Depuis quelques temps, la presse écrite fait courir le bruit selon lequel le Togo veut mettre en concurrence le Groupe Bolloré et le consortium Lomé Container Terminal (LCT) sur le site du Port autonome de Lomé (PAL).
Il n’y a aucune concurrence entre les deux (2) sociétés, a indiqué mercredi dans une interview au site officiel republicoftogo.com, le ministre desz Travaux Publics et des Transports, Ninsao Gnofam.
Selon lui, Bolloré contrôle une partie de la logistique et de la manutention au PAL et vient d’achever la construction d’un 3ème quai. De son côté, LCT a presque terminé les travaux d’un terminal de transbordement sur le même site mais ces deux projets n’ont pas la même finalité.
« Le Terminal à container a pour vocation le transbordement. Il s’agit tout simplement d’un port d’éclatement. Aujourd’hui, il y a des navires qui ne peuvent pas accoster dans certains ports africains en raison de leur taille. Avec son important tirant d’eau (16 mètres, ndlr), le PAL est tout à fait adapté. Raison pour laquelle le chef de l’Etat a conçu l’idée d’un port de transit pour les marchandises. Ce terminal ne fera que du transbordement à 90,95% », a-t-il expliqué..
En revanche, ajoute-t-il, le Groupe Bolloré ne fait que du national et de l’Hinterland au Mali, au Burkina Faso et au Niger.
Afree press
Thursday, September 4, 2014
Wednesday, September 3, 2014
TOGO/ VIDEO : Jean-Pierre Fabre: le refus des réformes se justifie, la volonté de continuer le pillage du pays
2/9/2014 - L'alliance Nationale pour le Changement a organisé une conférence de presse pour s'exprimer sur un rapport de l’ONG américaine Global Financial Integrity (GFI) sur la fuite illicite de capitaux hors des pays en développement, en particulier le Togo. Jean-Pierre Fabre répond aux questions des journalistes.
TOGOVISIONS
TOGOVISIONS
Revue de presse du mercredi 3 septembre 2014
Les journaux parus dans les kiosques ce mercredi et parvenus à l’Agence de presse Afreepress accordent une marge importante aux questions politiques dont les préparatifs pour l’élection présidentielle de 2015.
Actu Express signale un probable « hold-up de l’élection de 2015 » pour le fait que le gouvernement s’ingère dans les activités de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) actuelle.
« L’opposition dénonce l’ingérence de Gilbert Bawara et exige la suspension des activités de la CENI sortante », écrit le journal en proposant 3 principes fondamentaux d’une élection crédible.
Le Magnan Libéré se demande si « l’institution était sous tutelle » suite à la polémique de l’implication de Gilbert Bawara dans les activités de la CENI.
Sur la question, Actu Express reprend les propos d’Abas Kaboua qui pense que « pour avoir refusé de cautionner un troisième hold-up électoral, Pascal Bodjona croupit actuellement en prison ».
« Processus démocratique à rudes épreuves, le peuple sous l’emprise de la dictature du prince, la présidentielle de 2015 s’annonce périlleuse », titre le Triangle des Enjeux, qui dénonce « l’Etat policier, l’anéantissement politique et le fait que la justice soit instrumentalisée ».
Toujours en politique, Liberté rapporte la montée de Jean-Pierre Fabre sur le créneau pour dénoncer « un crime économique au Togo ».
« Jean-Pierre Fabre fait des révélations sur les flux illicites hallucinants d’argent », écrit le quotidien privé tout en précisant que « 9.233,4 milliards de francs CFA sont sortis entre 2002 et 2011 » de même que Actu Express.
Le Soleil qualifie cette action de Jean-Pierre Fabre de « tergiversations et de manque de vision ».
« De marcheur professionnel, Jean-Pierre Fabre passe à l’économiste », fustige l’hebdomadaire.
AfreePress
Actu Express signale un probable « hold-up de l’élection de 2015 » pour le fait que le gouvernement s’ingère dans les activités de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) actuelle.
« L’opposition dénonce l’ingérence de Gilbert Bawara et exige la suspension des activités de la CENI sortante », écrit le journal en proposant 3 principes fondamentaux d’une élection crédible.
