Il est fort probable que les discussions
de l'Opposition débouchent sur autre chose qu'une candidature unique à
la présidentielle 2015.
Posture médiatique ou vérité politique, en tout cas un post sur la page
Facebook de Gerry Taama, le président du NET, annonce une information
surprenante : l’opposition en conclave n’a pas encore abordé le sujet
cardinal de la candidature unique à la présidentielle 2015.
"La question de candidature unique n’est pas encore évoquée dans les discussions du conclave", écrit-il.
L’opposition continue à discuter des questions de réformes
institutionnelle et constitutionnelle et même de questions
programmatiques si elles gagnent les élections.
Une situation tout de même surprenante à sept mois de la présidentielle
alors que le parti au pouvoir, UNIR, fait une précampagne intense sur le
terrain. Les ministres, les députés, et les officiels UNIR, sont quasi
permanents dans les différentes localités du pays.
Faure Gnassingbé déjà en campagne
La ministre du développement à la base, Mme Victoire Dogbe-Tomegah,
cheville ouvrière du gouvernement, a entamé depuis des mois un parcours
de combattant avec son produit, le Fonds national de la finance
inclusive (FNFI), distribue des liquidités à tout-va sur l’ensemble des
territoires. L’opposition peut très bien décrier ces aides destinées
aux activités génératrices des femmes, mais il est incontestable que les
30 mille FCFA remboursables en six mois, sont appréciées des milliers
de personnes touchées. Dans un pays où le taux de pauvreté atteint plus
de 60% sur le plan national et 90 % dans la Région de la Savane, avec
un pic de 96% dans le Kpendjal, ces sommes soulagent un tantinet la
misère. Car, la misère est avant tout une question de perception, et un
forage, des houes, des machettes, et une petite aide, constituent des
sparadraps-en trompe-l’œil, certes- sur des brûlures pas prêtes à
s’éteindre.
Unir est en campagne pour son champion. Il suffit d’aller faire un tour
sur le blog d’Anaté Kouméalo, la ministre de la Communication et de la
Formation civique. Cette experte en communication ne se cache même pas.
Sur son blog, elle écrit « Les prémices du mois du civisme », un
prétexte pour distribuer des « dons », en fait des kits scolaires et des
ordinateurs, le tout sur fond de manifestations avec des groupes
folkloriques et des femmes habillées de pieds en cape aux couleurs
d’UNIR.
En prélude à une grande tournée nationale que j’entends mener dans le
cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de la formation
civique et d’éducation à la citoyenneté, j’ai entamé hier une tournée
de sensibilisation dans quelques localités du Togo. L’expérience de
cette phase pilote, me permet de mieux m’imprégner des problèmes
spécifiques d’incivisme que les populations vivent au quotidien. A cet
effet, 17 cantons sont sélectionnés pour cette première phase.
"Hier, j’étais à Kouméa. Au cours de cette rencontre d’échanges avec les
populations sur le rôle de la culture dans l’éducation citoyenne, j’ai
insisté sur l’urgence pour les populations de se réapproprier des
valeurs traditionnelles telles que la tolérance, la solidarité, le
patriotisme, le respect de la chose publique, l’altruisme, le respect de
l’autre …
C’était aussi pour moi l’occasion d’explorer, avec les populations
locales les pistes devant les conduire à une autonomisation financière,
gage d’un développement endogène. J’ai par ailleurs encouragé les élèves
de ce canton à privilégier le travail et à développer la culture de
l’excellence. A cet effet, j’ai offert des kits aux meilleurs élèves et
du matériel informatique devant permettre aux populations de cette
communauté de disposer d’un cyber Café.
J’ai eu plaisir à écouter les étudiants de la localité au cours d’une
séance restreinte. J’ai échangé avec eux sur leurs inquiétudes face à la
problématique du chômage et la nécessité pour eux de prendre des
initiatives entrepreneuriales, conscients de leur rôle important dans
le développement local", écrit Mme Anaté Kouméalo.
Dont acte.
Tuesday, August 26, 2014
TOGO:: La révolte manifeste des leaders de l’opposition suite au rapt de Pascal Bodjona
« Idiotie juridique suprême », «
persistance du non droit au Togo », « le pouvoir donne des preuves que
Bodjona est une menace sérieuse pour 2015 », « Pascal Bodjona a été
enlevé par Faure Gnassingbé pour des raisons politiques », « nous sommes
bien à l’état nature, sans lois, sans raison ni bon sens »…
La liste de ces réactions dans les rangs de l’opposition est longue, très longue. Il en est de même pour les organisations de défense des droits de l’homme et même l’écrasante majorité des togolais qui trouvent lâche et immoral ce deuxième rapt de Pascal Bodjona par le Prince-héritier du Togo.
Le droit est donc systématiquement anéanti au Togo pour laisser place à une sorte de jungle où le plus fort affiche ses biceps à tout bout de champ pour se faire craindre. La terreur est plus qu’une réalité au Togo. Et tout cela à cause d’un enjeu, 2015.
Ah oui, la peur de perdre les privilèges du pouvoir a donc conduit Faure Gnassingbé et ses acolytes à des actes extrêmes qui plongent le Togo dans un abîme effarant.
Il ne saurait d’ailleurs en être autrement quand on sait avec quelle facilité le Prince a hérité du pouvoir alors qu’il n’était qu’un immature de premières heures.
En 2005, alors qu’il n’avait que 39 ans sans expérience avérée, sans culture réelle, Faure a été poussé sur le piédestal du pouvoir par l’armée et les ténors du régime. Sans doute qu’ils avaient compté à l’époque sur l’apparente naïveté du jeune qu’ils espéraient aider à asseoir les balises d’une vraie démocratie au Togo.
Mais non, le jeune a très vite fait de se muer en monarque inconditionnel à qui personne ne peut se permettre de résister. Un à un, il a démoli tous ceux qui ont œuvré pour l’installer dans le fauteuil de son père, tout comme tous ceux qui, autour de lui, donnent des gages de lucidité et de clairvoyance.
