Friday, October 4, 2013

TOGO::La 1ère édition du concours « Prix Win » de l’ANPGF officiellement lancée


« créer un cadre d’émulation et de créativité pour les jeunes entrepreneurs, stimuler, encourager l’esprit d’entreprendre et de développer la fibre entrepreneuriale chez les jeunes et les femmes, en particulier, inciter les personnes ayant une idée entrepreneuriale à la concrétiser en un projet d’entreprise au stade d’un plan d’affaires ». Tel est l’objectif poursuivi par l’ANPGF (Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement des Petites et Moyennes Entreprises), en lançant officiellement ce jeudi à l’Agora Senghor à Lomé, la 1ère édition du concours dénommé « Prix Win ». Selon la structure iniatrice de ce projet, il devra permettre d’encourager l’entrepreneuriat au Togo en offrant à tous les porteurs de projets de création ou de développement de PME/PMI, un cadre pour pouvoir de se frotter. Quatre grands prix sont réservés aux meilleurs projets entrepreneurials.
D’après les explications de Mme Naka de Souza, Directrice générale de l’ANPGF, « le concours Win est destiné aux porteurs de projets. Il s’agit d’un challenge qui primera les meilleurs projets de création d’entreprise, les meilleures créations, ou inventions de nouveaux produits ou procédés de fabrication ». « Trois prix sont prévus en plus d’un prix coup de cœur. Au total quatre prix seront décernés aux lauréats et les récompenses pourront prendre la forme de prix en numéraires, d’appui financier notamment un crédit ou une garantie financière ou encore d’un accompagnement technique, de conseils par notre réseau d’experts et de partenaires. Les candidats devront postuler à l’un des quatre prix proposés selon l’état d’avancement ou de maturation de leur projet », a expliqué Mme de Souza.
Quand à la Ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé, Bernadette Essossimna Légzim-Balouki, elle s’est félicitée de l’initiative de l’ANPGF avant de faire constater que ce concours « s’inscrit dans la politique globale d’appui au secteur privé mise en place par le gouvernement ». Elle a aussi indiqué que le gouvernement « s’associe pleinement à l’organisation et à la réussite de ce projet qui permettra d’encourager la création d’entreprises, de mobiliser tous les talents et de récompenser l’innovation ».
Pour cette première édition, les candidats vont compétir dans quatre catégories. Il s’agit de la catégorie Prix « Win Emergence » qui récompensera un promoteur dont le projet se trouve à l’étape de formalisation mais dont l’entreprise n’est pas encore créée ; la catégorie Prix « Win Développement », destiné à un jeune promoteur dont l’entreprise est créée depuis moins de deux ans ; la catégorie Prix « Win Entreprise » à l’endroit des jeunes entrepreneurs dont l’entreprise est créée depuis plus de deux ans et enfin la catégorie Prix coup de cœur « Win Femme » pour récompenser l’investissement et la motivation dont font preuve certaines candidates dans leur démarche de création d’entreprises. Pour faire acte de candidature, le formulaire d’inscription est à retirer au niveau du siège de l’ANPGF situé sur la rue 208, angle rue 63 Aflao Gakli. Et la date limite du dépôt des dossiers de candidature est fixée au 30 octobre 2013. Alors à vos marques, prêts, partez !
M.G, Lomé (Telegramme228)

TOGO: Nicodème Habia, ancien député UFC, prêt à soutenir Jean-Pierre Fabre en 2015, s’il est choisi comme candidat unique de l’opposition ?