Le Magnan Libéré se demande si « l’institution était sous tutelle » suite à la polémique de l’implication de Gilbert Bawara dans les activités de la CENI.
Sur la question, Actu Express reprend les propos d’Abas Kaboua qui pense que « pour avoir refusé de cautionner un troisième hold-up électoral, Pascal Bodjona croupit actuellement en prison ».
« Processus démocratique à rudes épreuves, le peuple sous l’emprise de la dictature du prince, la présidentielle de 2015 s’annonce périlleuse », titre le Triangle des Enjeux, qui dénonce « l’Etat policier, l’anéantissement politique et le fait que la justice soit instrumentalisée ».
Toujours en politique, Liberté rapporte la montée de Jean-Pierre Fabre sur le créneau pour dénoncer « un crime économique au Togo ».
« Jean-Pierre Fabre fait des révélations sur les flux illicites hallucinants d’argent », écrit le quotidien privé tout en précisant que « 9.233,4 milliards de francs CFA sont sortis entre 2002 et 2011 » de même que Actu Express.
Le Soleil qualifie cette action de Jean-Pierre Fabre de « tergiversations et de manque de vision ».
« De marcheur professionnel, Jean-Pierre Fabre passe à l’économiste », fustige l’hebdomadaire.
AfreePress
CTSD FORME LES JEUNES
Le
Comité Togolais pour la Survie de la Démocratie (CTSD) forme les jeunes
togolais venus de toutes les régions dudit pays au Centre Social de
Vogan du 02 au 03 septembre 2014 à travers un atelier de formation.
‘’Les cercles d’études’’, c’est autour de ce thème que ce comité qui lutte pour la démocratie a réunis plus d’une trentaine de jeunes togolais pour leur inculquer les notions de démocratie.
En effet, ces jeunes seront outillés sur les méthodes de vie associative, de partage de pensée pour l’instauration pure et simple de la démocratie au Togo. Ceci par le bien de la sagesse et l’acceptation de l’autre.
L’atelier de formation se poursuit jusqu’au 03 septembre 2014.
@ Hervé (Telegramme228)
‘’Les cercles d’études’’, c’est autour de ce thème que ce comité qui lutte pour la démocratie a réunis plus d’une trentaine de jeunes togolais pour leur inculquer les notions de démocratie.
En effet, ces jeunes seront outillés sur les méthodes de vie associative, de partage de pensée pour l’instauration pure et simple de la démocratie au Togo. Ceci par le bien de la sagesse et l’acceptation de l’autre.
L’atelier de formation se poursuit jusqu’au 03 septembre 2014.
@ Hervé (Telegramme228)
Humoriste ou Pasteur ? / Gbadamassi dément s’être reconverti
« Gbadamassi
de Gbadass production n’est pas reconverti en pasteur ; sinon, dans la
vie active, je suis un comédien et un petit producteur », a déclaré
l’humoriste Gbadamassi sur la radio Kanal Fm. Il démentait ainsi
l’information qui circule depuis un temps et selon laquelle il serait
devenu Pasteur dans une Église de la place.
En effet, il a poursuivi en soulignant que les photos utilisées pour illustrer ce « mensonge grotesque », « viennent du film tourné en collaboration avec les Nigérians. C’est un premier film où j’ai joué le rôle de pasteur. Ces photos ont été publiées sur le net. Et c’est ça que les gens ont rassemblé pour dire que je suis devenu pasteur », a-t-il expliqué.
Il a poursuivi en ces termes : « je ne suis pas encore pasteur ; mais quand Dieu va m’appeler, je passerai dans les maisons pour cotiser pour la construction de mon Église ».
Il a par ailleurs rappelé qu’il est l’initiateur d’un parti comique mis en place pour ironiser les comportements des politiciens. Ce n’est pas un parti pour conquérir le pouvoir ou encore un parti politique, mais c’est un parti qui espère le pouvoir. C’est « un parti purement humoristique », a-t-il souligné.
M.G, Lomé (Telegramme228)
En effet, il a poursuivi en soulignant que les photos utilisées pour illustrer ce « mensonge grotesque », « viennent du film tourné en collaboration avec les Nigérians. C’est un premier film où j’ai joué le rôle de pasteur. Ces photos ont été publiées sur le net. Et c’est ça que les gens ont rassemblé pour dire que je suis devenu pasteur », a-t-il expliqué.