A cause du colossal héritage laissé par son père défunt, Faure a vite fait d’embastiller Kpatcha Gnassingbé, son frère de sang qui semblait trop lorgner cette fortune du vieux. Il l’a donc fait embastiller après l’avoir totalement déchu de tous ses biens.
Aujourd’hui, plus de 5 ans après ce spectacle bestial, toute la famille Gnassingbé est bâillonnée. Tous les filles et fils d’Eyadema sont neutralisés par Faure Gnassingbé, le puissant des puissants.
Et comme si cela ne suffisait pas, l’homme a étendu son couperet sur tous les autres gros pontes du régime dont notamment Pascal Bodjona qu’il tente par tous les moyens de réduire au silence.
Ô Togo mon pauvre pays ! Où le Prince veut-il vraiment t’amener ?
Personne ne peut vraiment trouver une réponse à une telle question. Certainement que le Prince lui-même n’a de réponse à une telle question simplement parce que ne se possédant pas, n’ayant plus de repère fiable, il a choisi, de guerre lasse, de naviguer à vue, divaguant dans un sens comme dans l’autre.
Dans un tel contexte, seule la mobilisation réelle et résolue du peuple saura sortir ce pays du précipice dans lequel le jeune monarque est irrésistiblement en train de le plonger.
La liste de ces réactions dans les rangs de l’opposition est longue, très longue. Il en est de même pour les organisations de défense des droits de l’homme et même l’écrasante majorité des togolais qui trouvent lâche et immoral ce deuxième rapt de Pascal Bodjona par le Prince-héritier du Togo.
Le droit est donc systématiquement anéanti au Togo pour laisser place à une sorte de jungle où le plus fort affiche ses biceps à tout bout de champ pour se faire craindre. La terreur est plus qu’une réalité au Togo. Et tout cela à cause d’un enjeu, 2015.
Ah oui, la peur de perdre les privilèges du pouvoir a donc conduit Faure Gnassingbé et ses acolytes à des actes extrêmes qui plongent le Togo dans un abîme effarant.
Il ne saurait d’ailleurs en être autrement quand on sait avec quelle facilité le Prince a hérité du pouvoir alors qu’il n’était qu’un immature de premières heures.
En 2005, alors qu’il n’avait que 39 ans sans expérience avérée, sans culture réelle, Faure a été poussé sur le piédestal du pouvoir par l’armée et les ténors du régime. Sans doute qu’ils avaient compté à l’époque sur l’apparente naïveté du jeune qu’ils espéraient aider à asseoir les balises d’une vraie démocratie au Togo.
Mais non, le jeune a très vite fait de se muer en monarque inconditionnel à qui personne ne peut se permettre de résister. Un à un, il a démoli tous ceux qui ont œuvré pour l’installer dans le fauteuil de son père, tout comme tous ceux qui, autour de lui, donnent des gages de lucidité et de clairvoyance.
A cause du colossal héritage laissé par son père défunt, Faure a vite fait d’embastiller Kpatcha Gnassingbé, son frère de sang qui semblait trop lorgner cette fortune du vieux. Il l’a donc fait embastiller après l’avoir totalement déchu de tous ses biens.
Aujourd’hui, plus de 5 ans après ce spectacle bestial, toute la famille Gnassingbé est bâillonnée. Tous les filles et fils d’Eyadema sont neutralisés par Faure Gnassingbé, le puissant des puissants.
Et comme si cela ne suffisait pas, l’homme a étendu son couperet sur tous les autres gros pontes du régime dont notamment Pascal Bodjona qu’il tente par tous les moyens de réduire au silence.
Ô Togo mon pauvre pays ! Où le Prince veut-il vraiment t’amener ?
Personne ne peut vraiment trouver une réponse à une telle question. Certainement que le Prince lui-même n’a de réponse à une telle question simplement parce que ne se possédant pas, n’ayant plus de repère fiable, il a choisi, de guerre lasse, de naviguer à vue, divaguant dans un sens comme dans l’autre.
Dans un tel contexte, seule la mobilisation réelle et résolue du peuple saura sortir ce pays du précipice dans lequel le jeune monarque est irrésistiblement en train de le plonger.
TOGO:: Développement à la base / Un nouveau marché pour les populations de Notsè
La ministre du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Madame Victoire Tomegah-Dogbe, a procédé samedi dernier à Notsè (environ 100 km au nord de Lomé) à l’inauguration du marché préfectoral de Notsè.
La cérémonie a connu la présence de ses collègues Mme Angèle Amouzou Dajake du Sport, Dede Ahoefa Ekoue de l’Action sociale, des autorités traditionnelles et religieuses ainsi que des cadres du milieu.
La manifestation a été couplée de la signature de convention avec 29 communautés bénéficiaires des infrastructures socio communautaires de base.
Ces communautés viennent de 19 préfectures des 5 régions du Togo.
La signature de convention concerne la construction de 45 salles de classe équipées de 1320 tables bancs, de 23 blocks latrines, de 2 unités de soins périphériques, de 32 hangars de marché, de 5 magasins, de 3 forages, de 3 maisons des jeunes, soit un total de 131 unités d’infrastructures pour un montant global de 1 703 740 000 FCFA.
Pour ce qui concerne la cérémonie d’inauguration du marché de Notsè, rappelons que les infrastructures de l’ancien site (exigu) de marché étaient devenues vétustes et compromettaient les activités des commerçants et commerçantes.
Cette situation a amené les responsables du marché et les autorités de la commune et de la préfecture à soumettre une requête de réhabilitation de leur marché au Ministère en charge du Développement à la Base.
Le coût des infrastructures du nouveau marché de Notsè s’élève à 225 000 000 FCFA environ. Les infrastructures réalisées sont 11 hangars, 3 magasins, 1 bloc latrines et 1 bloc administratif, des voies et des espaces aménagés, des ouvrages de franchissement sur les voies d’accès.
