Wednesday, February 22, 2017

TOGO : Nouvelle grève de trois jours des enseignants : Poussé dans son dernier retranchement, le gouvernement contraint de dévoiler ses intentions



« L’on peut tromper tout le peuple pour un temps, ou tromper une partie du peuple tout le temps mais l’on ne peut tromper tout le peuple toutes les fois ». Le collège de membres du gouvernement qui ont conduit les travaux du groupe de travail sur le secteur de l’éducation ont fini par comprendre que leurs compatriotes qui ont embrassé la carrière enseignante ont suffisamment de matière grise pour les dérouter. Les crises incessantes que connait le secteur de l’éducation sont loin d’être finies.



Les multiples tours de passe-passe et la diversion orchestrée par le gouvernement depuis plusieurs années semblent avoir atteint leur point de chute. Il n’est plus de secret pour personne que les principales revendications des syndicats d’enseignants tournent autour de la régularisation de certaines situations administratives et de l’octroi des primes inhérentes à la l’exercice de la fonction enseignante. Si pour le premier cas, le gouvernement a fini par agir sous la contrainte, la dribble programmée quant aux retombées financières n’a pas été effective. Les contraintes budgétaires seraient à l’origine de la non satisfaction des revendications. Mensonge d’Etat.

De quand datent ces revendications ? Ce qui se réclame aujourd’hui est inscrit dans la Réforme de l’enseignement de 1975. Les doléances réactivées il y a plusieurs années ont poireauté au Cadre Permanent de Concertation pendant cinq ans sans que rien ne se fasse. La CSET n’a pris le relais qu’en 2016 et ce, après avoir pris soin d’envoyer des correspondances qui sont restées sans suite. Le gouvernement a cru opérer une première dribble en reportant la rentrée au nom du Sommet sur la Sécurité Maritime pour lequel 13 milliards ont été débloqués et dilapidés.

Entre menaces, intimidations, précomptes fantaisistes, affectations punitives, conciliations et dialogue, le gouvernement lâche le mot : contraintes budgétaires. Si ce n’est une volonté délibérée de ne pas satisfaire les revendications, pourquoi n’avoir pas pris les mesures en amont avant l’adoption du budget quand on sait que ce n’est pas en 2017 que les réclamations ont commencé ? Pourquoi avoir fait perdurer les points inscrits sur la plateforme au CPC pendant 5 ans si Faure Gnassingbé et son gouvernement voulaient y accéder. Nulle part dans le budget 2017, il n’est inscrit une ligne relative à un quelconque sommet.

Pourtant le gouvernement s’active pour organiser le sommet Afrique-Israel à Lomé cette année. Il en est de même pour les élections locales dont aucune trace des sources de financement ne se trouve dans le budget 2017. De quoi veut-on parler alors aux enseignants ? En tout état de cause, le gouvernement est dans son dernier retranchement.

Et ce n’est pas la horde de soi-disant parents d’élèves qu’on a fait venir à la Primature pour déverser des inepties qui le sauver. Le débrayage reprend ce mardi. Et l’on attend de voir.

