Saturday, August 31, 2013

TOGO: L’Humiliante missive de la FIFA à Améyi



Gabriel Améyi (ph)

- Lomé le 29 aout 2013 © koaci.com - A en croire les termes d’un courrier adressé par la FIFA au président de la Fédération Togolaise de Football (FTF) le 26 août 2013, c’est la fin de la période de complaisance entre les deux partenaires. Visiblement, les incessantes lettres de demandes de décaissements de la FTF qui ne produisent aps leurs effets de mêmes que les rapports financiers défaillants ont fini par lasser l’instance mondiale du football.
Ci-dessous, la lettre de la FIFA adressée à la FTF.

FIFA

Fédération Togolaise de Football
M. Gabriel AMEYI
Route de Kégué
Boite Postale 05
LOME


Zurich, le 26 août 2013


Projet de soutien de la FIFA du football Togolais pour l’année 2013- Point de situation

Monsieur le Président,

Nous avons bien reçu votre demande de subvention complémentaire datée du 06 août 2013 pour les activités de football féminin et de jeunes, ainsi que votre demande de décaissement exceptionnel datée du 22 août 2013 pour les championnats de D1 et D2.

Concernant les activités de football féminin et de jeunes, nous sommes surpris que vous ne soyez pas en mesure de financer sur les fonds propres de la FTF cette initiative fondamentale, ce qui plus est, compte tenu des fonds importants que vous avez récemment reçus de la CAF suite à la participation des Eperviers à la dernière Coupe d’Afrique des Nations en Afrique du Sud.

A propos des fonds CAN, nous attendons toujours, comme vous vous y étiez engagé, votre contribution à hauteur de 200.000 USD sur le compte commun du projet FIFA/FTF géré par KPMG. Nous vous remercions de nous préciser dans les plus brefs délais quand ce montant sera mis à disposition de notre projet commun.

Nous comprenons, compte tenu des récentes élections législatives nationales que l’Etat togolais puisse avoir du retard dans le versement des subventions aux clubs de D1 et D2. Nous vous serions néanmoins reconnaissants de nous informer des démarches que vous auriez entreprises auprès d’autres opérateurs privés et sponsors potentiels afin d’obtenir des fonds complémentaires comme cela était prévu.

Nous souhaitons également avoir des explications sur les raisons qui vous ont amené à sans cesse retarder le démarrage de la compétition de D2 pour l’année 2013. En tout état de cause, compte tenu des incertitudes qui demeurent quant à son financement jusqu’à son terme, son démarrage ne pourra pas ne compter que sur des fonds de la FIFA.

Enfin, nous avons bien reçu votre rapport financier sur les activités réalisées par la FTF entre janvier et avril 2013 et votre demande de remboursement. Nous comprenons que vous avez avancé cet argent sur vos fonds personnels. Néanmoins, compte tenu des doutes qui demeurent sur la manière dont ont été générés et dépensés les fonds du projet en 2012, l’éligibilité de certaines dépenses (frais de représentation, fournitures de bureau, personnel) et des frais que nous avons dû couvrir pour les transferts de l’argent de la CAF suite à votre intervention (près de 9 000 USD), nous ne sommes pas en mesure de vous rembourser la somme demandée.

Nous déplorons d’ailleurs que les courriers que vous nous adressez ne se limitent qu’à des demandes de financements ou de décaissement exceptionnels. Nous souhaitons recevoir des informations plus régulières sur vos démarches et initiatives pour envisager sereinement la suite du projet, et surtout, l’amélioration durable des finances et du fonctionnement quotidien de la fédération togolaise de football.

Nous vous souhaitons bonne réception de la présente lettre. Nous aimerons recevoir les réponses à nos questions au plus tard le 04 septembre 2013 et vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’expression de nos salutations.

Fédération Internationale de football Association

Le Secrétaire Général
Jérôme VALCKE
KOACI

TOGO::L’élection du bureau de l’Assemblée nationale reportée



Lomé - Tout le monde s’attendait à voir aujourd’hui la composition du bureau directoire de l’Assemblée nationale, mais une décision de la Cour Constitutionnelle est venue tout remettre en cause.