Le projet de construction du marché de Notsè sur le nouveau site s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme de soutien aux Microprojets Communautaires (PSMICO), programme exécuté par l’ANADEB, laquelle constitue le bras opérationnel du Ministère dans la mise en œuvre de la Politique Nationale de Développement à la Base, la PNDB en vue de la réalisation du paradigme du Minimum Vital Commun.
Dans son mot de circonstance, Mme Victoire Tomégah-Dogbé rappelé que « le chef de l’Etat souhaite que les communautés à la base constituent le pivot du développement intégral ».
Elle a par ailleurs invité les populations notamment les femmes, à s’organiser pour bénéficier des crédits dans le cadre du programme « Accès des Pauvres aux Services Financiers (APSEF), premier produit du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI).
A travers ce produit, soulignons que des prêts et petits montants (au plus 30 mille F CFA) sont octroyés a des couches pauvres notamment des femmes, a des taux très bas (5%) sans caution matérielle ni de garantie, afin de leur permettre le peu de ressources dont elles ont besoin pour développer des activités génératrices de revenu.
Sentiment de satisfaction de la part des autorités préfectorales à l’instar du roi Togui Agokoli IV, également présent à cette manifestation.
PA LUNION
Monday, August 25, 2014
TOGO:: Revue de presse du lundi 25 août 2014
Le séjour de l’ex-ministre en charge de l’administration territoriale en prison inspire les journaux parus ce lundi et parvenus à l’Agence de presse Afreepress.
Le Courrier de la République souhaite la bienvenue à l’ex-ministre dans un endroit que le journal appelle « l’enfer de Tsévié », et met en exergue « une cellule d’une saleté repoussante ».
« Pascal Bodjona gardé par des éléments cagoulés et ceux de la FIR et même un char », informe le journal qui affirme que « l’ancien ministre stoïque est dans une douloureuse épreuve ».
Le Correcteur s’intéresse aux « premières nuits blanches » de Pascal Bodjona à la prison civile de Tsévié en annonçant aussi la probable extradition d’Agba Bertin suite aux « rebondissements dans l’affaire d’escroquerie internationale ».
« La machine à broyer les concurrents de Faure Gnassingbé mise en branle ; après Pascal Bodjona, à qui le tour ? », s’interroge Liberté.
Le quotidien revient sur les « conditions drastiques de détention de l’ancien ministre à la prison de Tsévié ».
L’autre sujet en politique s’inscrit dans le cadre de la perspective de la présidentielle de 2015.
« L’opposition s’offre en spectacle, le pouvoir UNIR prépare tranquillement la fraude électorale », écrit le Correcteur à ce propos.
Pour le journal, « l’opposition se montre incapable de passer à l’essentiel devant le superflu et devant les vétilles. Elle se tire ainsi à hue et à dia pendant que Gilbert Bawara met en place la machine à fraude pour faire gagner son patron Faure Gnassingbé ».
« L’opposition toujours dans ses travers », informe Nouvelle Opinion, qui estime que l’opposition fait preuve « d’ambitions démesurées, d’égocentrisme et d’une hypocrisie politique ».
Selon Nouvelle Opinion, « l’opposition en ce qui la concerne, reste divisée sur les questions essentielles ».
Le Courrier de la République jette les fleurs à l’opposition pour avoir choisi de « maximiser la pression sur le pouvoir pour les réformes », un « choix du bon sens et de la raison », qualifie le journal.
Forum de la semaine revient de son côté sur le scandale financier à ECOBANK.
« Elvire Grunitzky ou le prototype du goût immodéré pour les dépenses au-dessus de ses moyens », titre le quotidien privé.
« Plus de 120 millions de francs CFA de commande de produits de beauté, de bijoux et divers dont 30 millions de francs CFA pour l’anniversaire de sa maman », informe Forum de la semaine.
Source : AfreePress
Le Courrier de la République souhaite la bienvenue à l’ex-ministre dans un endroit que le journal appelle « l’enfer de Tsévié », et met en exergue « une cellule d’une saleté repoussante ».
« Pascal Bodjona gardé par des éléments cagoulés et ceux de la FIR et même un char », informe le journal qui affirme que « l’ancien ministre stoïque est dans une douloureuse épreuve ».
Le Correcteur s’intéresse aux « premières nuits blanches » de Pascal Bodjona à la prison civile de Tsévié en annonçant aussi la probable extradition d’Agba Bertin suite aux « rebondissements dans l’affaire d’escroquerie internationale ».
« La machine à broyer les concurrents de Faure Gnassingbé mise en branle ; après Pascal Bodjona, à qui le tour ? », s’interroge Liberté.
Le quotidien revient sur les « conditions drastiques de détention de l’ancien ministre à la prison de Tsévié ».
L’autre sujet en politique s’inscrit dans le cadre de la perspective de la présidentielle de 2015.
« L’opposition s’offre en spectacle, le pouvoir UNIR prépare tranquillement la fraude électorale », écrit le Correcteur à ce propos.
Pour le journal, « l’opposition se montre incapable de passer à l’essentiel devant le superflu et devant les vétilles. Elle se tire ainsi à hue et à dia pendant que Gilbert Bawara met en place la machine à fraude pour faire gagner son patron Faure Gnassingbé ».
« L’opposition toujours dans ses travers », informe Nouvelle Opinion, qui estime que l’opposition fait preuve « d’ambitions démesurées, d’égocentrisme et d’une hypocrisie politique ».
Selon Nouvelle Opinion, « l’opposition en ce qui la concerne, reste divisée sur les questions essentielles ».
Le Courrier de la République jette les fleurs à l’opposition pour avoir choisi de « maximiser la pression sur le pouvoir pour les réformes », un « choix du bon sens et de la raison », qualifie le journal.
Forum de la semaine revient de son côté sur le scandale financier à ECOBANK.
« Elvire Grunitzky ou le prototype du goût immodéré pour les dépenses au-dessus de ses moyens », titre le quotidien privé.
« Plus de 120 millions de francs CFA de commande de produits de beauté, de bijoux et divers dont 30 millions de francs CFA pour l’anniversaire de sa maman », informe Forum de la semaine.
