Saturday, January 25, 2014

Ass Koffi sort ‘’Dzidudu’’



11 titres au total, le nouvel album de Ass Koffi, présenté vendredi à Goethe Institut à Lomé, véhicule des messages de paix et tout ce qui touche à sa sensibilité dans son environnement.

‘’Dzidudu’’ (qui signifie victoire) comporte des chansons telles que Dzidudu, Faux Prophète, Abloti Egati, Pray and Play, Nutsu Kple Nyonu Nya, la Force d’aimer, Lonlon Blibo, Reggae Party, Nye Adatsiwo, le Jour se lève, Gbedododa.

Selon Ass Koffi, « ce n’est pas du tout facile parce qu’on a tout enregistré en live. La tâche est difficile mais on est arrivé jusqu’au bout. » L’autre difficulté est que « j’ai évolué avec mon petit budget, sans sponsor », à en croire l’artiste.

‘’Yehowa Be’’ est le titre de son premier album publié en 2004 à Lomé. ‘’Emmanuel’’ et ‘’Kékéli’’ sont respectivement publiés en 2007 et 2009.
Il est à noter que Assagba Koffi Coco est le vrai nom de Ass Koffi.
PA LUNION

TOGO::Les réformes institutionnelles et constitutionnelles toujours au placard

A un an de la présidentielle de 2015
. Vers des tensions politiques à l’approche du scrutin
faure_gnassingbe2015 sera une année cruciale au Togo, et pour cause. C’est elle qui verra organiser l’élection présidentielle à enjeu énorme. Et dans cette perspective, la problématique des réformes constitutionnelles et institutionnelles qui attendent depuis 2006 devra être réglée. Et c’est ici qu’il faut redouter des tensions politiques, comme avant les dernières élections législatives.
Des réformes qui attendent depuis…7 ans !
« Les Parties prenantes au Dialogue s’engagent à poursuivre toutes les réformes visant à consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance » ; elles « s’accordent pour que le gouvernement d’union nationale engage les réformes dans un esprit de large consensus ». Lesquelles réformes porteront sur les questions d’intérêt national suivantes : « le fonctionnement régulier des institutions républicaines; le respect des droits humains; la sécurité, la paix publique ; le caractère républicain de l’Armée et des Forces de Sécurité; l’équité et la transparence des élections à savoir : les conditions d’éligibilité, le mode de scrutin, le découpage électoral, le contentieux électoral, etc, le renforcement des moyens d’actions de la Haute Autorité de l’Audio-visuel et de la Communication (HAAC) », indique l’Accord politique global (Apg) du 20 août 2006 en son titre III. Les plus importantes de ces réformes et qui concernent l’élection présidentielle, l’échéance qui entraine souvent une déflagration de violences au Togo sont stipulées par le point 3.2 libellé comme suit : «  Les Parties au Dialogue National engagent le Gouvernement à étudier les propositions de révision constitutionnelle, notamment : le régime politique, la nomination et  les prérogatives du Premier Ministre, les conditions d’éligibilité du Président de la  République, la durée et la limitation des mandats présidentiels, l’institution d’un Sénat, la  réforme de la Cour Constitutionnelle. Le Gouvernement prendra en charge ces propositions pour la prochaine législature ».
Ces réformes matérialisées, auront l’effet de consolider la démocratie, l’Etat de droit, de rendre paisibles les élections présidentielles et favoriser l’alternance pacifique au pouvoir, un principe de la démocratie. Raison pour laquelle les parties prenantes au dialogue ayant abouti à l’Apg les ont recommandées. Le gouvernement d’union nationale, dirigé à l’époque par Me Yawovi Agboyibo, n’a pas eu le temps de les matérialiser, et sa limitation dans le temps a joué contre lui. Il revenait donc au pouvoir en place de prendre ses responsabilités. A l’approche de chaque consultation électorale, l’opposition met la pression et exige ces réformes. Mais à chaque fois, elle est toujours dissuadée par le pouvoir d’en faire une condition de sa participation, et parfois avec l’aide de l’Union européenne. Il lui est promis ces réformes après l’échéance ; mais jamais, elles ne sont exécutées. Deux élections législatives et une présidentielle sont déjà passées depuis 2006. On en est à l’orée de la seconde présidentielle, celle de 2015 cruciale pour la survie de la démocratie au Togo. Faure Gnassingbé est au terme de son second mandat et devra vider le plancher, et l’exécution de ces réformes devrait constituer une assurance pour le peuple assoiffé d’alternance. Mais elles sont restées en l’état, et ca fait 7 ans que cela dure.
Le pouvoir opaque à tout appel
L’opposition s’est fait un point d’honneur à rappeler ce devoir au pouvoir à l’orée de chaque échéance électorale, mais ses appels sont à chaque fois multipliés par zéro. Il arrive que les partenaires européens aussi les requièrent, et parfois menacent de ne pas financer les processus électoraux ; mais le pouvoir réussit toujours à dompter Bruxelles ou à la contourner. La dernière stratégie a consisté à refuser d’exécuter les réformes et les recommandations des missions électorales de l’Ue et financer les législatives du 25 juillet 2013 sur fonds propres du Togo. Et ce sera ainsi de toute vraisemblance pour la présidentielle de 2015.
