Thursday, March 5, 2015

Présidentielle de 2015 : Les évêques en jeûne et prière du 12 au 14 mars 2015 pour implorer la paix sur le Togo

)-« Malgré les appels répétés, lancés à l’adresse des acteurs politiques, ils ne sont pas parvenus à effectuer les réformes constitutionnelles et institutionnelles préconisées par l’Accord politique global (APG) et réaffirmées par la Commission vérité justice et réconciliation (CVJR) dans ses recommandations ». C’est le constat « déplorable » établi par les Evêques du Togo dans un communiqué sanctionnant la session ordinaire de leur Conférence tenue du 24 au 27 février 2015. Face à cette situation, les évêques n’ont eu pour choix que d’appeler les parties impliquées dans le processus électoral à œuvrer pour que le scrutin présidentiel du 15 avril prochain soit « paisible, juste, transparente, équitable et crédible ». L’appel est lancé dans ledit communiqué aux partis politiques, aux institutions impliquées dans le processus électoral et à toute la population togolaise. De leur côté, ils se proposent d’organiser les 12, 13 et 14 mars prochains, de jeûner et de prier pour implorer la grâce de la paix sur le Togo durant tout le reste du processus électoral. Alors que cinq (5) candidats ont fait acte de candidature pour ce scrutin auprès de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), d’autres acteurs politiques ont opté pour le boycott. D’autres encore se proposent de manifester dans les rues pour exiger que les réformes soient faites avant la tenue du scrutin présidentiel. Telli K. afreepress

Wednesday, March 4, 2015

Banque Atlantique au cœur d’un vaste système de marchés gré à gré et de rétro-commissions ?

Banque Atlantique au Togo Banque Atlantique au Togo
Les travaux d’aménagement des routes occasionnent des désagréments aux citoyens depuis un moment. Mais si en plus de provoquer des détours peu appréciés aux usagers, ils sont synonymes de siphonage de l’économie togolaise, avec à la clé le versement de retro-commissions par un système de préfinancement à travers la Banque Atlantique, alors il est à craindre que la qualité des ouvrages ne soit pas au rendez-vous. Parce que les appels d’offres gré à gré auxquels le gouvernement actuel ne devrait recourir qu’en cas de nécessité, sont devenus la méthode par excellence de passation des marchés en matière d’aménagement des routes. L’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) ne serait-elle qu’une institution de façade destinée à cautionner le mal dont souffre le Togo ?
« Qui paye, commande », dit un dicton. Depuis l’adhésion du Togo à l’initiative des Pays pauvres très endettés (PPTE) en 2010, le pays s’est lancé dans les aménagements tous azimuts des routes. C’est ainsi que sur toute l’étendue du territoire national en général, et dans la capitale en particulier, des routes font peau neuve ; certaines goûtent enfin à la teneur du goudron ou des pavés. Cette année 2015 particulièrement voit le démarrage de travaux à divers endroits du pays. C’est à croire que le Togo a une échéance à atteindre. Ce qui veut dire en d’autres termes que l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) doit avoir du pain sur la planche en matière de contrôle des marchés. Mais il n’en serait rien.
D’après des informations en provenance de l’ARMP, la plupart des marchés en infrastructures routières seraient le fruit d’appels gré à gré, ce qui est contraire aux dispositions du code des marchés. Car selon l’art. 35 du Décret N°2009-277/PR, «Un marché est dit de gré à gré ou par «entente directe» lorsqu’il est passé sans appel d’offres, après autorisation préalable de la direction nationale de contrôle des marchés publics confirmant que les conditions légales définies par la loi n°2009-013 du 30 juin 2009 relative aux marchés publics et délégations de service public sont réunies. La demande d’autorisation de recours à cette procédure doit décrire les motifs la justifiant ». L’art 73 ajoute qu’ « A titre exceptionnel, l’autorité délégante peut également avoir recours à la procédure de gré à gré selon les modalités définies aux articles 35 et suivants du présent décret, dans les cas suivants: – lorsque, en cas d’extrême urgence, constatée par la DNCMP, nécessitant une intervention immédiate visant à assurer la continuité du service public, il ne serait pas possible d’ouvrir une procédure de sélection avec mise en concurrence ; – lorsqu’une seule source est en mesure de fournir le service demandé ». S’agissant des routes en réaménagement, quelle est l’urgence qui peut sous-tendre des passations de marchés sans appels d’offres conformes ?
En effet, le préfinancement serait le tendon d’Achille du gouvernement, en même temps qu’il est l’une des sources de retro-commissions qui marchent pour les autorités contractantes. Et dans cette procédure dont l’abus est contraire aux bonnes mœurs, la Banque Atlantique serait la plaque tournante de la procédure, affirme un cadre de cette institution qui a requis l’anonymat. Sans entrer dans les détails, il apparaît que cette banque se porterait garante auprès des sociétés, contre des commissions. Elle se chargerait aussi de rediriger les commissions qui devraient revenir aux personnes de l’autorité contractante, le ministère des Transports et des Travaux Publics dans le cas présent et celui de l’Economie et des Finances.
L’une des conséquences est l’état peu conforme des routes réalisées, mais contre lequel les autorités ne peuvent rien dire, les travaux étant préfinancés par la société. Parce que les carottages auxquels devraient procéder les laboratoires de contrôles pour des analyses de conformité, ne se réalisent pas, contre des intéressements, et au bout du compte, ce sont des voies prêtes à céder après quelques années d’utilisation. La liste des sociétés qui s’adonnent à cette pratique et les routes qui font l’objet de marchés gré à gré, des rouages du système et des bénéficiaires, est longue.
Les premiers audits des années 2010 et 2011 ont été rendus publics fin 2013. Alors que les textes exigent que sous l’autorité du directeur général de l’ARMP, les audits soient menés dans l’année qui suit les réalisations. Mais à ce jour, plus rien. Lorsqu’on se rappelle que le directeur général de cette institution ne devrait être proche d’aucun parti politique, selon les textes nominatifs, mais que M. René Kapou ne rate aucune occasion pour s’afficher aux réunions du parti au pouvoir –l’homme ayant même été élu député avant de renoncer pour éviter le cumul de fonctions-, alors on réalise que le directeur général « ne peut pas couper l’arbre sur lequel il est assis ». Une chose est certaine, la multiplicité des travaux gré à gré ne fera qu’entretenir les vieux jours de certains responsables du pays. Bon à suivre.
Abbé Faria
Liberte Togo