Source : AfreePress
TOGO:: Processus électoral entamé sous des controverses
Sans budget, la CENI dépend directement
du Ministère de l'Administration territoriale, lequel piloterait
directement les opérations pré-électorales. L'opposition dénonce une
stratégie de fraude.
Dans le cadre de la préparation de la présidentielle 2015, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) indique avoir supervisé, du 18 au 23 août, une série de remise à niveau de ses ressources humaines, en l’occurrence “la formation des formateurs des niveaux 1 et 2 qui se tient à Lomé depuis le 11 août dernier”. Les sessions qui se déroulent au Lycée de Tokoin et sont conduites par “l’opérateur technique ZETES sous la supervision de la CENI”.
”La session vise à donner aux participants les compétences théoriques, pratiques ainsi que des techniques en vue d’une utilisation correcte des kits biométriques lors de la prochaine révision des listes électorales“, indique le site de la CENI. 120 personnes sur les 160 candidats seront sélectionnées en vue du démarrage des préparatifs pour la révision des listes électorales.
Controverses
Des opérations qui se déroulent en pleine controverse quant à l’indépendance de la Commission électorale.
Au cours de son passage sur Radio Victoire jeudi dernier, Eric Dupuy, secrétaire national à la communication de l’ANC, a mis en doute l’indépendance de cette commission qui serait directement dirigée par Gilbert Bawara, ministre en charge du budget. Il accuse le pouvoir en place de mettre en place des stratégies de fraude électorale.
“Aujourd’hui, la CENI est quasiment pilotée par le Ministre de l’Administration territoriale, Monsieur Bawara qui nous a dit jeudi en réunion qu’il assiste ou intervient parfois dans les plénières”, dénonce Eric Dupuy.
Selon M. Eric Dupuy, tout le processus électoral, contrairement aux dispositions du code électoral, est piloté par le ministre en charge de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales. Les opérateurs de saisie, les formateurs, ont été recrutés par le ministre, à en croire M. Dupuy, alors qu’officiellement c’est l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE), qui s’est chargé du recrutement.
La CENI opère depuis quelques mois sans budget, alors que sa présidente, Mme Dola Angèle Aguigah, serait à l’étranger.
En principe, les membres de la CENI sont nommés pour un mandat d’un an non renouvelable, mais le bureau reste en fonction jusqu’à la désignation du nouveau. Le renouvellement du bureau actuel n’est pas encore opéré.
Cette controverse intervient alors que la phase de révision des listes électorales est la plus importante selon des experts électoraux indépendants. Durant cette phase, le parti au pouvoir en profite pour inscrire abondamment des mineurs et n’entreprend guère les corrections des listes pour supprimer les personnes délocalisées ou décédées.
LE TEMPS
Dans le cadre de la préparation de la présidentielle 2015, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) indique avoir supervisé, du 18 au 23 août, une série de remise à niveau de ses ressources humaines, en l’occurrence “la formation des formateurs des niveaux 1 et 2 qui se tient à Lomé depuis le 11 août dernier”. Les sessions qui se déroulent au Lycée de Tokoin et sont conduites par “l’opérateur technique ZETES sous la supervision de la CENI”.
”La session vise à donner aux participants les compétences théoriques, pratiques ainsi que des techniques en vue d’une utilisation correcte des kits biométriques lors de la prochaine révision des listes électorales“, indique le site de la CENI. 120 personnes sur les 160 candidats seront sélectionnées en vue du démarrage des préparatifs pour la révision des listes électorales.
Controverses
Des opérations qui se déroulent en pleine controverse quant à l’indépendance de la Commission électorale.
Au cours de son passage sur Radio Victoire jeudi dernier, Eric Dupuy, secrétaire national à la communication de l’ANC, a mis en doute l’indépendance de cette commission qui serait directement dirigée par Gilbert Bawara, ministre en charge du budget. Il accuse le pouvoir en place de mettre en place des stratégies de fraude électorale.
“Aujourd’hui, la CENI est quasiment pilotée par le Ministre de l’Administration territoriale, Monsieur Bawara qui nous a dit jeudi en réunion qu’il assiste ou intervient parfois dans les plénières”, dénonce Eric Dupuy.
Selon M. Eric Dupuy, tout le processus électoral, contrairement aux dispositions du code électoral, est piloté par le ministre en charge de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales. Les opérateurs de saisie, les formateurs, ont été recrutés par le ministre, à en croire M. Dupuy, alors qu’officiellement c’est l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE), qui s’est chargé du recrutement.
La CENI opère depuis quelques mois sans budget, alors que sa présidente, Mme Dola Angèle Aguigah, serait à l’étranger.
En principe, les membres de la CENI sont nommés pour un mandat d’un an non renouvelable, mais le bureau reste en fonction jusqu’à la désignation du nouveau. Le renouvellement du bureau actuel n’est pas encore opéré.
Cette controverse intervient alors que la phase de révision des listes électorales est la plus importante selon des experts électoraux indépendants. Durant cette phase, le parti au pouvoir en profite pour inscrire abondamment des mineurs et n’entreprend guère les corrections des listes pour supprimer les personnes délocalisées ou décédées.
LE TEMPS
TOGO: : Les gamineries d’un conclave censé dégager un candidat unique de l’opposition
Fabre
ou Apévon ? La guerre des chapelles ne fait que commencer. Alors que
les Togolais, vacant librement à leurs occupations avaient par le biais
des médias leurs oreilles tendues vers l’hôtel Novela Star ou se tient
le conclave du CST (Collectif Sauvons le Togo) et de la CAEC (Coalition
Arc-En-Ciel), quelle ne fut la surprise vendredi dernier à la reprise
des travaux d’apprendre que deux leaders de ces regroupements ont failli
en venir aux mains. L’un soutenant à tue tête que son candidat est le
meilleur pour représenter l’opposition à la présidentielle de 2015.
