procès-verbaux de dix commissions locales litigieuses avaient été examinés par la Céni. A ces circonscriptions, le candidat Fabre ajoute six autres litigieuses, et met les seize à la disposition du Comité d’accompagnement, y relevant des milliers de cas de votes sans carte d’électeur, et de votes par usage abusif de procurations et de dérogations. Autant d’irrégularités et fraudes que CAP 2015, la coalition soutenant Jean-Pierre Fabre, dit tenir dans un document séparé, à la disposition de la presse. Nous ne l’avons pas vu, ce document.

Jean-Pierre Fabre s’est-il donc proclamé donc vainqueur sur seulement 26 commissions électorales ?

C’est cela. Au regard du Code électoral togolais et suivant l’accord dit du 24 avril 2015, conclu pour pallier aux insuffisances du dispositif électoral, ces irrégularités auraient dû faire l’objet, de la part de la Céni, de vérifications et d’investigations, sur la base des procès-verbaux des bureaux de vote et, le cas échéant, par le recomptage des bulletins de vote dans les urnes. Ce à quoi se seraient opposés le président de la Céni, le parti Unir, au pouvoir, ainsi que le Car, parti fondé par l’avocat Yao Agboyibo, qui ne présentait pourtant pas de candidat.

Ces 26 commissions locales, correspondent à 2 235 387 électeurs sur 3 509 258 inscrits, soit seulement 63,70% du corps électoral.

Oui, c’est cela. Et ces résultats partiels donneraient Jean-Pierre Fabre vainqueur, à 52,20 % des voix, contre 43,90 % pour le sortant.

De son côté, pour donner à la télévision une crédibilité à ses chiffres, le président Issifou Tabiou de la Céni a dû prendre soin de réviser à la baisse les chiffres de tous les procès-verbaux donnant un nombre de votants supérieur aux inscrits. D’où une certaine hésitation, qui n’a pas échappé aux téléspectateurs. Il a même promis de corriger certains chiffres. Et que dire du taux de participation particulièrement impressionnant dans ces circonscriptions litigieuses.

Le burlesque du 28 avril, à la télévision togolaise, ajouté à ce qu’il faut bien appeler une seconde proclamation de victoire, sur la base de 63 % du corps électoral, oblige à constater que le Togo, d’élection en élection, offre chaque fois un visage plus désolant. Et si, malgré tout, ce pays est quand même une démocratie, alors, il faut bien convenir que c’est une démocratie tétraplégique !

Jean Baptiste Placca
Rfi

"J'ai le plaisir et l'honneur de vous présenter l'élu de la nation, le vrai, Jean-Pierre FABRE"

01 Mai 2015 - www.letogovi.com - Déclaration du directeur de campagne de Jean-Pierre FABRE,M.Patrick LAWSON, après la proclamation de la victoire de son candidat par le vice-président de la CENI, M. Francis Pédro AMUZUN entouré de ses collègues avec 52,20%.

Friday, May 1, 2015

Mohamed Ibn Chambas valide la présidentielle du 25 avril 2015

Mohamed Ibn Chambas valide la présidentielle du 25 avril 2015 Le représentant personnel du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en Afrique de l’ouest, le Ghanéen Mohamed Ibn Chambas reconnu la crédibilité, la transparence et le caractère inclusif  de l’élection présidentielle du 25 avril dernier.

C’est au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce jeudi à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma.

« Tous les observateurs internationaux accrédités au Togo ont trouvé que les élections ont été crédibles et inclusives », a indiqué le représentant personnel de Ban Ki-Moon.

M. Chambas s’est également prononcé sur les contestations dont fait l’objet  les résultats provisoires de cette élection qui, selon la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a été remportée par le président sortant, Faure Gnassingbé avec 58,75%.  

« Il y a un processus bien défini dans la Constitution et les lois togolaises. Si un candidat n’est pas content des résultats provisoires, il lui appartient d’aller devant la Cour constitutionnelle présenter l’évidence », a indiqué le Ghanéen.

Tous les quatre (4)  candidats malheureux de cette élection présidentielle ne se sont pas reconnus dans les résultats proclamés par la CENI. Mais si tous ont affirmé qu’ils n’ont pas l’intention de faire recours auprès de la Cour constitutionnelle, le Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015) dont Jean-Pierre Fabre est candidat, compte passer par d’autres « légaux », comme la mobilisation de la population dans les rues,  pour réclamer sa victoire.

Telli K.
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ATSU Koffi Améga, ex-président de la Cour constitutionnelle du Togo, décédé ce mercredi

L’ancien  président de la Cour suprême du Togo et de la Cour constitutionnelle,  ATSU Koffi  Améga a rendu l’âme ce mercredi sur son lit d’hôpital au Pavillon militaire du Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio à Lomé, a appris l’Agence de presse Afreepress.

Ce décès de cette personnalité qui a dirigé pendant quelques années la Cour constitutionnelle du Togo sous le feu président Eyadéma Gnassingbé, est intervenu au lendemain d’une longue maladie.

Il y a quelques semaines, il avait été dépêché à ce centre hospitalier pour traitement.