Il a poursuivi en ces termes : « je ne suis pas encore pasteur ; mais quand Dieu va m’appeler, je passerai dans les maisons pour cotiser pour la construction de mon Église ».
Il a par ailleurs rappelé qu’il est l’initiateur d’un parti comique mis en place pour ironiser les comportements des politiciens. Ce n’est pas un parti pour conquérir le pouvoir ou encore un parti politique, mais c’est un parti qui espère le pouvoir. C’est « un parti purement humoristique », a-t-il souligné.
M.G, Lomé (Telegramme228)
Tuesday, September 2, 2014
Les média qui doivent au BUTODRA pourront payer leur dette en «douce»
Les dettes accumulées par les média
audiovisuels dans le paiement des redevances suite à l’usage des œuvres
dont le Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA) est garant, seront
payées à 50% en règlement numéraire et 50% en terme d’échange de service
».
C’est ce qui ressort de l’accord signé ce mardi à Lomé entre le Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP) et le Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA).
Démarche du nouveau bureau du CONAPP, cet accord va permettre de juguler la crise qui règne entre les deux institutions en vue en vue d’épurer les dettes que les média ont contractées à l’endroit du BUTODRA et du maintien de bonnes relations.
« Il nous a semblé opportun face à cette situation de discuter avec le BUTODRA pour voir dans quelle mesure on peut envisager un règlement échelonné de ces arriérés et surtout épurer ces dettes », a confié Jean-Paul Agboh Ahouélété, président du CONAPP.
Suivant les termes de l’accord, les média dont les arriérées se situent entre 1franc et 500 000 milles francs vont payer 50% de la dette et l’autre partie sera convertie en diffusion de spots du BUTODRA. Pour ceux qui doivent au-delà de 500 000 francs, 1/3 sera réglé en échange de service, 1/3 payable dans les 30 jours et l’autre restant reparti en 4 mois.
Pour le président du CONAPP, ce consensus va permettre la suspension des poursuites entamées par le BUTODRA contre des média qui sont dans le cas « jusqu’au payement de l’aide de l’Etat à la presse qui va leur permettre de payer leurs dettes ».
Le directeur général du BUTODRA, Idrissou Traoré, s’est réjoui du fait que ce nouvel accord va permettre d’éviter « des assignations en justice, des menaces et autres situations qui ont fait que les relations sont devenues tendues entre le bureau et les média ».
En rappel, le 17 avril 2007, le BUTODRA a signé un accord avec les média sous les hospices de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et la Communication (HAAC) pour qu’ils payent de façon annuelle, des redevances du droit d’auteurs des œuvres artistiques.
AFREE PRESS
C’est ce qui ressort de l’accord signé ce mardi à Lomé entre le Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP) et le Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA).
Démarche du nouveau bureau du CONAPP, cet accord va permettre de juguler la crise qui règne entre les deux institutions en vue en vue d’épurer les dettes que les média ont contractées à l’endroit du BUTODRA et du maintien de bonnes relations.
« Il nous a semblé opportun face à cette situation de discuter avec le BUTODRA pour voir dans quelle mesure on peut envisager un règlement échelonné de ces arriérés et surtout épurer ces dettes », a confié Jean-Paul Agboh Ahouélété, président du CONAPP.
Suivant les termes de l’accord, les média dont les arriérées se situent entre 1franc et 500 000 milles francs vont payer 50% de la dette et l’autre partie sera convertie en diffusion de spots du BUTODRA. Pour ceux qui doivent au-delà de 500 000 francs, 1/3 sera réglé en échange de service, 1/3 payable dans les 30 jours et l’autre restant reparti en 4 mois.
Pour le président du CONAPP, ce consensus va permettre la suspension des poursuites entamées par le BUTODRA contre des média qui sont dans le cas « jusqu’au payement de l’aide de l’Etat à la presse qui va leur permettre de payer leurs dettes ».
Le directeur général du BUTODRA, Idrissou Traoré, s’est réjoui du fait que ce nouvel accord va permettre d’éviter « des assignations en justice, des menaces et autres situations qui ont fait que les relations sont devenues tendues entre le bureau et les média ».