« Même si c’est un mouton on a pris pour être devant l’opposition pour qu’il y ait l’alternance en 2015, il faut que tout le monde soit avec ce mouton pour qu’il y ait l’alternance en 2015 », ce sont des propos tenus par le vice-président de l’UFC, chargé de la Région maritime, et ancien député de ce parti, Nicodème Habia, qui répondait à une question à lui poser, sur la position que son parti adoptera au cas où l’on venait au seinde l’opposition à porter le choix sur Jean-Pierre Fabre pour défendre les couleurs à la présidentielle de 2015. Il se justifie par le fait que la volonté du peuple n’est autre que « l’alternance dans ce pays ». Et donc, il trouve que c’est un impératif de « respecter la volonté du peuple ». Reste à savoir si le moment venu, les problèmes de leadership que Habia reconnait qui ont toujours existé seront dissipés pour que son parti s’aligne derrière ce dernier.
Pour ceux qui pensent que Nicodème Habia est en train de changer de langage, l’interessé reste catégorique : « Habia n’a jamais changé de propos. Je suis un militant et je garde ma ligne de combat. La population est là, les militants sont là. Je n’ai pas de problème, je ne change pas de langage ».
Il n’a pas non plus occulté la question des divergences de vue au sein du parti sur la participation au gouvernement Ahoomey-Zunu II. L’ancien député de l’Avé, comme pour donner sa position dit être « d’accord avec ceux qui ne sont pas d’accord que des gens soient au gouvernement. Parce que, on a été à une élection, ça n’a pas marché. On a été sanctionné par le peuple parce que le peuple n’est pas d’accord avec nous ».
Habia reconnait donc au passage que « la sérénité n’est pas encore revenue au sein du parti parce qu’il y a quelques membres qui ne sont pas d’accord avec l’entrée au gouvernement, et il y a un autre groupe qui dit qu’il est pour. Donc nous sommes en démocratie, il faut toujours juger le pour et le contre avant d’agir ». Malheureusement que le parti en a déjà décidé et trois de ses membres sont déjà au gouvernement. Doit-on dès lors s’attendre à une séparation entre Habia, absent du pays avant la décision et l’UFC, à la suite d’une rencontre avec le président national, Gilchrist Olympio qu’il dit ne pas être actuellement au pays ? C’est le wait and see.
M.G, Lomé (Telegramme228)

Wednesday, October 2, 2013

TOGO::Santé animale : Des experts africains en formation sur la question à Lomé

Lomé accueille depuis ce matin et ce jusqu’au 09 octobre prochain, un atelier de formation des formateurs aux outils de hiérarchisation et de classification des Maladies Animales Transfrontalières (MATs) et de zoonoses en Afrique.


Santé animaleOrganisée par le Bureau Interafricain des Ressources Animales de l’Union Africaine (UA-BIRA), la rencontre vise à renforcer les capacités des services techniques en charge des MATs et des zoonoses afin qu’ils puissent identifier, hiérarchiser et classifier ces maladies en utilisant des outils scientifiques pour orienter les investissements dans le contrôle et l’éradication progressive des maladies. Cette formation est la troisième session après celles de Kampala en Ouganda et d’Arusha en Tanzanie pour les pays anglophones. Les experts venus de la Guinée, de la République Démocratique du Congo, du Sénégal, du Tchad et du Togo, seront pris en charge par des formateurs venus de Toulouse en France.
 
Les maladies animales constituent une menace pour la santé des populations, entravant le développement du continent africain, ont souligné les différents intervenants à l’ouverture de la rencontre.
 
Pour Dr Henri KABORE, Directeur de UA-BIRA, l’Afrique continue à souffrir du plus grand fardeau des maladies qui influent négativement sur sa population, les ressources nutritionnelles et écosystèmes. Les MATs, a-t-il poursuivi, continuent de limiter profondément la production alimentaire affectant les conditions de vie, contribuant ainsi à la pauvreté et à la souffrance des communautés rurales.
 
Son de cloche similaire chez le ministre togolais de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, représenté par son secrétaire général M. Mindi LAMBONI. Pour lui, la problématique de la santé animale est un enjeu de santé publique internationale, dans la mesure où 60% des maladies humaines infectieuses sont connues d’origine animale. «  Les maladies animales constituent une menace directe pour la sécurité alimentaire, la nutrition et les revenus des communautés rurales tributaires de l’élevage, freinant la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) », à en croire le ministre.
La Péripneumonie Contagieuse Bovine, le Charbon bactérien, la Tuberculose, la Brucellose, la Fièvre aphteuse, le Cowdriose, la Trypanosome sont les principales pathologies rencontrées au Togo.
 
