Monday, February 3, 2014

Bawara met en garde les autorités locales et les démembrements de l’Etat


La tournée nationale des ministres de l’Administration territoriale, Gilbert Bawara, de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Ouro Koura Agadazi, et de la Sécurité, Yark Damehame, en vue s’entretenir avec les comités locaux de transhumance, les éleveurs et les paysans, était vendredi dernier à l’Etape de la région des Plateaux. Réunis dans la grande salle de réunion de l’Hôtel le Berceau à Notsè, les acteurs ont exploré ensemble avec les ministres, les origines des actes de violence qui ont souvent cours lors de la période des transhumances et dont le dernier en date est celui de Wahala, le 22 janvier 2014. Et des pistes de solution ont été tracées. Entre autres pistes, des sanctions contre des acteurs qui se seront rendus fautifs sont promises.
Entre autres fautes qui ont été énumérées au cours de la rencontre de Notsè, il y a celle d’une supposée corruption des autorités locales par des transhumants qui auraient des situations conflictuelles avec les autochtones. « Il nous a été signalé des cas dans lesquels, les autorités locales à différents niveaux, qu’il s’agisse de chefs du village, de chefs cantons, de préfets, d’éléments des forces de l’ordre et de sécurité, de magistrats, sont en conivence et en complicité généralement avec les éleveurs de telle sorte que les populations, les paysans, les producteurs ont le sentiment d’être délaissés. Ce qui les incite aux actes de justice privée et aux actes de répresaille que nous ne pouvons pas non plus accepter », a révélé le ministre Bawara. Ceci avant de poursuivre qu’à « chaque fois qu’une autorité locale, un démembrement de l’Etat sera pris, qu’il y aura des éléments tangibles, attestant et établissant la responsabilité d’un préfet, d’un chef canton, d’un chef de village, d’un policier, d’un gendarme, d’un juge dans les actes de corruption, les sanctions ne manqueront pas à tomber. C’est des mesures de sanction claires qui seront prises chaque fois qu’il y a des dérapages et des méfaits de la part des autorités locales ».
De la plupart des interventions qui ont meublé le rendez-vous de Notsè, toutes ont reconnu que « la transhumance soulève beaucoup de problèmes ». Mais faut-il la bannir ? Le ministre Bawara a une petite réponse. « Nous ne pouvons pas interdire la transhumance pour deux raisons. La première, c’est que notre pays est lié à d’autres pays à travers des conventions que nous devons respecter. La deuxième raison est que, le Togo est connu, comme une terre d’accueil et d’hospitalité. Il y a d’ailleurs une troisième raison. Les besoins de notre pays en matière de produits carnés ne sont pas couverts par la production nationle. Le nombre de bétails togolais, le nombre d’éleveurs togolais ne suffisent pas à couvrir les besoins de la population. Et donc nous avons également besoin d’importer des produits carnés. Il ne s’agit donc pas de bannir la transhumance mais de le régler, de le gérer et de minimiser les impacts négatifs que cela peut engendrer sur les producteurs et les paysans », préconise-t-il.
A sa suite, les ministres Agadazi et Yark ont appelé les différents acteurs à se ressaisir et aux préfets, à plus de responsabilité. Ils n’ont pas exclu la possibilité de revoir légèrement à la hausse les taxes perçues sur les bétails afin d’améliorer les conditions d’encadrement et avoir plus de répondant pour solutionner les poblèmes souvent engendrés par le phénomène de la transhumance.
Entre autres problèmes soulevés par les éleveurs sédentaires, les transhumants, les paysans ainsi que les membres des comités de transhumance on note ceux de communication, d’identification des peuhls transhumants, de la gestion des bœufs par les apprentis bouviers, de l’eau pour les bêtes et de l’impatience des populations, de paiement entre les apprenties bouviers et leurs maîtres, et d’accusation des préfets, chefs traditionnelles, des agents de sécurité, des juges de corruption… et de définition d’un couloir de transhumance.
Afin d’apporter des solutions consensuelles à tous ces problèmes, les acteurs locaux des comités de transhumance se sont donnés rendez-vous pour la mi-février à Blitta pour baliser la voie devant conduire à un règlement dans « un esprit de justice et d’équité ».
G.K, Lomé (Telegramme228)