L’Assemblée nationale s’est réunie en sa séance plénière pour la troisième fois ce vendredi 30 août. Cette séance qui était prévue pour l’élection du bureau directoire de la nouvelle législature, n’a finalement servi qu’à faire une seconde relecture du règlement intérieur. Adoptée par les députés le mercredi 28 août dernier, la copie a été rejetée par la Cour Constitutionnelle qui a jugé non conformes à la Constitution de la République du Togo, trois articles.

Les dispositions rejetées portent sur le statut du Président de l’Assemblée nationale. Selon les dispositions modifiées de la Constitution lors du « tripatouillage » opéré par l’Assemblée mono-colore issue des élections législatives de 2003, le président du Parlement est une institution à part, qui ne fait pas partie du bureau de l’institution. Un statut taillé sur mesure par le Prof. Fambaré Natchaba, maître d’ouvrage du tripatouillage, qui s’en est servi à son avantage en tant que président de l’Assemblée nationale, avant d’être empêché plus tard de jouir de son statut de dauphin constitutionnel après la mort du Gal Gnassingbé Eyadéma.

« Moi je suis juriste et je ne peux pas voter pour un texte qui stipule que le Président de l’Assemblée nationale, n’est pas au sein de son bureau directoire », a expliqué excédé Me Dodzi Apévon de la Coalition Arc-en-ciel. Cette question revient depuis les modifications apportées à la loi fondamentale. Ce vendredi après les débats, un vote a été émis favorablement en tenant compte des injonctions faites par la Cour Constitutionnelle. C’est le jeudi 29 aout 2013, que dans son avis de conformité des dispositions du règlement intérieur aux dispositions de la Constitution, a rejeté les trois articles.

Le texte va à nouveau être envoyé pour avis à la Cour Constitutionnelle par le bureau d’âge présidé par Me Georges Lawson. L’élection du bureau est donc reportée à lundi prochain. La décision de la Cour Constitutionnelle va permettre à la majorité de l’Union pour la République (UNIR) d’occuper éventuellement deux postes successifs au sein du directoire du parlement. La disposition initiale incluant le président de l’Assemblée nationale au sein du bureau excluait cette possibilité. UNIR souhaiterait prendre le poste de Président et celui du 1er vice-président de l’Assemblée nationale.
La composition du bureau de la Représentation nationale doit refléter celle des différents membres qui la composent, de même que ceux des commissions.

Koaci

TOGO::Le Lieutenant-colonel Guy Akpovy envoyé à l’Ecole de Guerre de Saint Cyr


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Selon des informations dignes de foi, l’actuel Directeur général de la Gendarmerie nationale, Guy Kossi Akpovy, part dans quelques heures, pour la France, à bord d’un vol Air France. Et pendant neuf mois, il suivra une formation militaire à l’Ecole de Guerre de Saint Cyr.
            A son départ, il laissera vacant le poste de D.G de la Gendarmerie nationale, lequel ferait d’ores et déjà l’objet de grande convoitise au sein de la Grande Muette. En tout cas, le tortionnaire en chef de la République, le Col. Yotroféï Massina, depuis qu’il a été débarqué de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR), son sanctuaire, a son bureau à la Gendarmerie nationale et serait pressenti pour remplacer le partant. L’homme même nourrirait de fortes ambitions pour ce poste. Si le choix se porte sur cet homme, bonjour les dégâts.
            Dans le starting-block, on annonce également le Col. Yark Damehame. Son éventuelle nomination à ce poste sonnera pour lui comme le grand retour, après ses charges ministérielles. Une hypothèse peu plausible, vu que sa nomination au gouvernement participait, nous avait-on révélé, de la logique de Faure Gnassingbé de le pousser vers la sortie. Le « Fils » de la Nation se serait-il ravisé ? On n’attendra pas longtemps pour connaître le nom du nouveau D.G de la Gendarmerie nationale.
            Pour rappel, le Lieutenant-colonel Guy Kossi Akpovy a été nommé Directeur Général de la Gendarmerie nationale en août 2012, en remplacement du Col. Yark Damehame parti gérer le portefeuille du ministère de la Sécurité dans le gouvernement Arthème Ahoomey-Zunu.
M. F.   LIBERTE

Un ex-ambassadeur français interpellé avec 350 000 euros en liquide

Boris Boillon conseillait Nicolas Sarkozy à l'Elysée, avant de devenir ambassadeur de France en Irak puis en Tunisie.