La Commission Vérité, Justice et Réconciliation mise en place par Faure Gnassingbé himself s’est rendue à l’évidence que la non exécution des réformes constitutionnelles et institutionnelles essentielles recommandées par l’Apg du 20 août 2006 en est pour quelque chose dans la tension politique qui caractérise le landerneau depuis l’avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir. Convaincus que leur matérialisation aura l’effet d’apaiser le climat, Mgr Nicodème Barrigah et les siens les ont inscrites dans les recommandations transmises à leur mandant le 3 avril 2012, au terme de trois ans de travaux. Ce sont en tout cinq (05) recommandations qui ont été faites sur la question des réformes politiques.
« Les réformes institutionnelles doivent notamment viser la mise en place de mesures garantissant de meilleures conditions pour l’alternance démocratique. Il s’en suit que le mandat présidentiel devra être, à l’avenir, limité. A cet effet, la CVJR recommande le retour à la formule originale de l’article 59 de la Constitution du 14 octobre 1992 : « Le président de la République est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq (05) ans, renouvelable une seule fois » », ainsi est libellée la recommandation n°5, complétée par la 8e qui dispose : « La question des réformes institutionnelles constitue un problème complexe qui mériterait d’être posée dans le cadre d’une réflexion sérieuse devant nous amener à nous interroger sur l’adaptation, à nos réalités sociologiques, du modèle occidental en vigueur dans notre pays depuis l’indépendance. Fondé sur l’individualisme et une conscience citoyenne rationnelle, ce modèle éprouve du mal à régir notre société nationale pluriethnique où les reflexes grégaires ou communautaires constituent d’être prédominants. La CVJR recommande par conséquent l’organisation d’une large réflexion sur la question associant personnalités politiques, juristes, sociologues, historiens, organisations de la société civile en vue de déterminer les institutions en mesure de nous assurer une gouvernance adaptée à nos réalités ». Mgr Barrigah et ses commissaires croyaient ainsi convaincre Faure Gnassingbé, leur mandant, de s’exécuter. Le rapport ainsi que les recommandations lui ont été transmis depuis le 3 avril 2012. Dans trois mois donc, cela fera deux ans qu’elles dorment dans ses placards.
Les évêques du Togo sont revenus à la charge, dans un message adressé aux fidèles et à la Nation le 27 novembre 2013. « Au sujet des élections locales et des réformes institutionnelles, nous rappelons les engagements pris à diverses reprises par le Gouvernement ; ces engagements ont été rappelés solennellement par le Premier Ministre lors de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée le 18 septembre 2013. Le temps passe ; le temps presse ; les délais sont assez brefs. Il importe d’enclencher rapidement le processus pour éviter la précipitation et les tensions inévitables que celle-ci génère », disent les prélats. Avec leur manteau d’hommes de Dieu, ils croyaient ainsi faire changer d’avis à Faure Gnassingbé ; mais c’était ignorer toute la personnalité de leur interlocuteur. Il ne reste peut-être que l’appel du bon Dieu pour le décider à exécuter les réformes.
Des tensions politiques inutiles en perspective
La présidentielle, c’est en 2015. Et douze mois, c’est suffisant pour exécuter les réformes, si la volonté anime tous les acteurs politiques. C’est justement ici que le bât blesse. Le pouvoir Faure Gnassingbé aurait vraiment envie de mettre en exécution ces recommandations qu’il l’aurait fait depuis 2006. Les réformes risquant de sceller le sort du prince, on ne se gêne aucunement pour ce faire.
Ces questions sensibles touchant au pouvoir de Faure Gnassingbé, c’est évident que les discussions tout autour devront s’étaler dans le temps, à considérer les sautes d’humeur et les manœuvres dilatoires traditionnelles du pouvoir. Et même si le lieu idéal pour les exécuter c’est l’Assemblée nationale où sont présentes des sensibilités de l’opposition, il est requis des discussions préalables inclusives au maximum, au regard de la complexité du problème togolais. Ce qui va nécessiter davantage de temps. Et pour avoir assez de marge de manœuvre, il est préférable de commencer les discussions le plus tôt possible. Mais rien n’a commencé dans ce sens. A l’allure où vont les choses, on évolue vers le traditionnel schéma : manifestations de rue de l’opposition pour réclamer ces réformes – organisation d’un dialogue express par Monsieur Réconciliation au Togo, Mgr Nicodème Barrigah – accord à minima – non respect des clauses par le pouvoir. Avec leur lot de tensions politiques et de coulée d’adrénaline. Comme   avant les dernières législatives.
Tino Kossi
LIBERTE HEBDO TOGO