Tuesday, March 3, 2015

Ahoomey-Zunu trace les voies post-Ebola à Bruxelles

Une réunion de haut niveau sur la reconstruction des pays touchés et concernés par le virus Ebola a été ouverte ce mardi à Bruxelles en Belgique, a appris l’Agence de presse Afreepress.
Initiée par le président de la Commission de l’Union européenne et co-présidée par l’Etat togolais en sa qualité de coordinateur de la riposte contre l’épidémie dans la sous-région ouest africaine, le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé y a été représenté par son premier ministre, Arthème Séléagodji Ahoomey-Zunu.
A en croire le chef du gouvernement togolais, la réunion du jour permettra à coup sûr de franchir une grande étape du chemin qui reste à parcourir si les réponses aux différentes questions sont trouvées. « La priorité n’est plus dans le bilan mes dans les perspectives que nous devons désormais offrir aux victimes de l’épidémie et à leurs familles », a-t-il précisé.
Le premier ministre a donné quelques pistes de stratégies post-Ebola appropriées à la relance de leurs secteurs économiques les plus touchés, notamment l’agriculture, le commerce et la production minière.
« Les plans de relèvement doivent être adaptés aux réalités de chaque pays. Nous devons dans cette optique, concilier la prise en charge des urgences immédiates avec une grande capacité d’adaptation face aux risques de délitements sociaux qui peuvent à leur constituer des sources potentielles de conflits futurs », a indiqué M. Ahoomey-Zunu.
L’épidémie du virus Ebola a fait des milliers de morts dans les trois (3) pays ouest-africains les plus touchés, notamment la Sierra Leone, la Guinée et le Libéria.

Solange A.
afreepress

Lomé abrite la 31ème réunion restreinte du réseau de prévention des crises alimentaires

Les experts du monde agricole et les partenaires du développement venus des 15 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), du Tchad et de la Mauritanie prennent part depuis ce lundi à la 31ème réunion restreinte du réseau de prévention des crises alimentaires, a appris l’Agence de presse Afreepress.
Durant ces cinq (5) jours, les participants vont examiner les résultats provisoires de l’évaluation extérieure de la charte de la prévention et de la gestion des crises alimentaires et les derniers avancés du processus de formulation des priorités résiliences en vue d’asseoir une politique durable pour aller en guerre contre les crises et l’insécurité alimentaires.
« Il est particulièrement important d’examiner quelles que soient les conséquences, le niveau de vie sur la sécurité alimentaire et la pauvreté des régions affectées par le virus Ebola, c’est donc ce que va essayer de faire la réunion actuelle du réseau de prévention des crises alimentaires» a déclaré François-Xavier de Donnea.
Pour lui, c’est la seule façon de stabiliser la région et de diminuer l’insécurité ambiante dans la région du sahel.
« La réunion va se pencher sur la situation alimentaire actuelle avec une définition des prix, une disponibilité des produits, au niveau de l’espace à évaluer mais trouver des solutions pour satisfaire la demande des couches vulnérables » a indiqué Ouro-Koura Agadazi, ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.
Il a par ailleurs rappelé la possibilité de constituer au niveau de l’espace CEDEAO une réserve régionale de façon à être proactif face aux éventuelles situations graves au cours de l’année. Des stocks qui selon le colonel vont être mobilisé au niveau de l’espace pour réagir aux forces d’insécurité alimentaire qui vont se présenter de façon chronique pendant une année.
Cette rencontre est un cadre fédérateur qui servira entre autre d’échange sur le fonctionnement des marchés et des impacts sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Modeste K.