En rappel, le 17 avril 2007, le BUTODRA a signé un accord avec les média sous les hospices de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et la Communication (HAAC) pour qu’ils payent de façon annuelle, des redevances du droit d’auteurs des œuvres artistiques.
AFREE PRESS
TOGO:: Interview/Pr Komi WOLOU : «Il y a des divergences au sein de l’Opposition»
L’opposition est à la croisée des chemins
face aux réformes qui doivent intervenir avant l’élection
présidentielle de 2015. La question de la candidature unique est une
autre paire de manche alors que le pouvoir évolue et fait fi des
dissensions au sein de l’opposition. Le conclave entre le CST et la
Coalition Arc en Ciel, les stratégies de l’alternance, les divisions sur
les questions importantes font l’objet de cette interview.
Le professeur Wolou du PSR, parti membre du CST se prononce et pense plutôt que la dérive annoncée au sein de l’opposition est loin de ce qu’on pense. Il rassure sur toutes les questions politiques, et aussi de la vie de son parti, le PSR. Interview.
Indépendant Express : Le Collectif Sauvons le Togo dont vous êtes membre et la Coalition Arc en Ciel sont depuis un temps en conclave pour sans doute plancher sur la conduite à tenir vis-à-vis de la présidentielle de 2015 et dégager un candidat unique pour l’élection présidentielle. Dites-nous, où en êtes-vous aujourd’hui dans les discussions qui sont très tendues?
Komi WOLOU : En réalité, disons que ces deux éléments ne sont pas en réalité incompatibles ou ne sont pas contradictoires. La désignation d’un candidat unique pourrait faire partie des démarches éventuelles pour aller aux élections de 2015.
Disons qu’aujourd’hui, les travaux continuent, les discussions sont en cours et il est évident que l’objectif premier, c’est de pouvoir obtenir des réformes qui pourront nous permettre de nous engager dans un processus démocratique digne de ce nom.
On peut les obtenir si fondamentalement nous continuons la lutte et que nous nous mobilisons. Mais qu’on les obtienne ou qu’on ne les obtienne pas, notre volonté c’est de nous engager dans une démarche unitaire et cette démarche unitaire suppose que soient définies les modalités en partant des hypothèses qu’on peut exposer et ensuite retenir les solutions qui pourraient permettre de mettre fin à la crise qui sévit dans le pays depuis un temps.
La question de la candidature unique n’est pas exclue de cette démarche. Si nos analyses nous conduisent à dire que c’est la seule solution possible, je crois que nous allons nous y engager. Ce n’est pas exclu mais on ne pourra pas dire que c’est la finalité exclusive non plus.
Vous venez de parler des réformes mais l’opinion nationale a l’impression aujourd’hui comme l’opposition togolaise est résolument tournée vers les présidentielles de 2015. Est-ce que vous tenez toujours à ces réformes?
Mais bien évidement que nous tenons aux réformes et je ne vois personne remettre en cause cette démarche d’autant plus que nous avons souvent échangé sur ces questions. Vous pouvez peut-être penser qu’on y tient pas, mais regardez, c’est l’opposition qui a été à l’origine du dialogue et lorsqu’à la suite de ce dialogue un projet a été introduit à l’Assemblée Nationale, c’est l’opposition également qui a voté en faveur de ce projet ; et quand bien même de manière assez absurde les députés de UNIR ont rejeté ce projet, nous n’y avons pas encore renoncé.
Nous réfléchissons sur la façon de parvenir à ces réformes tout en se disant que cela est possible, mais au cas où malgré nos efforts, malgré notre bonne volonté on ne parvient pas à obtenir ces réformes, que faut-il également faire?
Je pense que tous ces éléments sont actuellement à l’étude, des commissions ont travaillé sur ces questions et dans tous les cas, nous pourrons dire que notre seule arme ou l’arme déterminante est le peuple togolais et ce peuple a besoin de comprendre et nous leur disons que nous sommes en train de travailler sur ces questions ; et très prochainement je crois que les résultats auxquels nous sommes parvenus seront connus de la population.
