Thursday, July 3, 2014

TOGO:: « On ne peut pas obliger les députés à voter automatiquement, sans discernement » en faveur d’un projet de loi selon Gilbert Bawara



Invité ce jeudi de l’émission « L’actualité au crible » de nos confrères de Victoire fm, une radio locale de Lomé, le ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales, Gilbert Bawara s’est prononcé sur plusieurs sujets aussi bien politiques qu’administratives.
Principal sujet de discussion cette semaine, le rejet du projet de loi du gouvernement portant réformes constitutionnelles et institutionnelles par les députés UNIR. Ce membre de l’exécutif dit ne pas avoir « d’état d’âme ». Fidèle à la position du gouvernement, Bawara a réitéré qu’il a également pris acte de la position de ces députés de la majorité au pouvoir.
Et pour ceux qui pensent qu’il fallait contraindre les députés UNIR au vote de cette loi ou à obtenir d’eux des concessions, Gilbert Bawara, croit y voir une volonté de caporalisation. « On ne peut pas obliger les députés à voter automatiquement, sans discernement » en faveur d’un projet de loi, a souligné le titulaire du portefeuille de l’administration territoriale. « Il n’est donc pas anormal » d’après lui « que les positions puissent être tranchées » sur des sujets sensibles.
Et expliquant la démarche du gouvernement en envoyant le texte à l’Assemblée nationale, il a indiqué en substance que « le gouvernement n’a pas cherché à prendre position sur le projet de loi pour éviter les accusations que l’on formulerait au cas où il le faisait ». Pour ce qui est de la question d’influence du vote des députés par l’exécutif, il proscrit le risque de la caporalisation. A l’endroit de l’opposition qui demande dans le dossier Targone qu’il n’y ait pas d’influence de l’exécutif, il souhaiterait que le même refus de caporalisation guide les esprits dans celui du vote des textes par les députés. En tout cas, il voit derrière ces prises de positions divergentes de l’opposition sur ces deux cas de figure, une idée de caporalisation des institutions qui se dégage dans l’esprit de ceux qui aspirent à diriger un jour le pays.
Revenant sur tout le processus enclenché depuis la rencontre Faure-Fabre le 05 mars 2014 et qui a abouti au rejet lors de la plénière, ce témoin des discussions entre le parti au pouvoir et les autres partis parlementaires place l’échec subi à l’Assemblée sous le coup de la surenchère et de la démagogie qu’il y a eu lors des discussions au siège de Togo Telecom. Toutefois, il se refuse de peindre en noir ces discussions, contrairement à ceux qui parlent de monologue et qui fustigent le silence de UNIR sur certains sujets évoqués. « On parle seulement de consensus sur un ou deux points, mais il y en a eu plus ». Entre autres, il a cité la libération d’au moins deux personnes arrêtées dans le cadre de l’instruction des affaires des incendies des marchés de Lomé et de Kara.
Sans pour autant être superlatif, il pense que le parti UNIR a toujours fait preuve d’une ouverture durant le processus de discussion, qui était l’aboutissement de la rencontre Faure-Fabre.
Et pour finir, il ne prend pas le rejet du projet de loi du gouvernement comme un vote de défiance ou vote censure devant obliger l’exécutif à rendre son tablier. Car si ces deux cas sont prévus par la constitution pour imposer la démission du gouvernement, il n’y a pas de disposition, en cas d’un vote contre une loi.
G.K, Lomé (Telegramme228)

TOGO:: Forces armées togolaises / FAURE REITERE LA REFONDATION DE L’ARMEE



Le président de la République, Faure Gnassingbé opte pour la refondation de l’armée togolaise. Mieux quadriller le territoire togolais, l’acquisition de nouveaux matériels, l’amélioration des conditions de vies des différentes unités s’inscrivent dans ce programme de refondation.

La garantie de la souveraineté et la défense des intérêts du Togo sont les devoirs d’excellence sous l’autorité des Chefs de corps. Le Chef de l’Etat était allé le rappeler aux hommes en treillis au camp Général Gnassingbé Eyadema ce mercredi 2 juillet 2014. Il a souhaité le professionnalisme de l’armée togolaise, les formations des unités et de mieux équiper les Fat.