D’après nos confrères d’Afreepress, tout est parti de ce que le président du MRC, Abass Kaboua et certains de ses camarades du Collectif sauvons le Togo (CST) reprochent au député Jean-Kissi, ses derniers propos tenus sur les médias sur le choix d’un candidat unique de l’opposition. Ceux-ci estiment que cette sortie médiatique de l’élu de la préfecture de Vo était « insultante » pour eux, chose que n’aurait pas acceptée le mis en cause. Ainsi, d’invectives en injures, le ton a monté entre les deux leaders politiques. L’un soutenant au passage « mordicus » que c’est Jean-Pierre Fabre le mieux placé pour être choisi comme candidat unique de l’opposition et l’autre trouve que Me Paul Dodzi Apévon serait le cheval idéal à amener à la bataille présidentielle de 2015.
C’est donc ce climat électrique qui a prévalu, obligeant Jean Kissi à tout simplement claquer la porte de ce conclave.
Dans ce contexte, parviendra-t-on à un candidat consensuel ? La question est toute posée.
Oui diront certains qui pensent que les leaders politiques ont mieux à faire en se séparant de ces gamineries souvent servies par ces adultes. Pour ce que l’on sait, chacun des candidats en lice se refuse de céder la main à l’autre.
Tout porte à croire que, le CAR n’aura pas forcément le soutien de ses compères de la Coalition Arc-En-Ciel quand on sait les divergences de vue qui ont fusé pour contester l’élection de Me Dodzi Apévon comme candidat de la CAEC pour la candidature unique de l’opposition.
On attend de voir ce qu’il en sera finalement.
G.K/F.S (Telegramme228)
D’après nos confrères d’Afreepress, tout est parti de ce que le président du MRC, Abass Kaboua et certains de ses camarades du Collectif sauvons le Togo (CST) reprochent au député Jean-Kissi, ses derniers propos tenus sur les médias sur le choix d’un candidat unique de l’opposition. Ceux-ci estiment que cette sortie médiatique de l’élu de la préfecture de Vo était « insultante » pour eux, chose que n’aurait pas acceptée le mis en cause. Ainsi, d’invectives en injures, le ton a monté entre les deux leaders politiques. L’un soutenant au passage « mordicus » que c’est Jean-Pierre Fabre le mieux placé pour être choisi comme candidat unique de l’opposition et l’autre trouve que Me Paul Dodzi Apévon serait le cheval idéal à amener à la bataille présidentielle de 2015.
C’est donc ce climat électrique qui a prévalu, obligeant Jean Kissi à tout simplement claquer la porte de ce conclave.
Dans ce contexte, parviendra-t-on à un candidat consensuel ? La question est toute posée.
Oui diront certains qui pensent que les leaders politiques ont mieux à faire en se séparant de ces gamineries souvent servies par ces adultes. Pour ce que l’on sait, chacun des candidats en lice se refuse de céder la main à l’autre.
Tout porte à croire que, le CAR n’aura pas forcément le soutien de ses compères de la Coalition Arc-En-Ciel quand on sait les divergences de vue qui ont fusé pour contester l’élection de Me Dodzi Apévon comme candidat de la CAEC pour la candidature unique de l’opposition.
On attend de voir ce qu’il en sera finalement.
G.K/F.S (Telegramme228)
Sunday, August 24, 2014
Affaire détournement des 2,6 milliards de FCFA à ECOBANK : Le DG Didier Alexandre Correa : incompétence ou complice ?
L’ASSUREUR REFUSE TOUT DEDOMMAGEMENT ET POINTE DU DOIGT LA RESPONSABILITE DE LA BANQUE
La publication abondante hier dans les parutions de la place par Ecobank des opérations effectuées sur les comptes de Jonathan Fiawoo a démontré que cette banque panafricaine est aux abois et cherche désespérément à noyer ''son coupable externe'' du détournement des avoirs des clients par des réseaux mafieux tapis dans l'ombre des puissants de cette banque. Pour Ecobank-Togo, il faut à tout prix noyer Jonathan Fiawoo pour simplement deux raisons: la première
consistant à trouver celui qui est solvable parmi tous les noms qui sont cités dans cette fraude montée de toute pièce et exécutée de main de maitre par les employés de la banque, étant donné que la réparation du préjudice causé aux clients incombe totalement à la banque et que
son assureur principal, la NSIA refuse de dédommager cette institution financière, pointant la responsabilité de la banque dans ce scandale simplement parce que demoiselle Elvire Grunitzky est une multirécidiviste maintenue contre tout bon sens a son poste alors qu'elle devrait être licenciée depuis, pour plusieurs fautes lourdes qui avaient même emporté deux anciens Directeurs généraux de la banque: le Sénégalais Gabi Lopez et Sylvain Angaté de nationalité
ivoirienne; et la seconde, pour le fait qu'il faut préserver la
notoriété de la banque et protéger les sommités de cette institution qui sont impliquées dans cette affaire. Et pour ce faire un coupable extérieur doit être obligatoirement trouvé et Jonathan Fiawoo est le mieux placé bien que ce dernier ait vu aussi ses centaines de millions de FCFA détournés par les employés indélicats de la banque dans cette affaire. Et cela, personne au sein de la banque n'en parle. Mais une série de questions posées par ma Maman depuis le village éclaircit ce
voile épais jeté sur un innocent!
Hier en effet, l’opinion a été abondamment servie des mouvements de fonds opérés sur les comptes des sociétés et les comptes personnels de Jonathan Fiawoo. Et pour Mlle Elvire Grunitzky:‘’Tous les ordres de virement et chèque frauduleux émis, ont été émis par M. Fiawoo personnellement’’. Et c’est fort de cette déclaration que la plupart de ceux qui interviennent dans ce dossier attribuent les opérations effectuées sur ces comptes à M. Jonathan Fiawoo.
Il a été pour ce faire servi à l’opinion hier que Fiawoo suite à des numéros d’un certain nombre d’opérations effectuées, ‘’a détourné des DAT des clients en ordonnant des virements des fonds sur ses comptes personnels et ceux de ses sociétés.’’