TOGO::De la pertinence des financements de la Banque Mondiale : Le Projet de Développement Communautaire : un cas typique de gestion approximative

  • La coordinatrice retraitée touche 1.200.000 FCFA brut contre 3.500 FCFA mensuel de repas servi à un enfant éligible
Coordinatrice PDC-Yawavi Bouty ABALO épse Agboka
Coordinatrice PDC-Yawavi Bouty ABALO épse Agboka
Dans quelques jours, le Projet de Développement Communautaire (PDC) rendra un rapport qui sanctionnera cinq années d’activités. Un rapport qui s’efforcera de peindre en rose le bilan d’un PDC dont la coordinatrice nationale du secrétariat technique touche mensuellement plus du million par mois alors que le repas mensuel d’un enfant éligible atteint à peine 3.500 FCFA. Pendant que le temps de l’assistanat semble révolu dans beaucoup de projets d’ONG installées sur le territoire national, on continue au PDC de maintenir les populations loin de la démarche participative qui semble donner des résultats probants ailleurs.
Hervé Assah, représentant résident, Banque Mondiale
Hervé Assah, représentant résident, Banque Mondiale
Ce ne sont pas toutes les initiatives émanant de la Banque Mondiale qui sont porteuses. Il suffit de jeter un regard sur les « ajustements structurels » lancés tambour battant il y a des années, mais qui, aujourd’hui, ne sont plus d’actualité. Parce qu’obsolètes et démodés. Selon un document du PDC, « le Projet de Développement Communautaire (PDC) financé par la Banque Mondiale au Togo développe une approche de protection sociale à travers deux mécanismes de Filet Social de Sécurité (FSS) que sont : les repas scolaires au profit d’environ 38.000 enfants dans les écoles primaires des zones les plus vulnérables du pays et des travaux publics à haute intensité de main d’œuvre créant de l’emploi pour 25.000 jeunes en milieu rural ». Voilà les deux raisons fondamentales pour lesquelles la Banque Mondiale a décaissé 32,9 millions de dollars, soit 14.805.000.000 FCFA pour une période de cinq ans. Mais la structure de la finance mondiale a-t-elle pris des dispositions indispensables pour assurer un suivi rigoureux de ses dons afin de mesurer, mieux, de quantifier en termes de résultats les avancées réalisées ?
Il serait difficile de répondre à cette interrogation par l’affirmative lorsqu’on apprend que, sans avoir encore produit de rapport qui serait d’abord analysé avant toute décision, la Banque Mondiale et le Gouvernement du Togo auraient décidé de renouveler le financement du PDC en y ajoutant une composante dédiée à un projet pilote de transferts monétaires conditionnels.
Victoire Tomégah Dogbé, ministre Dév à la Base
Victoire Tomégah Dogbé, ministre Dév à la Base
Les fouines effectuées dans l’environnement immédiat du ministère du Développement à la Base (encore ce ministère) nous avaient déjà permis de déceler que c’est à une société de recrutement (Synergie) dont le directeur général serait le directeur de campagne de la ministre Victoire Sidémého Marie-Noëlle Djidudu Tomégah-Dogbé lors des élections législativesque cette dernière confie les procédures de recrutement dans la multitude de projets qu’elle ne cesse d’« initier ». Au sein du PDC, il serait institué par la coordinatrice nationale une évaluation saisonnière pour jauger le niveau des employés. Soit. Mais sur quels critères d’évaluation la coordinatrice nationale, Yawavi Bouty Abalo épse Agboka, Ingénieure à la retraite, recrutée depuis…2006, est-elle maintenue depuis ce temps sans délogement ? On sait par exemple qu’avant le PDC, elle chapeautait le Programme d’Urgence pour la Réduction de la Pauvreté (PURP). A-t-elle été évaluée lorsqu’on sait que les évaluations sont de règle dans les projets qu’elle cordonne ? Le PDC sera enterré le 30 janvier prochain sans qu’elle ne soit évaluée et la Banque Mondiale, « très satisfaite de la coordinatrice nationale », reconduit le PDC sous forme de PDCPlus y ajoutant une composante dédiée à un projet pilote de « transferts monétaires conditionnels ». Avec toujours et toujours à la tête du futur nouveau PDCPlus dame Yawavi Bouty ABALO épse AGBOKA.
Nos sources révèlent que les Agences d’Appui aux Initiatives de Base (AGAIB), qui sont les démembrements du PDC, avec à leur tête des coordinateurs régionaux, ne sont pas les mieux lotis en termes de rigueur dans la gestion. C’est ainsi par exemple qu’une ferme à Adétikopé appartenant à un responsable régional accueille des défilés de jeunes filles convoyées avec le véhicule du projet. Il se pose aussi un problème de confiance à l’endroit de la jeunesse togolaise. A Kara et dans les Savanes, les coordinateurs régionaux sont aussi des retraités comme la coordinatrice générale. C’est à croire que le pays ne regorge pas de potentialités capables d’assumer de hautes fonctions à part les retraités.
Avant que le ministère du Développement à la Base ne se lance telle une avalanche dans la course au développement communautaire, des organisations non gouvernementales ont pris les devants et ont testé plusieurs approches. Les cantines scolaires datent de 1999, de même que les activités génératrices de revenus (AGR). Aujourd’hui, le PDCPlus parle de « transferts monétaires ». Lorsqu’on compare les émoluments accordés à l’administration des projets à ce qui revient annuellement à chaque bénéficiaire final dans les hameaux les plus reculés, on est en droit de se demander les critères de réussite qui confortent l’institution mondiale à soutenir ces projets sans exigence de réédition de comptes. Une situation qui fait dire que ce n’est pas demain le bout du tunnel.
Abbé Faria      
LIBERTE HEBDO TOGO