Une refondation nécessaire pour protéger les frontières du Togo et assurer la sécurité et la paix. Pour assurer cette refondation, le président Faure demande une rigueur des différentes unités et précise que le Togo a besoin de tous pour aller de l’avant.

Le 5 juin 2014, le président Faure était devant les Chefs des unités pour redéfinir les modalités de refondation de l’armée togolaise à cause de l’instabilité dans la sous-région.

Le Chef d’Etat-major des Fat, le général Felix Kadanga a indiqué que : « Cette réforme va permettre de lutter contre le terrorisme, le braquage, le vol à main armée (…) Notre armée est une armée professionnelle ».

« Pour la patrie, nous serons là (..)  », c’est en substance la réponse des militaires au président Faure Gnassingbé, dans une chanson reprise en chœur.

Rappelons que ce programme de refondation de l’armée togolaise s’inscrit dans les 20 plus, un programme du président Faure pour le scrutin présidentiel de mars 2010.
PA LUNION

TOGO :: VIDEO/ Manifestation des députés de l'opposition au Togo: Ils exigent l'abandon des charges contre Targone

Wednesday, July 2, 2014

TOGO : Rejet du projet de loi sur les réformes par les députés / Une belle leçon de démocratie !



Connaissez-vous un Chef d’Etat et son parti, majoritaires au Parlement, assez fous, pour accepter, volontairement, de faire l’impasse, ou de renoncer à deux mandats présidentiels ? Connaissez-vous un Chef d’Etat qui dispose de 62 députés (sur 91) au Parlement, avec 4 députés virtuellement alliés, qui va dissoudre une telle Assemblée nationale, comme le lui demandent deux députés de cette Assemblée nationale ?
Non ! Je n’en connais aucun, et je pense que certains leaders politiques togolais doivent aller voir un psychiatre !
En démocratie, il y a trois pouvoirs :
 Le pouvoir Exécutif ;
 Le pouvoir Législatif ;
 Le pouvoir Judiciaire.
Le premier a pour béquille, le deuxième (et vice-versa), et le troisième met aux pas les deux premiers, si ceux-ci dévient du droit chemin, ou n’arrivent pas à se comprendre…
L’Exécutif peut être monocolore (Président de la République et Majorité parlementaire sont du même bord politique), ou bicolore (Président de la République et Majorité parlementaire sont de bords politiques différents), et c’est ce qu’on appelle COHABITATION, dans un régime semi-présidentiel ou semi-parlementaire…
Au Togo (qui a un régime semi-présidentiel), l’Exécutif est monocolore, depuis les législatives de 2007 et juillet 2013. Le Président de la Républiq1ue, fort de sa majorité absolue au Parlement, nomme son Premier Ministre, chef du gouvernement, comme il l’entend. Les projets de lois (loi des finances, lois constitutionnelles, et lois institutionnelles) sont votés à l’Assemblée, et si la majorité parlementaire ne veut pas qu’une loi passe, elle ne passera pas, et c’est aussi simple que possible ! Le Président gouverne avec sérénité, jusqu’aux législatives suivantes, en travaillant pour se faire réélire à la prochaine présidentielle. Mais, il doit se méfier et ne pas perdre ce prochain scrutin présidentiel de 2015, sinon, c’est un opposant qui sera Président de la République et le nouveau locataire du palais de la Marina (ou de KEGUE, c’est selon), dissoudra l’Assemblée nationale, et oui, (article 68), en espérant obtenir la majorité absolue au nouveau Parlement, sinon, il va avoir chaud aux fesses pendant les 5 ans de cohabitation qui l’attendent !
Avez-vous compris cela, Honorables FABRE et KPOGO ? Un Chef d’Etat ne se lève pas comme cela, et dissout le Parlement, comme pour s’amuser !
Et l’opposition minoritaire au Parlement ? Elle l’est pendant cinq ans pleins, à moins que, à la prochaine présidentielle, un nouveau Président soit élu, qu’il dissolve l’Assemblée, et qu’il soit majoritaire au nouveau Parlement ; sinon, il lui faut dissoudre à nouveau l’Assemblée, mais seulement, après 12 mois de gestion du pays (article 68)…sinon, il va cohabiter pendant les 5 ans de son mandat ; c’est ce que CHIRAC a fait avec le Premier Ministre socialiste Lionel Jospin, en France ! Capito, Messieurs les opposants ?