le correcteur

Forum - N° 2279


Liberté - N° 2381


Tuesday, February 21, 2017

Les juridictions et services pénitentiaires ont besoin de moyens

Un rapport d’audit de l’inspection générale et juridictions pénitentiaires recommande plus de moyens pour un meilleur rendement de la justice.
L’audit des juridictions et de l’inspection générale des services juridictionnels et pénitentiaires a été validé. Cet audit vient « parachever le processus des études de diagnostic pour identifier les leviers capables d’accélérer la modernisation et d’affiner le ciblage des axes d’intervention des partenaires».
L’étude appelait à analyser l’adéquation entre les attributions et les moyens des services du ministère, de dégager les causes de dysfonctionnements éventuels.
Cette étude a pris en compte la Cour suprême, les Cours d’Appel de Lomé et de Kara, le Tribunal de première instance (TPI) de 1ère classe de Lomé, les TPI de 2ème classe de Kara et d’Atakpamé, les TPI de 3ème classe de Tsévié et de Bafilo ainsi que l’Inspection Générale des Services Juridictionnels et Pénitentiaires (IGSJP).
Les résultats recommandent le renforcement du personnel de la Cour suprême en magistrats et greffiers, l’augmentation de son budget, l’intensification de la résorption du passif des dossiers, la stabilisation du fonctionnement des cabinets d’instruction, l’adoption du projet de texte sur les assignations et le traitement en ligne, la modernisation de la justice sociale et la construction d’un tribunal pour enfants.
A propos des statistiques au niveau de la justice togolaise, jusqu’en décembre 2016, le ministre en charge de la Justice a indiqué que « l’ensemble de l’effectif en place au sein du ministère s’élevait à 1345 agents, dont 18% de magistrats, 15% de greffiers, 18% de personnel administratifs, 35% de surveillants de l’administration pénitentiaire, 13% de volontaires et bénévoles et 1% de contractuels».
Les défis conjoncturels et structurels demeurent nombreux. « Nous pouvons affirmer que la justice togolaise a emprunté courageusement la voie de la réforme en profondeur de son mode de fonctionnement pour aboutir à un système performant qui, tout en étant un levier essentiel du développement économique du pays, assure la protection efficace des droits et libertés des citoyens»
letemps

Monday, February 20, 2017

TOGO : REMISE OFFICIELLE DE MANUELS SCOLAIRES AUX ELEVES DE L’EPP NYEKONAKPOE

Le ministère de l’enseignement primaire, secondaire et de la formation professionnelle en collaboration avec  le partenariat mondial pour l’éducation (PME) à procédé le jeudi 16 février 2017 à Lomé au lancement de distribution gratuite  de manuels  scolaires aux élèves du CP1 de toutes les régions du Togo.
Cette distribution de manuels scolaires de français et des mathématiques  et les guides du maître pour l’enseignant, s’inscrit dans le cadre du projet Education et Renforcement Institutionnel  phase 2  (PERI-2), prend en compte tous les apprenants sur toute l’étendue  du territoire nationale y compris les écoles  confessionnelles et privées.In
L’élaboration de ces nouveaux  manuels pour les élèves et des guides du maitre au primaire engagée par le gouvernement  s’est faite dans le but de rendre les programmes plus pertinent et plus lisible aux élèves et aux enseignants .
Pour le représentant de la représentante  résidente  de la Banque Mondiale au Togo  monsieur Godwill   KAN TANGE , la distribution  de 825.426 manuels de mathématiques et de français pour les cours de CP1 dont 42.000 guides du maitre sont une réussite concrète  de la mise en œuvre du PERI-2 pour une meilleure approche pédagogique.
Le ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et de la Formation Professionnelle, monsieur  Komi TCHAKPELE qui a présidé la séance,  a estimé que le lancement officiel de la gratuité des manuels participe à la volonté  du gouvernement d’assurer  l’égalité d’accès a l’école  à tous les enfants quelque soit la situation socio- économique de leur parents. Il par ailleurs  encouragé les enseignants à  faire un bon usage pédagogique  des documents afin d’améliorer  la qualité de l’éducation au Togo.
 RADIO LOME