- Est-ce qu’une candidature unique de l’opposition en 2015 est incontournable?
Notre vision première c’est d’obtenir des réformes. Peut être que l’issue des réformes nous dira si cette candidature est la seule solution raisonnable ou si nous pourrions obtenir plusieurs candidatures. Mais dans tous les cas, qu’il s’agît d’une candidature unique ou d’une candidature multiple, tout cela doit s’inscrire dans une démarche unitaire en ce sens qu’il doit s’agir d’une solution convenue entre les différents mouvements de l’opposition.
- Alors s’il s’agirait d’une candidature unique, qui selon vous pourrait être le porte flambeau de l’alternance en 2015?
Si nous en arrivons à la solution d’une candidature unique, il ne peut nullement s’agir d’une candidature ou d’une personne imposée, il doit s’agir d’un candidat convenu.
Et si dans ces conditions, je vous dis aujourd’hui que voici cette personne qui doit être le candidat unique de l’opposition c’est comme si je l’imposais, je crois que tous les acteurs aujourd’hui sont suffisamment ouverts et le moment venu, des discussions franches sur des critères objectifs doivent nous permettre, en transcendant si vous voulez nos ambitions personnelles qui demeurent légitimes dans ces circonstances, et faire des concessions mutuelles, des discussions profondes et qui permettent aux uns et aux autres d’êtres rassurés et surtout de pouvoir faire des sacrifices permettant donc d’aboutir à cette candidature unique.
- L’opposition pourrait avoir son candidat pour 2015, de l’autre côté aussi, le pouvoir se prépare et certains disent que rien ne peut empêcher Faure Gnassingbé de se présenter en 2015, que dites vous d’une prochaine candidature de Faure en 2015?
Si cette candidature venait à se réaliser, ce ne serait pas avec notre consentement, ce serait imposé pour la simple raison qu’en réalité et aujourd’hui cette candidature serait contraire aux principes démocratiques.
Vous connaissez la tendance sur le plan international, vous connaissez la tendance dans la sous région également, on ne peut pas se référer au fait que jusqu’à présent parce que notre constitution n’a pas limité le nombre de mandat et dire qu’il faudrait pour cette raison que Faure puisse nécessairement se présenter en 2015.
Je suis suffisamment peiné quand j’entends des hommes politiques dire que ou bien Faure se présentera et il y aura réformes ou il y en aura pas. C’est dire qu’on bâti l’avenir de toute une nation à travers une personnalité. Je peux dire, vous m’excusez, même s’il est le président de la république, c’est un citoyen, un simple citoyen également, et lier donc l’aboutissement des réformes au seul élément qu’il puisse se présenter ou pas, j’avoue que c’est quand même déplorable. Nous, nous fonctionnons sur la base des valeurs et ces valeurs aujourd’hui sur le plan international et dans le contexte même de la sous région voudraient que Faure ne se présente pas.
A sa place, j’aurais pris de la hauteur pour comprendre ces principes élémentaires dans l’intérêt général.
- A quelques mois de la présidentielle de 2015, quelle est l’attitude à tenir au niveau des états majors de chaque parti politique?
Il faut que chacun fasse preuve d’une rigueur, d’une certaine prudence de sorte que nous puissions faire ces élections dans de bonnes conditions. Aucune personne n’est indispensable pour l’avenir d’un Etat et de la même manière, personne ne saurait également imposer son point de vue de manière absolue.
Travaillons tous dans l’intérêt de la nation tout en sachant que lorsque nous travaillons sans des repères, c’est que nous naviguons à vue. Et quand je parle de repères, pour moi ce sont des valeurs et ce sont ces valeurs qui doivent à tout moment guider nos actions peu importe les tendances politiques auxquelles nous appartenons et savoir qu’au delà de nous, il existe un Etat et que nous avons l’obligation de faire émerger une nation, que les citoyens soient fiers d’appartenir à cette nation.
- Professeur Komi WOLOU, vous êtes le porte-parole du Pacte Socialiste pour le Renouveau PSR, il y a un moment, on ne vous sent pratiquement plus sur la scène politique togolaise. Qu’est ce qui explique ce silence ?