Cette opposition doit être plus intelligente que « gueularde » et batteuse chronique de pavés, et surtout, doit mériter la confiance du peuple togolais, par des prises de positions et des actes responsables…En cas d’impossibilité d’entente avec la majorité sur un projet de loi à voter, l’opposition n’a que l’arme des amendements, tout en sachant que ces amendements ne vont que retarder de quelques jours à quelques semaines le vote.
Pour la petite histoire, on se rappelle que l’UMP de Nicolas SARKOZY avait déposé 221 amendements à un projet de loi du Parti socialiste (majoritaire au Parlement), rien que pour retarder le vote de la loi ! Si les députés de la minorité togolaise avaient un peu plus de jujote, ils auraient pu déposer 150 amendements au projet de loi de révision constitutionnelle transmis à l’Assemblée nationale… Et comme nous sommes à la veille des vacances parlementaires, le temps n’aurait pas suffi pour examiner ces 150 amendements au projet de loi ! Bon, mais tout cela n’est que de l’exercice parlementaire, le président du Parlement peut convoquer une session parlementaire extraordinaire !
En tous les cas, avec le rejet de la proposition de loi du gouvernement, par 63 députés (certainement les 62 députés UNIR et un député de l’opposition), une belle leçon de démocratie vient d’être donnée à la classe politique togolaise ! Comme quoi, les députés votent en toute liberté, en leur âme et conscience, « en se foutant, comme de leur première culote » des menaces de marches, de pressions, de chantages d’où qu’elles viennent ! C’est ce que doivent comprendre aujourd’hui certains rigolos de l’opposition togolaise, qui croient que le OUI ou le NON au Parlement est obtenu par la force !
« La rue appartient à tout le monde », comme l’a dit un vieux baron du RPT, il y a des années de cela ; et « la Majorité silencieuse » l’a démontré, par le Mouvement des Jeunes pour la Popularisation de la bonne Gouvernance (MJPG) (tiens, je ne connaissais pas ce mouvement-là !) à travers une gigantesque marche, avec point de chute sur l’esplanade du Palais des Congrès ! Une démonstration de force, pour dire au CST et Arc-en-ciel, qu’on peut commencer la coupe du monde des Marches pacifiques au Togo !
Maintenant, c’est clair pour les autistes et sourds leaders de l’opposition togolaise, un projet de loi se discute et se vote au Parlement et nulle part ailleurs ! Et ce n’est pas non plus par un consensus que les lois se votent, mais, en fonction de chaque groupe parlementaire ! Et ce n’est pas la rue ou l’opposition qui fixe les dates des élections, qu’elles soient présidentielles, législatives ou locales ! C’est pénible de répéter cela 10 ou 20 fois à des soi-disant leaders de l’opposition togolaise. Ceux-ci doivent se replonger dans la lecture et la compréhension des textes de la République, pour ne pas servir des déclarations idiotes à nos populations…
Une de ces déclarations idiotes (j’ai cherché un mot plus doux, mais je n’ai pas trouvé !), est celle de l’Honorable Dodzi APEVON, avocat de son état, cité dans le journal Forum de la Semaine du mardi 1er juillet 2014 : « Il nous appartient de prendre nos responsabilités, notamment, faire ce qu’il faut, pour imposer les réformes. » !
Me Dodzi APEVON veut « imposer des réformes » dans une République ! On va lui enlever son immunité à l’Assemblée nationale et il peut se retrouver bêtement en prison !
A toute la classe politique togolaise, je voudrais lancer cet avertissement républicain :
En démocratie, il faut bannir de notre vocabulaire, et à jamais, les expressions ci-après :
-  « Nous allons imposer ceci ou cela… » ;
-  « Nous allons forcer le pouvoir à faire ceci ou cela… » ;
-  « L’ANC exige ceci ou cela… » .
En politique, on cogite, on tourne la langue 14 fois dans sa bouche avant de parler, on discute avec l’adversaire sans poser des préalables et des ultimatums, on ne sert pas des promesses spaghetti à la population et on essaie d’être un « artiste », même si c’est difficile, comme l’a dit feu Cléophas IHOU, mon père, et je cite : « La politique est un art, mais n’est pas artiste qui veut… ».
A défaut d’être un bon artiste, évitons de faire coaguler notre cerveau, par des discours et des comportements plus ou moins idiots !
Dr David IHOU, Consultant en Géopolitique et Stratégie Sécuritaire