Togo : Les juridictions et services pénitentiaires ont besoin de moyens

Un rapport d’audit de l’inspection générale et juridictions pénitentiaires recommande plus de moyens pour un meilleur rendement de la justice.
L’audit des juridictions et de l’inspection générale des services juridictionnels et pénitentiaires a été validé. Cet audit vient « parachever le processus des études de diagnostic pour identifier les leviers capables d’accélérer la modernisation et d’affiner le ciblage des axes d’intervention des partenaires».
L’étude appelait à analyser l’adéquation entre les attributions et les moyens des services du ministère, de dégager les causes de dysfonctionnements éventuels.
Cette étude a pris en compte la Cour suprême, les Cours d’Appel de Lomé et de Kara, le Tribunal de première instance (TPI) de 1ère classe de Lomé, les TPI de 2ème classe de Kara et d’Atakpamé, les TPI de 3ème classe de Tsévié et de Bafilo ainsi que l’Inspection Générale des Services Juridictionnels et Pénitentiaires (IGSJP).
Les résultats recommandent le renforcement du personnel de la Cour suprême en magistrats et greffiers, l’augmentation de son budget, l’intensification de la résorption du passif des dossiers, la stabilisation du fonctionnement des cabinets d’instruction, l’adoption du projet de texte sur les assignations et le traitement en ligne, la modernisation de la justice sociale et la construction d’un tribunal pour enfants.
A propos des statistiques au niveau de la justice togolaise, jusqu’en décembre 2016, le ministre en charge de la Justice a indiqué que « l’ensemble de l’effectif en place au sein du ministère s’élevait à 1345 agents, dont 18% de magistrats, 15% de greffiers, 18% de personnel administratifs, 35% de surveillants de l’administration pénitentiaire, 13% de volontaires et bénévoles et 1% de contractuels».
Les défis conjoncturels et structurels demeurent nombreux. « Nous pouvons affirmer que la justice togolaise a emprunté courageusement la voie de la réforme en profondeur de son mode de fonctionnement pour aboutir à un système performant qui, tout en étant un levier essentiel du développement économique du pays, assure la protection efficace des droits et libertés des citoyens»
LE TEMPS

Sunday, February 19, 2017

Cérémonies d’échanges de vœux au siège de l’ANC

Ils étaient  environs 2000 militantes et militants à avoir pris d’asseau le siège du parti ce mercredi 8 février 2017, pour la cérémonie d’échanges de vœux de l’ANC.
Dès 10 h du matin, c’est au son de tam-tams et de chants que  les délégations des  fédérations des Lacs, de Vo, de Yoto, du Haho, du Zio, de l’Avé,  de Kloto, du Bas Mono, de l’Amou et des 14 fédérations de Lomé et Golfe, ainsi que celles des associations des femmes commerçantes des marchés de Lomé, celles des conducteurs de taxis motos et des amicales de ressortissants de certaines préfectures du Togo, sont accueillies au siège de l’ANC.
C’est vers 15 heures que le Président National a rejoint le siège de l’ANC  où l’attendaient, outre les délégations des fédérations et  des associations, les membres des structures du parti : Comité exécutif, Comité politique, Bureau National, Groupe parlementaire ANC, Dames de l’ANC (DNC) et la Jeunesse de l’ANC (JNC).
Tour à tour, les porte-paroles des  délégations présentes ont pris la parole pour présenter leurs vœux aux premiers responsables du parti  et apporter leur soutien à la politique et à la clairvoyance de Jean-Pierre FABRE, Président National de l’ANC
La vice-présidente, Manavi Isabelle AMEGANVI, en sa qualité de présidente du groupe parlementaire ANC a, au nom des députés, témoigné sa reconnaissance au Président national et à tout le parti pour le soutien  dont ils  ont bénéficié tout au long de cette législature  et particulièrement durant l’année écoulée. Elle a brossé l’immense travail abattu à l’Assemblée nationale, par les députés de l’ANC, au cours de l’année 2016. Elle a précisé que 30 textes de lois ont été adoptés au parlement et que l’opposition parlementaire a procédé à 12 interpellations et questions au gouvernement au titre du contrôle de  l’action gouvernementale.
Touché par  les  vœux et  les marques de sympathie, le Président national a imploré la grâce divine sur le parti, sur les militantes et militants ainsi que sur toute la Nation togolaise. Puis, il  a présenté ses vœux de santé, de bonheur et d’amour à l’assistance. Il a assuré, à travers ceux qui étaient présents, toutes les populations togolaises, de sa détermination à poursuivre la lutte avec  détermination jusqu’à la victoire finale.
Le Président Jean-Pierre FABRE, a par ailleurs informé l’assistance sur le contenu de l’entretien qu’il a eu avec la Commission de réflexion sur les réformes, présidée par Mme Awa Nana. A ce propos, le Président National a déclaré que cette commission n’a aucune légitimité et n’inspire aucune confiance.  Il a réaffirmé la nécessité de procéder rapidement à la mise en œuvre des réformes institutionnelles, constitutionnelles et électorales dans le respect absolu de l’esprit et la lettre de l’Accord politique global  (APG) signé depuis onze ans. Jean-Pierre FABRE a rappelé que la seule démarche pour la mise en œuvre de l’APG est le consensus et qu’aucune commission ne peut se substituer à elle.
Jean-Pierre FABRE a saisi l’occasion pour condamner la fermeture de LCF et City Fm, par la HAAC en violation des lois des la République.  Il a rappelé, à cet effet, que l’ANC a à maintes reprises  condamné l’instrumentalisation des institutions de la République par le régime RPT/UNIR pour régler des problèmes politiques et se  maintenir au pouvoir contre la volonté du peuple togolais.  A ce sujet, Jean-Pierre FABRE a également rappelé le contenu de la lettre qu’il avait adressé au Chef de l’Etat, le 13 janvier dernier.
ANC TOGO