TOGO::Affaire des incendies des marchés : Abass Kaboua dément avoir accusé Agbéyomé Kodjo

 L’information a circulé ces derniers jours sur les réseaux sociaux, comme quoi le président du Mouvement Républicain des Centristes (MRC), Abass Kaboua a accusé ouvertement Agbéyomé Kodjo d’être le commanditaire des incendies des marchés.

« Je n’ai jamais dit cela », clame Abass Kaboua qui a reconnu avoir déclaré qu’il serait le premier à dénoncer l’ancien premier ministre et président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), membre du Collectif « Sauvons le Togo » (CST) où M. Kaboua est également responsable.

« Je dis tout simplement que je serais le premier à dénoncer Agbéyomé Kodjo si d’aventure je constatais qu’il avait un brin de lien avec les incendies des marchés. Je serais le premier à le dénoncer et on le prend », a-t-il menacé.

Si pour l’instant Abass Kaboua n’a pas encore « indexé » M. Kodjo, deux personnes qui ont été inculpées dans la même affaire par la justice togolaise et ont passé quelques mois en détention, M. Kaboua rapporte des militants du parti OBUTS ont été cités par les services de renseignement.
« J’ai fait des allusions au dossier concernant les stations d’essence où des hommes de l’OBUTS ont été pistés par les services de renseignements du Togo », a-t-il expliqué.
Il faut rappeler que les deux hommes sont en froid depuis la volte-face du président d’OBUTS concernant les problèmes de leadership au sein du CST.

Abass Kaboua et Agbéyomé Kodjo sont deux responsables du CST qui a récemment publié un rapport pour incriminer 8 personnalités militaires et civiles proches du pouvoir. Certaines de ces personnes incriminées ont déjà intenté des actions en justice contre eux.

Telli K
 | AfreePress

Thursday, January 23, 2014

TOGO:: Fonds national de financement Inclusif : 2 millions de bénéficiaires à toucher en 5 ans

‘’Selon les prévisions provisoires, le Fonds national de financement inclusif (FNFI) compte toucher en 5 ans, deux millions de bénéficiaires en termes de créations d’emplois, des activités génératrices de revenus, des micros, très petites et moyennes entreprises’’, a confié mardi Victoire TOMEGAH-DODGE, ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, présidant un atelier de validation du schéma directeur dudit Fonds assorti de plan d’actions 2014-2018.

‘’Le FNFI a pour mission de rendre accessibles les services financiers aux populations généralement exclus des services financiers classiques, surtout les plus vulnérables ou pauvres, par l’entremise des prestataires de services financiers (PSF) que sont notamment les banques et des institutions de microfinance’’, a –t-elle rappelé en présence des acteurs concernés par le fonctionnement de cet instrument, notamment les bénéficiaires potentiels, l’administration publique, les banques, les institutions de microfinance, les organisations non gouvernementales, les bailleurs et les organisations internationales.