Dire qu’on ne nous sent pas peut être que c’est trop dit, d’autant plus que nous prenons des positions, nous sommes sur le terrain, nous travaillons. Il est vrai que l’action que nous faisons au sein du CST, les concertations qui se font très souvent font qu’on pourrait penser que nous n’existons plus.
Nos positions sont souvent exprimées au sein de cette organisation mais à côté de cela nous travaillons sur le terrain pour préparer la voie à l’alternance.
- Quand on prend le PSR en entité unique, comment se porte ce parti actuellement?
Vous savez parfois, on pense que ce sont les résultats des élections qui déterminent la vitalité d’un parti. Peut être que c’est vrai! Mais aussi nous pensons que les valeurs que nous incarnons sont des éléments essentiels également à prendre en compte.
De ce point de vue nous dirons que nous n’avons jamais renoncé aux valeurs que nous incarnons et que ces valeurs continuent par gagner du terrain d’autant plus que notre conviction c’est que seules ces valeurs permettront au Togo de sortir de sa situation.
Donc le PSR se porte bien et nous sommes persuadés que dans les mois à venir, nos actions seront encore plus visibles qu’elles ne le sont actuellement.
- Aujourd’hui le Togo est confronté à différentes crises pratiquement sur tous les axes, quel regard portez-vous sur la vie socio-politique de notre pays?
Elle n’est pas totalement sereine, ce sera peut être manquer d’objectivité et de franchise que de dire que tout va bien. Il y a de réelles difficultés actuellement sur le plan politique dans notre pays.
Vous savez que nous sommes dans un système qui manque de transparence, nous sommes également dans un système qui ne respecte pas les principes démocratiques et lorsque vous luttez contre un tel système, ce n’est pas toujours facile, vous avez l’impression d’avoir devant vous des personnes qui ne sont même pas du tout ouvertes aux principes démocratiques et lorsque les gens sont réfractaires à ces principes démocratiques et qui s’appuient de surcroît sur ce qu’on peut considérer comme des moyens de l’Etat, la lutte devient largement inégalitaire, ça c’est le premier aspect du problème.
Le second aspect, là il ne faut pas non plus l’occulter, c’est que au sein de l’opposition il y a beaucoup de divergences à surmonter encore et peut être que l’objectif de l’alternance est un objectif commun, mais parfois les moyens d’y parvenir ne sont pas totalement les mêmes ou tout au moins nous n’avons pas la même vision sur ces éléments de sorte que nous pouvons dire effectivement que le climat politique actuel n’est pas serein.
Professeur Komi WOLOU, merci!
Merci à vous aussi.
Le professeur Wolou du PSR, parti membre du CST se prononce et pense plutôt que la dérive annoncée au sein de l’opposition est loin de ce qu’on pense. Il rassure sur toutes les questions politiques, et aussi de la vie de son parti, le PSR. Interview.
Indépendant Express : Le Collectif Sauvons le Togo dont vous êtes membre et la Coalition Arc en Ciel sont depuis un temps en conclave pour sans doute plancher sur la conduite à tenir vis-à-vis de la présidentielle de 2015 et dégager un candidat unique pour l’élection présidentielle. Dites-nous, où en êtes-vous aujourd’hui dans les discussions qui sont très tendues?
Komi WOLOU : En réalité, disons que ces deux éléments ne sont pas en réalité incompatibles ou ne sont pas contradictoires. La désignation d’un candidat unique pourrait faire partie des démarches éventuelles pour aller aux élections de 2015.
Disons qu’aujourd’hui, les travaux continuent, les discussions sont en cours et il est évident que l’objectif premier, c’est de pouvoir obtenir des réformes qui pourront nous permettre de nous engager dans un processus démocratique digne de ce nom.
On peut les obtenir si fondamentalement nous continuons la lutte et que nous nous mobilisons. Mais qu’on les obtienne ou qu’on ne les obtienne pas, notre volonté c’est de nous engager dans une démarche unitaire et cette démarche unitaire suppose que soient définies les modalités en partant des hypothèses qu’on peut exposer et ensuite retenir les solutions qui pourraient permettre de mettre fin à la crise qui sévit dans le pays depuis un temps.