Le BIRA est le bureau technique spécialisé de l’Union Africaine (UA), responsable du développement du secteur des ressources animales sur le continent. Il a célébré en 2012 les 60 ans de son existence coïncidant avec l’éradication globale de la Peste Bovine, la plus dévastatrice des maladies des bovidés. Il relève du département de l’économie rurale et de l’agriculture de la Commission de l’Union Africaine (CUA).
Conscient de l’impérieuse nécessité de développer le secteur de l’élevage, le BIRA a mis en place un plan stratégique de cinq ans (2010-2014) destiné à réaliser sa vision d’une Afrique dans laquelle les ressources animales contribuent de manière significative à la réduction de la pauvreté et de la faim. Cette stratégie adopte une approche holistique au développement des ressources animales incluant le bétail, la faune, la pêche et les ressources halieutiques. Elle est alignée sur d’autres cadres stratégiques continentaux tels que le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA) élaboré par le NEPAD et souscrit aux principes de subsidiarité et de complémentarité.
(Photo : table d’honneur à l’ouverture de la rencontre)
FOCUS INFOS

TOGO::Vème législature: C’est la rentrée chez les parlementaires!

Après les séances de travail sur l’adoption du règlement intérieur et l’élection du bureau, l’Assemblée Nationale entre de plein pied dans la cinquième législature. La rentrée parlementaire a eu lieu ce mardi 1er Octobre dans la salle polyvalente du Palais du Congrès. C’était en présence de dix délégations parlementaires étrangères.
DéputésC’est en tenue des grands jours, écharpe en bandoulière que 86 des 91 députés élus le 25 Juillet dernier ont effectué leur rentrée parlementaire. Une rentrée solennelle sous le regard du Premier Ministre, des membres du gouvernement et du corps diplomatique au Togo.

C’est à juste titre que la rentrée officielle a été placée sous le «Le Parlement, vitrine de la démocratie et outil d’intégration». Le président de l’Assemblée Nationale, Dama Dramani a rappelé aux députés leur mission. «La vocation du député est de faire en sorte que notre parlement soit une véritable vitrine de la démocratie et toute action doit être inclusive, tolérante et apaisée. Ce n’est qu’à cette condition que les députés joueront leur rôle dans l’apaisement de la vie politique nationale et pour la réconciliation de toutes les filles et fils du Togo» a-t-il déclaré.

Dama Dramani a aussi exhorté les nouveaux élus à «produire un travail parlementaire de qualité, à développer une diplomatie parlementaire active pour marquer l’existence du Togo sur le plan international».
Loin de vouloir s’endormir sur leurs lauriers, des chantiers immédiats urgents reposant sur la vie de la nation attendent les parlementaires au cours des prochaines sessions.

Dramani 2
«L’agenda de notre deuxième session ordinaire sera certainement chargée. Outre notre rôle régalien de législation, nous seront appelés à procéder au contrôle de l’action du gouvernement à des moyens classiques mis à notre disposition par le règlement intérieur de notre institution. La mobilisation des ressources budgétaires et leur destination constituent pour les parlementaires que nous sommes des préoccupations.
En effet, les 91 députés devront au cours de leur prochaine session se pencher sur l’examen du projet de loi de finance 2014 conformément aux dispositions de l’article 55 de la Constitution Togolaise.
P1120244Durant les cinq prochaines années, l’hémicycle togolais va également se pencher sur les questions relatives à la libre circulation des personnes et des biens, la sécurité humaine et frontalière, la lutte contre le terrorisme et le bien-être de la population à travers l’éradication de la pauvreté.

L’éclat de l’ouverture de la Vème législature a été rehaussé par la présence d’éminentes délégations parlementaires provenant du Gabon, du Bénin, du Niger de la Guinée Bissau, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Ghana ; ainsi qu’une délégation du Comité Interparlementaire de l’UEMOA et de la CEDEAO. Ils ont principalement félicité le Togo pour la transparence et le caractère apaisé des élections du 25 Juillet de même qu’ils ont plaidé pour des actions parlementaires communes et régionales.
Au cours de cette première session, sept élus dont les occupations sont jugés incomptables avec la fonction parlementaire ont rendu leurs tabliers au profit de leurs suppléants.
FOCUS INFOS

Sébastien Zoul, Directeur du Centre culturel Mytro Nunya : « Le caractère engagé qu’on nous prête, c’est peut-être lié à la vision que nous portons de la solidarité internationale, et aux ouvrages exigeants que nous proposons à la lecture »