Alors notre maman au village, elle qui n’a jamais mis les pieds à l’école nous a posé une série de questions bêtes, en nous suppliant de les transmettre au Directeur Général d’Ecobank-Togo, Didier Alexandre Corréa, pour mieux comprendre le fonctionnement de sa banque:
1- A Ecobank-Togo du DG Corréa, est-il possible qu’un individu, externe à la banque, puisse transférer d’importants avoirs de clients ayant consenti des dépôts à terme (DAT) rémunérés enregistrés comme tels dans le système d’information de la banque, à l’insu des clients déposants et de la banque, au profit d’autres comptes bénéficiaires de
la même banque?
2- Qui ordonne les virements des DAT? Est-ce le propriétaire des comptes ou un autre individu en dehors de la banque?
3- Comment Jonathan Fiawoo qui ne connait rien de la technique bancaire pour n’avoir jamais été un banquier, a su depuis l’extérieur de la banque, qu’il y a des DAT disponibles sur le compte des clients pour ordonner qu’on les vire simplement sur ses comptes pour ensuite les encaisser sans autres formes de procès pendant au moins six ans?
4- Par quels moyens M. Fiawoo a pu personnellement ordonner les virements de ces DAT sur ses comptes puisque les comptes siphonnés ne lui appartiennent pas?
5- A supposer qu’il a demandé à sa compagne de trouver des comptes dormants pour détourner les DAT et qu’elle ait réussi à le faire, qui alors continuaient par verser les intérêts promis sur les dépôts à terme aux clients lésés durant ces six ans? Est-ce Ecobank? Est-ce l’employée indélicate qui est sa compagne? Ou simplement Jonathan Fiawoo depuis l’extérieur ?
6- A Ecobank-Togo de M. Corréa, comment Jonathan Fiawoo a-t-il réussi à empêcher l’édition des soldes et des relevés de comptes à destination de la clientèle, à brouiller les écarts constatés au quotidien sur les engagements de la banque ?
7- Comment la récurrence de tels faits sur une si longue période ait pu échapper au contrôle hiérarchique et au contrôle interne de la banque si limités soient-ils?
8-A Ecobank-Togo du DG Corréa, n’y a-t-il pas un dispositif d’alerte lorsque des opérations concernant les transactions des montants importants sont effectuées?
9- A Ecobank-Togo du DG Corréa, un compte sur lequel s’opèrent des mouvements touchant des centaines de millions de francs peut-il laisser indifférents les dirigeants de la banque pendant plus de six ans? Ce compte ne nécessite-t-il pas une attention particulière?
10- Ecobank-Togo du DG Corréa n’est-elle pas une institution
financière internationale soumise à des règlements internationaux?
11- Ecobank-Togo de Didier Corréa n’est-elle pas dotée d’un dispositif de contrôle interne et des risques respectant les standards internationaux? Un tel dispositif s’il existait, n’est-il pas présenté aux organismes de supervision locaux et internationaux pour obtenir les agréments ou autorisations nécessaires à l’exercice de ses activités? N’est-il pas régulièrement mis à jour pour être adapté à l’évolution des risques auxquels est confrontée la banque?
12- A Ecobank-Togo de Didier Corréa, ces faits ne prouvent-ils pas à suffisance qu’il existerait des défaillances graves dans l’organisation de la banque impliquant le contrôle hiérarchique, le contrôle interne, l’audit et toutes les autres fonctions concourant à la maîtrise des risques?
13- Etant donné que Jonathan Fiawoo est un individu isolé qui a demandé à sa compagne de détourner les DAT des autres pour lui, comment a-t-il pu agir à la fois sur les outils de saisie des transferts puis contourner de nombreux dispositifs : contrôle hiérarchique, contrôle de premier et second niveau, contrôle d’alerte en cas de virements importants, procédures de validation des ordres
importants, de vérification des documents et des pièces d’identité produits par les clients requérants de transferts? Comment lui, depuis l’extérieur, a-t-il réussi cet exercice qui requiert plusieurs compétences à la fois?
Ma Maman m’a demandé de savoir, elle qui n’a pas le diplôme de grand banquier à l’instar du DG Didier Corréa, si ces beaux messieurs qui croient à cette version servie par la banque ne sont pas un peu crédules quand on sait que les mêmes contournements du dispositif de contrôle seraient nécessaires à M. Fiawoo pour tout débit et crédit de
fonds sur les comptes des clients. En outre, ne devrait-il pas avoir un accès aux informations bancaires et dépôts de la clientèle pour ordonner des virements ou calculer les intérêts ? Ce qui créerait une difficulté complémentaire pour la banque en matière de sécurité informatique et de confidentialité.
Les nombreuses interrogations que ma Maman depuis le village à l’évocation de cette affaire, se pose et les réponses potentielles, ne concluent-elles pas alors à une responsabilité interne de la banque qu’il sera difficile à cette dernière de brouiller par l’évocation de complicités extérieures ? L’ultime question est la suivante alors: «
Qui avait intérêt au sein de la banque à laisser en place un système de contrôle aussi poreux sur les opérations initiées par le personnel indélicat ? ». La réponse à cette question situera toutes les responsabilités au sein de la banque.
Pour vous dire simplement que les opérations présentées hier par Ecobank dans les journaux (puisque c’est elle seule qui dispose de ces données dans ses archives) comme ayant été effectuées par Jonathan Fiawoo sont des œuvres de gangstérisme orchestrées par des réseaux internes à la banque avec à leur tête Elvire Blanchette Grunitzky qui
disposerait à cet effet des complicités très poussées, actives comme passives à l’instar du Directeur Général de la Banque, Didier Alexandre Corréa. Jonathan Fiawoo est une victime expiatoire simplement parce que le crime que Ecobank-Togo est entrain de lui attribué relève simplement de l’impossible. Et ce n’est que du bon sens. Car ces mouvements présentés existent bel et bien mais constituent les faux établis sur le dos de Jonathan Fiawoo. Et toute expertise est capable de prouver cela à partir des signatures imitées et des faux chèques émis en son nom.