La question de la candidature unique n’est pas exclue de cette démarche. Si nos analyses nous conduisent à dire que c’est la seule solution possible, je crois que nous allons nous y engager. Ce n’est pas exclu mais on ne pourra pas dire que c’est la finalité exclusive non plus.
Vous venez de parler des réformes mais l’opinion nationale a l’impression aujourd’hui comme l’opposition togolaise est résolument tournée vers les présidentielles de 2015. Est-ce que vous tenez toujours à ces réformes?
Mais bien évidement que nous tenons aux réformes et je ne vois personne remettre en cause cette démarche d’autant plus que nous avons souvent échangé sur ces questions. Vous pouvez peut-être penser qu’on y tient pas, mais regardez, c’est l’opposition qui a été à l’origine du dialogue et lorsqu’à la suite de ce dialogue un projet a été introduit à l’Assemblée Nationale, c’est l’opposition également qui a voté en faveur de ce projet ; et quand bien même de manière assez absurde les députés de UNIR ont rejeté ce projet, nous n’y avons pas encore renoncé.
Nous réfléchissons sur la façon de parvenir à ces réformes tout en se disant que cela est possible, mais au cas où malgré nos efforts, malgré notre bonne volonté on ne parvient pas à obtenir ces réformes, que faut-il également faire?
Je pense que tous ces éléments sont actuellement à l’étude, des commissions ont travaillé sur ces questions et dans tous les cas, nous pourrons dire que notre seule arme ou l’arme déterminante est le peuple togolais et ce peuple a besoin de comprendre et nous leur disons que nous sommes en train de travailler sur ces questions ; et très prochainement je crois que les résultats auxquels nous sommes parvenus seront connus de la population.
- Est-ce qu’une candidature unique de l’opposition en 2015 est incontournable?
Notre vision première c’est d’obtenir des réformes. Peut être que l’issue des réformes nous dira si cette candidature est la seule solution raisonnable ou si nous pourrions obtenir plusieurs candidatures. Mais dans tous les cas, qu’il s’agît d’une candidature unique ou d’une candidature multiple, tout cela doit s’inscrire dans une démarche unitaire en ce sens qu’il doit s’agir d’une solution convenue entre les différents mouvements de l’opposition.
- Alors s’il s’agirait d’une candidature unique, qui selon vous pourrait être le porte flambeau de l’alternance en 2015?
Si nous en arrivons à la solution d’une candidature unique, il ne peut nullement s’agir d’une candidature ou d’une personne imposée, il doit s’agir d’un candidat convenu.
Et si dans ces conditions, je vous dis aujourd’hui que voici cette personne qui doit être le candidat unique de l’opposition c’est comme si je l’imposais, je crois que tous les acteurs aujourd’hui sont suffisamment ouverts et le moment venu, des discussions franches sur des critères objectifs doivent nous permettre, en transcendant si vous voulez nos ambitions personnelles qui demeurent légitimes dans ces circonstances, et faire des concessions mutuelles, des discussions profondes et qui permettent aux uns et aux autres d’êtres rassurés et surtout de pouvoir faire des sacrifices permettant donc d’aboutir à cette candidature unique.
- L’opposition pourrait avoir son candidat pour 2015, de l’autre côté aussi, le pouvoir se prépare et certains disent que rien ne peut empêcher Faure Gnassingbé de se présenter en 2015, que dites vous d’une prochaine candidature de Faure en 2015?
Si cette candidature venait à se réaliser, ce ne serait pas avec notre consentement, ce serait imposé pour la simple raison qu’en réalité et aujourd’hui cette candidature serait contraire aux principes démocratiques.
Vous connaissez la tendance sur le plan international, vous connaissez la tendance dans la sous région également, on ne peut pas se référer au fait que jusqu’à présent parce que notre constitution n’a pas limité le nombre de mandat et dire qu’il faudrait pour cette raison que Faure puisse nécessairement se présenter en 2015.
Je suis suffisamment peiné quand j’entends des hommes politiques dire que ou bien Faure se présentera et il y aura réformes ou il y en aura pas. C’est dire qu’on bâti l’avenir de toute une nation à travers une personnalité. Je peux dire, vous m’excusez, même s’il est le président de la république, c’est un citoyen, un simple citoyen également, et lier donc l’aboutissement des réformes au seul élément qu’il puisse se présenter ou pas, j’avoue que c’est quand même déplorable. Nous, nous fonctionnons sur la base des valeurs et ces valeurs aujourd’hui sur le plan international et dans le contexte même de la sous région voudraient que Faure ne se présente pas.