Sunday, February 2, 2014

TOGO:: La gent féminine à l’honneur


Ewenkay Music production, une structure de promotion culturelle et d’organisation évènementielle a officiellement lancé hier mardi, à Lomé, la 4ème édition du Festival des mamans, un prestigieux évènement culturel de promotion des valeurs maternelles au Togo.
Le Festival des mamans, selon les organisateurs, « est une vitrine qui constitue le gage d’un développement harmonieux durable qui peut contribuer au rapprochement des peuples, notamment les valeurs socioculturelles, économiques, les principes de fraternité, d’amour de cohésion, d’amitié et d’excellence ».
Pour Jordan Yovo Dadzie, initiateur du projet, le Festival des mamans « est un cadre créé pour donner un instant de bonheur à la femme » pour tout ce qu’elle fait au jour le jour dans la société. « C’est aussi la redynamisation de la femme dans ses efforts quotidiens », a-t-il ajouté. Pour cette 4ème édition du festival des mamans, plusieurs activités vont meubler l’évènement, à en croire les propos de l’initiateur. « Il y aura la prestation des artistes, des sensibilisations et une grande caravane des mamans qui va sillonner les quartiers de la capitale », a-t-il fait savoir.
De son côté, Edoh Akakpo, Directeur de Cabinet de la ministre en charge de la Culture, a estimé que l’objectif du Festival des mamans est de « contribuer à la promotion des valeurs humaines que sont entre autres, la vertu, la sincérité, l’amour du bien et du travail bien fait, l’amour du voisin ou du prochain, la chasteté, l’ingéniosité, le respect du bien public, la force de caractère, la collaboration dans toute entreprise, la recherche du bonheur individuel et collectif ».
Outre ce lancement officiel, un atelier de formation gratuite a précédemment été organisé durant deux semaines à l’endroit des femmes ; atelier au cours duquel dix femmes ont reçu des diplômes d’honneur et ont bénéficié de divers cadeaux. Le but était de les aider à protéger et à améliorer leurs intérêts d’ordre socio-économique et culturel. La formation a permis aussi d’apprendre aux autres les réalités de la diversité culturelle de leurs différentes origines, d’autant plus que chaque individu est une preuve vivante de la richesse de sa culture.
M.A / F.S (Telegramme228)

TOGO:: Un voleur de moto brûlé vif près de MRS Aéroport


Le corps sans vie, calciné au sol et des riverains et passants massés autour scrutant le corps et se rapportant les faits. C’est ce qu’a observé tôt ce mercredi matin un reporter de Telegramme228 dans les environs de l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma de Lomé.
La scène s’est précisément produite près du terrain vide situé peu avant la station-service MRS de l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema, en venant du marché de Hédzranawoé.
Selon des informations reçues ça et là, il s’agit du corps d’un des jeunes gens qui avaient été poursuivis dans la nuit pour avoir volé une moto.
« Ils seraient deux voleurs à avoir cambriolé une moto et lui, il était remorqué sur la moto volée. Malheureusement, il a eu la malchance de chuter de la moto et l’autre s’est enfui. C’est là que ceux qui le poursuivaient ont mis la main dessus et l’ont brûlé vif », a déclaré un riverain.
Même si le vol est imprescriptible, la justice privée ou la vindicte populaire ne l’est pas moins. Donc la voie légale est la plus conseillée lorsqu’on arrête un voleur.
M.G, Lomé (Telegramme228)

Saturday, February 1, 2014

TOGO::Kpendjal secouée par une épizootie de fièvre charbonneuse




Selon un communiqué rendu public ce jeudi par le ministère de la Santé, depuis « le 27 janvier 2014, une épizootie de fièvre charbonneuse est apparue dans le canton de Natarè, préfecture de Kpendjal, région des Savanes », et « des prélèvements d’organes effectués sur des animaux morts et analysés au Centre Hospitalier Régional de Dapaong ont confirmé la présence de la maladie ».
Pour mieux cerner l’infection, une équipe régionale composée de vétérinaires et de médecins a été dépêchée sur les lieux et procède depuis lors à des investigations. Mais pour faciliter la tâche à cette dernière, il est recommandé à « toute la population des savanes et particulièrement à celles de la localité concernée de s’abstenir de consommer de la viande issue d’animaux morts ou présentant les signes décrits ». Le ministre de la Santé et le ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche rassurent par la même occasion « la population et l’informent que des dispositions idoines sont prises pour maitriser l’épizootie, notamment l’interdiction du mouvement des animaux sensibles, l’interdiction de déplacer les carcasses des animaux abattus de Natarè, le traitement des animaux malades et la vaccination des animaux sensibles ». Cette dernière est appelée « à la vigilance au respect scrupuleux des mesures sanitaires et à l’observation des règles élémentaires d’hygiène » et « à saisir les services vétérinaires les plus de la localité pour tout cas de mort suspecte de bovins ».
La fièvre charbonneuse est « une zoonose qui peut se transmettre de l’animal à l’homme, elle est provoquée par une bactérie appelée « bacille charbonnée ». Les symptômes de la maladie sont des signes respiratoires de type asphyxique, des troubles cardiaques et des légions hémorragiques ; la fièvre charbonneuse est mortelle pour les mammifères y compris l’homme. Les hommes se contaminent en manipulant ou en consommant la viande des animaux atteints ».
M.G, Lomé (Telegramme228)

TOGO::Organisations de consommateurs, de la Société civile et des syndicats se mobilisent contre la vie chère le 7 février