L'ancien ambassadeur de France en Irak et en Tunisie, Boris Boillon, le 7 mars 2011 à Tunis.L'ancien ambassadeur de France en Irak et en Tunisie, Boris Boillon, le 7 mars 2011 à Tunis. (MEIGNEUX / SIPA)
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Mis à jour le 30/08/2013 | 16:13 , publié le 30/08/2013 | 15:45
Il faisait partie de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy durant le précédent quinquennat. L'ancien ambassadeur Boris Boillon a été interpellé à Paris le 31 juillet, alors qu'il s'apprêtait à prendre un train pour Bruxelles, en possession de 350 000 euros et 40 000 dollars en liquide, révèle Mediapart vendredi 30 août.
Arrêté par des douaniers, Boris Boillon, qui se déplace ce jour-là sans papier d'identité et sans téléphone, nie d'abord transporter de l'argent. "Mais la fouille est concluante. Dans son sac, les douaniers découvrent des enveloppes contenant des billets de banque de 500 euros", rapporte Mediapart, qui précise avoir consulté le procès-verbal de l'arrestation. Or, le site internet rappelle que "la loi interdit le transfert dans un autre pays de l’Union européenne de sommes supérieures à 10 000 euros, sans déclaration préalable".

"J'ai été surpris et effrayé"

Durant son audition, Boris Boillon explique que ses bureaux sont installés à Paris, mais qu'il réside à Uccle, la banlieue huppée de Bruxelles. L'ancien diplomate, qui a créé sa propre entreprise de consulting après son éviction par François Hollande, ajoute que l'argent qu'il transporte doit servir à la création d'une filiale de sa société en Belgique.
"J'ai oublié mes documents d'identité en Belgique. Je suis venu ce matin à Paris, juste pour la journée parce que justement, je n’étais pas à l’aise avec cet argent, qui était stocké en partie dans mon bureau, et une autre partie dans une mallette qui était enterrée à côté de ma cave, et je voulais régulariser la chose au plus vite", se justifie encore Boris Boillon, selon un extrait du procès-verbal publié par Mediapart. Pourquoi, dans ce cas, avoir nié transporter de l'argent lorsque les douaniers le lui ont demandé ? "J'ai été surpris et effrayé, j'ai répondu par réflexe", explique-t-il. 
Boris Boillon, 43 ans, a occupé jusqu'en 2009 les fonctions de conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Il a ensuite été nommé ambassadeur de France en Irak, où il a officié jusqu'en février 2011, avant de partir pour la Tunisie. Régulièrement présenté comme un "Sarko-boy", Boillon a été remercié par François Hollande en juillet 2012. Selon Mediapart, le service de police judiciaire de la Douane (SNDJ) a été saisi et une enquête a été ouverte. Objectif : déterminer l'origine exacte de ces 350 000 euros que transportait Boris Boillon le 31 juillet.

TOGO::La FIFA ne veut plus être une vache à lait

La FIFA ne veut plus être une vache à lait
Les relations entre la Fédération togolaise de football (FTF) et la FIFA ont toujours été tumultueuses, mais on s’approche désormais du point de rupture.
La FIFA vient de répondre par la négative à une demande de subventions pour la 2e phase du championnat de D1 et pour permettre le démarrage de celui de D2. Pour faire simple, l’instance du football international vient de répondre à la FTF qu’elle devait désormais se débrouiller toute seule avec des sponsors privés au Togo. Mais ce n’est pas tout, la FIFA exige de consulter les comptes de la Fédération afin de vérifier de quelle manière les précédents décaissements ont été utilisés.
Enfin, la FIFA demande à la FTF qu’elle reverse sur un compte mixte les 200.000 dollars reçus lors de sa participation à la CAN 2013. Cet argent est destiné à financer les programmes Goal 2 et 3.
Dans un courrier adressé récemment au président de la FTF, les responsables de la FIFA souhaitent ne plus être pris pour une vache à lait. 