Liberté - N° 2378


Liberté - N° 2379



Saturday, February 18, 2017

Développement : 92 millions de F CFA du Japon en faveur des projets à caractère social

L’Ambassadeur du Japon au Togo Hiroshi KAWAMURA et une délégation ont signé ce mercredi 15 février 2017 à Lomé, une convention de financement à un coût global de 92 millions de francs CFA avec le Togo. Cette convention se situe dans le cadre du projet de construction de  forages dans trois villages du canton de Baguida et un projet de construction et d’équipement au profit de l’école publique de Kpalimé-Nogou.
Au cours de cette convention la somme de  45 millions de francs CFA est allée au projet de construction et d’équipement de l’école publique Kpalimé-Nogou. Il sera question  selon les donateurs, de la construction de trois salles de classes en dur, un bureau de directeur, un magasin et des cabines d’hygiène, de la fourniture de 120 tables-bancs et 4 bureaux d’instituteurs. Ceci pour améliorer les conditions de vie et de travail des élèves et  des enseignants de cette localité. Une enveloppe de 46 millions  de francs CFA est allée au projet de construction de forages dans trois villages du canton de Baguida à savoir Dévégo centre, Darrah Kopé et Wolibo Kopé.
Théophile K.
Afreepress

Friday, February 17, 2017

Togo : Au nom de l’apaisement!

Le 06 février dernier, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a pris la décision de retirer les fréquences à LCF et à City FM au motif que ces organes n’ont obtenu aucune autorisation régulière d’installation et d’exploitation auprès de la Haute Autorité.



Pour ceux qui connaissent un tant soit peu le dossier, il est en effet patent que les deux chaînes n’ont pas satisfait aux exigences encadrant l’obtention de fréquences radiophoniques dans notre pays et n’ont dès lors pas signé de conventions avec la HAAC précisant leurs cahiers de charges. Il est aussi un secret de polichinelle que l’arrivée de ces médias s’est faite dans des conditions encore floues, voire opaques, dénoncées en son temps, par la presse. C’est d’ailleurs pour cela que les différentes initiatives prises pour éviter la fermeture des deux stations, l’ont été de façon discrète et les plaidoyers en faveur d’une poursuite des activités, fondés non pas sur le droit mais sur la nécessaire préservation de l’espace de liberté. C’est aussi pour cela que les intervenants dans le dossier, ont suggéré pour la plupart, que les concernés évitent des postures ou déclarations, susceptibles d’être vues comme établissant un rapport de force ou créant les conditions d’un affrontement par médias ou réseaux interposés, avec instrumentalisation de la situation.