‘’Le Fonds devra renforcer les capacités financières et opérationnelles des PSF et les rendre plus aptes à faire face à la demande diversifiée des populations en services financiers. Ce fonds interviendra essentiellement à travers des appuis institutionnels et des prêts et bonifications aux PSF ainsi que par des mécanismes de sécurisation de financement des activités plus risquées, et des mécanismes de facilitation pour le refinancement des institutions de microfinance par les banques’’, a renchéri M. HOUENOU Comlan Prosper, directeur général par intérim du Fonds.

Le FNFI jouit du statut d’Etablissement public à caractère financier et est actuellement financé sur ressources propres de l’Etat.

Créé par décret pris en Conseil des ministres en décembre 2013 et placé sous tutelle du ministère du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, ce Fonds compte diversifier ses sources de financement en mobilisant les partenaires techniques et financiers comme la BOAD, la BAD, la BIDC, et le Système des Nations Unies qui ont déjà donné leur adhésion à ce nouvel instrument au service des populations togolaises.

TOGO:: Conflits entre peuhls et populations autochtones à Wahala : Le ministre Yark tire la sonnette d’alarme

Les nouveaux affrontements entre les transhumants peuhls et les populations locales, notamment celles de Wahala (120 km environ au Nord de Lomé) ce mercredi, ont fait réagir le ministre de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehame, qui recommande aux parties de ces conflits d’éviter « toute forme de vengeance personnalisée ».
Le ministre dans son intervention invite la population au calme, et à faire « confiance aux institutions étatiques pour le règlement de leurs différends ».
A l’origine de cette sortie du ministre, la découverte d’une autochtone grièvement blessée à coups de machettes par un individu non identifié, alors qu’elle revenait du marigot.
Ce forfait, les populations autochtones l’ont attribué aux peuhls nomades, ce qui a été à l’origine des affrontements, dont le bilan est de 2 morts, 3 blessés et 16 bœufs abattus du côté des peuhls, et 2 blessés au sein des populations autochtones.
L’intervention des forces de l’ordre locales, ont permis de restaurer le calme dans la journée.
« En ce moment même, le gouvernement prend des mesures pour une meilleure gestion du phénomène de transhumance, afin d’instaurer une cohabitation pacifique harmonieuse entre les populations locales et les transhumants », a rassuré le ministre.
Des affrontements entre les Mobas et ce peuple nomade dans les savanes (environ 600km au Nord de Lomé), ont fait en décembre dernier une dizaine de morts et de blessés.
Gaël N. 
AFREEPRESS

TOGO:: Vers une facilitation de l'accès des personnes handicapées au marché de l'emploi

LOME - Une étude diagnostique sur l'accès au marché de l'emploi en faveur de près de 900.000 personnes handicapées que compte le Togo, a été soumise pour validation à un atelier ouvert jeudi à Lomé.
Togo : Vers une facilitation de l'accès des personnes handicapées au marché de l'emploi © J-J. Bernard / Handicap International. Handicape Togo
La démarche du gouvernement intervient dans un contexte où environ 82% des personnes handicapées n'ont pas accès au marché de l'emploi.
Ceci, pendant que les taux du chômage et du sous-emploi au sont estimés en 2011 respectivement à 6,5% et 22,8% par l'enquête QUIBB pour l'ensemble de la population active de ce pays.
L'étude diagnostique a obtenu l'appui du PNUD et s'inscrit dans le cadre de la Stratégie de croissance accélérée et de promotion de l'emploi (SCAPE).
Cette stratégie privilégie une "approche inclusive et non discriminatoire à tous les citoyens en matière de lutte contre la pauvreté à travers une promotion de l'emploi décent", a-t-on expliqué au niveau du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale.
"Nonobstant les efforts louables entrepris par le gouvernement, un diagnostic même sommaire du secteur laisse apparaître qu'il reste beaucoup à faire en matière d'accessibilité des personnes handicapées au marché de l'emploi", a souligné le ministre du Travail, John Aglo, dans son discours d'ouverture de cet atelier.
Il a relevé plusieurs entraves à la promotion de l'emploi des personnes handicapées qui ont, a-t-il précisé, un "accès restreint à l'éducation et à la formation professionnelle" au Togo.
De plus, l'étude sur leurs conditions de vie a révélé qu'à causse de leurs difficultés économiques, de déplacement et d' adaptabilité au cadre scolaire, 2/3 des personnes handicapées ne sont pas scolarisées dans ce pays.