Il y a trois ans, le Centre culturel Mytro Nunya (Changer de mentalité) ouvrait ses portes à Lomé. Durant ces années de prestations, beacoup d’évènements ont été abrités par ce centre. Dans cette interview, le patron de ce centre, un passionné de l’Afrique, le Français Sébastien Zoul, parle de ce centre, le parcours, la culture au Togo et en Afrique, et les perspectives.
Vous êtes Responsable de Mytronunya, a priori un centre culturel, mais avec un engagement politique quasi visible… Votre centre n’est pas qu’un centre culturel, ce n’est pas non plus un institut politique et social, c’est un peu de tout cela ?
Mytro Nunya est un Centre de Recherche et d’Information sur les Alternatives. Vous avez raison : c’est un lieu atypique. Il est difficile d’expliquer en quelques mots qui nous sommes et ce que nous faisons. Il faut nous fréquenter, passer du temps à nos côtés, assister régulièrement à nos différentes activités pour mieux apprécier ce que nous faisons. Ce que j’aimerais qu’on retienne, c’est que nous faisons les choses autrement, que nous réalisons beaucoup de choses intéressantes, avec peu de moyens financiers. Plus concrètement, nous touchons bien évidemment aux activités culturelles, dans toutes leurs diversités, mais nous nous intéressons aussi de près à l’information, en particulier l’information libre et alternative, indépendante. Nous organisons des rencontres et des débats ouverts à tous, pour parler des enjeux sociaux, politiques, culturels, etc... Cela passe aussi par le cinéma, les concerts, et bien d’autres choses encore... Le caractère engagé qu’on nous prête, c’est peut-être lié à la vision que nous portons de la solidarité internationale, et aux ouvrages exigeants que nous proposons à la lecture. Engagé, certes, mais pas partisan...
Qu’est-ce qui a poussé le Français que vous êtes, fut-il passionné de l’Afrique, à créer une telle structure ?
Français certes, qui a beaucoup voyagé, et qui a beaucoup aimé ce beau pays qu’est le Togo, malgré ses difficultés. C’est un défi passionnant que de faire vivre et développer une telle structure dans le contexte actuel. J’avais l’envie de m’investir sur un projet localement, dans la durée, avec une vision globale. Le Togo offre un cadre exceptionnel pour l’agriculture, le monde rural est magnifique. Avec un peu de travail pour rendre moins pénible certains aspects liés à la pauvreté (santé, éducation), la vie au village au Togo pourrait être si délicieuse pour tous les togolais... Ma motivation, c’était aussi l’envie d’en apprendre plus, et de mettre en pratique des alternatives. Les altermondialistes disent : « Un autre monde est possible ». Souvent, on se demande de quel monde veulent-ils parler ? Je ne connais qu’un monde, c’est celui ci, et il faut bien y vivre, malgré les problèmes et les difficultés. Il y a le monde tel qu’il est organisé par les marchands, les banquiers, les partisans de la mondialisation, et qui nous écrase, nous abrutit, et organise la misère pour tous, et la richesse pour quelques-uns. Il y aussi dans ce monde des gens qui vivent autrement, qui se battent pour rendre ce monde habitable. Nous en faisons partie et nous essayons de mettre en pratique, ou bien d’informer sur ces alternatives. En matière d’alimentation d’abord, avec le club agro-écologie et l’amap, mais également en matière d’énergie, d’habitation, d’information...
La solidarité internationale est un volet important de vos activités, comment se manifeste concrètement cette solidarité ?
La solidarité internationale chez nous, c’est d’abord une certaine vision du monde, des rapports entre les peuples, c’est une vision politique des choses. Elle se manifeste par notre existence même, puisque nous proposons, à travers notre bibliothèque et nos activités de partager quelques-uns des privilèges qui ont fait de nous ce que nous sommes. Nous ne sommes pas là pour aider les gens, dans une logique social ou humanitaire, mais plutôt pour vivre ensemble une prise de conscience que le monde actuel est fou, plein d’injustices, que la nature est en danger par notre faute, et qu’il nous faut changer nos modes de vie... A part cela, nous accueillons des étrangers, d’autres pays d’Afrique, ou du reste du monde, pour travailler ensemble, selon cette même vision, à nos différentes activités. Par ailleurs, nous sommes préoccupés et intéressés, et nous exprimons notre solidarité régulièrement avec tous ceux qui luttent dans le monde pour en finir avec l’oppression et l’injustice... Nous entretenons des relations avec de nombreux groupes, et personnes qui se mobilisent pour construire au quotidien cet autre monde que l’on appelle de nos vœux...
Quelles sont les principales activités de votre centre et quel bilan faites-vous de l’année en cours ?