Cependant, en choisissant de procéder à la fermeture de LCF et de City FM, alors même qu’à notre sens, les discussions multiformes ne sont pas encore épuisées, la HAAC n’a laissé guère de chance à la possibilité d’une solution qui préserve l’espace de libre expression ainsi que l’emploi. Même sans avoir été régulière à sa naissance, LCF s’est installée dans le paysage médiatique togolais depuis bientôt 10 ans, constituant l’une des chaînes les plus regardées. Elle contribuait à la diversité et au pluralisme médiatique et proposait certaines émissions de qualité, qui avaient leurs publics. Au surplus, après avoir laissé presqu’une décennie une situation de fait, exister sans aucun problème, aucune urgence n’imposait que le couperet tombe aussi rapidement. La mesure est d’autant plus amère qu’elle signifie pour plusieurs dizaines de confrères et autres petites mains, la fin d’une belle aventure, pire, l’inscription au chômage.



Elle est aussi annonciatrice d’une période de tensions entre la HAAC et les professionnels de médias, à l’heure où justement plusieurs questions cruciales se posent à la corporation qui nécessiteraient une synergie d’actions et d’initiatives, mais dans un climat de sérénité. Le Togo, dans ce contexte, va également devoir s’attendre à être épinglé sur le plan international comme prédateur de la presse, fondée ou pas que fût la décision sur le plan administratif ou juridique.


Le pays devra aussi se résoudre à perdre probablement des points dans le classement annuel de Reporters sans Frontières, tout comme auprès des différents mécanismes d’évaluation de la situation de la liberté de presse dans le monde. Et sans doute dans le processus pourtant bien engagé du Millenium Challenge Account. C’est dire donc que le coût du retrait des fréquences sera cher payé pour des gains aléatoires. Il est encore temps de récupérer la situation en permettant aux deux chaînes, de régulariser leur dossier. C’est ce que les Sénégalais ont fait au départ d’Abdoulaye WADE, dont le régime avait laissé s’installer des médias en violation de la législation en vigueur. Ceux-ci ont été invités tout simplement à régulariser leur situation, suite aux interventions des organisations de presse.

Il y a une bonne leçon à tirer de cet évènement. Quel que soit notre niveau de pouvoir et quelle que fut notre influence, ayons l’humilité et le réflexe citoyen de respecter scrupuleusement les textes. Nul en effet ne lit l’avenir.

Thursday, February 16, 2017

Togo : Affrontements entre populations autochtones et nomades dans la préfecture de l’Oti : Le chef de l’Etat appelle au calme

Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a dépêché mercredi, les ministres Yark  Damehame de la Sécurité et de la Protection Civile et Mme Yentcharé  Kolani de la Protection sociale, dans la localité de Tamkpamba dans la préfecture de l’Oti suite à un braquage à main armée  intervenu dans cette partie du pays dans la nuit du 8 au 9 février dernier où trois citoyens ont perdu la vie. Un crime  qui a  suscité la réaction violente des familles et proches des trois personnes entrainant des heurts entre populations autochtones et nomades (accusés du crime). Des heurts ayant occasionné des morts et d’importants dégâts matériels dans les localités de  Nali, Kountouaré et Koumongou.
En effet des suspects de ce braquage identifiés comme des bergers peulh, seront à leur tour attaqués, eux et leur communauté, faisant cinq morts ce qui porte le bilan à 8 personnes tuées dans ces rixes entre populations. Une situation qui ne laisse pas indifférent le premier des Togolais qui a dépêché une délégation sur place pour présenter ses « condoléances aux familles éplorées et leur apporter un message de paix et de retenue», a appris l’Agence de presse Afreepress.
Les ministres dépêchés dans la localité ont appelé les populations au calme et à la retenue. Elles ont été exhortées à cultiver les valeurs du vivre-ensemble, l’acceptation mutuelle et la tolérance. Le ministre Yark les a particulièrement appelées à faire preuve de vigilance pour alerter la police sur tout individu suspect. Aux forces de l’ordre, il a demandé d’éviter la « compromission » et de redoubler d’effort afin de « préserver et d’assurer la sécurité des populations ».
Il faut rappeler que les affrontements dans la localité de Tankpamba et ses avirons  ont occasionné le déplacement de milliers de personnes en majorité des peulh.
Fabian  A.
Afreepress