TOGO:: PREPARATION D'UN NOUVEAU GENOCIDE DU REGIME GNASSINGBE CONTRE LES KOTOKOLI/BASSAR

Le problème de la ville de KETAO risque de devenir une guerre ethnique alors le gouvernement punissez les kabyés de Ketao sinon quand les kotokoli de Bafilo et de Sokodé vont prendre leur revanche. Ce sera trop tard actuellement l'ethnie est en preparation pour l'assaut contre l'ethnie Kabyè de Kétao.

PYABALO


Gnassingbe est responsable du chaos annoncé depuis 2005 et le génocide sur les Guins_Mina, à présent ce sont les Bassar et Kotocoli qu'il veut génocider...


Comme dit la Prophétie de 1946, la Révolution viendra du Nord.

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Réconciliation nationale en péril
 
Plusieurs blessés dont un cas grave et d’importants dégâts matériels

Kétao, une ville, une histoire. Pendant longtemps, Kétao a toujours connu des affrontements entre les Kabyès (autochtones) et les Kotokolis pour diverses raisons. Vendredi dernier encore, c’était la chasse de l’homme par l’homme entre les autochtones et les Kotokolis. Pourtant la majorité de ces deux ethnies pratique une même religion qui est l’Islam. Le choix de l’imam qui a eu lieu, il y a déjà un an, était au cœur des affrontements dans cette ville située à moins d’une dizaine de kilomètres du Bénin. Plusieurs blessés dont un dans un état critique et d’importants dégâts matériels ont été enregistrés.

En effet, à la mort de l’imam de la ville de Kétao, il a fallu procéder au choix d’un remplaçant. Pour ce faire, la communauté musulmane s’est réunie pour des concertations qui, malheureusement, n’ont pas été fructueuses. La communauté musulmane s’est divisée. D’une part, un groupe majoritairement composé de Kotokolis qui voulait que le nouvel imam soit le fils de l’imam défunt, et de l’autre les autochtones s’y opposaient. Cette mésentente avait même conduit à un affrontement en août 2012 causant également d’énormes dégâts. Avec l’intervention des autorités locales, la situation s’est apaisée et finalement c’est un Nigérian qui a été nommé imam en vue de départager les deux parties.

Malgré tout, cette communauté musulmane à Kétao est restée toujours divisée. Le camp qui exigeait la nomination du fils de l’imam défunt a refusé d’assister aux prières à la grande mosquée de la ville où elles sont dirigées par l’imam choisi et dont la tête ne leur plaît pas. Certains d’entre eux préféraient aller dans les mosquées des localités environnantes, d’autres allaient même jusqu’à Kara pour les prières de vendredi. A cette allure, c’était prévisible qu’une étincelle fasse exploser la poudrière un jour.



Malheureusement, c’est à cette triste et regrettable scène que nous avons assisté vendredi dernier. Une simple dispute entre deux jeunes, l’un Kotokoli et l’autre Kabyè après la grande prière, a fait exploser la poudrière conduisant à un affrontement sanglant entre les deux peuples. Plus nombreux, les autochtones, machettes, coupe-coupe, couteaux, gourdins et bidons d’essence en main, ont sauvagement abattu les troupeaux de moutons et de bœufs appartenant à des membres de l’autre communauté, brûlé des boutiques, des maisons, bref tous les biens appartenant aux Kotokoli. Plusieurs blessés dont un dans un état grave ont été également enregistrés. Il faut souligner que la passivité des éléments des forces de sécurité dépêchées sur les lieux d’une manière ou d’une autre a contribué à l’ampleur des dégâts. « Bras croisés, ces soldats ont regardé faire », a confié un témoin.