A sa place, j’aurais pris de la hauteur pour comprendre ces principes élémentaires dans l’intérêt général.
- A quelques mois de la présidentielle de 2015, quelle est l’attitude à tenir au niveau des états majors de chaque parti politique?
Il faut que chacun fasse preuve d’une rigueur, d’une certaine prudence de sorte que nous puissions faire ces élections dans de bonnes conditions. Aucune personne n’est indispensable pour l’avenir d’un Etat et de la même manière, personne ne saurait également imposer son point de vue de manière absolue.
Travaillons tous dans l’intérêt de la nation tout en sachant que lorsque nous travaillons sans des repères, c’est que nous naviguons à vue. Et quand je parle de repères, pour moi ce sont des valeurs et ce sont ces valeurs qui doivent à tout moment guider nos actions peu importe les tendances politiques auxquelles nous appartenons et savoir qu’au delà de nous, il existe un Etat et que nous avons l’obligation de faire émerger une nation, que les citoyens soient fiers d’appartenir à cette nation.
- Professeur Komi WOLOU, vous êtes le porte-parole du Pacte Socialiste pour le Renouveau PSR, il y a un moment, on ne vous sent pratiquement plus sur la scène politique togolaise. Qu’est ce qui explique ce silence ?
Dire qu’on ne nous sent pas peut être que c’est trop dit, d’autant plus que nous prenons des positions, nous sommes sur le terrain, nous travaillons. Il est vrai que l’action que nous faisons au sein du CST, les concertations qui se font très souvent font qu’on pourrait penser que nous n’existons plus.
Nos positions sont souvent exprimées au sein de cette organisation mais à côté de cela nous travaillons sur le terrain pour préparer la voie à l’alternance.
- Quand on prend le PSR en entité unique, comment se porte ce parti actuellement?
Vous savez parfois, on pense que ce sont les résultats des élections qui déterminent la vitalité d’un parti. Peut être que c’est vrai! Mais aussi nous pensons que les valeurs que nous incarnons sont des éléments essentiels également à prendre en compte.
De ce point de vue nous dirons que nous n’avons jamais renoncé aux valeurs que nous incarnons et que ces valeurs continuent par gagner du terrain d’autant plus que notre conviction c’est que seules ces valeurs permettront au Togo de sortir de sa situation.
Donc le PSR se porte bien et nous sommes persuadés que dans les mois à venir, nos actions seront encore plus visibles qu’elles ne le sont actuellement.
- Aujourd’hui le Togo est confronté à différentes crises pratiquement sur tous les axes, quel regard portez-vous sur la vie socio-politique de notre pays?
Elle n’est pas totalement sereine, ce sera peut être manquer d’objectivité et de franchise que de dire que tout va bien. Il y a de réelles difficultés actuellement sur le plan politique dans notre pays.
Vous savez que nous sommes dans un système qui manque de transparence, nous sommes également dans un système qui ne respecte pas les principes démocratiques et lorsque vous luttez contre un tel système, ce n’est pas toujours facile, vous avez l’impression d’avoir devant vous des personnes qui ne sont même pas du tout ouvertes aux principes démocratiques et lorsque les gens sont réfractaires à ces principes démocratiques et qui s’appuient de surcroît sur ce qu’on peut considérer comme des moyens de l’Etat, la lutte devient largement inégalitaire, ça c’est le premier aspect du problème.
Le second aspect, là il ne faut pas non plus l’occulter, c’est que au sein de l’opposition il y a beaucoup de divergences à surmonter encore et peut être que l’objectif de l’alternance est un objectif commun, mais parfois les moyens d’y parvenir ne sont pas totalement les mêmes ou tout au moins nous n’avons pas la même vision sur ces éléments de sorte que nous pouvons dire effectivement que le climat politique actuel n’est pas serein.
Professeur Komi WOLOU, merci!
Merci à vous aussi.
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