Wednesday, February 15, 2017

Agbéyomé Kodjo avertit : « Plus vous prétendez comprimer la presse, plus l’explosion sera forte »

par Gabinho
On l’a moins entendu se prononcer sur le dossier de la fermeture des radio et télévision, City Fm et LCF, toutes du groupe Sud Média. Le président national du parti politique OBUTS, Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo a donné son avis ce mardi à travers un post dans les groupes de discussions sur WhatApps.
Pour l’ancien Premier ministre du président Gnassingbé Eyadéma, « la fermeture de la chaîne de télévision LCF, et de la Radio City FM est une grave entorse faite à la liberté d’expression et à la démocratie en construction dans notre pays ». Raison pour laquelle, au nom de son parti, il « exhorte le Président de la HAAC à rapporter sans délai sa décision et à engager des discussions avec le Groupe Sud Média afin que celui ci se conforme aux dispositions administratives en vigueur  ».
Il en appelle ainsi au bon sens vu qu’une telle décision de la HAAC de mettre sous éteignoir ces deux organes de presse, « en ces temps de crise économique sévère, … alourdit le nombre de chômeurs, et accentue la précarité dans notre pays ».
Et comme conseil d’ami aux actuels gouvernants du pays, il se fonde sur la citation de René de Chateaubriand selon laquelle, « plus vous prétendez comprimer la presse, plus l’explosion sera forte. Il faut donc vous résoudre à vivre avec elle ».
En attendant la suite dans ce feuilleton HAAC vs LCF-City Fm, il est à noter que ce mardi 14 Février, à l’appel des organisations de la Société civile, des auditeurs et téléspectateurs de ces deux organes ont battu le pavé pour réclamer la réouverture. Une marche qui s’est avérée pacifique mais qui n’a pas abouti au point de chute à savoir la HAAC mais qui s’est plutôt arrêtée au Carrefour de Lomégan, à plusieurs centaines de mètres de la cette instance de régulation de la presse. Lieu où a été livrée la déclaration liminaire dont la transmission, non plus n’a pas été effective. Les manifestants étant arrivés dans les locaux de la HAAC au moment où les occupants des lieux étaient à la pause de midi. Ils promettent de retourner ce mercredi, 2ème jour de leur manifestation.
T228

Tuesday, February 14, 2017

TOGO : Pitang Tchalla imperturbable : « Nous à la HAAC nous sommes formels, il n’y a aucun dossier »