La bibliothèque, les projections de films, les débats, les spectacles (concert, théâtre, danse, arts plastiques, mode, etc...), mais aussi la promotion de l’agro-écologie, de l’agriculture biologique à travers notre partenariat avec un Centre de Formation Agricole et de Production Ecologique, de Kpalimé, la mise en place du réseau Accueil Paysan.. Nous accueillons aussi des bénévoles et des volontaires internationaux avec différentes missions... L’année 2013 qui est en cours est notre troisième année d’existence. Nous poursuivons notre marche vers l’autonomie et l’indépendance. L’AMAP marche bien, se développe. Nous avons aussi réussi à nous associer en réseau avec d’autres bibliothèques de Lomé (Réseau Lire Togo). Cette année, nous avons aussi fondé le réseau des centres culturels de Lomé. Nous pensons que travailler ensemble, avec les autres, est très important, et peut contribuer à un changement de mentalité... C’est très positif, c’est vrai que trop peu de gens nous connaissent pour le moment, mais petit à petit, ça évolue et grandit...
Votre centre, c’est aussi un engagement bio, avec la Première rencontre de l’agro-écologie ce mois d’août au Togo, pourquoi une telle innovation dans un pays où pauvreté oblige peut-être, l’écologie est reléguée au second plan ?
Et c’est dommage. L’agro-écologie, c’est plus que l’écologie, c’est l’utilisation de la nature pour la production agricole. Il y a au Togo des gens très avancé dans le domaine, mais ils sont peu connus, très peu ou pas du tout encouragé. Nous avons essayé de réunir les meilleurs d’entre eux, pour un premier contact tous ensemble, qui nous ménera sans doute à la création d’un réseau des agro-écologistes du Togo. C’est ainsi qu’on sera plus fort ensemble, pour la promotion de ce mouvement, et le bien être des togolais... L’agro-écologie ne demande pas de moyens financiers, c’est surtout des connaissances simples, à acquérir, l’agro-foresterie, l’association à l’élevage, des choses que les gens connaissent parfois, et pratiquent sans le savoir... Les plus grandes agencent de l’ONU, comme la FAO reconnaisent depuis longtemps l’agro-écologie comme une réponse aux enjeux de la pauvreté, pourtant, cela semble bien peu intéresser les dirigeants... Qu’est-ce qu’on attend pour s’y mettre ? On n’a pas besoin d’eux pour le faire !
Le centre mytronunya a mené une multitude d’activités cette année, ont-elles contribué, ces initiatives, au processus électoral de quelque manière que ce soit ?
Avec d’autres organisations de la société civile, nous avons participé à certaines activités en amont des élections, essentiellement des forums de discussions, où nous avons exprimé notre point de vue. Avant le scrutin, c’était l’inquiétude qui dominait sur les risques d’une flambée de violence. Nous nous réjouissons que cela n’ait pas été le cas. Pour autant, nous maintenons notre point de vue selon lequel la situation de crise que le pays connaît pourrait donner lieu à des épisodes de révolte, tels que d’autres pays l’ont connus... Les périodes électorales sont des périodes à risque. Nous verrons en 2015 si les organisateurs du scrutin auront opéré les réformes nécessaires pour un scrutin juste et apaisé. L’enjeu électoral est important, certes, mais le changement pourrait aussi passer par ailleurs, à travers nos actions quotidiennes, ici et maintenant, tous les jours... Évidemment que l’alternance est souhaitable, pour en finir avec top de souffrances et d’injustices, mais cela doit-il forcément passer par des élections ?
Vous organisez très souvent des conférences sous divers angles et sur divers thèmes, quels impacts ont-elles sur le quotidien des togolais ?
Assez peu d’impact en réalité. D’ailleurs, les togolais sont forts peu nombreux à y participer. C’est ça la réalité. Mais nous espérons tout de même que les quelques personnes qui y participent en retirent des idées, des envies, et contribuent à leur manière à faire évoluer les mentalités... Nous ne sommes pas pressés, et nous savons que nous sommes tout petits. Cela ne nous gêne pas. C’est toujours des petits groupes très déterminés, avec une vision, qui ont contribué à des changements positifs dans le monde. On s’inscrit dans cette dynamique...
Avez-vous des projets particuliers pour 2013 ou pour 2014 ?
En septembre, nous commençons un cycle de formation pour les jeunes en agriculture biologique à Kpalimé. Nous allons aussi mettre en place une coopérative de maraîchers biologiques sur le lac ouest de Lomé, fournissant des emplois, et des légumes sains, dans une zone assez défavorisée de Lomé. Nous travaillons également à la sortie d’un Annuaire des Artistes du Togo pour décembre 2013. On aimerait organiser une rencontre internationale de jeunes, pour l’été 2014, et mettre en place le réseau Accueil Paysan du Togo... Pour tous ces projets, notre équipe s’agrandit, et nous avons toujours besoin d’engagements bénévoles...
De tous ces projets, lequel vous tient le plus à cœur ?
J’ai envie de démontrer aux jeunes sans emplois, à tous, que la vie dans le monde rural, aux villages peut être un vrai paradis, avec tout le confort dont on peut rêver, une ouverture sur le monde, et ne manquer de rien. Pour cela, il faut l’expérimenter, et accompagner des jeunes dans la réalisation de leurs rêves. C’est un véritable défi, qui prendra du temps, sur lequel nous travaillons dès maintenant. La création du réseau Accueil Paysan, à mi chemin entre le développement rural agricole et le tourisme, sera importante pour réussir.
Réalisation : Aida Sepopo EKLU / Panorama
Source :www.mytronunya.info