Actuellement, la vie est morose à Kétao. Beaucoup de Kotokolis ont quitté les lieux pour se refugier ailleurs. Certains se sont retrouvés au Bénin et d’autres ont regagné leurs milieux d’origine tels que Bafilo, Sokodé, Kara et Tchamba.

Cette situation est très grave et peut entraver la réconciliation appelée de tous leurs vœux par le pouvoir. Alors il urge que les autorités prennent ce problème à bras le corps afin que le pire soit évité.

Jérémie G., Correspondant

Région de la Kara
LIBERTE HEBDO TOGO

TOGO:: Le pouvoir reprend ses manœuvres d’intimidation des populations

.Les ministres Gilbert Bawara et Yark Damehame à la manette altLes élections constituent souvent des occasions données à un pays de prendre un nouveau départ dans sa destinée. Mais nombre d’analystes avaient prédit bien avant les élections législatives, que le scrutin n’allait rien changer à la situation politique et que les quinze mois qui séparent le pays de la présidentielle de 2015 allaient être toujours mouvementés. De toute vraisemblance, le pouvoir s’en rend compte et entreprend déjà des manœuvres pour tenir en respect les populations et ainsi dissuader toute velléité contestataire. C’est ce que le commun des observateurs voit à travers un communiqué d’une inopportunité et d’une curiosité absolues des ministres de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, et de la Sécurité et de la Protection civile en date du 21 août. Les termes du communiqué « Il nous a été donné de constater ces derniers temps que certains individus, à l’occasion des manifestations publiques à travers le territoire national, se livrent à la destruction et à la dégradation des infrastructures et édifices publics et s’attaquent aussi aux biens privés. Il en a été ainsi lors des manifestations publiques ponctuées de troubles à l’ordre public organisées à Lomé, Dapaong et Niamtougou. Ces manifestations ont occasionné d’importants dégâts matériels, des exactions ainsi que des dégradations d’infrastructures publiques, la destruction, le pillage et l’incendie de commissariats. Récemment à Kétao, les affrontements entre deux groupes religieux rivaux ont occasionné, entre autres, un nombre élevé de blessés, de destructions de maisons d’habitations, de boutiques ainsi que des motos et vélos. Les importants dégâts enregistrés sont la plupart du temps des faits d’individus mal intentionnés qui, n’ayant rien à voir avec lesdites manifestations, en profitent pour commettre des actes crapuleux. Au regard des incidents enregistrés et face aux conséquences néfastes qui en découlent, notamment les dégradations et destructions des édifices publics et privés, le recours systématique aux actes de vengeances et d’intolérance, les ministres en charge de l’Administration territoriale et de la Sécurité tiennent à rappeler à toute la population que le droit et la liberté de manifester ne sauraient en aucun cas être synonymes de casses et de destructions. Les individus qui, sous le couvert de manifestations publiques, ne visent qu’à assouvir leurs intentions délictueuses, doivent s’attendre à répondre de leurs actes devant la loi. Les instructions fermes ont été données aux forces de sécurité pour identifier et appréhender dorénavant les auteurs de ces actes répréhensibles. Les deux ministres invitent tout initiateur ou organisateur des manifestations publiques, à prendre toutes les dispositions pour préserver quelles que soient les circonstances, la paix sociale, la quiétude et la sécurité afin d’éviter toute sorte de destruction et de dégradation privée et toute atteinte à l’intégrité physique du citoyen ». Une sortie drôlement inopportune Des communiqués officiels lus au cours du journal sur la TVT (officiellement sur satellite s’il vous plaît, mais c’est toujours un grand « Bientôt disponible » qui vous accueille sur la bande réservée à TV Togo sur le décodeur), c’est un rituel. Mais il faut avouer que celui du mardi 21 août dernier signé de Gilbert Bawara et de Yark Damehame est bien curieux. La logique voudrait que la sortie soit suscitée par des faits récents. Mais le communiqué servi mardi aux Togolais