lamer la réouverture de ces deux chaines fermées depuis le 06 Février dernier, la HAAC et son président semblent imperturbables dans leur démarche.
Dans une interview accordée à nos confrères de Forum de la Semaine, parue hier lundi, le président de la HAAC, Pitang Tchalla a laissé entendre qu’ « il n’y a pas de crise interne à la HAAC ; elle fonctionne normalement et je félicite les collègues ainsi que le personnel pour la sérénité, la sagesse et l’esprit d’équipe dont ils font preuve. La seule déception, c’est de voir " les secrets dehors". Mais nous faisons confiance à la Cour Suprême et nous constituons plus que jamais une équipe décidée à remplir sa mission. Quant aux condamnations, nous les comprenons, car il y a une campagne très forte pour faire accepter le fait accompli, auquel cas, se serait trahir la mission de la HAAC ».
Quant à la contestation de la décision de la HAAC de retirer les fréquences aux deux médias du groupe Sud Média et contestée depuis son sein par un membre qui a d’ailleurs saisi la Cour suprême, le premier responsable de l’autorité de régulation de la presse au Togo, ne semble pas être secoué. « Les divergences au sein de la mandature sont normales et à l’honneur de ceux qui ont fait confiance à cette équipe en tenant compte du pluralisme d’opinions. Mais après les débats parfois houleux, une décision est prise et elle engage toute la mandature. Généralement, en tant que président, je privilégie le consensus. Dans le cas d’espèce, nous avons appliqué la procédure et les neuf membres ont participé aux débats et personne n’a boycotté la décision finale. Les chantages, intimidations et menaces actuelles n’y peuvent rien, les membres ayant décidé en accord avec leurs intimes convictions. L’affaire étant pendante devant la Cour Suprême, nous ne pouvons pas nous étendre là-dessus », c’est ce qu’il a répondu au confrère sur la question.
Sans trop de commentaire sur les documents que les responsables de LCF et City Fm brandissent pour justifier la légalité de ces documents, le président de la HAAC, indique, « je ne vais pas douter de leur authenticité. Mais nous à la HAAC nous sommes formels, il n’y a aucun dossier ».
Et en opposition à ceux qui soutiennent que les deux médias exerçaient depuis une dizaine d’années et sont reconnus comme légaux par précédentes mandatures de la HAAC, bien qu’il n’y a pas de dossier comme il le soutient, Pitang Tchalla oppose deux petites questions : « Est-ce parce qu’une situation illégale aurait perduré pendant longtemps qu’elle devient légale ? Est-ce que c’est parce qu’on a seriné un mensonge pendant longtemps qu’il deviendrait vérité ? », avant de conclure, « nous disons non et soutenons qu’il faut mettre un terme à cette situation et permettre qu’elle devienne normale et régulière ».
T228

Monday, February 13, 2017

Réformes politiques : Pour le CAR, la commission d’Awa Nana est « illégitime » et « viciée »

La Commission de réflexion et de proposition sur les réformes politiques, constitutionnelles et institutionnelles a rencontré le 10 février dernier les premiers responsables du comité d’Action pour le Renouveau (CAR, opposition) dans le cadre de la tournée qu’elle a entreprise en vue de consulter les formations politiques togolaises et recueillir leurs avis et appréciations sur la mission à elle confiée par le chef de l’Etat.
Selon un communiqué rendu public vendredi par le CAR et signé de son président, Me Yawovi Agboyibo, les échanges ont effectivement porté sur la question des réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles et l’analyse que le parti fait de la mission confiée à la commission dirigée par Mme Awa Nana Daboya.

« La délégation du CAR se référant à la position exprimée par le parti lors de son congrès extraordinaire des 13 et 14 janvier 2017, a fait savoir à la délégation reçue que la commission dite de réflexion est viciée à la source pour avoir été créée sans concertation avec l’opposition, violant ainsi les dispositions et l’esprit de l’Accord Politique Global de 2006», rapporte le communiqué du CAR. Me Yawovi Agboyibo a selon le parti, conseillé Awa Nana Daboya l’ouverture d’un « dialogue politique structuré entre le pouvoir et l'opposition ». Lequel dialogue peut-être accompagné par les experts si les parties prenantes y marquent leur accord.

Il faut rappeler que les mêmes positions ont été défendues par les formations politiques consultées auparavant par la commission à l’instar de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et l'Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI). Aimé Tchabouré Gogué, le président national d’ADDI, qui a été rencontré par la commission d’Awa Nana Daboya dans la soirée du vendredi 10 février, a préconisé la mise en place d’une commission plus élargie et regroupant des représentants de l’opposition et du parti au pouvoir, dont la mission sera de réfléchir et régler les problèmes liés aux réformes et à la gestion du pays.

Le lundi 13 février, ce sera le tour du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) de Me Mouhamed Tchassona-Traoré d’accueillir la commission de Mme Awa Nana Daboya pour le même exercice.