Elvire Grunitzky, la Chef de file des réseaux mafieux dans cette affaire a reconnu à la Police judiciaire, au moment où le plan de sacrifice de Jonathan Fiawoo n’a pas encore été ficelé pour, selon son ancien avocat, ‘’ renverser la tendance juridiquement, au niveau de la presse et au sein de l’opinion’’ a reconnu que c’est elle-même ‘’sans que M. Fiawoo ne soit au courant’’ qui vire les DAT des clients sur des comptes qu’elle maitrise parfaitement : ‘’En 2010 Mme Corine Dussey a voulu faire un placement à hauteur de 166 Millions de Francs CFA. J’ai procédé à la même opération en virant ladite somme sur le compte de la Société OST et ensuite sur le compte de M. Jonathan Fiawoo et la nommée Mensah-Assiakoley Dodji ’’ a-t-elle reconnu en ajoutant ; ‘’Pour retirer les fonds, je faisais un chèque au porteur... J’avais un chéquier du nommé Fiawoo en ma possession moi…
J’ordonne les virements en imitant les signatures de M. Fiawoo et de Mme Dussey Corine…’’ avec cette précision capitale qu’ ‘’en tant que Chargée des comptes, je suis habiletée à viser, à confirmer un chèque pour le payement. Une fois confirmé et visé, le chèque va en opération pour avoir une visite de sortie de caisse.’’ Tout y est dit! Présenter
ces opérations ne démontre en rien la responsabilité de M. Fiawoo mais prouve plutôt, soit l’incompétence du DG, Didier Alexandre Corréa, à diriger cette banque, soit sa complicité dans cette fraude organisée par les propres employés d’Ecobank-Togo.
Dimas DZIKODO
LIBERTE TOGO
La publication abondante hier dans les parutions de la place par Ecobank des opérations effectuées sur les comptes de Jonathan Fiawoo a démontré que cette banque panafricaine est aux abois et cherche désespérément à noyer ''son coupable externe'' du détournement des avoirs des clients par des réseaux mafieux tapis dans l'ombre des puissants de cette banque. Pour Ecobank-Togo, il faut à tout prix noyer Jonathan Fiawoo pour simplement deux raisons: la première
consistant à trouver celui qui est solvable parmi tous les noms qui sont cités dans cette fraude montée de toute pièce et exécutée de main de maitre par les employés de la banque, étant donné que la réparation du préjudice causé aux clients incombe totalement à la banque et que
son assureur principal, la NSIA refuse de dédommager cette institution financière, pointant la responsabilité de la banque dans ce scandale simplement parce que demoiselle Elvire Grunitzky est une multirécidiviste maintenue contre tout bon sens a son poste alors qu'elle devrait être licenciée depuis, pour plusieurs fautes lourdes qui avaient même emporté deux anciens Directeurs généraux de la banque: le Sénégalais Gabi Lopez et Sylvain Angaté de nationalité
ivoirienne; et la seconde, pour le fait qu'il faut préserver la
notoriété de la banque et protéger les sommités de cette institution qui sont impliquées dans cette affaire. Et pour ce faire un coupable extérieur doit être obligatoirement trouvé et Jonathan Fiawoo est le mieux placé bien que ce dernier ait vu aussi ses centaines de millions de FCFA détournés par les employés indélicats de la banque dans cette affaire. Et cela, personne au sein de la banque n'en parle. Mais une série de questions posées par ma Maman depuis le village éclaircit ce
voile épais jeté sur un innocent!
Hier en effet, l’opinion a été abondamment servie des mouvements de fonds opérés sur les comptes des sociétés et les comptes personnels de Jonathan Fiawoo. Et pour Mlle Elvire Grunitzky:‘’Tous les ordres de virement et chèque frauduleux émis, ont été émis par M. Fiawoo personnellement’’. Et c’est fort de cette déclaration que la plupart de ceux qui interviennent dans ce dossier attribuent les opérations effectuées sur ces comptes à M. Jonathan Fiawoo.
Il a été pour ce faire servi à l’opinion hier que Fiawoo suite à des numéros d’un certain nombre d’opérations effectuées, ‘’a détourné des DAT des clients en ordonnant des virements des fonds sur ses comptes personnels et ceux de ses sociétés.’’
Alors notre maman au village, elle qui n’a jamais mis les pieds à l’école nous a posé une série de questions bêtes, en nous suppliant de les transmettre au Directeur Général d’Ecobank-Togo, Didier Alexandre Corréa, pour mieux comprendre le fonctionnement de sa banque:
1- A Ecobank-Togo du DG Corréa, est-il possible qu’un individu, externe à la banque, puisse transférer d’importants avoirs de clients ayant consenti des dépôts à terme (DAT) rémunérés enregistrés comme tels dans le système d’information de la banque, à l’insu des clients déposants et de la banque, au profit d’autres comptes bénéficiaires de
la même banque?
2- Qui ordonne les virements des DAT? Est-ce le propriétaire des comptes ou un autre individu en dehors de la banque?
3- Comment Jonathan Fiawoo qui ne connait rien de la technique bancaire pour n’avoir jamais été un banquier, a su depuis l’extérieur de la banque, qu’il y a des DAT disponibles sur le compte des clients pour ordonner qu’on les vire simplement sur ses comptes pour ensuite les encaisser sans autres formes de procès pendant au moins six ans?
4- Par quels moyens M. Fiawoo a pu personnellement ordonner les virements de ces DAT sur ses comptes puisque les comptes siphonnés ne lui appartiennent pas?
5- A supposer qu’il a demandé à sa compagne de trouver des comptes dormants pour détourner les DAT et qu’elle ait réussi à le faire, qui alors continuaient par verser les intérêts promis sur les dépôts à terme aux clients lésés durant ces six ans? Est-ce Ecobank? Est-ce l’employée indélicate qui est sa compagne? Ou simplement Jonathan Fiawoo depuis l’extérieur ?