souffre d’une inopportunité à crever les yeux. Les deux ministres pointent du doigt « des manifestations publiques ponctuées de troubles à l’ordre public organisées à Lomé, Dapaong et Niamtougou » qu’ils auraient constatés « ces derniers temps ». Alors même que ces événements relevés se sont produits il y a bien longtemps. A titre de rappel, les événements de Dapaong (ayant abouti à l’assassinat de deux élèves, Anselme Sinandare et Douti Sinanlengue) visés se sont déroulés en avril 2013, et ceux de Niamtougou en mai, à la suite de violences sur un professeur. Quant à Lomé, les dernières manifestations heurtées ont eu lieu à la fin de ce même mois. Le plus récent des événements soulignés par les deux ministres, ce sont les violences intercommunautaires qui ont lieu à Kétao le vendredi 9 août dernier au lendemain de la fête du Ramadan. Mais ici, il ne s’agit nullement de manifestations à connotation politique ou de revendication sociale ; elles sont nées de différends religieux. Et en plus, les protagonistes ne s’en sont nullement pris aux biens publics. En tout cas, on prend à témoin le communiqué officiel rendu public le 14 août, soit cinq jours après les événements, par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Yark Damehame n’a parlé que d’« affrontements ayant opposé deux groupes rivaux de la communauté musulmane de la localité et qui ont entraîné des blessés et des destructions des biens privés ». Nulle part il n’a été fait état de dégradation de biens publics. Pourquoi ces événements peuvent-ils alors être cités dans ce communiqué ? Pourquoi avoir attendu si longtemps pour faire une pareille sortie ? Il faut le dire, elle est inopportune à plus d’un titre. Maintenir une chape de plomb et dissuader les contestations C’est visiblement le grand enjeu de cette sortie ou l’objectif visé par les deux officiels. Pour les observateurs avisés, il s’agit de faire passer un message de fermeté (« Les individus qui sous le couvert de manifestations publiques ne visent qu’à assouvir leurs intentions délictueuses, doivent s’attendre à répondre de leurs actes devant la loi. Les instructions fermes ont été données aux forces de sécurité pour identifier et appréhender dorénavant les auteurs de ces actes répréhensibles »), intimider et créer la peur permanente chez les populations, maintenir une sorte de chape de plomb. Toutes choses qui ont pour finalité de les dissuader de participer aux éventuelles manifestations de contestation du pouvoir. Il fallait coûte que coûte faire passer le message pour maintenir le plus longtemps possible le calme précaire qui règne après les élections législatives, malgré les fraudes et le vol à ciel ouvert du pouvoir pour s’octroyer la majorité à l’Assemblée nationale. Et aucune occasion appropriée ne se présentant, les gouvernants se sont vus obligés de se rabattre sur des faits qui se sont déroulés bien longtemps pour le faire passer. « Les Togolais peuvent facilement comprendre leur état mental qui consiste à dire que désormais, avec la prétendue victoire de l’Unir et la mise en place de la nouvelle Assemblée, ils n’ont plus peur de rien. Ils peuvent alors intimider les Togolais jusqu’à la veille de nouvelles élections où ils recommenceront à marcher sur les œufs avec eux. C’est tout simplement lâche et irresponsable », peste le confrère togoinfos.com, et d’ajouter : « Il est important de rappeler aux dirigeants du Togo qu’un pays se gère sur la base des principes et des lois prédéfinis. Lorsqu’un citoyen est réellement en infraction, il tombe sous le coup de la loi sans commune mesure et ce, à tout moment. Il est inconcevable que le pouvoir guette des occasions où il retrouve un peu de souffle pour faire son show et qu’il se recroqueville dans sa tour d’ivoire quand il se voit en situation de faiblesse, laissant le peuple à son triste sort où des policiers ou gendarmes peuvent ouvrir le feu sur de petits enfants sans que personne ne lève le petit doigt. Les Togolais demandent à avoir un pouvoir qui a de la constance et de la cohérence dans les actes qu’il pose au sommet de l’Etat ». Tino Kossi via liberte hebdo togo