A.Y.
Afreepress

Lutte contre le Sida, la Tuberculose et le paludisme

Il était hier mercredi chez Faure Gnassingbé. Lui c’est Mark Dybul, directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Reçu en audience par le Chef de l’Etat togolais, il a échangé les vues avec le présidnet togolais sur les différentes actions que mène le Togo dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Aussi, a-t-il été question de l’accompagnement du Fonds mondial au Togo dans cette lutte.
Pour ce qui est de cet accompagnement, le Togo va bénéficier, de 2018 à 2020 d’une aide financière de 37 milliards FCFA de la part du Fonds mondial. Il s’agit d’un appui financier qui permettra au gouvernement de renforcer au plan national la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.
Cette visite de Mark Dybul à Lomé vient confirmer le dynamisme des relations entre le Togo et le Fonds mondial.
On se souvient encore que déjà en septembre 2016, le chef de l’Etat togolais avait pris part à la 5ème conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour la période 2017-2019.

Friday, February 3, 2017

Le gouvernement adopte un décret portant création de l’Agence nationale de la protection civile

La Protection civile aura désormais une agence. Il a pour nom,l’Agence nationale de la Protection civile. Réuni en Conseil des ministres hier mardi, le gouvernement a adopté à cet effet, un décret portant création, organisation et fonctionnement de cette agence.
Il est indiqué que « face à la récurrence des catastrophes du fait des facteurs humains et naturels, la création de l’agence nationale de la protection civile dote notre pays d’un dispositif de pilotage efficace dans la protection des populations ».
Ainsi, dans ses charges, l’Agence nationale de la Protection civile aura pour missions « de coordonner l’ensemble des actions de prévention et de gestion des situations d’urgence, de superviser les opérations de secours et de sauvetage et la mise à jour des différents plans de prévention et de gestion de catastrophes, d’intervenir dans la préparation et l’organisation des exercices de simulation, l’information et l’éducation des populations en matière de protection civile, la formation des acteurs intervenant dans le domaine de la protection civile et de jouer le rôle d’appui-conseil dans la mise en place des plans d’intervention dans les administrations et activités de développement ».
Toujours, parlant de la protection civile, le ministre en charge de ce portefeuille, renseigne le communiqué du Conseil des ministres, a présenté à ses pairs, la nouvelle politique nationale de la protection civile à l’horizon 2030 , ses objectifs spécifiques et ses axes stratégiques.
D’après le ministre Yark Damehame, « cette nouvelle politique, d’une manière spécifique, vise à contribuer significativement à la réduction des mortalités liées aux catastrophes, à la préservation des biens des ménages, à la réduction des dégâts des infrastructures économiques, sociales et collectives, à l’atténuation des aléas environnementaux et à assurer la prise en compte de nouvelles menaces ainsi que les incendies, inondations et autres catastrophes ».
Il faut s’attendre à un prochain séminaire gouvernemental sur cette nouvelle politique, dans le futur pour permettre « une meilleure appropriation du sujet et de bénéficier des contributions des autres départements ministériels ».
T228

Yark libère gratuitement les motos


Selon un communiqué rendu public le 1er février dernier, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a décidé de remettre gratuitement les motos saisies par les agents de la police routière pour cause d’infraction au code de la route.
Le document signé par le ministre Yark Damehame indique que « les conducteurs et propriétaires de motos immobilisées pour diverses infractions au code de la route depuis 2014 jusqu’au 31 décembre 2016 dans toutes les sections de Division de la Sécurité Routière (DSR) à Lomé, Tsévié, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong à se présenter dans ces différentes unités, du 06 au 11 février 2017 » à s’y rendre « pour les formalités de retrait de leurs engins ».
Il est demandé à ces derniers de « se munir des pièces justificatives ».
Bonne nouvelle pour ces conducteurs et propriétaires de motos immobilisée, « les formalités de retrait des motos durant cette période se dérouleront sans paiement d’amendes forfaitaires ni de frais de fourrière ».
Ils sont donc conviés à vite se présenter dans les sections de Division de la Sécurité Routière, vu que la mesure n’est pas permanente et que, « passé ce délai, les engins non retirés feront l’objet d’une procédure judiciaire ».
T228