6- A Ecobank-Togo de M. Corréa, comment Jonathan Fiawoo a-t-il réussi à empêcher l’édition des soldes et des relevés de comptes à destination de la clientèle, à brouiller les écarts constatés au quotidien sur les engagements de la banque ?
7- Comment la récurrence de tels faits sur une si longue période ait pu échapper au contrôle hiérarchique et au contrôle interne de la banque si limités soient-ils?
8-A Ecobank-Togo du DG Corréa, n’y a-t-il pas un dispositif d’alerte lorsque des opérations concernant les transactions des montants importants sont effectuées?
9- A Ecobank-Togo du DG Corréa, un compte sur lequel s’opèrent des mouvements touchant des centaines de millions de francs peut-il laisser indifférents les dirigeants de la banque pendant plus de six ans? Ce compte ne nécessite-t-il pas une attention particulière?
10- Ecobank-Togo du DG Corréa n’est-elle pas une institution
financière internationale soumise à des règlements internationaux?
11- Ecobank-Togo de Didier Corréa n’est-elle pas dotée d’un dispositif de contrôle interne et des risques respectant les standards internationaux? Un tel dispositif s’il existait, n’est-il pas présenté aux organismes de supervision locaux et internationaux pour obtenir les agréments ou autorisations nécessaires à l’exercice de ses activités? N’est-il pas régulièrement mis à jour pour être adapté à l’évolution des risques auxquels est confrontée la banque?
12- A Ecobank-Togo de Didier Corréa, ces faits ne prouvent-ils pas à suffisance qu’il existerait des défaillances graves dans l’organisation de la banque impliquant le contrôle hiérarchique, le contrôle interne, l’audit et toutes les autres fonctions concourant à la maîtrise des risques?
13- Etant donné que Jonathan Fiawoo est un individu isolé qui a demandé à sa compagne de détourner les DAT des autres pour lui, comment a-t-il pu agir à la fois sur les outils de saisie des transferts puis contourner de nombreux dispositifs : contrôle hiérarchique, contrôle de premier et second niveau, contrôle d’alerte en cas de virements importants, procédures de validation des ordres
importants, de vérification des documents et des pièces d’identité produits par les clients requérants de transferts? Comment lui, depuis l’extérieur, a-t-il réussi cet exercice qui requiert plusieurs compétences à la fois?
Ma Maman m’a demandé de savoir, elle qui n’a pas le diplôme de grand banquier à l’instar du DG Didier Corréa, si ces beaux messieurs qui croient à cette version servie par la banque ne sont pas un peu crédules quand on sait que les mêmes contournements du dispositif de contrôle seraient nécessaires à M. Fiawoo pour tout débit et crédit de
fonds sur les comptes des clients. En outre, ne devrait-il pas avoir un accès aux informations bancaires et dépôts de la clientèle pour ordonner des virements ou calculer les intérêts ? Ce qui créerait une difficulté complémentaire pour la banque en matière de sécurité informatique et de confidentialité.
Les nombreuses interrogations que ma Maman depuis le village à l’évocation de cette affaire, se pose et les réponses potentielles, ne concluent-elles pas alors à une responsabilité interne de la banque qu’il sera difficile à cette dernière de brouiller par l’évocation de complicités extérieures ? L’ultime question est la suivante alors: «
Qui avait intérêt au sein de la banque à laisser en place un système de contrôle aussi poreux sur les opérations initiées par le personnel indélicat ? ». La réponse à cette question situera toutes les responsabilités au sein de la banque.
Pour vous dire simplement que les opérations présentées hier par Ecobank dans les journaux (puisque c’est elle seule qui dispose de ces données dans ses archives) comme ayant été effectuées par Jonathan Fiawoo sont des œuvres de gangstérisme orchestrées par des réseaux internes à la banque avec à leur tête Elvire Blanchette Grunitzky qui
disposerait à cet effet des complicités très poussées, actives comme passives à l’instar du Directeur Général de la Banque, Didier Alexandre Corréa. Jonathan Fiawoo est une victime expiatoire simplement parce que le crime que Ecobank-Togo est entrain de lui attribué relève simplement de l’impossible. Et ce n’est que du bon sens. Car ces mouvements présentés existent bel et bien mais constituent les faux établis sur le dos de Jonathan Fiawoo. Et toute expertise est capable de prouver cela à partir des signatures imitées et des faux chèques émis en son nom.
Elvire Grunitzky, la Chef de file des réseaux mafieux dans cette affaire a reconnu à la Police judiciaire, au moment où le plan de sacrifice de Jonathan Fiawoo n’a pas encore été ficelé pour, selon son ancien avocat, ‘’ renverser la tendance juridiquement, au niveau de la presse et au sein de l’opinion’’ a reconnu que c’est elle-même ‘’sans que M. Fiawoo ne soit au courant’’ qui vire les DAT des clients sur des comptes qu’elle maitrise parfaitement : ‘’En 2010 Mme Corine Dussey a voulu faire un placement à hauteur de 166 Millions de Francs CFA. J’ai procédé à la même opération en virant ladite somme sur le compte de la Société OST et ensuite sur le compte de M. Jonathan Fiawoo et la nommée Mensah-Assiakoley Dodji ’’ a-t-elle reconnu en ajoutant ; ‘’Pour retirer les fonds, je faisais un chèque au porteur... J’avais un chéquier du nommé Fiawoo en ma possession moi…
J’ordonne les virements en imitant les signatures de M. Fiawoo et de Mme Dussey Corine…’’ avec cette précision capitale qu’ ‘’en tant que Chargée des comptes, je suis habiletée à viser, à confirmer un chèque pour le payement. Une fois confirmé et visé, le chèque va en opération pour avoir une visite de sortie de caisse.’’ Tout y est dit! Présenter
ces opérations ne démontre en rien la responsabilité de M. Fiawoo mais prouve plutôt, soit l’incompétence du DG, Didier Alexandre Corréa, à diriger cette banque, soit sa complicité dans cette fraude organisée par les propres employés d’Ecobank-Togo.
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