Monday, March 2, 2015

TOGO: Secteur informel / La DOSI en tournée dans les marchés de Lomé


La Délégation à l’Organisation du Secteur Informel (DOSI), a échangé avec les commerçants et commerçantes d’Adawlato ce 02 mars à Lomé. Cette rencontre sert de démarrage à une tournée que la DOSI effectuera dans les principaux marchés de Lomé jusqu’au 19 mars. L’objectif de cette tournée est d’expliquer aux commerçants dont la majorité continue d’exercer dans l’informel, la nécessité de rejoindre le formel. « Quand on parle du formel les gens pensent immédiatement au fisc alors que statut donne une crédibilité à un opérateur économique surtout auprès des banques pour l’obtention des prêts et facilite l’obtention de visa pour des voyages d’affaires », rassure le Directeur Général de la Délégation à l’organisation du secteur Informel DOSI, Mme Ingrid Awadé.
Aussi, la DOSI, a-t-elle informé les commerçants sur les réformes entreprises par le gouvernement pour améliorer leur condition de vie et les aider à mieux gérer leurs affaires. Au nombre de ces initiatives on peut noter le Fonds Nationale de la Finance Inclusive (FNFI) qui lancera après l’ APSEF, dans quelques jours deux produits au bénéfice des agriculteurs et des jeunes ( Agrisef= Accès des Agriculteurs aux services financiers ; Ajisef= Accès des Jeunes au Services Financiers). Les commerçants ont été sensibilisés sur l’importance des médicaments génériques fournis par la CAMEG. En effet, le gouvernement met à la disposition des centres de santé des antipaludéens notamment le COARTEM, dans le souci de fournir aux patients gratuitement les premiers soins. Ce qui n’est pas réel dans les hôpitaux, ce produit est souvent vendu. Les commerçants sont alors invités à dénoncer aux autorités compétentes ces cas de fraude. La question de l’assurance maladie a été abordée et la position du gouvernement a été expliquée aux commerçants qui doivent aller dans le formel, et se regrouper.
Concernant la reconstruction du bâtiment central du Grand marché la Ministre du commerce et du secteur privé, Mme Bernadette Balouki Leguezim, présente à la rencontre a annoncé que la première pierre sera posée cette année, une fois que le marché sera attribué à l’entreprise qui remportera l’appel d’offre..
La Dosi est le département créé pour encadrer le secteur informel longtemps sous imposé, alors qu’il pourrait être source de plus d’emploi et de plus de revenus pour les opérateurs qui l’animent. La création de la Délégation à l’Organisation du Secteur Informel (DOSI) a un triple avantage : une fiscalité incitative, protection sociale pour les travailleurs et lutte contre la corruption. Ces trois enjeux font éminemment partie des principales approches prospectives de l’offensive économique du gouvernement togolais.

TOGO:: Candidature pour la présidentielle 2015 / Trois (3) des huit (8) ne sont pas allés jusqu’au bout



Tabiou Taffa, président de la CENI
Ils devraient être une dizaine de candidats pour briguer le poste de président de la République. Au début du processus, plusieurs personnalités avaient donné l’intention de participer au scrutin du 15 avril prochain. Ce sont en majorité des présidents de formations politiques et des hommes d’église et de scène.
La semaine dernière, il était annoncé le dépôt de signature à la Cour constitutionnelle pour conformité et légalisation. En ce moment, huit potentiels candidats s’y étaient présentées. Les présidents du Bloc d’action pour le changement (BAC), du NID, de l’Union pour la République (UNIR), de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), du Nouvel engagement togolais (NET) et de l’Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI) et un homme d’église, un Pasteur ont donc déposé leur signature à la Cour constitutionnelle.
A la Ceni, pour le dépôt des dossiers de candidature, d’autres personnalités n’ayant même pas franchi le cap de conformité de signature ont récupéré les formulaires. Mais finalement, ce ne sont que cinq (5) candidatures, ceux de Faure Gnassingbé pour Unir, Jean-Pierre Fabre pour Anc, Tchassona Traoré pour MCD, Aimé Gogué pour Addi et Gerry Taama pour Net qui ont été déposé au niveau de l’organe d’organisation du scrutin.
Ainsi, les yeux sont rivés sur la Cour constitutionnelle qui doit valider ces candidatures.

VIDEO/ Fabre: le CAR cherche à réduire le taux de participation à Lomé en vous poussant au boycott