Tuesday, October 1, 2013

TOGO::Les acteurs du sport et de la sécurité en guerre contre la violence sur les stades

Comment garantir la sécurité dans les stades avant, pendant et après les rencontres de football ? C’est le sujet qui a réuni mardi au cabinet du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, les ministres en charge du sport et de la sécurité ainsi que les membres du bureau exécutif de la Fédération togolaise de football (FTF) et les présidents des clubs de première et deuxième divisions du pays.
Au centre des débats, était inscrite la question des violences qui se multiplient ces derniers temps sur les terrains de football du Togo, des actes de violence qui ont atteint leur paroxysme le 22 septembre dernier à Tchamba occasionnant des blessés et de nombreux dégâts matériels.
Les participants à cette réunion de haut niveau ont fait le diagnostique des problèmes à l’origine de ces violences, recherché les causes et les acteurs de ces violences et afin, proposé des mesures destinées à les éviter.
Ouvrant les travaux, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel Yark Damehane s’est insurgé contre la résurgence de la violence sur les stades et a estimé que les acteurs du football n’étaient pas des « ennemis ».
Dans le même sens, la ministre des Sports a exhorté les acteurs à exercer le fair-play et à jouer le « foot pour l’unité nationale ».
Un état des lieux sur les violences recensées dans les stades ces dernières semaines a été présenté aux responsables des clubs, de la Fédération Togolaise de Football (FTF) et aux médias présents.
Le Secrétaire général du ministère de la Sécurité, le Commissaire Awa Yawo a, dans ses propos préconisés une préparation « minutieuse » des matchs tout en tenant compte des risques afin de prévenir toute éventualité de violence.
Après avoir fait des remarques sur les différents points soulevés par les participants, le Colonel Yark a indiqué que des enquêtes étaient en cours pour situer les responsabilités dans les incidents des derniers jours tout en promettant que les coupables seront arrêtés et punis conformément à la loi.
Gaël N. 
AFREEPRESS

TOGO::Trois présidents de parlements de pays africains assisteront à la rentrée parlementaire ce mardi

Les présidents des Assemblées nationales du Niger, du Gabon et de la Guinée-Bissau sont à Lomé pour assister mardi à la rentrée parlementaire des 91 députés togolais de la 5e législature de la 4e République élus le 25 juillet dernier.
Au cours de leur séjour au Togo, Guy NZOUBA-NDAMA du Gabon, Hama AMADOU du Niger et Ibrahim Sori DJALO de Guinée-Bissau ont eu des rencontres avec plusieurs personnalités de la République togolaise, dont le nouveau président de l’Assemblée nationale Dama Dramani et le Premier ministre Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu.
Au cours de ces rencontres, les présidents des Assemblées nationales du Gabon, du Niger et de la Guinée-Bissau ont eu à saluer le « bon déroulement » des élections des élections législatives du 25 juillet dernier et les excellentes relations d’amitié existant entre leurs pays et le Togo.
Le parlement togolais effectue ce mardi sa rentrée solennelle deux mois après les dernières élections législatives.
Olivier A.