Tuesday, July 1, 2014

TOGO:: Dramani exhorte les députés «à transcender les idéologies politiques»

Avant de partir pour les vacances parlementaires, le président de l’assemblée Nationale Dama Dramani, a exhorté les élus du peuple à « faire un effort de dépassement des idéologies politiques pour rétablir la cordialité entre eux ».

Dans son mot de circonstance à la fin de la première session ordinaire de l’année 2014, le président de l’assemblée a déploré qu’à la fin de cette session, les députés «se soient enfermés sous les prismes des idéologies politiques, et des stratégies électoralistes, sur fonds de la lecture sans cesse du passé qui a du mal à s’effacer dans les esprits».

Pour lui, cet effort de dépassement de soi qu’il préconise, devra permettre aux députés de «transcender la méfiance réciproque » comme cela a été le cas en début de session, afin de trouver un consensus sur les questions fondamentales, et permettre que « l’institution parlementaire soit élevée».

«Le consensus politique n’est pas conformité, suivisme ou naïveté. Mais nous avons toutefois besoin de réalisme politique pour prospérer», a-t-il indiqué à l’endroit de ses collègues députés.
«Je formule le vœu que nous fassions un sursaut patriotique au retour des vacances parlementaires afin de retrouver la sérénité pour une vie et un travail parlementaire plus conviviale dans l’intérêt de notre pays et du peuple togolais», a ajouté le président de l’Assemblée.

Ce dernier a par ailleurs remercié les commissaires du gouvernement, les partenaires techniques et financiers, ainsi que tous ceux qui ont contribué à l’organisation de tous les travaux de cette session, pour leur appui.

Ouverte le 1er avril dernier, la première session parlementaire de l’année 2014 a été refermée le 30 juin, avec au bilan 13 plénières qui ont permis d’enrichir l’arsenal juridique togolais de 18 lois ordinaires, dont 6 de ratification. C’est au cours de cette même session que le projet de loi portant révision constitutionnelle a été rejeté en bloc par les députés.

TOGO :: DOSI: (Délégation à l’organisation du secteur Informel): l’agence de Lomé-Golfe-Commune officiellement ouverte

La ministre du commerce et de la promotion du secteur privvé, Mme Léguézim-Balouki a procédé ce mardi 1er juillet 2014, à l'ouverture solennelle de l'agence Lomé-Golfe-Commune de la Délégation à l'organisation du secteur Informel (DOSI). Elle était entourée pour la
circonstance, des autres collègues du gouvernement, des députés à l'assemblée nationale, du préfet du golfe, des chefs traditionnels et une foule immense des acteurs du secteur informel, composée en majorité des femmes des différents marchés de Lomé et de ses environs, en présence de la directrice générale du département Mme Ingrid Awadé.

Le secteur informel au Togo regroupe environ 80% de la population active, contribue à près de 40% au Produit Intérieur Brut (PIB) national et constitue un régulateur tant économique que social.

Dans son intervention, la directrice générale de la Délégation à l'organisation du secteur Informel DOSI, Ingrid Awadé, est revenue sur les ressources que génèrent le secteur informel dans l'économie togolaise. Elle a aussi rappelé les difficultés rencontrées par les acteurs du secteur, avant de rassurer les uns et les autres des dispositions que le Chef de l'Etat Faure Gnassingbé voudrait bien prendre pour sortir les acteurs de la précarité.

"Divers handicaps dont, entre autres la précarité, l'absence de protection sociale, les difficultés d'accès au crédit et aux équipements, le déficit d'information, le déficit de débouchés et de formation, entravent la transition de l'économie informelle vers l'économie formelle" a déclaré Mme Ingrid Awadé.