« Rapporter avant toute négociation l’arrêté interministériel N° 002/MCPSP/MEF/MME du 15 janvier 2014, portant fixation des prix à la pompe des produits pétroliers » ; « engager des négociations inclusives de bonne foi dans les brefs délais avec les organisations de consommateurs, de la société civile et les organisations syndicales ». Tels sont les deux réclamations principales faites le 22 janvier 2014 par des organisations de consommateurs, de la Société civile et des syndicats, au terme d’une réunion au centre Christ Rédempteur « BROTHER HOME », soit cinq jours après l’augmentation du prix des produits pétroliers par le gouvernement togolais. Mais depuis lors, rien ne semble avoir évolué. Ce qui a décidé les mêmes organisations de consommateurs, de la Société civile et des syndicats, à travers une déclaration sortie hier 30 janvier, à appeler le peuple togolais à une grande mobilisation le 7 févier prochain contre la vie chère.
Selon les termes de la déclaration précitée, « force est de constater que même les courriers envoyés aux différents départements ministériels dans le but d’enclencher les discussions avec le gouvernement n’ont pas eu de suite favorable ». Et c’est « face à cette situation qui constitue une indignation pour tout le peuple togolais, les organisations se trouvent dans l’obligation d’appeler à une manifestation pacifique le vendredi 7 février 2014 face au Ministère du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé. (Place des Martyrs) ».
Selon des sources proches des initiateurs, cette mobilisation en valait la peine dans la mesure où le peuple togolais subit déjà les dures conséquences de l’augmentation unilatérale des prix des produits pétroliers depuis le 16 janvier 2014, et que malgré les appels à la gouvernance efficiente et l’apaisement social, le gouvernement semble camper sur sa position.
Il est à noter que cet appel porte la signature de la LCT, CRAPH ; CACIT ; VISIONS SOLIDAIRES ; LTDH ; EDH ; MMLK ; STT et ABEJ.
D.D, Lomé (Telegramme228)

TOGO::15 février 2014, date limite pour les occupants des boulevards nouvellement construits

Les bars, les kiosques et les étalages qui jonchent les abords des boulevards nouvellement construits « sans titre ni autorisation » constituent des contraventions de voiries. Telle est la conclusion à laquelle sont parvenus vendredi les présidents des délégations spéciales de la préfecture du Golfe et de la commune de Lomé, Kossi Aboka et le contre amiral Fogan Adégnon à travers un communiqué conjoint. Les deux autorités, face à ce qu’elles appellent une "entrave" à la libre circulation des usagers de la route, « en particulier les piétons », somment les auteurs de ces occupations « illégales » de libérer les boulevards concernés au plus tard le 15 février 2014. Telli K Source: Afreepress

Fin du PDC avec un taux de réalisation de 118%



Véritable bouffée d’oxygène pour les communautés les plus pauvres du Togo, le Projet de Développement Communautaire (PDC), initié depuis juillet 2008 par le gouvernement, connaît un succès époustouflant avec un taux de réalisation de 118%.

Financé à hauteur de 16,450 milliards de F CFA par la Banque Mondiale, le Projet prend fin sur une note de satisfaction des acteurs dont Victoire Tomégah-Dogbé, la ministre du Développement à la base, de l’Artisanat et de l’Emploi des Jeunes, qui a eu la lourde tâche de conduire le projet à terme.

Et les résultats parlent d’eux-mêmes : 584 microprojets d’infrastructures et d’activités génératrices de revenus ont été réalisés en 5 ans créant 26.623 emplois temporaires. 60.934 enfants ont bénéficié de repas dans le cadre de la cantine scolaire, une activité phare du projet.

Toujours à l’actif du PDC, 4.275 tonnes d’engrais ont été distribués aux agriculteurs. De même, 9.406 membres des Comités Villageois de Développement ont été formés sur l’approche de mise en œuvre des microprojets communautaires.

En d’autres termes, le PDC a permis de construire des bâtiments scolaires, des forages d’eau potables, de renforcer des milliers d’activités génératrices de revenus, de produire de la nourriture aux élèves de certaines écoles et des intrants agricoles aux agriculteurs.

Pour la ministre Tomégah-Dogbé, le PDC a non seulement atteint les indicateurs fixés, mais les a aussi largement dépassés ».

« Je me réjouis de ce que ces communautés aient été outillées à travers l’approche de mise en œuvre de leurs propres microprojets, ce qui assure une pérennité aux actions entreprises dans le cadre du PDC », a laissé entendre la ministre du Développement à la base.

Mme Tomégah-Dogbé dit souhaiter voir se renforcer le partenariat entre le Togo et la Banque Mondiale pour la réduction de la pauvreté dans le pays.

Parlant de la Banque Mondiale, Koffi Hounkpè, le représentant du Représentant Résident de l’institution au Togo, se réjouit pour sa part de ces résultats encourageants du PDC, qui a touché environ 350 000 bénéficiaires directs dans les 5 régions du Togo.

« Ce projet a été d’une importance capitale pour nous, et nous nous réjouissons de ses réalisations qui montrent la pertinence du PDC auprès des populations bénéficiaires  », a indiqué ce dernier.
pa lunion