Ainsi, selon les autorités, la création de la DOSI en 2008, " répond à la volonté du gouvernement de valoriser les atouts et opportunités de l'informel et de restructurer ce secteur pour en faire un véritable outil de développement économique et social inclusif".

Pour Mme Léguézim-Balouki, Ministre du commerce et du secteur privé, sortir de l'informel, c'est affirmer sa citoyenneté ; c'est réaliser son développement et son épanouissement personnel en participant aux actes quotidiens de la nation".

Après l'étape de Lomé-Commune-Golfe, le cap sera lancé dans les jours à venir sur les autres régions du Togo. Six (6) agences seront implantées dans les chefs-lieux des régions (Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et Savanes) en plus de celle de Lomé-Commune-Golfe.

TOGO:: Début des travaux à Infa de Tové



Les portes des travaux des états généraux de la presse togolaise se sont ouvertes ce 30 Juin 2014 comme prévu dans les locaux de l’Institut national de formation agricole (INFA de Tové à Kpalimé environ 120 Km de Lomé). Les travaux sont ouverts par le Premier Ministre, Arthème Ahoomey-Zunu, représentant le Chef de l’Etat.

Les états généraux de la presse sont une demande formulée par la presse togolaise et acceptée par le gouvernement togolais pour explorer des pistes de solutions pour aider la presse dans son ensemble vers un lendemain meilleur.

C’est la première fois que le Togo organise ces états généraux proprement dits. La presse togolaise est minée par des incompréhensions graves caractérisées par une méfiance totale.

Sous le thème "le défi du professionnalisme", les états généraux de la presse regroupent plus de 200 participants. Ils sont issus de la société civile, des écoles de formations en journalisme, des
journalistes eux-mêmes. Les travaux qui ont démarré ce lundi pour s’achever le 02 Juillet prochain, sont une occasion pour les participants de mener des discussions autour des thématiques comme « management appliqué à la presse et à la communication », « la presse et la communication », « le cadre institutionnel et normatif de la presse et de la communication » ; « traitement de l’informatique journalistique : cas des débats politiques ». « Gestion d’une entreprise de presse et les appuis institutionnels et financiers pour une presse professionnelle » ; « la place des organisations professionnelles représentatives »

Pour Arthème Ahoomey-Zunu, ouvrant les travaux la tenue des états généraux de la presse est très salutaire. Et il se veut confiant, car dit-il, "malgré les difficultés et les exigences des temps et malgré les dérapages et les abus que l’on pouvait reprocher à la presse, la presse togolaise prendra le temps de s’améliorer, de se parfaire pour être entièrement à la hauteur des enjeux : construire une société nouvelle, demeurer la vigile qui oblige les citoyens et les responsables politiques à ne jamais perdre de vue l’intérêt commun, qui est la cohésion nationale, le développement économique et social pour l’amélioration des conditions de vie et des populations."

"Le drame vécu au cours de ces années 90 par le peuple rwandais était aussi une alerte pour chacun et pour tous que la liberté de presse pouvait se retourner contre la liberté et devenir un instrument de mort et de destruction de communauté", a déclaré M.Ahoomey.

Selon lui, face à ce constat, la presse togolaise est traversée par une crise de croissance caractérisée par l’usage abusif de la liberté
d’expression au mépris des règles professionnelles, d’éthique et de déontologie.

"Des manquements graves, des violations flagrantes et systématiques de ces règles ne cessent malheureusement de saper les fondements des valeurs cardinales de liberté et de concorde nationale que les médias devraient, par essence consolider" , a indiqué le Pm du Togo.

Raison pour laquelle, le PM estime que les états généraux répondent à la volonté d’évaluer notre système médiatique dans son ensemble.

M.Ahoomey-Zunu n’est pas un beau parleur pour rien. Il connaît bien les difficultés de la presse : carences en formation, coût élevé des intrants dans la production, exiguïté du marché de la publicité, la qualité approximative des productions, presse à la solde des politiques et d’intérêts étrangers (....), réseau de distribution mal organisé, etc.
PA LUNION